14/08/2008
Conflit entre la Géorgie et la Russie : début des entretiens de Condoleezza Rice avec Nicolas Sarkozy

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est arrivée jeudi après-midi au Fort de Brégançon (sud-est de la France) pour s'entretenir avec le président français Nicolas Sarkozy de la situation en Géorgie.
Le chef de la diplomatie français Bernard Kouchner participe également à cette rencontre, qui se déroule au Fort de Brégançon, résidence officielle des chefs d'Etat français.
Condoleezza Rice doit se rendre ensuite vendredi à Tbilissi, où elle rencontrera le président Mikheïl Saakachvili, pour manifester la "solidarité" des Etats-Unis avec la Géorgie dans le conflit qui l'oppose à la Russie à propos des deux régions séparatistes de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.
Ce déplacement, près d'une semaine après le début du conflit entre Tbilissi et Moscou, marque la volonté des Etats-Unis de reprendre la main diplomatiquement après avoir laissé Nicolas Sarkozy monter en première ligne au nom des Européens.
M. Sarkozy s'est rendu mardi à Moscou et Tbilissi pour des négociations à l'issue desquelles la Russie et la Géorgie ont souscrit à un plan de paix en six points dont l'application restait encore fragile jeudi sur le terrain.
La France va bientôt proposer un nouveau projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU, incluant le plan de paix accepté sous conditions par la Russie et la Géorgie.
La France a indiqué que M. Sarkozy avait reçu du président russe Dmitri Medvedev "l'assurance que la Russie respecterait les engagements pris" dans le cadre du plan de paix.
Annonçant sa décision de dépêcher Mme Rice en France et en Géorgie, le président George W. Bush avait appelé mercredi la Russie à respecter sa promesse de cesser ses opérations militaires.
"Nous attendons de la Russie qu'elle respecte son engagement de cesser toutes ses activités militaires en Géorgie et nous attendons de toutes les forces russes qui sont entrées en Géorgie ces derniers jours qu'elles se retirent de ce pays", a-t-il dit.
Mais sur le terrain la situation restait confuse jeudi, et la Géorgie accusait notamment la Russie d'avoir renforcé son dispositif militaire dans la ville de Gori, un noeud stratégique au centre du pays.
Avant de s'envoler pour la France, Mme Rice a prévenu la Russie qu'elle risquait de "renforcer son isolement international" si elle ne respectait pas le cessez-le-feu. "Les rapports ne sont pas encourageants", a-t-elle déclaré.
"Ceci n'est pas 1968 et l'invasion de la Tchécoslovaquie, lorsque la Russie peut menacer ses voisins, occuper une capitale, renverser un gouvernement et s'en tirer", a-t-elle lancé. "Les choses ont changé".
En réponse aux remarques de son homologue russe Sergueï Lavrov qui a appelé les Etats-Unis à "choisir" entre le soutien à la Géorgie et la coopération avec Moscou sur les dossiers internationaux, Mme Rice a réaffirmé "très clairement" le soutien des Etats-Unis à la Géorgie.
La presse russe a estimé jeudi que la crise géorgienne avait mis un point final aux bonnes relations russo-américaines
Johnny PERCHEC avec AFP
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13/08/2008
UMP Europe : Géorgie et Russie acceptent avec réserves le plan de paix négocié par Sarkozy

La Russie et la Géorgie ont accepté mardi le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy, qui prévoit le retrait de l'essentiel des forces russes et géorgiennes, Tbilissi excluant cependant toute discussion ultérieure sur le statut de ses territoires séparatistes.
Le président russe Dmitri Medvedev a ordonné mardi la fin des hostilités contre la Géorgie avant l'annonce dans la soirée que le plan de paix négocié par la France, présidente de l'UE, avait été accepté par les deux pays. Ce plan prévoit le retrait des forces russes et géorgiennes, et dont a été retirée toute mention de discussion sur le statut futur des territoires séparatistes géorgiens.
"Il y a un texte, il a été accepté à Moscou, il a été accepté ici en Géorgie (...), j'ai l'accord de tous les protagonistes", a dit le président Sarkozy mardi soir lors d'une conférence de presse commune à l'issue d'entretiens avec son homologue géorgien Mikheïl Saakachvili à Tbilissi.
