mercredi, 19 décembre 2007

PPDA-Sarkozy-Bruni


PPDA-Sarkozy-Bruni
Envoyé par redactiontf1 dans Actualités & Politique sur wat.tv




Pourquoi TF1 n'a pas traité l'affaire Sarkozy-Bruni dans ses journaux ? Patrick Poivre d'Arvor revient sur ce choix éditorial sur son site internet http://www.tf1.fr/ppda



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dimanche, 11 novembre 2007

Une Ve République plus démocratique

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Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République



Résumé du rapport

Une Ve République plus démocratique


Chargé de conduire une réflexion d’ensemble sur la modernisation de nos institutions, le Comité a, chemin faisant, dégagé une priorité essentielle : démocratiser le fonctionnement de la Ve République. Si la Constitution de 1958 et les textes pris pour son application ont démontré, en bientôt cinquante ans, leurs mérites éminents, liés à une combinaison particulière de stabilité et de souplesse, il est apparu aux membres du Comité qu’il y avait lieu d’y apporter des éléments correctifs en vue de favoriser un exercice du pouvoir plus équilibré. Les 77 propositions qu’il formule autour de trois grandes orientations servent cette finalité. Leur mise en oeuvre supposerait de modifier ou créer 41 articles de la Constitution, qui en compte actuellement 97.

1. Un Parlement renforcé

Rééquilibrer les institutions suppose de renforcer le Parlement en donnant à ce dernier une plus grande maîtrise dans la conduite de ses travaux.

A ce titre, le Comité propose d’abord de donner aux assemblées parlementaires davantage de marges de manoeuvre dans la fixation de leur ordre du jour. Il préconise à cet effet que soit limitée à la moitié du temps de séance la faculté pour le Gouvernement d’imposer l’examen des textes préparés ou acceptés par lui. Le reste du temps serait à la libre disposition des assemblées et partagé entre les fonctions législatives et les fonctions de contrôle, avec chaque fois une place substantiellement accrue pour l’opposition.

Il est également apparu au Comité que le moment était venu de donner davantage de souplesse au Parlement dans son organisation interne, en relevant de six à dix le nombre de commissions permanentes que chacune des assemblées peut instituer en son sein.

Le Comité estime enfin nécessaire que le recours à l’article 49, al. 3 de la Constitution – qui permet au Gouvernement d’obtenir, sauf motion de censure, l’adoption d’un texte sans vote – soit limité aux projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale. Une telle évolution marquerait un rééquilibrage dans les relations entre le Gouvernement et la majorité qui le soutient à l’Assemblée nationale, les problèmes liés aux tentatives d’obstruction de l’opposition étant par ailleurs traités par l’institution d’un système de crédit-temps dans l’examen des textes.

Cette dernière mesure s’inscrit dans une réflexion plus générale sur les moyens d’améliorer le travail législatif. L’inspiration générale des propositions du Comité consiste à cet égard à légiférer moins mais de manière plus efficace.

Ceci exige d’abord d’assumer et de valoriser le temps nécessaire à l’examen d’un texte, en encadrant le recours à la procédure d’urgence définie à l’article 45 de la Constitution et en imposant, à moins que le Gouvernement et l’assemblée intéressée le décident conjointement, un délai de deux mois entre le dépôt d’un texte et son premier examen en séance publique. La faculté pour le Gouvernement de déposer des articles additionnels serait par ailleurs strictement limitée.

La discussion doit ensuite gagner en efficacité. C’est pourquoi le Comité propose que le texte examiné en séance publique soit celui qui est issu des travaux de la commission parlementaire qui l’a préalablement étudié, et non comme aujourd’hui le projet initial du Gouvernement. Il lui est également apparu nécessaire de développer les procédures simplifiées pour l’adoption des textes présentant le moins d’enjeux politiques, l’assemblée se bornant alors à ratifier le texte élaboré par la commission. Il propose enfin que les avis du Conseil d’Etat sur les projets de loi du Gouvernement soient transmis au Parlement.

