samedi, 03 mai 2008

LCI Christophe Barbier - 02.05.2008 - Frederic Lefebvre


LCI Christophe Barbier - 02.05.2008
envoyé par fredericlefebvre






UMP LANGUEDOC-ROUSSILLON

Les Jeunes avec Jeanjean

UMP : Liberté, Responsabilité, Solidarité

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vendredi, 01 février 2008

Pourquoi certaines réformes sont-elles nécessaires ?


Pourquoi certaines réformes sont-elles nécessaires ?
envoyé par johnnydemeze




Bonjour à toutes et à tous,

En tant qu’adhérent UMP et convaincu de la nécessité d’un renouveau pour notre pays, je reste confiant quant aux mesures prises par le gouvernement actuel et souhaite faire, avec vous, un bilan des 8 mois passés.

Dans quelle situation se trouve la France et pourquoi les réformes du gouvernement sont-elle vitales pour nous Français ?

Je ne crois pas que l’on puisse rattraper en un an, un quart de siècle de laxisme, et c’est pour cela, que nous devons être confiants et courageux pour les années à venir.

Aujourd’hui, que constatons-nous ?

L’hypocrisie d’une opposition qui ne fait jamais de propositions.
Oui, il est légitime de critiquer, et cela doit servir à faire avancer les choses, mais à la condition d’accompagner cette démarche de propositions concrètes et fongibles, sinon, à quoi bon ?

Une question simple, valable dans tous les domaines, doit rester présente dans nos esprits si l’on souhaite comprendre le processus des réformes, c’est combien ça coûte ? Et comment finance t-on ?

Notre président, Nicolas SARKOZY, il y a quelques mois, a promis de nous donner plus de pouvoir d’achat.
Oui, cette mesure populaire est primordiale, mais sincèrement, pensez-vous que cela puisse se faire d’un coup de baguette magique ?

Non, bien évidemment, et je vais tenter de vous l’expliquer.

Notre pays ne peut pas se permettre d’augmenter les salaires car aujourd’hui la France manque de compétitivité.
Qu’est-ce que cela signifie ?

Nous avons de la demande dans notre pays, mais malheureusement cette dernière ne profite pas à nos entreprises et c’est bien là, un des problèmes essentiels : nous souffrons en France d’un manque d’offre.

Et bien d’après-vous, quelles en sont les raisons ?

A force de moins investir que ses voisines européennes, l’industrie française est devenue moins attrayante tout simplement.

Alors, comment redonner du souffle à l’économie ?
Comment le gouvernement de Nicolas SARKOZY envisage t-il l’avenir ?

D’abord, il souhaite accroître la participation au travail, des jeunes et des seniors, car, il faut en être conscient, nous atteignons aujourd’hui, le plus fort taux de chômage en Europe, pour cette catégorie de population et il est grand temps que cela change.

Ensuite, notre gouvernement veut ouvrir à la concurrence certains domaines, comme par exemple la grande distribution.
Ne rêvez-vous pas d’un panier de la ménagère plus accessible et moins onéreux ?

Cette ouverture favorisera ainsi l’innovation et la croissance, mais aussi permettra de réduire les prix et donc nous apportera plus de pouvoir d’achat.

Sa 3ème priorité est de permettre aux français de travailler plus et plus longtemps dans leur vie.
Un français passe en moyenne 48% de sa vie au travail contre 58% pour un britannique et 60% pour un danois.
Pourquoi refuserions-nous d’avoir le choix ?

Enfin, la 4ème réforme fondamentale est celle de l’enseignement supérieur qui octroie plus d’autonomie et envisage plus d’investissement.
Pour que le France conserve son avantage technologique face aux pays émergents, elle doit investir massivement dans l’éducation supérieure, et nous avons un grand retard dans ce domaine.

Alors oui, tous ces points tendent en faveur des français, mais, nous devons tous être conscient que le financement de ces projets sera lourd.

Il est grand temps de réagir pour combler le vide de ces dernières années, devenons responsables pour notre bien et celui de nos enfants, devenons co-gestionnaires de notre avenir et faisons confiance enfin à notre gouvernement.

