20/02/2008

Otages des Farc: Kouchner en route pour le Venezuela et la Colombie

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AFP/Archives ¦ Ingrid Betancourt, en novembre 2007


Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, est parti mercredi matin pour une visite au Venezuela et en Colombie portant sur le sort des otages en Colombie, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, détenue par la guérilla des Farc depuis six ans.

M. Kouchner doit évoquer, lors de cette visite, "l'urgence d'une solution humanitaire permettant de conduire à la libération des otages détenus en Colombie", a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Il s'entretiendra mercredi à Caracas avec le président vénézuélien Hugo Chavez, qui joue un rôle clef dans le dossier des otages. Jeudi, M. Kouchner sera reçu à Bogota par le président colombien Alvaro Uribe.

La libération des otages, dont Ingrid Betancourt, détenue depuis le 23 février 2002, constitue une priorité pour la France. Une série de manifestations est prévue en France à l'occasion, samedi, des six ans de détention de Mme Betancourt.

Les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) ont proposé d'échanger Ingrid Betancourt et 42 autres otages contre 500 guérilleros emprisonnés, et ils exigent pour cela la démilitarisation de deux municipalités du sud du pays. Le président Uribe s'est dit disposé à négocier l'échange mais il refuse la démilitarisation d'une zone aussi grande et peuplée et propose un périmètre plus restreint et peu habité.

La mère d'Ingrid Betancourt vient d'adresser à sa fille une lettre au ton pessimiste, expliquant que le gouvernement colombien et les Farc n'avaient pas l'intention de négocier un échange.

© 2008 AFP

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05/01/2008

Otages en Colombie : les Farc reconnaissent avoir libéré le petit Emmanuel

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Pedro Rey AFP ¦ Patricia Perdomo la fille de Consuelo Gonzales et Clara Gonzalez de Rojas la mère de Clara Rojas, otages des Farc, lors d'une conférence de presse le 4 janvier 2008 à Caracas



Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont reconnu vendredi que l'enfant recueilli en 2005 par une institution colombienne est Emmanuel, le fils de Clara Rojas, capturée par la guérilla avec Ingrid Betancourt.

L'enfant «ne pouvait pas rester au milieu d'opérations de guerre, de bombardements et de combats, en mouvement permanent et dans les contingences de la jungle», annonce la guérilla marxiste, dans un communiqué diffusé par l'Agence bolivarienne de presse (ABP), proche des Farc.

«Honnêtes gens»


«C'est pourquoi cet enfant, dont le père est un guérillero, a été placé à Bogota chez d'honnêtes gens jusqu'à ce que soit signé un accord humanitaire», ajoute le texte daté du 2 janvier et signé par son organe dirigeant.

L'analyse de l'ADN du petit garçon âgé de 3 ans et demi montrait «une compatibilité absolue avec celui de la famille de Mme Clara Gonzalez», la mère de Clara Rojas, avait indiqué auparavant le procureur général de Colombie Mario Iguaran, au cours d'une conférence de presse à Santa Marta, au nord du pays. Les tests ont été effectués en comparant des échantillons sanguins de l'enfant et d'autres prélevés sur la mère et un frère de Clara Rojas, venus à Caracas attendre sa libération et celle du petit Emmanuel, son fils né en juillet 2004 d'une relation consentante avec un membre de la guérilla.

«Sabotage»


Un troisième otage, l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalez, devait également être relâché. Les Farc avaient promis de les remettre au président vénézuélien Hugo Chavez, chargé d'une médiation puis sèchement remercié par son homologue colombien Alvaro Uribe. La guérilla a aussi annoncé vendredi cette opération «suivra son cours», accusant Bogota de «séquestrer» Emmanuel pour la «saboter».

L'opération humanitaire a capoté cette semaine. Les Farc ont imputé son échec à des opérations menées par l'armée colombienne dans la zone où les otages devaient être récupérés par des hélicoptères affrétés par la Croix Rouge.

Poker menteur


Le président Uribe avait répliqué en accusant la guérilla de mentir. «Les Farc n'ont pas pu tenir leur engagement parce qu'ils ne détiennent plus Emmanuel», avait-il lancé.

Selon les informations fournies par les autorités colombiennes, l'enfant, souffrant de «dénutrition, de paludisme, de diarrhées et d'une fracture de l'humérus», a été amené le 15 juin 2005 à l'hôpital de San Jose del Guaviare, à 300 km au sud-est de Bogota, par un homme, José Crisanto Gomez, qui s'est présenté comme son oncle. Les Farc auraient tenté de le reprendre le 28 décembre.

ADN mitochondrial


Les autorités vénézuéliennes avaient mis en doute vendredi les résultats de l'analyse réalisée en Colombie. Mais, comme le soulignait Anne Lombes, chercheuse à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale française (Inserm), «la probabilité de se tromper est extrêmement faible avec l'analyse de l'ADN mitochondrial», qui se transmet directement de la mère à ses enfants. Avant même l'aveu des Farc, la famille de Clara Rojas était déjà convaincue que l'enfant était bien Emmanuel. «Nous croyons totalement aux résultats» de l'analyse, avait affirmé vendredi Ivan Rojas, le frère de l'otage, à son retour à Bogota vendredi.

«Sale coup»


Fabrice Delloye, ancien mari de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, détenue depuis 2002 par les Farc en Colombie, a pour sa part estimé vendredi que les derniers développements dans ce pays portaient un «sale coup» à un éventuel accord humanitaire qui permettrait la libération d'otages.

