lundi, 12 mai 2008

Birmanie : Les réactions de Londres, Washington, Paris et Berlin

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Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a dénoncé dimanche "la négligence malveillante" du régime birman qui transforme la "catastrophe naturelle" qui a frappé le pays en une "désastre humanitaire".

"Une catastrophe naturelle est en train de se transformer en un désastre humanitaire d'une ampleur réellement considérable, en grande partie en raison de la négligence malveillante du régime", a déclaré le chef de la diplomatie britannique sur la télévision BBC One.

La junte militaire birmane a maintenu son référendum constitutionnel, organisé samedi, en dépit des appels internationaux lui demandant de secourir les quelque deux millions de sinistrés du cyclone Nargis dont une bonne partie n'a toujours pas reçu d'aide.

Interrogé sur la possibilité de contourner le problème en larguant directement de l'aide par avion, le ministre Miliband a cependant souligné que cela ne pouvait être envisagé qu'en "tout dernier recours". "Tous les experts du développement disent que ce n'est pas un manière très efficace de fournir de l'aide. Il pourrait s'agir d'un tout dernier recours, mais l'ensemble des experts dans cette région... disent clairement qu'il s'agit d'une solution de troisième, quatrième, cinquième, voire même sixième recours", a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni a offert dix millions de livres (12 millions d'euros) d'aide d'urgence à la Birmanie, son ancienne colonie. Une aide "supplémentaire" va suivre, a indiqué M. Miliband.

La Maison Blanche s'est abstenue samedi de critiquer directement la décision des autorités birmanes d'organiser un référendum constitutionnel, en soulignant seulement que le régime devrait se concentrer sur les opérations de secours après le cyclone Nargis. "Notre position sur le référendum (constitutionnel birman) est bien connue. Nous nous concentrons maintenant sur la façon d'apporter de l'aide aux Birmans, et nous espérons certainement que c'est aussi le centre d'intérêt du gouvernement birman", a déclaré le porte-parole du Conseil à la sécurité nationale Gordon Johndroe.

Malgré les appels à reporter le scrutin, la junte militaire birmane a organisé samedi un référendum sur une nouvelle Constitution une semaine après un cyclone dévastateur dans le sud qui a fait 60.000 morts ou disparus et plus d'un million de sinistrés sans aide.

Le président français Nicolas Sarkozy a dénoncé samedi, lors d'une cérémonie commémorant l'esclavage, le régime birman, "éminemment condamnable, qui empêche le débarquement de vivres" dans ce pays "ravagé par la nature". Dans un discours prononcé au jardin du Luxembourg à Paris, en mémoire de l'esclavage et de son abolition, le chef de l'Etat a dénoncé "un régime éminemment condamnable, qui en est à empêcher le débarquement de vivres pour permettre de soulager la misère provoquée par un cyclone".

"Il y a un lien entre ce que nous célébrons aujourd'hui et la douleur de constater qu'au XXIe siècle la communauté internationale ne peut pas porter librement secours à des hommes et des femmes comme vous, comme nous, ravagés par la nature et qui ont de surcroît la douleur d'avoir un gouvernement qui refuse l'aide internationale", a dit M. Sarkozy. Il venait de déclarer que la célébration devait être "l'occasion de dire, hélas, que l'asservissement existe toujours dans nos sociétés, sur tous les continents".

"Des millions de personnes sont encore victimes de la traite. Elles demeurent privées de liberté, soumises à des conditions d'exploitation brutales. Ces formes modernes d'esclavage doivent être condamnées sans faiblesse", selon M. Sarkozy. "Je pense à ce moment à la tragédie que vit le peuple de Birmanie", a lancé le chef de l'Etat, une mention qui ne figurait pas dans son discours écrit. "Il n'y aura pas de paix dans le monde si nous transigeons avec le respect de la dignité humaine", a-t-il dit.

Paris a annoncé vendredi qu'un chargement d'aide était en cours en Inde à bord d'un navire militaire français à destination de la population birmane, sans que l'on sache si elle pourrait lui être distribuée directement.

La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié "d'inacceptable" le refus de Rangoun de collaborer avec les organisations humanitaires qui veulent porter secours aux victimes du cyclone Nargis, a indiqué samedi la chancellerie. Mme Merkel a fait part de son mécontentement face à l'attitude du gouvernement birman lors d'une conversation téléphonique avec le secrétaire-général de l'ONU, Ban Ki-Moon, à qui elle a demandé "d'accentuer ses contacts avec le gouvernement du Myanmar et les pays voisins" dans le but d'accélerer les livraisons d'aide aux victimes.