L’amélioration du travail normatif passe en dernier lieu par des progrès dans l’élaboration même des textes. Prolongeant des travaux récents, le Comité préconise que tout projet de loi soit assorti d’une évaluation préalable établissant le besoin de légiférer et mesurant l’impact attendu des mesures proposées. Des contrôleurs juridiques placés auprès des différents ministères s’assureraient notamment du respect de cette obligation, qui serait par ailleurs contrôlée par le Conseil constitutionnel selon une procédure spécifique. Les propositions de loi émanant du Parlement pourraient enfin être soumises pour avis au Conseil d’Etat.

Il reste que, comme dans toutes les démocraties contemporaines, l’affirmation du Parlement trouvera sa source principale dans le renforcement de ses fonctions de contrôle et d’évaluation, qui gagneraient du reste à être expressément consacrées par le texte même de la Constitution.

Au-delà des mécanismes juridiques de mise en cause de la responsabilité du Gouvernement, dont on connaît les limites, plusieurs évolutions paraissent s’imposer :

• La mission d’évaluation des politiques publiques est appelée à prendre une importance croissante, au croisement de la fonction législative et de la fonction de contrôle. Aussi serait-il souhaitable, aux yeux du Comité, que chacune des assemblées parlementaires se dote des instruments adéquats avec l’institution en leur sein d’un organisme d’audit et d’évaluation réunissant des représentants de l’ensemble des commissions permanentes, définissant un programme coordonné de contrôle, chargeant les institutions ou organismes appropriés de mener à bien les études correspondantes et organisant le débat public sur les suites à y donner.

• Le Comité propose ensuite que chacune des assemblées parlementaires puisse, en tout domaine, adopter des résolutions marquant l’expression d’un voeu et n’ayant pas de portée contraignante.

• Cette faculté trouverait notamment son utilité en matière de politique étrangère et de défense. S’agissant de la défense nationale, le Comité propose par ailleurs que les opérations militaires extérieures soient soumises à un régime de contrôle entièrement nouveau : une information immédiate serait apportée au Parlement, qui serait ultérieurement appelé à donner son autorisation pour la prolongation de l’intervention au-delà de trois mois.

• L’existence, au sein de chaque assemblée, d’un comité spécialement chargé des affaires européennes, pourrait être constitutionnalisée, l’obligation de transmission au Parlement des documents émanant des institutions de l’Union européenne étant parallèlement élargie et systématisée. La procédure de ratification des traités relatifs à l’élargissement de l’Union européenne serait par ailleurs alignée sur le régime applicable aux révisions constitutionnelles internes.

• Le Parlement pourrait enfin renforcer le contrôle sur l’exécution des lois votées, le rapporteur du texte et un membre de l’opposition s’associant pour veiller à la parution des décrets d’application et les contrôleurs juridiques déjà mentionnés lui rendant compte à intervalles réguliers au titre du ministère auquel ils seraient rattachés.

Dans l’esprit du Comité, les droits nouveaux qui seraient ainsi reconnus au Parlement n’ont de chances de produire leurs effets sur l’équilibre des institutions que si les parlementaires sont pleinement mis à même de s’en saisir.

Cela suppose, en premier lieu, que les droits de l’opposition soient mieux reconnus, l’effet de discipline qui s’attache au fait majoritaire limitant la portée des prérogatives théoriquement reconnues au Parlement. Aussi le Comité propose-t-il que soient surmontés les obstacles juridiques nécessaires à la garantie de droits nouveaux pour ceux des partis politiques ou groupes parlementaires qui n’auraient pas déclaré leur soutien au Gouvernement : possibilité, par exemple, de disposer de la moitié du temps de parole dans les séances de questions au gouvernement ; assurance que soit le président soit le rapporteur des commissions d’enquête et missions d’information soit issu de leurs rangs ; facilités accrues pour créer de telles commissions ; répartition des présidences de commissions à la proportionnelle des groupes ; association étroite aux procédures de contrôle de l’application des lois par l’administration.

Le Comité préconise, en second lieu, une stricte limitation du cumul des mandats qui, aussi longtemps qu’il ne sera pas juridiquement interdit, restera politiquement obligatoire pour les élus. Le Comité recommande à tout le moins que les parlementaires ne puissent exercer quelque fonction exécutive locale que ce soit.


