mardi, 05 août 2008
Droits et devoirs des demandeurs d'emploi : La loi imposant de nouvelles obligations aux chômeurs est parue

La loi "relative aux droits et devoirs des demandeurs d'emploi", leur imposant notamment de réduire leurs prétentions salariales et géographiques après trois, six et douze mois de chômage, est parue au Journal officiel du 1er août.
Selon l'entourage du secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez, "il n'y a pas d'entrée en vigueur immédiate de la loi qui nécessite la parution d'un décret, probablement en octobre".
La loi programme aussi la suppression progressive de la dispense de recherche d'emploi accordée aux salariés au chômage à partir de 57 ans et demi.
La loi stipule que tout demandeur d'emploi est "tenu d'accepter les offres raisonnables d'emploi" telles que définies dans le texte. Refuser, sans motif légitime, à deux reprises une offre raisonnable d'emploi expose à une radiation, et le cas échéant à la perte de ses indemnité.
"Lorsque le demandeur d'emploi est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi depuis plus de trois mois, est considérée comme raisonnable l'offre d'un emploi compatible avec ses qualifications et compétences professionnelles et rémunéré au moins 95% du salaire antérieurement perçu", indique la loi.
Après six mois de chômage, le demandeur est tenu d'accepter une offre d'emploi, même si le salaire proposé est de 85% du salaire précédent. Il doit aussi élargir son périmètre géographique de recherches et une offre d'emploi est considérée comme raisonnable si le lieu de travail implique un trajet de 60 km aller-retour ou de deux heures de transports en commun, selon le texte voté en urgence au Parlement en juillet.
Après un an d'inscription à l'ANPE, une offre d'emploi est "raisonnable" dès lors qu'elle est "compatible avec les qualifications et les compétences du demandeur d'emploi et rémunéré au moins à hauteur du revenu de remplacement" versé par les Assedic ou, pour les chômeurs en fin de droits, l'Etat.
Toutefois, un demandeur d'emploi ne peut être obligé d'accepter un niveau de salaire inférieur au salaire normalement pratiqué dans la région et pour la profession concernée. Si le salarié au chômage cherche un travail à temps plein, il "ne peut être obligé d'accepter un emploi à temps partiel", ajoute la loi.
Je soutiens le candidat Christian Jeanjean (Régionales 2010)
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vendredi, 16 mai 2008
UMP MELUN : Nicolas Sarkozy surfe sur la vague des bons chiffres de la croissance

Après des mois de statistiques moroses, Nicolas Sarkozy s'est saisi vendredi des bons résultats de la croissance et de l'emploi publiés ces derniers jours, pour en attribuer la paternité à ses réformes et brocarder "tous ceux qui expliquaient que tout était foutu".
Accompagné de la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde et du secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez, le chef de l'Etat a profité d'un déplacement à visée "pédagogique", visant à expliquer la fusion ANPE-Unedic en Seine-et-Marne, pour se féliciter de cette éclaircie économique.
A la sortie des locaux des Assedic de Dammarie-les-Lys, Nicolas Sarkozy engage sa plaidoirie sur un mode modeste et mesuré. "C'est un premier résultat", confesse-t-il tout sourire devant la presse, "il ne faut absolument pas faire d'autosatisfaction, il faut persévérer".
"Je ne dis pas que c'est suffisant, je ne dis pas que c'est bien, qu'il faut s'en contenter, mais enfin c'est une vérité", s'échauffe à peine le président. "Imaginez que les chiffres aient été mauvais, on m'aurait accusé, on aurait dit que ce qu'on avait décidé à l'été ça ne servait à rien!"
Une heure et une visite des locaux de l'ANPE plus tard, la retenue de Nicolas Sarkozy a disparu. A Melun, l'heure est à la franche satisfaction, et même aux règlements de comptes.
"Avec 340.000 créations d'emplois, l'année 2007 a été l'une des cinq meilleures années en terme de création d'emplois depuis 1974 (...) on a un taux de chômage qui est à 7,5%, son plus bas niveau depuis vingt-cinq ans (...) la croissance française est à 2,2% (bruts)", détaille Nicolas Sarkozy.
"Je le dis à tous ceux qui m'expliquaient que tout était foutu et qu'on serait à moins de 2%", lance le président. "2,2% je ne m'en satisfais pas, il n'y a pas que quoi faire de l'autosatisfaction. Mais enfin, à tous ceux qui, à longueur d'articles et de commentaires, expliquaient que rien n'était possible, j'envoie ce chiffre", ajoute-t-il.
"Cette croissance, on l'a dopée par toutes les mesures que nous avons prises (...) l'économie française, si on la libère de ses contraintes, si on encourage les gens à travailler au lieu de les décourager, elle créé des emplois. C'est une réalité", a argumenté le chef de l'Etat.
Dans sa démonstration, Nicolas Sarkozy ne s'est pas privé de dénoncer "le consensus des économistes, ceux qu'on appelle des sachants", en évoquant les chiffres de la croissance au premier trimestre 2008. "Il disaient que ça serait 0,3%, circulez il n'y a plus rien à voir. On a eu 0,64%", a-t-il relevé.
Autre cible de ses critiques, la Commission européenne, qui envisage de lancer une mise en garde à la France en raison du dérapage de son déficit public qui, selon Bruxelles, va frôler en 2008, puis atteindre en 2009, la limite de 3% du PIB tolérée en Europe.
"Je dis simplement à Bruxelles, regardez vos chiffres. Si l'Insee a revu ses chiffres à la hausse, peut-être que Bruxelles peut aussi s'interroger sur ses chiffres", a-t-il relevé, "mais je ne veux pas polémiquer".
Devant le député-maire de Meaux et chef du groupe parlementaire UMP Jean-François Copé, le chef de l'Etat a réservé sa dernière pique à ceux de sa majorité qui, comme il l'a reconnu jeudi, est "moins ouverte aux réformes".
"La loi sur la modernisation de l'économie, je le dis, je ne céderai pas", a-t-il assuré à destination des élus de l'UMP inquiets des répercussions de ce texte sur le petit commerce, "j'ai été élu pour moderniser la France".
"Ces bons chiffres vont casser la logique dépressive dans ce pays, ça accrédite notre volontarisme", a approuvé un ministre.
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mardi, 22 avril 2008
UMP MENDE CARCASSONNE PERPIGNAN NARBONNE NIMES MONTPELLIER : Réforme de l'assurance-chômage