Ce "texte-cadre" sera présenté aux ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne mercredi à Bruxelles "pour qu'il soit soutenu et garanti" par l'UE, a précisé président français, qui s'était d'abord rendu dans la journée à Moscou. "Ce texte servira de base à la préparation d'un document juridique sous la forme d'une résolution qui sera déposée au Conseil de sécurité de l'Onu", a poursuivi M. Sarkozy.
Le président géorgien a pour sa part insisté sur le fait que la perspective de discussions ultérieures sur le statut de l'Abkhazie et de l'Ossétie du sud, initialement prévue par le texte en six points avait été écartée. "Nous ne voulons laisser aucun doute (sur le fait que) l'intégrité territoriale et l'appartenance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie (les deux territoires séparatistes en question) à la Géorgie ne pourra jamais être mise en doute", a insisté le président géorgien.
Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, avait déclaré samedi que la Géorgie avait porté un "coup mortel" à son intégrité territoriale en faisant entrer ses soldats la veille en Ossétie du Sud.
Du reste, a précisé M. Sarkozy, "dans l'attente d'un mécanisme international" sur la nécessité duquel insiste Tbilissi, les "forces de paix russes", vont pouvoir mettre en oeuvre "des mesures additionnelles de sécurité" dans "l'immédiate proximité de l'Ossétie du Sud", en territoire géorgien.
Le plan prévoit par ailleurs que les parties russe et géorgienne s'engagent à ne pas "recourir à la force", à "cesser les hostilités de façon définitive", assurer un "accès libre à l'aide humanitaire", que les forces géorgiennes doivent retourner "dans leur lieu habituel de cantonnement", tandis que l'armée russe doit se retirer "sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités".
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait averti que la Russie serait contrainte de prendre de nouvelles "mesures" contre la Géorgie, si celle-ci rejetait le plan de paix négocié par M. Sarkozy. Mikheïl Saakachvili est "tombé dans un piège grossier" en lançant une offensive militaire en Ossétie du Sud et il "a joué et perdu", a-t-on estimé dans l'entourage du président français Nicolas Sarkozy.
Les Etats-Unis avaient souligné que les opérations militaires russes en Géorgie devaient "vraiment s'arrêter maintenant", et ont annulé selon une source un exercice militaire conjoint qui devait se tenir du 15 au 23 août avec les Russes dans la mer du Japon.
Avant d'accepter un accord, la Géorgie a annoncé quitter la Communauté des Etats indépendants, qui regroupe sous la houlette de la Russie douze des quinze ex-républiques soviétiques, et demandé une "assistance militaire" à l'Otan, notamment pour remplacer son système de radars détruit par l'offensive russe. Les perspectives pour la Géorgie d'une entrée à terme au sein de l'Alliance atlantique "sont maintenues", a affirmé le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer.
Par ailleurs, la Géorgie a porté plainte devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre la Russie pour "nettoyage ethnique", a annoncé la CIJ dans la soirée.
Cinq dirigeants d'anciens pays communistes, la Pologne, l'Ukraine et les Etats baltes, étaient venus mardi soir à Tbilissi soutenir la Géorgie.Le temps de la domination russe "est passé" en Géorgie, a notamment lancé le président polonais Lech Kaczynski, devant des dizaines de milliers de personnes réunies devant le Parlement géorgien.
Sur le terrain, la situation est restée confuse mardi, les Russes accusant les Géorgiens ne ne pas respecter le cessez-le-feu, mais annonçant pour leur part avoir pris le contrôle de l'aéroport de Senaki, proche de l'Abkhazie, dans l'ouest de la Géorgie.
Deux journalistes, l'un géorgien et l'autre néerlandais, ont été tués dans le bombardement de la ville géorgienne de Gori, selon un photographe de l'AFP et la chaîne de télévision RTL pour laquelle travaillait le correspondant néerlandais.
"Nous avons de très lourdes pertes, une grande partie de nos équipements militaires et de notre armement a été détruit", les forces russes ont fait sauter mardi au moins trois navires de guerre dans le port géorgien de Poti, sur la mer Noire, a annoncé le Conseil de sécurité géorgien.