Vendredi, la chancelière s'était dite "bouleversée par les images terribles de la souffrance humaine qui proviennent de Birmanie", et avait appelé les voisins de la Birmanie et les pays membres de l'ASEAN "à exercer leur influence" sur la junte militaire birmane. Elle avait par ailleurs apporté son soutien à une initiative française visant à faire intervenir le Conseil de sécurité de l'ONU.





Pour lire les déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 adoptée par l'ONU cliquez ici.






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samedi, 26 avril 2008

Otages des Farc: Kouchner lundi en Colombie pour relancer les efforts

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Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rendra à partir de lundi en Colombie, en Equateur et au Venezuela, afin de tenter de relancer les efforts pour libérer les otages de Colombie, dont Ingrid Betancourt, dans le cadre d'un "accord humanitaire".

M. Kouchner rencontrera lundi à Bogota le président Alvaro Uribe, mardi à Quito le président équatorien Rafael Correa, pour conclure mercredi à Caracas par des entretiens avec le chef de l'Etat vénézuelien Hugo Chavez, a indiqué vendredi le ministère français des Affaires étrangères.

"Le ministre, qui s'était entretenu avec les présidents Chavez et Uribe en février, réévaluera la situation des otages avec les trois chefs d'Etat et évoquera l'urgence d'une solution humanitaire permettant de conduire à la libération des séquestrés détenus par les Farc en Colombie, parmi lesquels figure (la Franco-Colombienne) Ingrid Betancourt", a déclaré le Quai d'Orsay dans un communiqué. L'annonce de cette visite avait été faite un peu plus tôt par l'ambassadeur de France à Bogota, Jean-Michel Marlaud.

"Nous évoquerons un accord humanitaire et ferons une nouvelle évaluation de la situation après l'envoi d'une mission humanitaire", avait indiqué l'ambassadeur. Paris avait envoyé en Colombie début avril un avion médicalisé et des émissaires pour secourir Ingrid Betancourt, mais avait annulé sa mission une semaine plus tard après avoir essuyé un refus cinglant de la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui détient l'otage depuis six ans.

Vendredi, dans une déclaration à la radio privée RCN, M. Uribe a confirmé qu'il recevrait M. Kouchner lundi à Bogota, et réaffirmé qu'il s'opposerait à toute médiation de M. Chavez dans l'affaire de libération des otages. "Les uniques instances autorisées en Colombie (pour négocier avec la guérilla) sont l'église catholique et les délégués européens", a-t-il déclaré.

MM. Chavez et Uribe entretiennent de longue date des relations tendues, obligeant Paris à un délicat exercice d'équilibre entre les deux chefs d'Etat pour tenter de faire progresser une perspective de libération.

Jeudi soir, le président français Nicolas Sarkozy a assuré dans un entretien télévisé qu'il ne "renoncerait pas" à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, et souhaité que M. Chavez, crédité d'une influence sur la guérilla colombienne, "continue à s'investir" en faveur de la libération des otages. Les Farc, en lutte depuis 1964 contre les autorités, réclament la libération de 500 guérilleros contre celle d'un groupe de 39 otages dit "échangeables", dont l'ex-candidate à la présidence, Ingrid Betancourt.

M. Kouchner souhaite également lors de sa tournée oeuvrer à améliorer la situation entre ces trois pays. Les relations entre Bogota d'une part, Quito et Caracas de l'autre ont connu de fortes tensions après le meurtre le 1er mars du "numéro deux" des Farc, Paul Reyes, dans une opération de l'armée colombienne en territoire équatorien. "Le ministre rappellera l'attachement de la France à ce que soient renouées des relations confiantes entre ces trois pays. Cette normalisation ne pourra que servir la cause des otages", souligne le Quai d'Orsay.

M. Kouchner compte également aborder "les perspectives de coopération, notamment économique", entre la France et ces trois pays. Il s'entretiendra aussi avec ses interlocuteurs des relations entre l'Amérique latine et l'Union européenne, dont la France prend la présidence semestrielle en juillet.




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lundi, 04 février 2008

Betancourt: manifestation anti-Farc à Paris, vives critiques de la famille

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Francois Guillot AFP ¦ Manifestation contre les FARc à Paris, le 04 février 2008




Environ 200 personnes, en majorité colombiennes, ont manifesté lundi à Paris contre la guérilla des Farc qui détient des centaines d'otages dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, sa famille et ses comités de soutien se désolidarisant du rassemblement.

"Las Farc son terroristas" (les Farc sont des terroristes), scandaient les manifestants, répondant à un appel du groupe "No Mas Farc" (plus jamais les Farc), créé depuis quelques mois en France.