2. Des droits nouveaux pour les citoyens

Poussant sa réflexion au-delà des équilibres entre pouvoirs constitués, le Comité a d’abord recherché les moyens de favoriser une vie publique plus ouverte sur la société.

• Afin d’assurer une meilleure représentation des courants politiques minoritaires et de leur garantir une tribune dans les enceintes démocratiques, le Comité croit, dans sa majorité, nécessaire d’introduire une part limitée de représentation proportionnelle dans l’élection des députés, 20 à 30 sièges, sur un total inchangé de 577, pouvant dans cette perspective être répartis entre les partis défavorisés par le scrutin majoritaire.

• Le corps électoral du Sénat verrait, pour sa part, sa composition modifiée pour mieux tenir compte des évolutions démographiques et rééquilibrer la représentation des diverses collectivités locales, les zones urbaines ayant aujourd’hui un poids relatif insuffisant.

• Le Comité préconise en outre que le découpage des circonscriptions électorales et la répartition des sièges entre circonscriptions soient revus tous les dix ans dans le cadre d’une procédure faisant une place à une commission indépendante, de manière à ce que ne subsiste aucun doute sur l’impartialité des évolutions proposées.

• Le Comité formule des propositions tendant à moderniser la composition du Conseil économique et social et à instituer une forme d’initiative populaire. Le peuple pourrait par ailleurs être appelé à trancher en matière de révision constitutionnelle lorsque les deux assemblées ne se sont pas mises d’accord sur un projet mais que l’une a adopté le texte à la majorité des trois cinquièmes.

• Le Comité a enfin vu dans la réforme du Conseil supérieur de la magistrature un élément majeur de la modernisation des institutions. Le Président de la République et le Garde des sceaux n’en feraient plus partie, de manière à mieux garantir l’indépendance de l’autorité judiciaire ; les magistrats y seraient minoritaires, pour prévenir toute dérive corporatiste ; les justiciables eux-mêmes pourraient le saisir à titre disciplinaire, de sorte que les dysfonctionnements éventuels seraient plus systématiquement sanctionnés.

Sans modifier la substance même des droits fondamentaux reconnus par la Constitution, le Comité s’est par ailleurs attaché à en rendre la garantie plus effective par des mécanismes appropriés.

Ainsi en irait-il de la possibilité donnée au justiciable de faire vérifier la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution de la loi dont il lui a été fait application. Cette procédure nouvelle marquerait un progrès de notre Etat de droit sans porter de réelle atteinte à la sécurité juridique dont le pays a besoin.

La proposition relative à l’institution d’un Défenseur des droits fondamentaux poursuit le même objectif. Cet organe nouveau, qui se substituerait à un ensemble d’autorités administratives aux compétences mal délimitées, aurait pour mission de veiller, de sa propre initiative ou sur saisine, au respect des droits fondamentaux ; sur réclamation des intéressés, il s’assurerait également du bon fonctionnement des administrations ou organismes investis d’une mission de service public. Lui serait également reconnue la faculté de saisir le Conseil constitutionnel des lois non encore promulguées.

Le Comité souhaite enfin ancrer dans la loi fondamentale un Conseil du pluralisme chargé notamment de veiller, dans le respect de la liberté d’expression, au pluralisme des courants de pensée et d’opinion dans l’information et la communication audiovisuelles mais doté de compétences élargies par rapport à l’actuel CSA.

3. Un exécutif mieux contrôlé

Le Comité n’a pas manqué de porter sa réflexion sur le fonctionnement interne de l’exécutif. Les diverses propositions qu’il a formulées sur ce point portent la marque d’une préoccupation commune : favoriser un exercice plus transparent des prérogatives présidentielles et gouvernementales.

• Ainsi suggère-t-il que le pouvoir de nomination du Président de la République soit, pour les emplois qui revêtent une importance particulière au regard de la sauvegarde des libertés, de la régulation des activités économiques ou de l’avenir des services publics, encadré par une procédure d’audition publique du candidat pressenti devant une commission parlementaire ad hoc qui se prononcerait par un avis. Il en irait d’ailleurs de même pour les nominations au Conseil constitutionnel.

