dimanche, 23 décembre 2007

Emilie Lelouch, l'une des responsables, tente à son tour de justifier l'opération

1bd0b03d55881ce588fdd93cac7c75d3.jpg

Pascal Guyot AFP ¦ Emilie Lelouch le 21 décembre 207 au tribunal de N'Djamena




L'une des responsables de L'Arche de Zoé, Emilie Lelouch, a tenté à son tour samedi devant la Cour criminelle de N'Djamena de justifier la tentative d'exfiltration de 103 enfants de l'est du Tchad vers la France, au deuxième jour du procès des six Français accusés.

Au lendemain de l'audition du président de l'association française Eric Breteau, qui a longuement accusé les intermédiaires locaux d'avoir "menti" en présentant les enfants comme des orphelins du Darfour, région soudanaise voisine en proie à une guerre civile, son assistante a repris, de manière plus confuse, le même argumentaire.

L'opération visait à "évacuer (le 25 octobre) des enfants orphelins de père et de mère de la guerre au Darfour, absolument pas du Tchad", dit à la barre cette petite femme blonde et déterminée. "Je n'ai jamais rencontré de parents, juste des chefs de village", poursuit-elle, assurant que les enfants étaient "toujours" présentés comme Soudanais. "Jamais je n'ai eu aucun doute", insiste la jeune femme, debout face au président de la Cour, dans une salle d'audience bien moins bondée que la veille à l'ouverture du procès.

Mais au fur et à mesure des questions, auxquelles Emilie Lelouch répond parfois avec une pointe d'agacement dans la voix, quelques contradictions font surface. "Des fois, des mères arrivaient alors qu'on savait même pas que tel enfant avait une mère", explique celle qui vient d'affirmer être sûre que tous les enfants étaient orphelins. Dans ces cas, précise-t-elle, l'enfant était rendu à ses parents.

"Ces mères, venaient-elles du Tchad ou du Soudan?", demande le procureur général Beassoum Ben Ngassoro. "C'était pas important de savoir d'où ils venaient, l'important c'était de savoir qu'ils avaient une famille", estime Emilie Lelouch, alors que la défense repose notamment sur la certitude que disent avoir eu les membres de L'Arche de Zoé d'être en présence d'orphelins du Darfour, et sur les précautions qu'ils clament avoir prises pour s'en assurer.

Dans le box des accusés, Eric Breteau, compagnon d'Emilie Lelouch, décontracté depuis son arrivée au palais de justice samedi matin, discute, souriant, avec ses avocats. Les quatre autres accusés français, ainsi que les trois Tchadiens et le Soudanais jugés pour complicité, passent la plupart de leur temps assis.

Mais sur les bancs du public, plusieurs Tchadiens manifestent leur indignation lors de certaines réponses de la jeune femme. "Est-ce que les enfants ne pouvaient être sauvés autrement qu'en France?", interroge un magistrat. "L'est du Tchad est aussi une zone en guerre, la France est un pays en paix", rétorque abruptement Emilie Lelouch.

A une avocate des parties civiles qui la questionne sur l'argent versé par les familles d'accueil qui attendaient les enfants en France, elle répond tout aussi sèchement: "Rien n'est gratuit, madame". L'infirmière de l'association Nadia Merimi, et le médecin Philippe Van Winkelberg, se sont aussi succédé à la barre. Ce dernier a mis en avant son rôle, prenant quelque distance avec la finalité de l'opération: "Je n'avais pas de décision à prendre autre que médicale, je n'avais pas à décider du sort de ces enfants".

Les autres accusés devaient ensuite être entendus. Mais jusqu'ici, aucun n'a réellement expliqué pourquoi il n'a pas été dit aux personnes qui ont confié les enfants à l'association que son objectif était de les emmener en France.

Les dix accusés, jugés notamment pour "tentative d'enlèvement d'enfants" ou "complicité", encourent cinq à vingt ans de travaux forcés. En cas de condamnation, considérée inévitable par plusieurs sources proches de ce dossier qu'elles estiment directement traité par Paris et N'Djamena, les six Français pourraient être rapidement rapatriés pour purger leur peine.