Johnny PERCHEC avec AFP
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11/08/2008
Blog UMP : Le président français Nicolas Sarkozy mardi à Moscou pour obtenir un cessez-le-feu
Le président français Nicolas Sarkozy devrait se rendre dès mardi à Moscou pour "tenter de finaliser" un accord de cessez-le-feu dans le conflit entre Russes et Géorgiens, a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner depuis Tbilissi à la radio RTL.
"Si le président Sarkozy vient demain (à Moscou, ndlr), comme je le comprends, et ça va être affirmé ou coaffirmé dans la journée, j'attendrai peut-être le président Sarkozy" pour rencontrer le président russe Dmitri Medvedev, a déclaré M. Kouchner, arrivé dimanche soir à Tbilissi pour une mission de médiation, et qui doit se rendre à Moscou dans la journée de lundi.
M. Sarkozy se rendra à Moscou "pour tenter de finaliser toutes ces démarches que nous faisons autour d'un document qui serait accepté par tous les deux", la Russie et la Géorgie. Interrogée, la présidence française, qui a annoncé dimanche ainsi que le Kremlin la présence de Nicolas Sarkozy à Moscou "dans les prochains jours", n'a ni confirmé ni démenti ces informations.
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26/07/2008
UMP Etats-Unis : Barack Obama, «L'Américain moyen aime énormément les Français»

La caravane Obama s'est arrêtée à Paris. Lors d'une visite éclair, le candidat démocrate s'est entretenu pendant un peu plus d'une heure avec Nicolas Sarkozy avant une conférence de presse conjointe devant les journalistes français et une centaine de journalistes américains.
«Nous avons une grande convergence de vues» et «nous avons eu une discussion passionnante», a déclaré le président français qui n'a pas caché son soutien à Barack Obama. «L'aventure de Barack Obama parle aux Français. J'ai le plaisir de retrouver le sénateur que j'avais rencontré en 2006 où nous avions parlé du Darfour. Nous étions deux: il y en a un qui est devenu président, l'autre peut le devenir aussi».
«Sur le changement climatique, la réforme des institutions mondiales, la paix dans le monde, la globalisation du capitalisme financier, on a beaucoup de choses à faire ensemble», a déclaré Nicolas Sarkozy. Le candidat démocrate a lui aussi chercher à rapprocher les deux pays: «Ca fait trop longtemps maintenant qu'il y a une caricature des deux côtés de l'Atlantique», a t-il regretté, assurant que «l'Américain moyen aime énormément les Français».
L'Iran et l'Afghanistan
Obama a insisté sur la question iranienne, au coeur de ses préoccupations. Il s'est adressé directement aux dirigeants iraniens: «Changez votre attitude et vous aurez tous les avantages de ce changement. Continuez avec votre programme illicite et la communauté internationale va mettre de plus en plus de pression sur vous, en matière de sanctions notamment».
Nicolas Sarkozy a préféré se focaliser sur l'Afghanistan. «Nous n'avons pas le droit de perdre (...) Nous n'avons pas le droit de laisser revenir les talibans qui ont privé de scolarité six millions de petites filles parce qu'elles sont des petites filles», a-t-il insisté, en rappelant qu'il avait décidé de l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.
Pas de bain de foule
Devant les journalistes, Barack Obama a dû expliquer pourquoi son voyage en France était si bref: «Ce n'est pas commun de quitter les Etats-Unis pendant plus d'une semaine pendant une campagne présidentielle [...] Le discours que j'ai fait en Allemagne visait un public européen au sens large et j'espère que mes amis en France ont pu entendre ce que j'ai dit sur le renforcement de la relation entre les Etats-Unis et l'Europe».
La conférence de presse à peine terminée, la voiture de Barack Obama démarrait en trombe pour rejoindre l'aéroport. Malgré les cris d'une cinquantaine de fans qui hurlaient «Ye, we can!» juste devant l'Elysée, le candidat démocrate n'a finalement pas fait de bain de foule. Toute la caravane qui l'accompagne dans sa tournée était priée d'accélérer le mouvement. Direction Londres.
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22/07/2008
UMP MONTPELLIER : Les Irlandais séduits par l'offensive de charme de Sarkozy

La presse et la plupart des responsables irlandais ont salué mardi l'offensive de charme du président français Nicolas Sarkozy lors de sa visite "sans faux pas" à Dublin, qui a semblé rassurer les Irlandais sur ses intentions un mois après leur "non" au traité de Lisbonne.