• L’exercice du droit de grâce serait, pour sa part, limité aux demandes individuelles et éclairé par un avis du Conseil supérieur de la magistrature.

• Si, dans le contexte géopolitique que connaît le pays, le Comité n’a pas cru devoir proposer d’abroger l’article 16 de la Constitution, qui donne au Président de la République des pouvoirs exceptionnels en temps de crise grave, il a néanmoins souhaité que l’exercice de ces prérogatives soit encadré par la possibilité donnée au Conseil constitutionnel, sur saisine de parlementaires puis de sa propre initiative, de donner un avis sur la réalité des menaces justifiant la mise en oeuvre de ces dispositions.

• Le Comité propose en outre que le budget de la Présidence de la République, comme d’ailleurs celui des autres pouvoirs publics constitutionnels, soit soumis à un contrôle de la Cour des comptes.

• Il se prononce en faveur d’une évolution des modalités selon lesquelles le Président de la République s’adresse au Parlement. La possibilité qu’il y prenne la parole lui est apparue non comme un renforcement de ses pouvoirs, mais comme une manière de l’inviter à rendre compte de son action devant la représentation nationale.

• La transparence et la responsabilité ne caractérisent guère le système actuel de parrainage des candidatures pour l’élection présidentielle. Aussi le Comité a-t-il imaginé une procédure nouvelle visant à démocratiser l’exercice par un élargissement sensible du nombre de « parrains » et l’intervention d’un vote à bulletins secrets à une date déterminée.

• S’agissant des structures gouvernementales, le Comité propose notamment que l’exercice des fonctions ministérielles soit exclusif de tout mandat électif, de manière à garantir la disponibilité des ministres et l’absence de tout conflit d’intérêts. Il formule également des propositions pour rendre plus transparent le fonctionnement des cabinets ministériels.

C’est dans le même esprit que le Comité a enfin examiné les problèmes posés par le partage des attributions entre Président de la République, Premier ministre et Gouvernement (articles 5, 8, 20 et 21 de la Constitution).

Il a observé que les textes actuels, en vertu desquels c’est le Gouvernement qui « détermine et conduit la politique de la nation » et le Premier ministre qui « dirige l’action du Gouvernement », ne traduisent pas une pratique à la fois constante et légitimée par l’élection au suffrage universel du Président de la République, et qui voit celui-ci exercer une action prééminente au sein de l’exécutif ; le quinquennat et la concomitance des élections présidentielles et législatives n’ont fait qu’accentuer un phénomène plus ancien. C’est si vrai que le Comité propose que les interventions du Président de la République dans les médias audiovisuels soient comptabilisées avec celles des membres du Gouvernement dans le calcul des temps de parole par le CSA.

Le Comité a conclu sur ce point que, s’il était jugé utile, afin de clarifier les responsabilités de chacun, de rapprocher les textes de la pratique, il conviendrait de se borner à ajouter à l’article 5 un alinéa prévoyant que le Président de la République « définit la politique de la nation », le Gouvernement conservant la charge de la « conduire ». Une telle rédaction lui a paru préserver la souplesse nécessaire aussi longtemps que les institutions n’interdiront pas une éventuelle cohabitation.

Au total, l’ensemble des propositions formulées par le Comité dessine un modèle institutionnel original, dans lequel la problématique traditionnelle de la répartition des rôles entre Président de la République, Gouvernement et Parlement cède le pas devant la recherche d’un équilibre entre le pouvoir exécutif pris dans sa globalité et des contre-pouvoirs multiples et complémentaires.

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Commémoration du 89è anniversaire de l'Armistice de 1918

Comme l'a indiqué le Porte-parole de l'Elysée lors de son point de presse de ce jour, le Président de la République se rendra dimanche 11 novembre 2007, place de l’Etoile à Paris, pour commémorer le 89ème anniversaire de l’Armistice de 1918.

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Le Chef de l’Etat a souhaité placer cette célébration du 11 novembre sous le signe de la jeunesse pour que toutes les générations, et plus particulièrement celles qui n’ont pas connu la guerre, s’approprient la mémoire des sacrifices encourus par les nations et les individus, au nom de la liberté.


