jeudi, 13 décembre 2007

Lisbonne: les 27 ont signé le "mini" traité

e1fb8dd7b99a86f426273732866e0965.jpgLes chefs d'Etat et de gouvernement européens ont signé aujourd'hui à Lisbonne le "traité simplifié"
Le signature du document - chaque dirigeant s'est vu remettre un stylo en argent personnalisé - s'est déroulé dans le cloître de l'exubérant monastère des Jeronimos (Hiéronymites).

Le texte remplace le projet de constitution, qui avait été rejeté par deux pays, et doit encore être adopté par chacun des 27 états membres.

Ce "mini" traité été approuvé par les 27 le 19 octobre à Lisbonne , et doit entrer en vigueur au 1er janvier 2009, après avoir été ratifié par chacun des Etats membres.

La plupart des pays - sauf l'Irlande, tenue d'organiser un référendum - ont annoncé leur intention de ratifier le traité par voie parlementaire.

Malgré cette détermination à clore le débat, une montée en puissance des pro-référendum est encore possible. Mercredi, au Parlement européen, la proclamation de la Charte des droits fondamentaux, une des rares innovations du traité, a été bruyamment chahutée par des eurodéputés, partisans d'un référendum pour ratifier le texte.

Après la cérémonie de signature, les chefs d'Etat et de gouvernement, dont la plupart étaient déjà à Lisbonne le week-end dernier pour le 2e sommet UE-Afrique, se rendront à bord du traditionnel tramway lisboète jusqu'au musée des Carrosses pour un déjeuner en commun.

Ils devraient ensuite quitter rapidement la capitale portugaise, devant se retrouver dès vendredi matin à Bruxelles pour leur dernier sommet de l'année.


Agression d'huissiers au Parlement européen
En marge de la signature mercredi de la Charte des droits fondamentaux, des huissiers ont été agressés par des députés souverainistes au Parlement de Strasbourg.


Les présidents des deux principaux groupes politiques du Parlement européen ont dénoncé ces actes.

"Ce qui ne va pas, c'est que des huissiers dans cette maison soient agressés physiquement et verbalement pendant un débat. Mercredi, des huissiers ont été qualifiés de membres de la Gestapo et de SS, c'est une honte", a souligné le président du groupe socialiste au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz.


Il ajouté que "le député qui l'a fait doit être identifié et il faut que l'on porte plainte contre lui et que son immunité soit levée". Pour sa part, le président du groupe conservateur, le Français Joseph Daul a indiqué "Ce qui est inacceptable, c'est qu'on attaque avec des mots franchement dégueulasses le personnel de notre Parlement".

Réclamant la tenue d'un référendum sur le traité de Lisbonne, Des députés d'extrême gauche et d'extrême droite avaient bruyamment perturbé mercredi la signature de la Charte des droits fondamentaux.

Des huissiers étaient intervenus pour calmer le jeu et rassembler les pancartes qu'ils brandissaient. Selon plusieurs témoins, les plus agités étaient des députés non inscrits d'extrême droite ainsi que des membres des groupes souverainistes Union pour l'Europe des nations (UEN) et Indépendance et Démocratie (ID).

MM. Daul et Schulz ont demandé en vain des "excuses officielles" au groupe UEN.




http://www.elysee.fr


http://www.u-m-p.org