La manifestation, à laquelle participait l'ambassadeur de Colombie en France Fernando Cepeda Ulloa, intervenait au moment où plusieurs rassemblements contre la rébellion marxiste étaient prévus, à l'initiative de Bogota, dans 40 villes de Colombie et de nombreuses capitales dans le monde.

Les organisateurs ont, eux, toutefois souligné qu'ils n'étaient "ni pour, ni contre" le gouvernement colombien.

Le président français Nicolas Sarkozy, qui a fait de la libération d'Ingrid Betancourt l'une de ses priorités, "doit comprendre que les Farc sont des terroristes et qu'on ne peut pas négocier avec eux car ils ne tiennent pas parole", a affirmé à l'AFP une manifestante, Luz Villamizar.

La famille d'Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002, s'est elle clairement désolidarisée de l'initiative.

"Nous dénonçons une manipulation. C'est une marche de propagande qui sous couvert d'être contre les Farc est complètement organisée par le gouvernement", a déclaré la soeur de l'otage, Astrid Betancourt.

Elle "vise à appuyer (...) le recours à la force" pour libérer les otages, a-t-elle ajouté, soulignant qu'à Bogota "toutes les familles des séquestrés vont se retrouver dans une église et pas dans la marche organisée par le gouvernement".

Le Comité de soutien à Ingrid Betancourt (CSIB), proche des enfants de l'otage, a aussi jugé cette initiative "inquiétante" pour les otages.

"On ne s'associera jamais à une manifestation qui n'est pas en faveur d'un accord humanitaire", a souligné son porte-parole Hervé Marro.

Les Farc, en rébellion depuis 1964 contre les autorités colombiennes ont annoncé dimanche la libération de trois otages. Les guérilleros entendent échanger une quarantaine d'otages contre 500 des leurs.


© 2008 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 04/02/2008





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samedi, 05 janvier 2008

Le président Sarkozy et Carla Bruni sur le site de Pétra, en Jordanie

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Awad Awad AFP ¦ Nicolas Sarkozy, Carla Bruni et son fils,visitent Petra, le 5 janvier 2008



Le président français Nicolas Sarkozy, accompagné de Carla Bruni et son fils, a visité samedi les ruines de la cité nabatéenne de Pétra sans éviter les photographes, et s'est même offert un tour en chameau.

Le président français, le fils de sa compagne sur les épaules et vêtu d'une veste bleu marine, avait à ses côtés l'ex mannequin, lunettes de soleil, veste de cuir et pantalon noir.

Une dizaine de photographes attendaient le couple depuis les premières heures de la journée dans les ruines de grès rose de Pétra, sous un ciel brumeux et une température de 4 degrés.

Le couple a traversé le "passage du Sikh" à pied, se dirigeant vers le site du Trésor où il s'est arrêté quelques minutes devant les flashes des photographes.

Le fils de Carla Bruni a baissé la tête et a caché son visage derrière ses mains, alors que le président Sarkozy a souri aux caméras.

L'ex-top model, clairement habituée aux flashes, s'est également pliée aux exigences des photographes.

La sécurité jordanienne encadrait le couple qui était accompagné de l'ambassadeur de Jordanie en France, Mme Dina Kawar.

Une fois à l'intérieur du célèbre site du Trésor, datant au 1er siècle après J-C, la sécurité jordanienne a éloigné la presse. Les journalistes ont pu voir toutefois le président et Carla bruni, boire une limonade à l'intérieur du monument sculpté dans la roche.

A la sortie du site, un jeune touriste français a demandé à serrer la main du président français qui a fait signe à la sécurité de le laisser s'approcher et lui a aussi signé un autographe.

Le couple a poursuivi sa visite des ruines pendant moins d'une heure, accompagné d'un guide jordanien, mais loin des caméras, la sécurité jordanienne leur en ayant interdit l'accès.

Le guide jordanien a ensuite déclaré à l'AFP que M. Sarkozy "était monté à dos de chameau pour visiter une zone de sable dans les ruines".

Des gardes royaux, certains montés à cheval, ou accompagnés de chiens policiers, avaient été déployés à cette occasion dès les premières heures.

Des centaines de touristes en majorité américains, français et d'autres nationalités européennes ont été pris de court et ont regardé avec étonnement ce déploiement policier, parmi les chameaux transportant des touristes vers le site du Trésor.

Sur ce site le plus prestigieux des ruines classées au Patrimoine mondial de l'UNESCO, deux soldats en tenue nabatéenne montaient la garde.

