jeudi, 20 décembre 2007
Les Farc demandent la démission d'Uribe en échange de la libération des otages

Mauricio Duenas AFP/Archives ¦ Le président colombien Alvaro Uribe le 9 décembre 2007 à Bogota
Uribe sous pression. Le président colombien est le principal obstacle à la réalisation d'un échange d'otages des Farc contre des prisonniers du gouvernement, a affirmé mercredi Raoul Reyes, le porte-parole du mouvement marxiste.
«La démission immédiate d'Uribe et de tout son gouvernement garantirait la libération de tous les prisonniers par le biais de la signature d'un accord humanitaire sans obstacles», a déclaré le numéro 2 des Farc dans une interview publiée mercredi par l'agence ANNCOL (proche de la guérilla).
«Obstruction obstinée»
Selon le chef rebelle, «les gouvernements et peuples amis de l'accord humanitaire et de la paix en Colombie seraient alors à nouveau respectés et leurs bons offices reconnus». Raul Reyes dénonce «l'obstruction obstinée» du président colombien à tout accord de libération des otages.
Le président colombien a réaffirmé mercredi son refus de procéder au retrait militaire réclamé par les Farc pour organiser un échange entre ses otages et des rebelles emprisonnés. Ces derniers se sont engagées, dans un message rendu public mardi, à libérer trois otages dont l'ancienne collaboratrice d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas, et son fils Emmanuel né en captivité.
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 20/12/2007
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