"Constructive": ainsi est qualifiée la visite de M. Sarkozy par le principal quotidien irlandais The Irish Times. L'Irish Independent exprime lui son "Soulagement alors que Sarkozy charme sans le moindre faux pas", tandis que l'Examiner titre "Séduits par le charme français".
Ces appréciations contrastent avec le mécontentement exprimé avant sa visite au sujet des propos de M. Sarkozy, qui avait suggéré la semaine passée que les Irlandais devraient "revoter" après le succès du "non" à 53% au référendum du 12 juin. La presse avait alors dénoncé une "farce française", quand nombre d'Irlandais s'étaient sentis "insultés".
Mais, M. Sarkozy, président en exercice du Conseil européen, a certifié lundi lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre irlandais Brian Cowen, n'avoir "jamais dit que l'Irlande devait convoquer un nouveau référendum". "Nous ne voulons pas imposer quoi que ce soit", a-t-il ajouté.
L'Irish Times félicite le chef de l'Etat français pour avoir mené "une bonne journée de travail" et lancé une "ouverture utile" aux discussions sur la meilleure manière de répondre à la crise institutionnelle provoquée par le "non" irlandais.
"L'énergie de M. Sarkozy pour résoudre les problèmes a impressionné les dirigeants politiques et les activistes qu'il a rencontrés", a assuré le journal.
L'Examiner remarque que M. Sarkozy a tenté d'apaiser les Irlandais en leur disant savoir "ce que c'est que d'être isolé", en référence au rejet en 2005 par la France du projet de Constitution européenne lors d'un référendum.
Mais prévient le journal, l'assurance donnée par le président français que les 26 autres pays de l'Union européenne (UE) entendent poursuivre la mise en oeuvre du traité de Lisbonne, en dépit du "non" irlandais", pourrait bien "être la manifestation d'une main de fer dans un gant de velours".
La visite a également été qualifiée d'"utile" par Gerry Adams, dirigeant du parti Sinn Féin, seule formation représentée au Parlement à avoir appelé à voter "non" au référendum.
"Il faut noter que M. Sarkozy a fait ce que le gouvernement irlandais n'a pas réussi à faire, il a rencontré et écouté" les opposants au traité, a-t-il apprécié.
La sénatrice écologiste Deirdre de Burca a de même dit avoir été frappée par le fait que le président français ait passé "beaucoup de temps avec nous, à nous convaincre, en se montrant très plaisant et de bonne humeur".
Le seul bémol dans ce concert de louanges est venu de Declan Ganley, un homme d'affaires irlandais ayant mené une campagne très active contre le traité avec son association Libertas, qui a accusé M. Sarkozy d'avoir fait la sourde oreille.
"Le plus inquiétant au sujet de cette rencontre est que clairement le message n'a pas été bien entendu, peut-être même pas entendu du tout", a-t-il asséné.
Même les manifestations qui ont accueilli le déplacement de M. Sarkozy ont été des plus sereines. Parmi les quelque 1.400 à 1.800 manifestants, selon la police, on dénombrait des opposants au traité de Lisbonne, mais aussi de nombreux défenseurs de la politique agricole européenne de M. Sarkozy.
Un seul incident a terni la visite, lorsqu'un manifestant -français- a jeté des oeufs en direction du président français, à son arrivée au siège du gouvernement irlandais à Dublin.
Un juge a abandonné mardi les charges pour "comportement menaçant, insultant et abusif" pesant à l'encontre de Michael Audron, un Français qui vit en Irlande depuis trois ans, après qu'il eut accepté de verser 150 euros à une organisation caritative.
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03/07/2008
UMP MONTPELLIER: L'armée colombienne libère Ingrid Betancourt et trois otages Américains

L'armée colombienne a libéré mercredi dans le sud-est de la Colombie l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, trois Américains et onze militaires colombiens détenus par la guérilla des Farc, lors d'une opération d'infiltration soigneusement planifiée.
Les otages, dont Ingrid Betancourt détenue depuis plus de six ans par les rebelles et les Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, ont été libérés au cours d'une opération héliportée de l'armée, a annoncé le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos au cours d'une conférence de presse improvisée.