© 2007 AFP





http://www.elysee.fr


http://www.u-m-p.org

samedi, 22 décembre 2007

Tchad : reprise à N'Djamena du procès des Français de l'Arche de Zoé

63dbc9bd87e2b6d981d351a0f94e8962.jpg

AFP ¦ Ouverture du procès de l'Arche de Zoé. Durée 01:05




L'audience au procès des six Français, trois Tchadiens et un Soudanais comparaissant devant la Cour criminelle de N'Djamena dans l'affaire de l'Arche de Zoé, a repris samedi avec l'audition de l'infirmière Française Nadia Mérimi. Evènement

Elle est interrogée par le président de la Cour Ngarhondo Djidé devant une salle pleine.

Ces six Français sont accusés de "tentative d'enlèvement" de 103 enfants "tchadiens" qu'ils ont "tenté de déplacer clandestinement en France", de "faux et usage de faux en écritures publiques" (fausses attestations selon lesquelles les enfants étaient des orphelins du Darfour, région soudanaise en proie à une guerre civile).

La première journée de ce procès vendredi, avait été marquée par la déposition fleuve du président de l'association français Eric Breteau qui avait contesté les faits.Eric Breteau a nié avoir eu l'intention d'enlever des enfants tchadiens. Les membres de L'Arche de Zoé sont notamment accusés de "tentative d'enlèvement d'enfants" et leurs co-accusés - trois Tchadiens et un Soudanais - de "complicité".

Il est midi vendredi dans la salle de la Cour criminelle. Au plafond en lambris de contreplaqué vernis, des ventilateurs brassent l'air chaud de la salle aux murs de brique où s'entassent près de deux cents personnes. Le président de la Cour, Ngarhondo Djidé, qui mène les débats avec une fermeté souriante, vient de rejeter une demande de nullité de la procédure formulée par la défense. "La Cour criminelle est chargée de juger et non de constater la légalité des actes du juge d'instruction", dit-il.

Eric Breteau, 37 ans, s'installe à la barre. Un peu amaigri, le cheveu ras, vêtu d'un pantalon de sapeur-pompier et d'un polo blanc flambant neuf avec les mots "Children Rescue" (nom de L'Arche de Zoé au Tchad) brodés en rouge dans le dos, il tente de démonter "point par point" l'acte d'accusation.

Avec un leitmotiv: il a été "abusé" sur l'identité tchadienne des 103 enfants, alors qu'il était persuadé d'exfiltrer vers la France des "orphelins du Darfour", région soudanaise voisine en proie à une guerre civile, pour les "sauver de la mort".

"C'était une opération conforme au droit international ", assure Eric Breteau, citant la Convention de Genève de 1951 sur les victimes de guerre qui aurait permis, selon lui, à ces "orphelins du Darfour", de bénéficier du droit d'asile en France. "Personne n'a jamais émis le moindre doute sur l'origine soudanaise des enfants présents dans nos bases", assure-t-il. Dans le box des accusés, les cinq autres français écoutent religieusement.

Un avocat des parties civiles lui demande pourquoi "il s'est permis de venir chercher des enfants soudanais au Tchad". Emilie Lelouch, 31 ans, l'assistante d'Eric Breteau, bondit: "Il était bien permis de les massacrer!". Discrètement dans le box des accusés, Alain Péligat et Nadia Merimi, grillent une cigarette. A quelques mètres, Souad, la soeur de Nadia, la seule proche d'un des six accusés français à être présente, suit les débats avec attention.

A la barre, Eric Breteau met en cause deux intermédiaires locaux, dont l'interprète soudanais Souleïmane Ibrahim Adam, également présent dans le box et accusé de "complicité de tentative d'enlèvement" de 63 mineurs. Il les accuse de lui avoir présenté ces enfants comme "orphelins du Darfour". Une enquête d'organisations humanitaires a établi que la quasi-totalité des enfants venaient de villages tchadiens de zones frontalières du Soudan, et que tous avaient au moins un parent ou un adulte qu'ils considèrent comme tel.

Eric Breteau conteste également le caractère clandestin de l'opération "Children Rescue", assurant qu'avant son lancement "l'ensemble des autorités françaises ont été informées par écrit ainsi que la presse". Il reconnaît avoir choisi la "discrétion" vis-à-vis des "personnels locaux ainsi que des représentants des autorités locales", surtout "pour ne pas éveiller les soupçons des services secrets soudanais".

