22/05/2008

Réforme des institutions: les députés entrent dans le vif du sujet

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Les députés sont entrés jeudi dans le vif du sujet sur la réforme des institutions après le rejet d'un texte socialiste visant à décompter le temps de parole audiovisuelle du chef de l'Etat, l'un des préalables posés par le PS à un oui à la réforme. Après la fin de non-recevoir opposée dans la nuit par le Premier ministre François Fillon à cette comptabilisation, la majorité UMP a logiquement rejeté jeudi matin la proposition de loi socialiste en ce sens. Le PS demandait de prendre en compte le temps de parole du président de la République et de ses collaborateurs dans celui de l'exécutif au sein des médias audiovisuels. L'autre préalable posé par le PS, la modification du mode de scrutin aux sénatoriales, avait déjà été repoussé mardi. "Cette semaine, ce sont très clairement deux signes négatifs qui ont été donnés", a jugé le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault. 17 députés socialistes de divers sensibilités ont pourtant signé, dans une tribune publiée l'après-midi même dans Le Monde, un appel en faveur de la réforme. Un appel dont le président du groupe UMP, Jean-François Copé, s'est dit "épaté". Cependant, dans l'hémicycle ou les couloirs, plusieurs élus PS dont Philippe Martin, Arnaud Montebourg et Jean-Marc Ayrault, s'appliquaient à en minimiser la portée. Le jugeant prématuré, ils ont réaffirmé que le groupe resterait uni lors du vote et que la position ne serait tranchée qu'au terme de l'examen en première lecture. "Pour le moment, la récolte est bien maigre", a déploré M. Montebourg laissant envisager qu'à défaut de nouvelles avancées, le vote pourrait être négatif. Les socialistes attendent de nouveaux gestes au Sénat où "un dialogue constructif s'est engagé" entre le groupe PS et le rapporteur UMP du texte, a fait savoir le chef de file des sénateurs socialistes, Jean-Pierre Bel. En l'attente de ces avancées, "notre vote en première lecture ne préjugera pas du vote final au Congrès", début juillet, a rappelé M. Ayrault laissant la porte ouverte à la négociation, même en cas de vote négatif des députés PS. Roger Karoutchi (Parlement) s'est gardé de crier victoire sur le soutien d'élus PS. "Nous voulons convaincre, pas seulement 17, mais l'ensemble du groupe PS, que cela vaut le coup de prendre tout ce qui est sur la table", a-t-il déclaré. Il a précisé que le gouvernement ferait d'autres "avancées sur les droits de l'opposition, sur le droit d'amendement, sur le référendum d'initiative populaire". Avant d'entrer dans le vif du sujet, jeudi après-midi, les députés ont longuement discuté de questions relatives au préambule de la Constitution. Le comité de l'ancienne ministre Simone Veil "examine s'il y a lieu d'inscrire de nouveaux principes dans le préambule. Il devrait achever ses travaux d'ici à la fin de l'année", a rappelé Rachida Dati (Justice). La majorité UMP a rejeté les amendements de la gauche sur le vote des étrangers et l'interdiction du cumul de mandats. En revanche, un signal positif a été lancé à tous les groupes, avec la présentation d'un amendement-surprise de Jean-Luc Warsmann (UMP) visant à inscrire, dans la Constitution, la reconnaissance des langues régionales. Cette disposition, demandée depuis très longtemps par de nombreux parlementaires de toutes tendances politiques, a été votée à la quasi unanimité. UMP LANGUEDOC-ROUSSILLON Les Jeunes avec Jeanjean UMP : Liberté, Responsabilité, Solidarité
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