Onze militaires colombiens, principalement des officiers, ont également pu retrouver la liberté dans cette opération menée dans la province du Guaviare, dans le sud-est de la Colombie, selon le ministre. "Jamais nous n'avons improvisé" a déclaré mercredi soir dans un discours à la nation le président colombien Alvaro Uribe qui a salué "le travail magnifique des militaires".
"Je remercie le président Uribe d'avoir pris ce risque, je sais que cela a du être un moment très difficile parce que l'opération était très risquée mais elle s'est déroulée de manière impeccable", a affirmé quelques heures après avoir recouvré la liberté Ingrid Betancourt.
Ingrid Betancourt, souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheuveux noués sur la nuque, est descendue la première de l'avion qui l'a amenée à Bogota et s'est jetée dans les bras de sa mère, Yolanda Pulecio, puis dans ceux de son mari, Juan Carlos Lecompte.
Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, qui était présent sur l'aéroport, a souligné que cette "opération était digne d'un film". Puis le commandant des forces militaires Fredy Padilla a dans un discours public rendu hommage à l'armée, précisant qu'au cours de cette opération de libération "il n'y a pas eu un seul tir, pas un seul blessé". "Les otages ont été libérés lors d'une opération de l'armée au cours de laquelle il a été possible d'infiltrer le premier cercle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), celui qui a surveillé pendant les dernières années un important groupe d'otages", a expliqué M. Santos.
Comme les otages séquestrés étaient divisés en trois groupes, l'armée, invoquant grâce à ses agents infiltrés parmi les geôliers guérilleros un faux ordre d'Alfonso Cano, le nouveau chef des Farc, a obtenu que les otages soient regroupés "soi-disant toujours sur ordre de Cano" par leurs gardiens dans un lieu du sud du pays, selon le ministre.
"Puis un hélicoptère qui, en réalité, appartenait à l'armée nationale et avait à son bord des membres des services secrets, a libéré les otages dans le lieu de regroupement", a précisé M. Santos. "César", le chef des geôliers rebelles, et un autre guérillero qui se trouvaient dans l'hélicoptère, ont été immédiatement "neutralisés", a poursuivi M. Santos.
Le ministre a également révéle mercredi soir qu'un "plan B" de rechange qui consistait à encercler les Farc sans les combattre et à faire venir des organisations humanitaires pour négocier les libérations, était prévu en cas d'échec. Les trois Américains sont déjà "en train de voler vers les Etats-Unis pour retrouver leurs proches" sans escale à Bogota, a conclu M. Santos.
Le président français Nicolas Sarkozy qui venait "de s'entretenir longuement" avec son homologue colombien Alvaro Uribe, l'a remercié pour cette "opération militaire couronnée de succès", M. Sarkozy a appelé la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à cesser "ce combat absurde et moyenâgeux". Il a également réaffirmé mercredi soir que la France était prête à accueillir les membres des Farc acceptant de renoncer à la lutte armée.
Parmi les premières réactions des familles, Lorenzo Delloye, le fils d'Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, s'est exclamé en apprenant à Paris la nouvelle: "C'est une immense joie, une joie indescriptible. je n'arrive pas à y croire".
Depuis Washington, le président George W. Bush a appelé son homologue colombien pour le féliciter et le remercier après la libération des 15 otages, dont les trois Américains, a annoncé la Maison Blanche.
Les trois otages américains, des sous-traitants recrutés par la département de la Défense, se trouvaient en mission de lutte contre la drogue à bord d'un avion du Commandement sud des Etats-Unis, qui a dû se poser à la suite d'une défaillance mécanique dans une zone contrôlée par les Farc, le 13 février 2003, où ils ont été capturés par les rebelles.
A Madrid, le gouvernement a exprimé son "énorme satisfaction" à la suite de l'annonce de ces libérations. A Caracas, le gouvernement vénézuélien d'Hugo Chavez s'est "réjoui" de la libération des otages et a demandé aux Farc de libérer toutes les personnes qu'elles détiennent.