Un grand merci d’avoir pris le temps de m’écouter.
Au revoir et à très bientôt.

Johnny PERCHEC
Adhérent UMP

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vendredi, 25 janvier 2008

Pouvoir d'achat: le Sénat muscle le dispositif de rachat des RTT

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Thomas Coex AFP/Archives ¦ Le Sénat




Le Sénat achevait jeudi soir l'examen du projet de loi sur le pouvoir d'achat, après avoir musclé le dispositif de rachat des jours de RTT, prolongé de deux ans par rapport au texte initial.

Le gouvernement avait prévu que les salariés puissent demander à leur employeur que des jours de congés, acquis au 1er janvier 2008 au titre de la réduction du temps de travail ou accumulés sur un compte épargne-temps, soient convertis en argent.

En première lecture, les députés ont décidé de prolonger ce dispositif jusqu'au 30 juin 2008, sous le régime des heures supplémentaires mis en place par la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA), qui fixe à 25% la majoration de rémunération.

Aux termes d'un amendement sénatorial défendu par l'UMP Catherine Procaccia et soutenu par le gouvernement, les salariés pourront monnayer leurs RTT jusqu'au 31 décembre 2009, un raisonnement en années pleines étant de nature, selon son auteur, à "simplifier l'application du dispositif" et une durée de deux ans "d'en maximiser les effets".

Le même amendement élargit aux entreprises de moins de 21 employés, qui actuellement n'y sont pas éligibles, et prolonge jusqu'au 31 décembre 2009, la possibilité pour les salariés de renoncer à un maximum de 10 jours de congés ou de RTT par an.

Sous réserve de l'accord de l'employeur, ces journées "donnent lieu à une majoration de salaire au moins égale au taux de majoration de la première heure supplémentaire applicable à l'entreprise".

Le gouvernement a en revanche obtenu le retrait d'un amendement UDF, qui visait à pérenniser, sans limite dans le temps, le principe du rachat des RTT et des journées stockées sur les comptes épargne-temps.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a fait valoir qu'une telle disposition relevait d'une négociation entre les partenaires sociaux sur la durée du temps de travail.

Les sénateurs ont entériné, avec des modifications à la marge, les dispositions du texte qui concernent le déblocage anticipé des sommes attribuées au titre de la participation, et la possibilité pour les entreprise qui ne sont pas soumises au régime de la participation, de verser à leurs salariés une "prime exceptionnelle" d'un maximum de 1.000 euros.

Le rétablissement de l'exonération totale de redevance audiovisuelle en 2008 pour les foyers âgés qui ne paient pas l'impôt sur le revenu, introduit dans le projet de loi par le gouvernement à l'Assemblée nationale, a été voté à l'unanimité.

Les deux articles proposés par Christine Boutin pour abaisser le coût du logement ont également été adoptés sans grand changement. Il s'agit de l'indexation des loyers sur l'indice des prix à la consommation et de la réduction à un mois du dépôt de garantie.

A l'initiative du président de la commission des Affaires sociales Nicolas About, qui a souhaité apporter aussi "des garanties aux propriétaires" les aides au logement, actuellement perçues par le locataire, seront versées directement au bailleur.


© 2008 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 24/01/2008




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dimanche, 02 décembre 2007

Nicolas Sarkozy : 50 minutes l'intégrale


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Débat : Dites-nous ce que vous pensez de cette prestation?



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Le chef de l'Etat a proposé que les entreprises qui rempliront les garanties requises puissent "s'exonérer des 35 heures en échange d'augmentations de salaires".

Toujours sur les 35 heures, il a proposé leur "monétisation", à savoir la possibilité pour les salariés "de les transformer en argent".

Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait lors d'une interview sur TF1 et France 2, a par ailleurs annoncé un déblocage des fonds de participation.

Sur les loyers, il a proposé que leur indexation se fasse sur l'indice des prix en général non plus uniquement sur celui de la construction et souhaité la fin du système des cautions et "un mois de garantie".