Les Farc disent être prêts à relâcher 45 de leurs otages, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, contre la libération de 500 de leurs militants emprisonnés. Tout en qualifiant les Farc de «salopards qui utilisent des moyens ignobles», Fabrice Delloye estime qu'Alvaro Uribe doit accepter la proposition de la guérilla d'un «échange humanitaire». Si cette situation se poursuit, les otages «vont tous mourir, c'est certain, et nous nous allons être témoins de cette mort lente», a-t-il averti.


© 2008 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 05/01/2008





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25/12/2007

Chavez expliquera mercredi les modalités de libération des otages

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AFP/Archives ¦ Image TV de Clara Rojas, le 31 août 2003



Le président vénézuélien Hugo Chavez donnera mercredi à 11h00 (15h30 GMT) à Caracas une conférence de presse pour expliquer les modalités de la libération de trois otages de la guérilla colombienne des Farc, a annoncé mardi à l'AFP le ministre de l'Information, William Lara.

"Nous convoquons pour mercredi une conférence de presse du président" Hugo Chavez pour évoquer "les modalités de la libération des trois otages", a déclaré le ministre.

La guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a promis le 18 décembre la libération au Venezuela de trois otages, dont la directrice de campagne de Mme Betancourt, Clara Rojas, son fils de trois ans, Emmanuel, et la députée colombienne Consuelo Gonzalez.


© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 25/12/2007



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22/12/2007

Chavez rentre à Caracas pour organiser la "délicate" libération des otages des FARC

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AFP/Archives ¦ Image TV de Clara Rojas, le 31 août 2003





Le président vénézuélien Hugo Chavez, auquel les Farc devraient remettre trois de leurs otages colombiens, s'apprêtait, dès son retour prévu samedi au Venezuela, à organiser leur accueil, dans des conditions si délicates que le processus pourrait se révéler plus lent qu'escompté.

"Il s'agit d'une opération délicate", a indiqué Hugo Chavez depuis Cuba où il a dirigé vendredi avec Raul Castro, chef de l'Etat cubain par intérim, le IVe sommet pétrolier des Caraïbes à Cienfuegos (260 km au sud-est de La Havane).

"A notre retour (samedi) à Caracas, nous essaierons d'élaborer un plan pour les recevoir", a déclaré le président vénézuélien.

En reconnaissance des efforts de médiation de M. Chavez, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont promis mardi de libérer trois otages: Clara Rojas -l'assistante de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, toutes deux enlevées en février 2002- son petit garçon de 3 ans, Emmanuel né en captivité et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez aux mains des Farc depuis septembre 2001.

Vendredi, une source proche des renseignements vénézuéliens affirmait à l'AFP que "la mobilisation avait commencé pour cette opération".

Selon cette source, les autorités vénézuéliennes ont déjà mis en place un dispositif de sécurité afin d'assurer la protection des otages et de leur escorte, ainsi que celle de la sénatrice d'opposition colombienne Piedad Cordoba.

Cette dernière, ex-médiatrice dans l'affaire des otages des Farc, a indiqué à l'AFP qu'elle serait à Caracas samedi.

"Je retournerai dans la soirée (à Bogota) et je pense me rendre dimanche à Medellin" dans le nord-ouest de la Colombie, a ajouté Mme Cordoba laissant à penser que la libération, attendue au Venezuela, ne devrait donc pas se dérouler pendant le week-end.

"Il y a eu beaucoup de spéculations. Je sais que cette libération aura lieu mais je ne sais pas quand. Les conditions ne sont pas faciles. Espérons que ce soit le plus rapidement possible", a-t-elle toutefois précisé.

Pour Hugo Chavez, il est "certain" que des Colombiens vont essayer d'empêcher cette libération. "Mais nous y parviendrons", a-t-il affirmé, ajoutant avoir quelques "idées" pour contourner les éventuels obstacles au processus.

L'agence de presse colombienne Anncol, considérée comme proche des Farc, a affirmé dans un communiqué vendredi que cette libération aurait lieu "contre la volonté du (président colombien Alvaro) Uribe".

"Nous espérons que le gouvernement (colombien) ne fera pas obstacle à cette libération à laquelle il est étranger", avait souligné la rédaction d'Anncol.

"A mesure que le temps passe, notre anxiété augmente à ne pas savoir ce qu'il se passe", a confié à l'AFP, vendredi à Bogota, Patricia Perdomo, la fille de Consuelo Gonzalez.

Pour la famille de la parlementaire, âgée de 57 ans, la priorité sera de s'occuper de son état de santé, a aussi souligné sa fille.

Et sous le toit familial de Clara Rojas, la même inquiétude règne.

"Je guette les nouvelles informations et je fais des démarches auprès d'un médecin pour elle, qui je l'espère grâce à Dieu ne sera pas nécessaire", a déclaré à l'AFP sa mère, Clara Gonzalez, précisant avoir acheté des vêtements pour son petit-fils qu'elle n'a jamais vu, et un livre en cadeau d'anniversaire pour Clara qui a eu 44 ans jeudi.

A propos des autres otages, le président Chavez a estimé que leur libération était une question de "volonté et qu'en Colombie, surtout au sein du gouvernement, il n'y avait pas de volonté".



© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 22/12/2007


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