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21/06/2008
TVA pétrolière: la France obtient un geste très symbolique de l'UE

Le président français Nicolas Sarkozy a obtenu vendredi que son idée controversée de plafonnement de la TVA sur le pétrole soit examinée par l'Europe, mais sans garantie aucune qu'elle se concrétise en raison d'une opposition toujours vive de plusieurs pays.
A l'issue de leur sommet de 24 heures à Bruxelles, qui ambitionnait de s'attaquer aux inquiétudes suscitées dans la population par la flambée des prix des hydrocarbures, les dirigeants européens ont accepté de confier une mission à la France, qui présidera l'UE à partir de juillet.
Paris est chargé d'examiner "en coopération avec la Commission" européenne "la faisabilité et l'impact" d'une série de mesures, selon leur texte final.
Contrairement à un premier projet, le document ne fait plus référence explicite au fait que les "mesures fiscales" feront aussi partie du champ d'étude.
Néanmoins Paris a bien obtenu que soit incluse son idée controversée de suspendre le prélèvement de la TVA à partir d'un certain niveau de prix pour le pétrole, afin de soulager les ménages.
"Je ne cèderai pas, je me battrai sur le sujet, c'est un élément de justice", a assuré le chef de l'Etat français.
"Prélever 20% de fiscalité sur un baril à 42 dollars et prélever les mêmes 20% à 139 dollars ce n'est pas tout à fait la même chose", a argumenté M. Sarkozy.
Il a toutefois reconnu que cette promesse "de discussion" ne signifiait en rien que son idée sera bien acceptée au final. "Je veux être franc avec vous", a-t-il dit aux journalistes.
Les chances de concrétisation sont en réalité minces eu égard aux critiques ouvertes de nombreux pays, qui refusent qu'en limitant la fiscalité sur le pétrole on n'encourage la consommation de pétrole à un moment où, vu le niveau des prix et la raréfaction des ressources, il faudrait au contraire la réduire.
Nicolas Sarkozy a du reste reconnu ouvertement son désaccord avec la chancelière allemande Angela Merkel sur le sujet.
"Je respecte les positions de nos amis allemands qui considèrent qu'il y a un marché et qu'il faut laisser le marché faire. Ce n'est pas ma position", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Les partisans de la formule de TVA plafonnée ne sont guère nombreux. "Ce n'est pas en manipulant la TVA et d'autres taxes que nous parviendrons à une réduction des coûts mais par le biais d'une réduction du prix de la matière première", a ainsi affirmé le Premier ministre polonais Donald Tusk.
"Le problème soulevé par M. Sarkozy est un réel problème. Le moyen pour y remédier qu'il propose n'est pas idéalement conçu", a réagi le chef du gouvernement luxembourgeois Jean-Claude Juncker, également chef de file des ministres des Finances de la zone euro.
"En France, les recettes de TVA ont augmenté suite à l'augmentation des prix pétroliers. Dans d'autres Etats membres, les volumes des recettes ayant pour origine la TVA sur les produits pétroliers ont diminué", a-t-il dit. "On ne peut donc pas conclure d'une situation nationale une mesure générale au niveau de l'Europe", a-t-il ajouté.
Lire aussi :
Coup de gueule de Johnny Perchec (UMP MEZE) : Georges Frêche augmente le prix de l'essence depuis 2 ans !!!
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16/06/2008
UMP MONTPELLIER : Nicolas Sarkozy va tenter lundi à Prague de remobiliser une Europe en crise

Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assure la présidence de l'UE dans quinze jours, se rend lundi à Prague pour tenter d'atténuer l'impact dans ce pays du non de l'Irlande au traité de Lisbonne et convaincre que l'Europe peut surmonter cette nouvelle crise.
Initialement conçue comme une simple étape de présentation des priorités de son mandat, la visite de M. Sarkozy à Prague a pris depuis l'annonce vendredi de la victoire du non au référendum irlandais sur le traité européen de Lisbonne des allures de réunion de crise, trois jours avant un sommet européen à Bruxelles.
La France et la République tchèque doivent en effet prendre successivement, du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009, les rênes de l'UE, et auront donc à gérer les retombées politiques et institutionnelles du refus irlandais.
"Vous pouvez compter sur le président de la République (Nicolas Sarkozy) pour ne pas laisser l'Europe en panne", a assuré dimanche le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, dans un entretien publié à Paris.