M. Sarkozy était arrivé vendredi dans la station balnéaire d'Aqaba où il est l'invité du roi Abdallah II dans sa résidence pour le weekend.

Le président et sa compagne ont gagné samedi Pétra en hélicoptère depuis Aqaba et sont repartis de même vers la station où M. Sarkozy s'est entretenu la veille avec le roi de Jordanie du processus de paix au Proche-Orient et de la situation au Liban.

Le président français s'était rendu fin décembre en Egypte où il avait passé cinq jours de vacances avec Carla Bruni. Il avait ensuite effectué une visite officielle d'un jour au Caire.

L'Elysée n'a pas donné de détails sur son séjour en Jordanie, ne précisant pas s'il serait accompagné de la jeune femme.

L'idylle de l'ex-top model et chanteuse avec le président français a été révélée vers la mi-décembre par des photos prises à la faveur d'une visite du couple au parc d'attractions Disneyland, dans la banlieue de Paris.


© 2008 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 05/01/2008




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vendredi, 04 janvier 2008

Sarkozy veut des "sanctions" en cas de refus de deux offres d'emploi

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Stéphane de Sakutin AFP/Archives ¦ Le logo d'une agence ANPE




Le président français Nicolas Sarkozy entend imposer des "sanctions" à l'encontre des demandeurs d'emploi qui refuseraient "deux offres acceptables", a annoncé jeudi le porte-parole du gouvernement.

"Il y a un travail en commun qui devra être fait avec les partenaires sociaux pour définir ce que sont deux offres d'emplois acceptables. Il faudra ensuite mettre en place un dispositif", a déclaré à la presse Laurent Wauquiez, qui a assuré que "500.000 offres d'emplois" n'étaient pas pourvues en France.

Le porte-parole n'a pas précisé le type de sanctions qui serait appliqué en cas de refus de deux offres d'emploi.

"Cela fait partie des points importants dans le cadre de notre amélioration sur la situation de l'emploi", a estimé M. Wauquiez qui a rappelé que le gouvernement espérait un taux de 7,7% de chômage "assez rapidement".

Le taux de chômage s'est établi en décembre à 7,9% de la population active, soit une baisse d'un point par rapport au troisième trimestre 2006.




© 2008 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 04/01/2008





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dimanche, 30 décembre 2007

Sarkozy évoque la crise au Liban avec Moubarak

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Jack Guez AFP ¦ Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak lors d'une conférence de presse, le 30 décembre 2007 au Caire




La France n'aura plus de contacts avec la Syrie tant que cette dernière ne démontrera pas qu'elle est prête à laisser le Liban élire un président de consensus, a déclaré dimanche le président français Nicolas Sarkozy, en visite au Caire.

La France n'entrera plus en contact avec la Syrie, l'ancienne puissance de tutelle au Liban, "tant que nous n'aurons pas des preuves de la volonté des Syriens de laisser le Liban désigner un président de consensus", a affirmé M. Sarkozy lors d'une conférence de presse.

"Il est venu le temps pour les Syriens de prouver dans les faits ce qu'ils ne cessent de proclamer dans les discours", a-t-il ajouté. "Nous attendons maintenant des actes de la part des Syriens et non pas des discours".

Pour tenter de débloquer la crise libanaise, le chef de la diplomatie Bernard Kouchner, qui a effectué sept visites à Beyrouth, a rencontré début novembre son homologue syrien Walid Mouallem à Istanbul.

M. Sarkozy a appelé son homologue syrien Bachar al-Assad fin novembre, premier contact téléphonique entre les deux dirigeants depuis l'élection du chef de l'Etat français en mai. Son prédécesseur Jacques Chirac avait lui coupé les ponts avec la Syrie durant les dernières années de son mandat.

Nicolas Sarkozy a également dépêché deux fois à Damas le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant.

"Maintenant, il faut fournir des preuves, et c'est le moment pour la Syrie de les montrer", a insisté M. Sarkozy.

"Le Liban doit avoir un président, un président de consensus", a-t-il poursuivi.

Le Liban, qui traverse sa pire crise politique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), est sans président depuis la fin du mandat du prosyrien Emile Lahoud, le 23 novembre à minuit.

La séance parlementaire prévue samedi pour élire un chef de l'Etat a été de nouveau repoussée du fait de la persistance des désaccords entre les camps rivaux.

Ce report, le 11e en trois mois environ, était prévisible en l'absence de consensus entre la majorité antisyrienne et l'opposition proche de Damas et Téhéran.

Le chef de l'armée, Michel Sleimane, fait figure de candidat consensuel, mais l'opposition réclame de discuter avant l'élection de la composition du futur gouvernement, ce que refuse la majorité.