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jeudi, 29 novembre 2007

Pouvoir d'achat : l’UMP demande au gouvernement de continuer à multiplier les initiatives

L’UMP demande au gouvernement de continuer à multiplier les initiatives en faveur du pouvoir d’achat car cela commence à porter ses fruits sur la croissance !

La Loi TEPA (Travail, Emploi, et Pouvoir d'achat), à travers de nombreuses mesures, dont la stimulation de la croissance économique par le biais de l'allègement des charges sociales sur les heures supplémentaires, applicable depuis le début du mois d’octobre (près de 7 milliards d'euros en 2007 et 2008) et la mesure sur les intérêts d'emprunt qui a été renforcée en loi de finances, va permettre à tout les salariés du public et du privé de travailler plus pour gagner plus et d'augmenter ainsi leur pouvoir d'achat.

Pas moins de quatre ministres, dont Christine LAGARDE et Xavier BERTRAND, ont engagé, à l'occasion du lancement de la conférence pour l'emploi et le pouvoir d'achat fin octobre, les discussions avec les partenaires sociaux sur le mode de calcul du SMIC et sur la conditionnalité des allègements de charges avec les politiques salariales des entreprises ; Francois Hollande et le PS ne font donc que réclamer un dispositif que le gouvernement vient de mettre sur la table des négociations avec les partenaires sociaux !

L’annonce du doublement de la prime à la cuve passée de 75 à 150 euros pour les plus modestes ou la revalorisation de l’APL de 3% et de la PPE vont dans le même sens…

Le gouvernement montre sa détermination à agir pour augmenter le pouvoir d'achat en favorisant les hausses salariales mais il cherche aussi à lutter contre la hausse des prix et à favoriser l'encadrement des pratiques commerciales et de la libre concurrence.

Un projet de loi sur la consommation, présenté par Christine LAGARDE et Luc CHATEL, sera examiné cette semaine au Parlement, afin de favoriser la concurrence en matière de téléphonie et dans le secteur bancaire, avec, par exemple, la fin des numéros surtaxés pour les « hot lines» ou encore la possibilité de résilier son contrat dans les dix jours après la signature. Le Gouvernement est donc décidé à aller vite et loin dans le domaine de la baisse des prix avec le souci de toujours mettre le consommateur au centre du débat.

Par ailleurs, un projet de loi, le DDAC (Dispositions d'adaptation au droit Communautaire), défendu par Christine LAGARDE, sera discuté dés demain à l'Assemblée nationale. Ce texte vise notamment à faire baisser le prix des communications téléphoniques sur portables entre les DOM et la Métropole mais comprend également des dispositions sur les assurances automobiles pour les femmes ainsi que des mesures contre les pratiques abusives des agences immobilières et la fin de l'interdiction de rémunérer les comptes en banque.



Il convient d'ailleurs de noter que la commission Attali s'est fortement penchée sur la volonté du Gouvernement d'augmenter le pouvoir d'achat des Français, avec des propositions qui vont dans le même sens et des mesures pour stimuler le pouvoir d'achat et baisser les prix. La proposition de réforme de la loi Galland sur l'encadrement des relations entre la grande distribution et les fournisseurs a permis à Luc CHATEL d'afficher la volonté du gouvernement de prendre rapidement de nouvelles mesures permettant d'aller plus loin que les aménagements, déjà efficaces, de ces dernières années.

L'UMP se félicite de la rapidité et du volontarisme avec lesquelles le gouvernement se mobilise pour mettre en œuvre les engagements pris pendant la campagne en matière de pouvoir d’achat à un moment où la croissance a besoin d'être soutenue dans notre pays.

C'est la raison pour laquelle l'UMP s’est félicitée également de l'opposition du Président de la République et du Gouvernement à toute augmentation de la redevance qui aurait un impact direct sur le pouvoir d'achat de tous les Français, et que, à l'occasion du Grenelle de l'Environnement, le Président de la République ait choisi la baisse de la TVA sur les produits écologiques, pour lutter en faveur de l'environnement, en préservant le pouvoir d'achat.