Il a souligné que Paris comptait sur "un accord politique au Conseil" européen cette semaine, pour donner à la présidence française "tous les moyens de mettre en oeuvre des politiques indispensables à l'Europe".
Sitôt connu le rejet de l'Irlande, Nicolas Sarkozy et le Premier ministre libéral tchèque Mirek Topolanek ont concédé que ce résultat constituait "une difficulté" ou une "complication", mais ont tenu à en dédramatiser les répercussions.
Le président français a appelé samedi à "continuer le processus de ratification" du traité européen de Lisbonne "de façon à ce que l'incident irlandais ne devienne pas une crise".
Le chef du gouvernement tchèque a, lui, estimé vendredi que l'UE allait continuer à fonctionner de manière "stable" et assuré que son pays continuait à préparer sa présidence tournante de l'UE, au premier semestre 2009.
Beaucoup plus tranché, le président tchèque Vaclav Klaus, qui fut l'un des chefs d'Etat les plus réticents au projet de traité dit "simplifié" de Lisbonne, a considéré comme "fini" le processus de ratification du texte, toujours en cours en République tchèque.
"Le projet de traité de Lisbonne a pris fin aujourd'hui avec la décision des électeurs irlandais", a-t-il dit, évoquant une "victoire de la liberté et de la raison sur les projets élitistes artificiels et la bureaucratie européenne".
Nicolas Sarkozy n'aura pas l'occasion lundi de rencontrer M. Klaus, convalescent, mais il s'efforcera de convaincre la République tchèque de poursuivre la ratification.
Le secrétaire d'Etat français Jean-Pierre Jouyet a plaidé samedi pour que parallèlement à la poursuite du processus de ratification, soit menée une réflexion et une "médiation" avec l'Irlande sur une éventuelle "adaptation" du traité de Lisbonne pour ce pays, afin qu'il puisse être à nouveau présenté au vote.
"Nous allons perdre quelques mois sur le plan institutionnel, mais nous ne perdrons pas de temps en ce qui concerne les projets attendus", a-t-il déclaré dimanche.
Jugeant que l'Europe ne pouvait "pas rester sans réponses concrètes" au risque d'aller "de mal en pis", il a indiqué que le président français "fera en sorte au Conseil de jeudi de déboucher sur des mesures concrètes", notamment en tentant de faire accepter sa proposition de plafonner le prélèvement de TVA sur les carburants pour limiter la hausse des prix.
Nicolas Sarkozy s'était fait le plus ardent défenseur de la relance en 2007 de la construction européenne, bloquée depuis 2005. Il a jugé samedi que le non irlandais avait exprimé "un appel à faire davantage, mieux, différemment".
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28/04/2008
Nicolas Sarkozy entame une visite d'Etat de 48 heures en Tunisie

Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé lundi après-midi à Tunis, où il a été accueilli par son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali, au début d'une visite d'Etat de 48 heures en Tunisie.
M. Sarkozy, accompagné de son épouse Carla, conclut à Tunis sa première tournée des pays du Maghreb moins d'un an après son arrivée en mai à l'Elysée.
Il a été salué à sa descente d'avion peu après 16H30 locales (14H30 GMT) par M. Ben Ali, avec lequel il aura en soirée un premier entretien au Palais de Carthage (banlieue nord).
Les deux hommes parcourront auparavant l'Avenue Habib Bourguiba, au coeur de Tunis, pour un "accueil populaire" de bienvenue au chef de l'Etat français.
"Bienvenue à l'illustre hôte!" lit-on en français sur une des banderoles suspendues au milieu des drapeaux français tricolores et tunisiens rouge et blanc, sur l'avenue centrale Habib Bourguiba de Tunis, embellie et soigneusement sécurisée pour un accueil "populaire".
Au programme de la visite du chef de l'Etat français, la deuxième à Tunis après un déplacement éclair en juillet dernier: des conventions de financement, des contrats dans le transport aérien et l'énergie, et un accord cadre dans le nucléaire civil, similaire à ceux signés avec la Libye, le Maroc et l'Algérie.
Nicolas Sarkozy, accompagné d'une centaine de patrons, s'adressera mardi à une forum économique et devrait conforter la position traditionnelle de la France au premier rang des partenaires économiques de la Tunisie.