Les premières rencontres entre la ministre de l'Economie Christine Lagarde et les partenaires sociaux ont débuté mardi 22 avril à Bercy avec la CFDT sur la réforme de l'assurance chômage.
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a jugé "stupide" de définir de manière "rigide par la loi" l'offre valable d'emploi que tous les salariés au chômage seraient tenus d'accepter, mardi, à l'issue d'un entretien avec la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde.
Mme Lagarde doit également recevoir mardi Jean-Claude Mailly (FO) et Laurence Parisot (Medef).
"Nous ne souhaitons pas que la loi donne une définition rigide de l'offre valable d'emploi", a déclaré M. Chérèque, parlant d'un "désaccord sur ce point" avec la ministre et son secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez. "Il est stupide de définir un système d'offre valable d'emploi identique pour tous les salariés, on ne met pas les mêmes contraintes pour un jeune célibataire qualifié et pour une femme avec des enfants", a-t-il ajouté.
Pour M. Chérèque, un chômeur a bien "le devoir de reprendre l'emploi qui lui a été proposé", mais dans le cadre du périmètre de recherches qu'il a défini avec son interlocuteur du service public de l'emploi, et de l'aide reçue.
"On propose, comme depuis dix ans, que ce soit la rencontre entre le service public de l'emploi et le demandeur d'emploi qui définisse quel est le périmètre de recherches, quel est l'accompagnement donné. En fonction de ce contrat, on définit les devoirs du chômeur", a-t-il dit. "La loi doit simplement prévoir ce dispositif".
Les Echos ont affirmé qu'il faudrait bientôt accepter tout emploi à partir de six mois de chômage, même à deux heures de route (aller-retour) ou payé 70% de l'ancien salaire.
Mme Lagarde, qui prépare un projet de loi, se défend cependant d'avoir une position arrêtée. "C'est un sujet en travail, nous allons aboutir dans les prochaines semaines", a-t-elle dit mardi. Mme Lagarde doit également recevoir mardi Jean-Claude Mailly (FO) et Laurence Parisot (Medef).
Etat, patronat et syndicats doivent se retrouver le 6 mai pour une conférence sur l'indemnisation du chômage, avant une renégociation entre les huit organisations patronales (Medef, UPA, CGPME) et syndicales (CFDT, FO, CGT, CFE-CGC, CFTC) siégeant à l'Unedic. Ces discussions devaient démarrer dans la foulée de l'accord entre le patronat et une majorité de syndicats, donnant plus de souplesses aux employeurs (rupture amiable du CDI, périodes d'essai allongées).
L'agenda patronal et la crise déclenchée par le scandale de l'UIMM ont cependant entraîné du retard, et Mme Lagarde a précisé mardi que la négociation de l'assurance chômage "se bouclerait à la fin du mois de décembre".
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