mercredi, 14 mai 2008

UMP MONTPELLIER : Jean-François Copé l'ambitieux au coeur de la tourmente entre députés UMP et Elysée

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Cible de critiques acerbes ou d'ovations chaleureuses, le patron des députés UMP Jean-François Copé, qui s'est retrouvé au centre de la tourmente entre l'Elysée et des élus rétifs du parti majoritaire, est un "quadra" aux ambitions assumées.

Cet énarque énergique, qui s'est frotté à la banlieue, qui s'était imposé comme un homme fort de la majorité en se faisant le porte-voix des récriminations de ses troupes, est cependant fragilisé par le dernier couac en date: le rejet momentané du projet OGM faute d'avoir mobilisé suffisamment ses troupes.

Du coup, le député-maire de Meaux - qui a soufflé le 5 mai ses 44 bougies - a été pointé à l'Elysée comme responsable premier du revers infligé à Nicolas Sarkozy sur un projet-phare du quinquennat.

Ce nouveau cafouillage est intervenu moins d'une semaine après le rappel à l'ordre lancé par Nicolas Sarkozy aux députés UMP qu'il recevait à l'occasion du premier anniversaire de sa victoire. Un rendez-vous que M. Copé avait voulu, pour dissiper les tensions.

Si le but n'a pas été atteint, M. Copé s'est vu gratifier mercredi d'une "standing ovation" à la droite de l'hémicycle, après un soutien "unanime" des députés de son groupe dans la matinée.

Quand il avait pris la présidence du groupe UMP, en juin 2007, il avait subi pourtant une salve de critiques: cassant, arrogant, absent car cumulant fonctions d'élu et profession d'avocat.

Mais celui pour qui l'ambition "n'est pas une maladie honteuse dès lors qu'elle est au service de l'intérêt général", et qui s'est fixé le cap de l'Elysée pour 2017, a réussi à se faire accepter par ses troupes.

Lui qui se voulait le pacificateur entre exécutif et majorité tout en affichant son indépendance vis-à-vis de l'Elysée, a fait sans ambages son mea culpa: "j'assume mes responsabilités", a-t-il dit assez crânement.

"Les blâmes, j'y suis habitué", a insisté celui que l'on disait extrêmement déçu de ne pas avoir retrouvé, après mai 2007, un porte-feuille ministériel, après avoir été en charge du budget et porte-parole du gouvernement Villepin.

"La définition de +tenir son groupe+ est beaucoup plus complexe que certains ne le pensent", a commenté cet "ex-bébé Chirac", qui fut le benjamin de l'Assemblée nationale en 1995.

Une complexité que cet homme féru de sport et de jazz - pianiste amateur à ses heures - doit affronter à nouveau pour la très délicate réforme des institutions, mais aussi pour la future Loi de modernisation de l'économie.

Il n'aura pas trop de son expérience de secrétaire d'Etat aux Relations avec le parlement (2002-2004) dans le gouvernement Raffarin pour affronter les orages qui s'annoncent.





UMP LANGUEDOC-ROUSSILLON

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