Tunis passerait une commande d'une dizaine d'appareils à l'avionneur Airbus en vue du renouvellement de la flotte de Tunisair et confierait à Alstom l'équipement de la centrale thermique de Ghannouch (sud) pour un montant global de contrats estimé à deux milliards d'euros, selon une source informée à Tunis.
Le séjour de Nicolas Sarkozy sera une nouvelle occasion de célébrer la relation dite "excellente" et "privilégiée" que la France entretient avec son ancien Protectorat (1881-1956).
M. Sarkozy a indiqué se rendre en Tunisie pour exprimer son "estime" et son "soutien" à Zine El Abidine Ben Ali, dans un entretien dimanche au quotidien tunisois Ach-Chourouk. Il y exprimait son "souci" d'approfondir des relations "excellentes, tant par leur densité que par leur diversité".
La France devrait conclure avec Tunis sa première convention de gestion concertée des flux migratoires avec un pays maghrébin, M. Sarkozy ayant souligné le besoin de s'attaquer à l'immigration illégale dans une interview publiée lundi au quotidien francophone Le Temps.
Sujet au coeur des entretiens: le lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM), au sommet de Paris en juillet, au moment où la France prendra la présidence de l'Union européenne.
Nicolas Sarkozy, qui promeut ce nouveau partenariat entre l'Europe et ses voisins du sud, n'a obtenu le ralliement de ses partenaires européens qu'au prix de sérieux amendements.
M. Ben Ali, dont le pays souhaiterait abriter le siège de l'UPM, a réitéré dimanche son appui au projet, se disant "convaincu que la Méditerranée doit être un espace de paix, de coopération et de solidarité". La Tunisie a été le premier pays au sud de la Méditerranée à entrer en zone de libre-échange avec l'Union européenne début janvier 2008.
M. Sarkozy sera accompagné de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade et le dossier devrait être évoqué, selon l'Elysée.
Des ONG tunisiennes et internationales ont fait savoir qu'elles attendaient un "geste fort" du président français sur ce terrain.
Le régime est régulièrement critiqué par des ONG internationales pour les restrictions des libertés et violations des droits de l'homme.
Mais Tunis a rejeté par avance des "allégations purement partiales et trompeuses" et "les partis pris de certaines ONG systématiquement hostiles".
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27/01/2008
Sarkozy plaide pour une meilleure "transparence" des marchés financiers

Raveendran AFP ¦ Nicolas Sarkozy discute avec le Premier ministre indien Manmohan Singh, le 26 janvier 2008 à New Delhi
Le président français Nicolas Sarkozy a prêché samedi, au dernier jour de sa visite en Inde, pour une meilleure "transparence" des marchés financiers internationaux, estimant qu'ils devraient favoriser les entrepreneurs plutôt que les spéculateurs.
"Je crois à l'économie de marché, je crois à la liberté du commerce, mais je veux un capitalisme qui ait des règles, un capitalisme où il y ait davantage de place pour l'entrepreneur que pour le spéculateur", a déclaré M. Sarkozy lors d'une allocution devant la communauté française de New Delhi.
"A force de favoriser la spéculation, les salles de marché, les cours au jour le jour, on se retrouve avec le problème des +subprime+ d'un côté, qui risque de pénaliser la croissance du monde, c'est-à-dire le travail des gens qui créent de la richesse, et la spéculation, qui ne crée pas de richesses", a poursuivi le chef de l'Etat.
"Il est temps maintenant de mettre de la transparence, de nouvelles règles prudentielles dans le système financier mondial, et aussi national, et de préférer prêter de l'argent à celui qui entreprend et crée de la richesse, plutôt qu'à celui qui veut acheter pour dépecer et spéculer", a insisté Nicolas Sarkozy.
"Il faut arrêter avec un système financier qui marche sur la tête et qui perd de vue sa finalité", a-t-il ajouté, dénonçant un système qui peut réaliser "des profits gigantesques" et des "pertes gigantesques" en quelques heures, a-t-il conclu.
Nicolas Sarkozy doit retrouver mardi à Londres le Premier ministre britannique Gordon Brown, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien démissionnaire Romano Prodi pour discuter des moyens à adopter pour moraliser les marchés financiers.
© 2008 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 26/01/2008
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