Le procès, ajourné à samedi matin, devrait durer quatre à cinq jours. A Paris, le secrétaire d'Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel a fait état de "discussions au plus haut niveau" avec N'Djamena pour que les six Français "puissent venir en France très rapidement" après "que les peines aient été prononcées".



© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 22/12/2007






http://www.elysee.fr


http://www.u-m-p.org

vendredi, 21 décembre 2007

Arche de Zoé : Eric Breteau conteste les charges pesant sur lui

cfe799ee7aa3951b6297472450345146.jpg

Pascal Guyot AFP ¦ Eric Breteau le 21 décembre 2007 au tribunal à N'Djamena


«Je conteste les faits qui me sont reprochés. Je souhaite répondre point par point (...) en apportant les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité.» Affirmatif et sûr de lui, le président de L'Arche de Zoé, Eric Breteau, a contesté ce vendredi les charges pesant sur lui.

Jugés pour enlèvement de mineurs

Le procès des dix accusés de l’affaire s’est ouvert dans la matinée devant la Cour criminelle N'Djamena au Tchad. «Personne n'a jamais émis le moindre doute sur l'origine soudanaise des enfants présents dans nos bases», a affirmé Eric Breteau, jugé pour enlèvement de mineurs.

Depuis le début, L'Arche de Zoé affirme que les 103 enfants qu'elle tentait d'emmener en France depuis l'est du Tchad étaient bien des orphelins du Darfour, région soudanaise voisine en proie à une guerre civile, qu'elle voulait «sauver de la mort», ou que les intermédiaires locaux chargés de les trouver les ont présentés comme tels.

Mais une enquête d'organisations humanitaires internationales a établi que la quasi-totalité des enfants venaient de villages tchadiens de zones frontalières du Soudan, et que tous avaient au moins un parent ou un adulte qu'ils considèrent comme tel.

>> Les dates clés de l'affaire en images

Eric Breteau a également contesté le caractère clandestin de l'opération «Children Rescue». «Avant le lancement de notre opération de sauvetage des orphelins du Darfour, l'ensemble des autorités françaises ont été informées de notre action par écrit», a-t-il expliqué.

La Cour criminelle de N'Djamena a rejeté à la mi-journée, à l'issue d'une brève suspension d'audience, une demande de nullité de la procédure, formulée par la défense. Les six Français de L'Arche de Zoé sont accusés de «tentative d'enlèvement d'enfants tendant à compromettre leur état civil, faux et usage de faux en écritures publiques et grivèlerie» et leurs co-accusés tchadiens et soudanais de «complicité d'enlèvement». Ils encourent de cinq à vingt ans de travaux forcés.

Rapatriement des accusés ?

Interrogé sur les affirmations d'Eric Breteau selon lequel un accord a été passé prévoyant la condamnation des accusés et le rapatriement ensuite des Français, le porte-parole de l’Elysée David Martinon s'est borné à rappeler qu'«il existe une convention judiciaire entre la France et le Tchad qui date de 1976». «Ce que prévoit cette convention c'est que si en effet les autorités tchadiennes le demandent et si les intéressés le souhaitent, dans l'hypothèse où ils seraient condamnés ils pourraient exécuter ou faire leur peine en France», a-t-il ajouté.


Avec agence


20Minutes.fr, éditions du 21/12/2007




http://www.elysee.fr


http://www.u-m-p.org

lundi, 05 novembre 2007

Arche de Zoé : Vives critiques des ONG



www.mezeavenir.com

dimanche, 04 novembre 2007

Nicolas Sarkozy en route pour le Tchad

8165fbe429abbc3b91d21924566aafb4.jpg

Marmara/Le Figaro..

cc027fc87e0478c583547655dea53ab7.jpg

Le secrétaire d'État aux Droits de l'homme, Rama Yade, avait reçu les familles des personnes détenues.
Fedouach/AFP



Le président a quitté aujourd'hui Paris pour se rendre à N'Djamena où il doit s'entretenir avec le chef d'Etat tchadien Idriss Déby dans le cadre de l'affaire de l'Arche de Zoé. Les journalistes français et les hôtesses espagnoles pourraient être libérés aujourd'hui.


