27/11/2007

Nicolas Sarkozy propose un «New deal économique» à la Chine

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AFP ¦ Nicolas Sarkozy visite le site archéologique de la cité de Xian (Chine), le 25 novembre 2007

Pour Nicolas Sarkozy la donne était simple mais l’équation difficile: son prédécesseur Jacques Chirac était considéré comme «un vieil ami de la Chine», quand lui n’a pas la réputation de connaître l’empire du milieu. Comment dans ces conditions imposer sa marque lors de son voyage officiel à Pékin, sans toutefois froisser ses hôtes en étant trop insistant sur la question des droits de l’homme, et sans pouvoir trop se féliciter de la signature de 20 milliards de dollars de contrats qui ont, de fait, été négociés bien avant son arrivée?

Réponse: en parlant environnement. Une question qui, aux dires de son conseiller diplomatique Jean-David Levitte, est en train de devenir un vrai sujet de préoccupation en Chine.

Le président français a donc appelé mardi la Chine, l'un des principaux pollueurs de la planète, à adhérer à un «nouveau contrat mondial, un New Deal écologique et économique» pour combattre le réchauffement climatique.

«Je propose à la Chine de se joindre à un nouveau contrat mondial, à un New Deal écologique et économique. D'influer immédiatement, profondément et durablement, à la mesure de sa dimension et de sa force, sur les modes de production et de consommation énergétique», a-t-il, au dernier jour de sa visite, dans un discours devant des étudiants à l'Université de Qinghua à Pékin.

«Votre pays peut prendre cette décision stratégique», a-t-il affirmé à l'adresse du géant asiatique qui bat des records de croissance économique et est en passe de devenir le principal émetteur de gaz à effet de serre. «Nous ne vous demandons pas de renoncer à votre développement», a-t-il assuré, en réponse à une question d'un étudiant, tout en appelant la Chine à ne pas être «une caricature du développement».

Le pays le plus peuplé au monde, pointé du doigt en raison de l'effervescence de son économie, mais pays en développement, n'est pas soumis à une réduction contraignante de ses émissions de gaz à effet de serre au titre du protocole de Kyoto, contrairement aux pays développés signataires.

Lundi, les deux pays ont signé à Pékin une déclaration conjointe visant à renforcer leur coopération dans le domaine de l'environnement.


Clémence Lemaistre avec AFP



20Minutes.fr, éditions du 27/11/2007 - 14h37


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