Cette volonté de privilégier, dans toutes les décisions économiques, ce qui favorise le pouvoir d’achat a commencé à porter ses fruits : + 0,7% de croissance au 3ème trimestre alors que tous les oiseaux de mauvais augure nous annonçaient une croissance en berne avec la crise financière américaine.


Frédéric LEFEBVRE
Secrétaire national de l'UMP en charge de l’Economie, des Finances publiques et des Nouvelles Technologies



Communiqué du 19 novembre 2007


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Renforcer le pouvoir d’achat des consommateurs

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Après la loi sur le travail et le pouvoir d’achat (TEPA) votée cet été, le gouvernement poursuit son action en faveur de l’amélioration du pouvoir d’achat des Français par des propositions touchant de manière concrète et directe à leur vie quotidienne.

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Le projet de loi « pour le développement de la concurrence au service des consommateurs » présenté par Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de la consommation et du tourisme, et actuellement discuté au Parlement, prévoit de moderniser les relations commerciales dans la distribution et de modifier certaines pratiques dans le secteur bancaire ou encore la téléphonie afin de faire baisser les prix.


En jeu, la grande distribution et le système des marges arrière.

La loi Galland impose depuis 1996 un seuil de revente à perte très restrictif dans la grande distribution. Elle interdit également aux grandes surfaces de négocier les tarifs des industriels.
Le texte prévoit d’assouplir la loi en permettant à la grande distribution de réintégrer l'ensemble des "marges arrière" -sommes versées par les fournisseurs en échange de la promotion de leurs produits- dans le calcul du seuil de revente à perte. Le seuil de vente à perte serait ainsi abaissé.

Autrement dit, les distributeurs seraient autorisés à répercuter les rabais qu’ils obtiennent de leurs fournisseurs. En effet, si une PME vend pour 100€ de produits à un supermarché, elle n’en encaisse en réalité que 70. La différence correspond à un rabais consenti par les industriels pour que le produit soit bien mis en valeur sur les rayons ou figure sur le catalogue promotionnel.
Or, la grande surface n’a aujourd’hui pas le droit de répercuter à ses clients de la totalité de cette ristourne. Le consommateur ne profite donc pas de ces remises.
La loi prévoit de le lui permettre ce qui devrait permettre aux distributeurs de baisser davantage les prix.

En revanche, la vente à perte (càd vendre un produit moins cher qu’il a été acheté) reste interdite.


Secteur bancaire : transparence et médiation renforcées
Le texte prévoit d’obliger les banques à envoyer à chaque client un récapitulatif annuel des frais qu’ils paient au titre de la gestion de leur compte. Il impose également une procédure de médiation dans le cas de contentieux portant sur des placements et des crédits.


Télécommunications : plus d’information et de souplesse
Téléphonie mobile : changer ou résilier son contrat plus facilement
Le texte prévoit un assouplissement des conditions de résiliation des contrats de téléphonie mobile. Ainsi, un client, même s'il a souscrit à un contrat de deux ans avec un opérateur mobile, pourra le résilier entre le 12è et le 24è mois, en payant un tiers des mensualités restantes, celles-ci ne devant pas dépasser un certain plafond qui sera fixé par décret.

Internet : réduire le coût d’accès à certains services
Le projet met fin aux numéros surtaxés pour les "hotlines" (services téléphoniques d’assistance technique) et impose la gratuité du temps d'attente puis une tarification au prix d’une communication locale, une pratique déjà en vigueur chez la plupart des opérateurs télécoms et internet.
Selon un autre amendement adopté, les consommateurs pourront accéder gratuitement aux numéros verts (0 800...) depuis leur mobile, comme c'est le cas aujourd'hui depuis leur fixe.




Le projet de loi doit par ailleurs permettre au gouvernement de moderniser, de simplifier et d’harmoniser les dispositions du code de la consommation.