Coup de théâtre dans l'affaire de l'Arche de Zoé. Nicolas Sarkozy a quitté Paris pour se rendre à N'Djamena où il doit s'entretenir avec le chef de l'Etat tchadien Idriss Déby. Le président français doit évoquer avec son homologue la situation des humanitaires de l'Arche de Zoé et le cas des trois journalistes français ainsi que l'équipage espagnol arrêtés.



Selon une source judiciaire proche du dossier, les trois journalistes français et les quatre hôtesses espagnoles devraient être libérés aujourd'hui. Pour le moment aucune remise en liberté n'a été notifiée par le juge. Mais d'après cette même source, une telle décision pourrrait intervenir "dans les heures qui viennent". "Il va y a avoir une levée partielle du mandat de dépôt et ils seront libérés", a expliqué cette personnne. L'information a été confirmée par une source diplomatique présente à N'Djamena. Le président français devrait arrivé dans la capitale tchadienne à 14h et une conférence de presse est prévue à 16h, a précisé France Info. Nicolas Sarkozy devrait revenir en France dès ce soir en passant par Madrid pour y déposer les hôtesses.


Ouverture d'une enquête


Hier le premier ministre a demandé une enquête. Dans une lettre adressée aux ministres des Affaires étrangères Bernard Kouchner et de la Défense Hervé Morin, François Fillon leur a demandé de savoir comment l’association avait pu dissimuler « son identité et ses agissements » aux personnels de l'Etat, notamment ceux de l'ambassade de France au Tchad.


Le chef du gouvernement a demandé aux deux ministres « de mandater conjointement une mission de l'Inspection générale du ministère des Affaires étrangères et une enquête de commandement de l'inspection des forces en opération » à ce sujet. Dans son courrier, le premier ministre rappelle que l'association Arche de Zoé « avait monté une opération pour faire venir en France des enfants du Darfour » et « agissait au Tchad sous le nom d'une seconde organisation, non connue à Paris, « Children Rescue », en se présentant comme une association humanitaire gérant un programme sur place ».


Les inculpés auditionnés par un juge


Sur place, justement, alors qu'une cellule de crise était réunie autour du président Idriss Deby, le juge d'instruction de N'Djamena, chargé du dossier de la tentative de transport de 103 enfants du Tchad vers la France, a entamé samedi les auditions d'Européens et Tchadiens inculpés dans ce dossier.


Il s'agit des trois journalistes français, quatre hôtesses espagnoles, et du président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, ainsi que trois des quatre Tchadiens inculpés dans cette affaire. Ces auditions pourraient aboutir à un élargissement des journalistes français et des hôtesses de l'air espagnoles de l'avion qui devait transporter les enfants depuis Abéché, dans l’est du pays. Le président Deby avait « souhaité » jeudi que les journalistes et hôtesses « soient libérés ». Le consul d'Espagne au Cameroun, Vicente Mas, s'est d'ailleurs dit confiant que les sept Espagnols accusés de « complicité d'enlèvement de mineurs » seraient rapidement remis en liberté.


L'Arche de Zoé affirme que les 103 enfants étaient des « orphelins » du Darfour, ce que contredisent les premiers éléments d'une enquête menée par des organisations humanitaires internationales.

V.F. et S.P. (lefigaro.fr), avec AFP et AP.. Publié le 03 novembre 2007

vendredi, 02 novembre 2007

Une famille porte plainte contre L'Arche de Zoé

e3e7fb49272f45eb11cfe491ab2d40bf.jpg

AFP ¦ Quatre des Français détenus au Tchad à Abéché, accusés de trafic d'enfants, le 28 octobre 2007


Un couple des Pyrénées-Orientales qui devait accueillir l'un des enfants que l'Arche de Zoé entendait transférer en France depuis le Tchad a porté plainte contre l'association.

Ce couple, qui a requis l'anonymat, a déposé plainte pour escroquerie après avoir versé 2.400 euros à l'association. Il affirme avoir été averti au dernier moment qu'il n'avait finalement pas été retenu parmi les familles d'accueil initialement sélectionnées.