Au cours de cette manifestation, à 11h00, devant l’Arc de Triomphe, un collégien et un lycéen liront les lettres de deux Poilus. Puis, le Président de la République prononcera une allocution d'une dizaine de minutes, vers 11h10. Le Chef de l’Etat déposera ensuite une gerbe au pied de la plaque commémorant la manifestation des lycéens et étudiants du 11 novembre 1940.

Le Président de la République conclura cette cérémonie en déposant une gerbe au pied de la statue de Georges CLEMENCEAU, « le Tigre » devenu « Père la Victoire », qui avait eu à la fois la fermeté de demander le retour en France de l’Alsace et de la Lorraine, et l’intelligence de s’opposer à l’annexion de la Sarre Allemande.

Ce 11 novembre sera donc un hommage à ceux qui se sont battus pour nous, pour notre liberté, et pour la paix que nous avons la chance de connaître aujourd’hui en Europe.

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jeudi, 08 novembre 2007

Nicolas Sarkozy s'offre le Congrès

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REUTERS/Jim Young ¦ Nicolas Sarkozy, avec Nancy Pelosi et le sénateur Robert Byrd, à Washington le 7 novembre 2007


«La France est l'amie de l'Amérique». Nicolas Sarkozy a eu l'occasion de faire sa déclaration devant une Chambre des représentants comble à Washington. Accueilli par une longue «standing ovation», le président de la République a rappelé qu' «avec ses amis, on peut avoir des divergences, on peut avoir des désaccords, on peut avoir des disputes. Mais dans la difficulté, dans l'épreuve, on est avec ses amis, on est à leurs côtés, on les soutient, on les aide».

Visiblement ému de s'exprimer devant la prestigieuse assemblée, le chef de l'Etat a cherché, visiblement avec succès, à enterrer la pomme de discorde entre Paris et Washington née dans le sillage de la guerre en Irak. Et a insisté sur l'engagement français sur d'autres terrains d'opérations : «je vous le dis aujourd'hui solennellement, la France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps qu'il le faudra. L'Amérique peut compter sur la France dans le combat contre le terrorisme».

Iran, Otan…

Il a également répété que la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire était pour la France «inacceptable». Le peuple iranien «mérite mieux que les sanctions et l'isolement croissants auxquels le condamnent ses dirigeants. Il faut convaincre l'Iran de faire le choix de la coopération, du dialogue et de l'ouverture».

Autre signe du réchauffement entre les deux pays, le Président français a répété l'attachement de la France à l'Otan. «Je le dis à la tribune de ce Congrès, plus l'Europe de la défense sera aboutie, plus la France sera résolue à reprendre toute sa place dans l'Otan».

Quelques remontrances quand même

Mais Nicolas Sarkozy en a également profité pour faire passer quelques messages moins agréables aux oreilles des dirigeants américains. Il leur a ainsi demandé de «prendre la tête» du combat contre le réchauffement climatique. «Je sais que le peuple américain, à travers ses villes et ses Etats, est chaque jour plus conscient des enjeux et déterminé à agir», a-t-il plaidé.

Avant de dénoncer la faiblesse du dollar et du yuan : «si nous n'y prenons garde, le désordre monétaire risque de se muer en guerre économique dont nous serions tous les victimes».

Et de conclure, devant des parlementaires conquis : «vive les Etats-Unis d'Amérique, vive la France et vive l'amitié franco-américaine».



A.S


20Minutes.fr, éditions du 07/11/2007 - 18h50

mardi, 06 novembre 2007

Arche de Zoé: «J'irai chercher ceux qui restent» annonce Nicolas Sarkozy

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Thomas Coex AFP ¦ Nicolas Sarkozy (c) arrive à Villacoublay avec Rama Yade (2ed) et les trois journalistes qui étaient retenus au Tchad, le 04 novembe 2007


Le président de la république Nicolas Sarkozy a déclaré mardi au Guilvinec qu'il irait «chercher tous ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait» au Tchad, où sont détenus six bénévoles français dans le cadre de l'affaire de «l'Arche de Zoé».