Les deux camps n'arrivent également pas à se mettre d'accord sur le mécanisme d'un amendement constitutionnel qui permettrait l'élection de M. Sleimane.

"La France débloquera les crédits nécessaires pour qu'on accélère la mise en place du Tribunal pénal international" chargé de juger les responsables de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, a encore dit M. Sarkozy.

Rafic Hariri a été tué le 14 février 2005 dans un attentat à la camionnette piégée, dans lequel Damas a été pointé du doigt.

L'attentat qui lui avait coûté la vie, ainsi qu'à 22 autres personnes, avait provoqué des manifestations de masse qui avaient contraint la Syrie à retirer ses troupes du Liban après une présence militaire de près de 30 ans.

Damas reste toutefois accusé d'intervenir dans les affaires libanaises.



© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 30/12/2007








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Nicolas Sarkozy au Caire pour un entretien avec Hosni Moubarak

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Khaled Desouki AFP ¦ Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak au Caire, le 30 décembre 2007




Le président français Nicolas Sarkozy a débuté dimanche une courte visite officielle au Caire par un entretien avec son homologue Hosni Moubarak, a rapporté l'agence officielle Mena.

La rencontre entre les deux dirigeants se déroule au palais présidentiel à Héliopolis, dans l'est de la capitale égyptienne, a précisé l'agence.

Après plusieurs jours de vacances à Louxor (sud) puis dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, au bord de la mer Rouge, le chef de l'Etat français est arrivé dans la capitale égyptienne peu après 11H00 (09H00 GMT), accompagné de son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

MM. Sarkozy et Moubarak, qui se sont déjà rencontrés vendredi à Charm el-Cheikh, doivent passer en revue les grands dossiers régionaux de l'heure, de la crise institutionnelle au Liban au processus de paix israélo-palestinien, en passant par la crise du Darfour et la lutte contre le terrorisme.

A l'issue de ces entretiens, les deux dirigeants tiendront une conférence de presse commune puis partageront un déjeuner.

Après avoir quitté Hosni Moubarak, Nicolas Sarkozy doit profiter de son séjour au Caire pour rencontrer d'autres "personnalités égyptiennes", avant de passer une dernière nuit en Egypte puis de rentrer lundi à Paris, où il doit adresser en soirée ses voeux aux Français.

Ce premier déplacement officiel du président Sarkozy au Proche-Orient depuis son accession à l'Elysée en mai est très attendu dans le monde arabe, où sa proximité affichée avec Israël et les Etats-Unis suscite de nombreuses interrogations sur la politique de la France dans la région.

Son séjour dans la capitale égyptienne intervient au terme de cinq jours de vacances avec sa nouvelle compagne Carla Bruni, qui ont fait les délices des paparazzis et suscité la polémique en France.

L'opposition de gauche s'est notamment interrogée sur la générosité de son ami milliardaire Vincent Bolloré, qui lui a prêté son jet privé.


© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 30/12/2007





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jeudi, 27 décembre 2007

Libération annoncée de trois otages des Farc: Sarkozy remercie Chavez

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Filippo Monteforte AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy, le 20 décembre 2007 à Rome




Le président français Nicolas Sarkozy a remercié son homologue vénézuélien Hugo Chavez pour ses "efforts" visant à permettre la libération de trois otages de la guérilla colombienne des Farc.

M. Sarkozy "remercie le Président Chavez pour ses efforts et son initiative, qu'il soutient pleinement, ainsi que le président (colombien Alvaro) Uribe pour le sens des responsabilités dont il a fait preuve", indique un communiqué du porte-parole de l'Elysée transmis mercredi soir.

Le Président Sarkozy "se félicite de l'accord donné par le gouvernement colombien à la demande des autorités vénézuéliennes" lit-on encore dans le communiqué de l'Elysée qui précise que "la France apportera son concours pour assurer le dénouement rapide de cette mission humanitaire".

"Le Président de la République réaffirme son espoir que la libération de ces trois otages sera suivie rapidement d'autres libérations", poursuit le texte.

M. Sarkozy "réitère son appel au chef des FARC, Manuel Marulanda, pour que soit désormais libérée Ingrid Betancourt", selon le communiqué de l'Elysée.

Le président Chavez a reçu mercredi d'Alvaro Uribe le feu vert pour une opération visant à permettre à Clara Rojas, principale collaboratrice d'Ingrid Betancourt, son fils de trois ans, Emmanuel, et la parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez de recouvrer la liberté.


© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 27/12/2007




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