En savoir plus :
Le projet de loi « pour le développement de la concurrence au service des consommateurs »

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vendredi, 16 novembre 2007

Pouvoir d'achat : la condition de réussite des réformes

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Interview de Pierre MÉHAIGNERIE,
Vice-président du Conseil national de l'UMP
Président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale

Les Echos, le 16 novembre 2007

Pierre Méhaignerie a mis en place, avec une dizaine de députés UMP, un « comité pour l'amélioration du pouvoir d'achat des ouvriers et salariés modestes ».


Grèves contre la réforme des régimes spéciaux, malaise dans le milieu étudiant, grogne contre la réforme de la carte judiciaire, le tout sur fond d'augmentation des prix. Etes-vous inquiet ?
Je suis convaincu que les réformes engagées et annoncées permettront à la France de retrouver un taux de chômage de 5 % à 6 % d'ici à quelques années, de renforcer l'attractivité de notre économie et de redonner confiance au pays dans son avenir. Mais ces réformes seront d'autant mieux comprises et acceptées si elles sont marquées par l'esprit de justice et accompagnées socialement.


Est-ce à dire qu'entre le paquet fiscal de l'été et le budget de l'automne, il n'y a pas eu assez de mesures pour les plus modestes ?
Je m'insurge contre les contrevérités martelées par la gauche sur le paquet fiscal. Dire que 15 milliards ont été accordés aux plus riches est mensonger : 88 % de l'enveloppe budgétaire bénéficie aux classes moyennes et populaires. Cependant, je pense que nous devons encore faire davantage pour augmenter le pouvoir d'achat des plus modestes. Les prochaines échéances électorales, notamment municipales, se joueront sur l'amélioration de l'emploi mais aussi sur la perception des inégalités de la société française. C'est le seul point sur lequel la majorité peut chuter.


Que faudrait-il faire ?
Nous pouvons d'abord prendre, dès le collectif budgétaire de décembre, cinq ou six mesures d'ordre législatif pour assouplir l'application de la défiscalisation des heures supplémentaires. Par ailleurs, en plafonnant les niches fiscales, ou en instaurant un impôt minimal pour les très hauts revenus, nous pourrions rendre plus juste la fiscalité. Au-delà d'un certain niveau de revenu, nul ne doit pouvoir être exonéré d'impôts.


N'est-ce pas trop tard, puisque la discussion budgétaire s'achève ?
Non. Sur l'amélioration du pouvoir d'achat et sur la réduction des inégalités, la majorité doit se fixer des objectifs lisibles, mesurables et vérifiables. C'est la condition de réussite des réformes. L'année 2008 doit être placée sous le signe du pouvoir d'achat. Si le gouvernement a eu raison de ne pas donner de coup de pouce au SMIC - qui aurait accentué le sentiment de déclassement des salariés gagnant juste un peu plus et aurait pesé sur la compétitivité des entreprises -, il faut rappeler que le pouvoir d'achat des salariés modestes a été amélioré grâce à l'augmentation significative de la prime pour l'emploi (près de 300 euros au niveau du SMIC). Nous pourrions encore l'augmenter pour 2009 et l'annoncer rapidement. De même, la nécessaire négociation sur les minima de branche, attendue par les syndicats, serait rendue plus facile si l'on sécurisait l'allégement des charges sociales patronales en fixant un barème définitif.

Par ailleurs, des secteurs protégés font payer cher leurs services. Les propositions du rapport Attali devraient permettre d'accroître la concurrence au bénéfice des consommateurs. Réduire l'inégalité d'accès au patrimoine, c'est développer l'accession sociale à la propriété via le prêt social locatif et le Pass foncier. Enfin, certaines collectivités ont augmenté fortement leurs impôts locaux. Elles devront prendre des engagements de modération pour l'avenir.

Nicolas Sarkozy, qui a promis des « initiatives » en faveur du pouvoir d'achat, vous paraît-il ouvert à vos propositions ?
Oui. Même si je dois encore le convaincre sur des mesures comme l'impôt minimum alternatif.


PROPOS RECUEILLIS PAR ELSA FREYSSENET ET PIERRE-ALAIN FURBURY

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