Le parquet de Perpignan a transmis la plainte au parquet de Paris, où a été ouverte fin octobre une information judiciaire contre X visant les activités de l'Arche de Zoé. «Ce partage d'enfants est révoltant. Ils nous ont menti de A à Z et ont tout fait pour nous affaiblir psychologiquement, pour qu'on ne fasse pas de scandale et qu'on dénonce leur mécanisme sectaire», a affirmé le couple au quotidien «L'Indépendant». «On était dans une démarche de sauvetage et sensible à la notion d'accueil et pas d'adoption dans la mesure où nous avons déjà des enfants», a-t-il expliqué, sous couvert d'anonymat par crainte d'éventuels «pression et harcèlement» des familles continuant à soutenir l'Arche de Zoé.


20Minutes.fr, éditions du 02/11/2007 - 07h26

mercredi, 31 octobre 2007

L'affaire controversée de l'Arche de Zoé

192961a939879852eea7e7da7440c654.jpg



Voici les développements autour de l'opération qu'a tenté de mener l'association française Arche de Zoé en voulant transférer 103 enfants du Tchad vers la France.

L'Arche de Zoé assure avoir monté l'opération, baptisée Children Rescue, afin de "sauver de la mort" des orphelins affectés par la guerre au Darfour (Soudan) et les faire "accueillir" par des familles en France.

--25 OCTOBRE--

- Neuf Français - des membres de l'association et trois journalistes - et sept Espagnols de l'équipage de l'avion affrété pour l'opération sont interpellés à Abéché (est du Tchad), alors que l'Arche de Zoé s'apprêtait à faire embarquer 103 enfants à destination de la France. Le Tchad annonce que les neuf Français, soupçonnés de "trafic d'enfants", ont été placés en garde à vue.

Une information judiciaire contre X visant les activités de l'Arche de Zoé avait été ouverte la veille en France pour "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption". Elle faisait suite à une enquête préliminaire ouverte en juillet par le parquet de Paris.

- 26: La secrétaire d'Etat française aux Affaires étrangères et aux droits de l'Homme, Rama Yade estime que l'opération est "illégale et irresponsable".

- Le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, arrêté à Abéché, avait été entendu en août par la brigade de protection des mineurs dans le cadre d'une enquête sur un éventuel rôle d'intermédiaire joué par l'association.

- Le président tchadien Idriss Deby Itno accuse l'Arche de Zoé d'avoir perpétré "un enlèvement pur et simple" des enfants qui, selon lui, ne sont pas orphelins. Il promet de sanctionner les responsables.

- Rama Yade affirme que les autorités françaises ont "tout fait" pour tenter d'empêcher l'opération.

- Mise en place d'une "cellule de crise", sous la houlette de Rama Yade, pour suivre "la situation sanitaire et l'état psychologique des enfants".

- Quatre perquisitions visent l'Arche de Zoé et un collectif émanant de l'association.

- 28: Les responsables de l'opération "répondront de leurs actes" au Tchad, affirme l'ambassadeur de France à N'Djamena.

- Le président français Nicolas Sarkozy "condamne" l'opération, qu'il juge "illégale et inacceptable", lors d'un appel téléphonique à son homologue tchadien.

- Le pilote belge qui a acheminé les enfants vers Abéché est mis en garde à vue à N'Djamena.

- 29: M. Deby "assure" Nicolas Sarkozy que le déploiement de la force européenne dans les zones frontalières du Darfour n'est pas remis en cause.

- Les avocats de l'Arche de Zoé dénoncent "la dimension politique" de l'affaire, niant qu'il y ait eu enlèvement.

- Les neuf Français sont inculpés "d'enlèvement de mineurs" et "d'escroquerie", les sept Espagnols de "complicité".

- 30: Deux Tchadiens sont inculpés de "complicité d'enlèvement de mineurs".

- L'Espagne, en "désaccord" avec l'inculpation de ses ressortissants, demande leur libération.

- Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner déclare: "On ne peut pas agir sans règle". Son conseiller spécial affirme que les enfants sont en majorité "tchadiens avec des parents tchadiens".

- Nicolas Sarkozy affirme qu'il va "essayer de trouver des accords" pour que "personne ne perde la face".

- Rama Yade affirme que la France ne pouvait pas arrêter l'opération.

- Le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Jean-Marie Bockel, déclare que tout n'est "pas sur la place publique", laissant entendre que des actions sont en cours en faveur des ressortissants français.

AFP/Infographie ¦ Carte du Tchad



© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 31/10/2007 - 08h32