«Le rôle du chef de l'Etat est de prendre en charge tous les Français», a ajouté Nicolas Sarkozy, deux jours après une visite éclair à N'Djamena d'où il a rapatrié quatre hôtesses de l'air espagnoles et trois journalistes français, inculpés au Tchad.

Jugés en France?

Après s'être désolidarisé de l'opération de l'Arche de Zoé, le président a toutefois «souhaité» dimanche à N'Djamena que les ressortissants français puissent être jugés en France.

De quoi tendre un peu plus les relations entre la France et le Tchad. Dans «Le Parisien», le ministre tchadien de l'Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, a estimé qu'«un procès en France» des membres de l'association «serait une insulte».

Les six membres français de l'association, ainsi que les trois journalistes rapatriés en France, sont inculpés d'«enlèvement de mineurs» et «escroquerie». Sept Espagnols, un Belge et quatre Tchadiens sont poursuivis pour «complicité».



20Minutes.fr, éditions du 06/11/2007 - 11h40

Un président nerveux, des hommes en colère


Un président nerveux, des hommes en colère
envoyé par lemondefr



Télézapping du mardi 6 novembre.
Télézapping, la revue de presse quotidienne des journaux télévisés de la mi-journée.
Images: France 2, France 3, LCI, TF1, BFMTV, itélé
Réalisation: LeMonde.fr

dimanche, 04 novembre 2007

Arche de Zoé: Sarkozy va rapatrier les journalistes et les hôtesses espagnoles

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Nicolas Asfouri AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy, le 18 octobre 2007 à Lisbonne


Après les infirmères bulgares, voici venu l'heure des hôtesses espagnoles et des journalistes français. Sarkozy a quitté dimanche matin Paris pour N'Djamena afin de s'y entretenir avec son homologue tchadien Idriss Deby du sort des ressortissants européens inculpés et écroués dans le cadre de l'affaire de l'Arche de Zoé, a annoncé dimanche l'Elysée. Il est attendu dimanche vers 14h à N'Djamena, pour une visite de «quelques heures» et devrait repartir dans la journée, ont précisé des sources tachdiennes.

.../... Plus d'infos à venir sur 20minutes.fr

«L'entretien des deux présidents portera notamment sur la protection consulaire de nos ressortissants et sur la coopération judiciaire entre le Tchad et la France dans le cadre des instructions ouvertes dans les deux pays», a précisé le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, dans un communiqué.

Peu après le communiqué de l'Elysée, une source judiciare a indiqué à l'AFP que les trois journalistes français et les quatre hôtesses de l'air espagnoles inculpés et incarcérés au Tchad dans l'affaire de l'Arche de Zoé vont être libérés dimanche.

Le Président «va pendre avec lui les journalistes»

«Les trois journalistes et les quatre hôtesses espagnoles, puisqu'ils n'ont pas reconnu les faits et qu'Eric Breteau (président de l'association française) les a disculpés (lors de son audition samedi soir), la confrontation n'est pas nécessaire, et il n'y a donc pas lieu de les maintenir en détention», a déclaré cette source à l'AFP à N'Djamena.

«Par conséquent, il va y a avoir une levée partielle du mandat de dépôt (concernant ces sept personnes) et ils seront libérés», a-t-elle ajouté, précisant que cet élargissement était attendu dimanche, «dans les heures qui viennent». A point nommé pour être rapatrié en France par Nicolas Sarkozy...

De fait, selon une source diplomatique européenne, le Président «va prendre avec lui les journalistes français et les hôtesses espagnoles». « Il va ensuite aller à Madrid pour y conduire les hôtesses, puis en France avec les journalistes», a affirmé cette source à l'AFP.
Nicolas Asfouri AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy, le 18 octobre 2007 à Lisbonne



C. L. avec AFP


20Minutes.fr, éditions du 04/11/2007 - 09h20

Nicolas Sarkozy en route pour le Tchad

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Marmara/Le Figaro..

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Le secrétaire d'État aux Droits de l'homme, Rama Yade, avait reçu les familles des personnes détenues.
Fedouach/AFP



Le président a quitté aujourd'hui Paris pour se rendre à N'Djamena où il doit s'entretenir avec le chef d'Etat tchadien Idriss Déby dans le cadre de l'affaire de l'Arche de Zoé. Les journalistes français et les hôtesses espagnoles pourraient être libérés aujourd'hui.


Coup de théâtre dans l'affaire de l'Arche de Zoé. Nicolas Sarkozy a quitté Paris pour se rendre à N'Djamena où il doit s'entretenir avec le chef de l'Etat tchadien Idriss Déby. Le président français doit évoquer avec son homologue la situation des humanitaires de l'Arche de Zoé et le cas des trois journalistes français ainsi que l'équipage espagnol arrêtés.



Selon une source judiciaire proche du dossier, les trois journalistes français et les quatre hôtesses espagnoles devraient être libérés aujourd'hui. Pour le moment aucune remise en liberté n'a été notifiée par le juge. Mais d'après cette même source, une telle décision pourrrait intervenir "dans les heures qui viennent". "Il va y a avoir une levée partielle du mandat de dépôt et ils seront libérés", a expliqué cette personnne. L'information a été confirmée par une source diplomatique présente à N'Djamena. Le président français devrait arrivé dans la capitale tchadienne à 14h et une conférence de presse est prévue à 16h, a précisé France Info. Nicolas Sarkozy devrait revenir en France dès ce soir en passant par Madrid pour y déposer les hôtesses.


Ouverture d'une enquête


Hier le premier ministre a demandé une enquête. Dans une lettre adressée aux ministres des Affaires étrangères Bernard Kouchner et de la Défense Hervé Morin, François Fillon leur a demandé de savoir comment l’association avait pu dissimuler « son identité et ses agissements » aux personnels de l'Etat, notamment ceux de l'ambassade de France au Tchad.


Le chef du gouvernement a demandé aux deux ministres « de mandater conjointement une mission de l'Inspection générale du ministère des Affaires étrangères et une enquête de commandement de l'inspection des forces en opération » à ce sujet. Dans son courrier, le premier ministre rappelle que l'association Arche de Zoé « avait monté une opération pour faire venir en France des enfants du Darfour » et « agissait au Tchad sous le nom d'une seconde organisation, non connue à Paris, « Children Rescue », en se présentant comme une association humanitaire gérant un programme sur place ».


Les inculpés auditionnés par un juge


Sur place, justement, alors qu'une cellule de crise était réunie autour du président Idriss Deby, le juge d'instruction de N'Djamena, chargé du dossier de la tentative de transport de 103 enfants du Tchad vers la France, a entamé samedi les auditions d'Européens et Tchadiens inculpés dans ce dossier.


Il s'agit des trois journalistes français, quatre hôtesses espagnoles, et du président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, ainsi que trois des quatre Tchadiens inculpés dans cette affaire. Ces auditions pourraient aboutir à un élargissement des journalistes français et des hôtesses de l'air espagnoles de l'avion qui devait transporter les enfants depuis Abéché, dans l’est du pays. Le président Deby avait « souhaité » jeudi que les journalistes et hôtesses « soient libérés ». Le consul d'Espagne au Cameroun, Vicente Mas, s'est d'ailleurs dit confiant que les sept Espagnols accusés de « complicité d'enlèvement de mineurs » seraient rapidement remis en liberté.


L'Arche de Zoé affirme que les 103 enfants étaient des « orphelins » du Darfour, ce que contredisent les premiers éléments d'une enquête menée par des organisations humanitaires internationales.

V.F. et S.P. (lefigaro.fr), avec AFP et AP.. Publié le 03 novembre 2007

vendredi, 02 novembre 2007

Condamnés pour un clip diffamatoire à l'égard de Nicolas Sarkozy

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Eric Feferberg AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy le 28 septembre 2007 à Paris



Six hommes ont été condamnés vendredi par le tribunal correctionnel de Versailles pour avoir réalisé un clip pendant les émeutes de 2005 dans lequel certains d'entre eux proféraient des insultes à l'égard de Nicolas Sarkozy autour d'une voiture en flammes à Elancourt (Yvelines).

Les six prévenus, âgés d'une vingtaine d'années et habitant Trappes (Yvelines) ainsi que les villes alentour, ont été condamnés à des peines de détention allant de trois mois avec sursis à six mois ferme.

«Pour délirer»

Le 5 novembre 2005, ils ont mis le feu à une voiture puis certains ont été filmés en train de chanter des paroles insultantes à l'égard de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. Ils ont ensuite diffusé ce clip sur un blog Internet avant d'être identifiés par la police qui avait eu connaissance de cette diffusion.

A la barre, l'un d'entre eux a assuré vendredi avoir fait ce clip «pour délirer». «On voulait faire de la musique. Aujourd'hui, on est passé à autre chose», a-t-il affirmé.


Avec AFP


20Minutes.fr, éditions du 02/11/2007 - 20h09

Grèves: la presse agite «le spectre de l'hiver 1995»

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SIPA ¦ Vendredi 26 octobre 2007, Nicolas Sarkozy visite un centre de maintenance de la SNCF



Décidément, l’état de grâce est bel est bien fini. Les éditorialistes de la presse française reviennent vendredi sur les grèves prévues les 13 et 14 novembre prochains, et agitent «le spectre de l'hiver 1995». Verdict: Nicolas Sarkozy joue sur ce dossier sa crédibilité quant à sa capacité à réformer la France.

«Le spectre de l'hiver 1995 hante les esprits», notamment celui d’Yves Thréard dans «Le Figaro». L'éditorialiste enjoint les Français à ne «pas tomber dans le piège de ce climat maussade entretenu à dessein», même si «les syndicats regimbent» devant les réformes et «les derniers tenants des vieilles théories de gauche continuent la lutte».

«La guerre que le pouvoir sarkozyste a désormais engagée contre le monde du travail»

«Nicolas Sarkozy semble vouloir pousser la France dans un bras de fer, parce qu'il pense avoir gagné la bataille de l'opinion en mai», déplore Pierre Laurent, dans «L'Humanité». L’éditorialiste estime pourtant que «l'issue de la bataille présidentielle n'a pas décidé du sort que l'avenir réserve à la guerre que le pouvoir sarkozyste a désormais engagée contre le monde du travail».

La Croix, sous la plume de Dominique Gerbaud, n'écarte pas que le conflit puisse s'installer dans la durée. «Le conflit pourrait être moins massif qu'en 1995 mais tout aussi long et aussi fâcheux pour les Français». L’explication, selon lui: «c'est la base et souvent les plus jeunes, très déterminés, qui font pression sur les dirigeants syndicaux plus "raisonnables". Ils peuvent tenir longtemps.»

«Nicolas Sarkozy ne cédera pas»

Car de l’autre côté aussi, la détermination est sans failles. Alexandre Morel, dans «La Montagne», est persuadé que «l'exécutif est déterminé à ne rien céder sur la réforme des régimes spéciaux», conscient que ce dossier «constituera un test de sa capacité à réformer».

Même son de cloche pour Michel Richard, dans «Le Midi Libre»: «Il va de soi que Nicolas Sarkozy ne cédera pas sur ce dossier des régimes spéciaux. Tout simplement parce qu'il ne peut pas céder sans se déjuger, sans se renier, sans mettre à bas sa crédibilité présidentielle».

«Et si notre tonitruant président faisait pschitt?»

Résultat, Nicolas Sarkozy est désormais «sur la corde raide», pour Pierre Taribo, dans «l'Est Républicain», qui développe: «nous assistons au remake d'un mauvais film où le corporatisme et le refus du changement font que la France s'accroche obstinément à un monde dépassé».

Alors, qui va gagner? Sébastien Lacroix, dans «L'Union de Reims», pose la question: «Et si Sarkozy échouait? Et si notre tonitruant président faisait pschitt?» «Tout échec le ramènerait, aux yeux des Français, dans le rang des présidents précédents.»

Et vous, pensez-vous que les grèves pourraient prendre la même ampleur ?


D'après AFP


20Minutes.fr, éditions du 02/11/2007 - 11h13

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