mercredi, 26 décembre 2007

La Marseillaise, French National Anthem (Fr/En)






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lundi, 17 décembre 2007

Carla Bruni et Nicolas Sarkozy : le grand Amour


Carla Bruni et Nicolas Sarkozy : le grand Amour
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Selon le site Internet de "L'Express", le président a été vu en compagnie de la chanteuse et ancien mannequin Carla Bruni samedi à Disneyland Paris.

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lundi, 10 décembre 2007

Visite de Kadhafi : mise au point de Sarkozy


Visite de Kadhafi : mise au point de Sarkozy
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Ecoutez les explications du chef de l'Etat sur sa réception du dirigeant libyen à l'issue de leur premier entretien.


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lundi, 19 novembre 2007

La France qui « veut travailler » dans la rue

A l'appel de différents mouvements tels que Stop la grève ou Liberté chérie, des milliers de Franciliens (8 000 selon la police, et de 15 000 à 20 000 selon les organisateurs) ont manifesté hier à Paris «contre les blocages» dans les transports en commun et les universités. Aux cris de «Grévistes, égoïstes» ou «Laissez-nous travailler», les manifestants ont affronté le froid pour montrer la «majorité silencieuse», exaspérée par une «minorité de grévistes». Les slogans s'élaboraient au fil de la marche.



Manif anti-grève au JT de 20h de TF1
envoyé par alatele75




Lorsqu'un riverain du boulevard Voltaire envoie des seaux d'eau sur les manifestants, ces derniers le huent, l'insultent et s'accordent pour le qualifier de «fainéant». Puis d'autres enchaînent : «Cheminots, au boulot», «Les trains sur les rails, c'est le droit au travail» ou encore «Fillon, tiens bon».


Jean-Claude, retraité, en a clairement « ras le bol de ces privilégiés qui ne peuvent pas admettre qu'un régime [de retraite] qui s'applique à tous ne s'applique pas à eux ». Frédéric, étudiant à Nanterre, souhaiterait même que le gouvernement « rétablisse l'ordre par la force », tandis que Pierre-Henri, étudiant à Dauphine, admet que « le droit de grève est constitutionnel » et qu'« il ne faut pas monter les Français les uns contre les autres ». Selon Hervé Lambel, commerçant et vice-président de l'association Créateurs d'emplois et de richesses de France (Cerf), « les grèves de 1995 ont détruit 10 000 entreprises. Je suis inquiet pour les très petites entreprises dont le chiffre d'affaires baisse, mais pas les charges à payer. »
Avec les passants surpris par l'ampleur de la mobilisation, le dialogue s'engage. «C'est l'anarchie, c'est plus possible», affirme un militant d'Alternative libérale. Pas convaincue, une jeune fille trouve «anormal que le gouvernement arrive en disant: "C'est ma dernière proposition."»



Sophie Caillat


20 Minutes, éditions du 19/11/2007 - 07h10

dimanche, 11 novembre 2007

Une Ve République plus démocratique

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Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République



Résumé du rapport

Une Ve République plus démocratique


Chargé de conduire une réflexion d’ensemble sur la modernisation de nos institutions, le Comité a, chemin faisant, dégagé une priorité essentielle : démocratiser le fonctionnement de la Ve République. Si la Constitution de 1958 et les textes pris pour son application ont démontré, en bientôt cinquante ans, leurs mérites éminents, liés à une combinaison particulière de stabilité et de souplesse, il est apparu aux membres du Comité qu’il y avait lieu d’y apporter des éléments correctifs en vue de favoriser un exercice du pouvoir plus équilibré. Les 77 propositions qu’il formule autour de trois grandes orientations servent cette finalité. Leur mise en oeuvre supposerait de modifier ou créer 41 articles de la Constitution, qui en compte actuellement 97.

1. Un Parlement renforcé

Rééquilibrer les institutions suppose de renforcer le Parlement en donnant à ce dernier une plus grande maîtrise dans la conduite de ses travaux.

A ce titre, le Comité propose d’abord de donner aux assemblées parlementaires davantage de marges de manoeuvre dans la fixation de leur ordre du jour. Il préconise à cet effet que soit limitée à la moitié du temps de séance la faculté pour le Gouvernement d’imposer l’examen des textes préparés ou acceptés par lui. Le reste du temps serait à la libre disposition des assemblées et partagé entre les fonctions législatives et les fonctions de contrôle, avec chaque fois une place substantiellement accrue pour l’opposition.

Il est également apparu au Comité que le moment était venu de donner davantage de souplesse au Parlement dans son organisation interne, en relevant de six à dix le nombre de commissions permanentes que chacune des assemblées peut instituer en son sein.

Le Comité estime enfin nécessaire que le recours à l’article 49, al. 3 de la Constitution – qui permet au Gouvernement d’obtenir, sauf motion de censure, l’adoption d’un texte sans vote – soit limité aux projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale. Une telle évolution marquerait un rééquilibrage dans les relations entre le Gouvernement et la majorité qui le soutient à l’Assemblée nationale, les problèmes liés aux tentatives d’obstruction de l’opposition étant par ailleurs traités par l’institution d’un système de crédit-temps dans l’examen des textes.

Cette dernière mesure s’inscrit dans une réflexion plus générale sur les moyens d’améliorer le travail législatif. L’inspiration générale des propositions du Comité consiste à cet égard à légiférer moins mais de manière plus efficace.

Ceci exige d’abord d’assumer et de valoriser le temps nécessaire à l’examen d’un texte, en encadrant le recours à la procédure d’urgence définie à l’article 45 de la Constitution et en imposant, à moins que le Gouvernement et l’assemblée intéressée le décident conjointement, un délai de deux mois entre le dépôt d’un texte et son premier examen en séance publique. La faculté pour le Gouvernement de déposer des articles additionnels serait par ailleurs strictement limitée.

La discussion doit ensuite gagner en efficacité. C’est pourquoi le Comité propose que le texte examiné en séance publique soit celui qui est issu des travaux de la commission parlementaire qui l’a préalablement étudié, et non comme aujourd’hui le projet initial du Gouvernement. Il lui est également apparu nécessaire de développer les procédures simplifiées pour l’adoption des textes présentant le moins d’enjeux politiques, l’assemblée se bornant alors à ratifier le texte élaboré par la commission. Il propose enfin que les avis du Conseil d’Etat sur les projets de loi du Gouvernement soient transmis au Parlement.

L’amélioration du travail normatif passe en dernier lieu par des progrès dans l’élaboration même des textes. Prolongeant des travaux récents, le Comité préconise que tout projet de loi soit assorti d’une évaluation préalable établissant le besoin de légiférer et mesurant l’impact attendu des mesures proposées. Des contrôleurs juridiques placés auprès des différents ministères s’assureraient notamment du respect de cette obligation, qui serait par ailleurs contrôlée par le Conseil constitutionnel selon une procédure spécifique. Les propositions de loi émanant du Parlement pourraient enfin être soumises pour avis au Conseil d’Etat.

Il reste que, comme dans toutes les démocraties contemporaines, l’affirmation du Parlement trouvera sa source principale dans le renforcement de ses fonctions de contrôle et d’évaluation, qui gagneraient du reste à être expressément consacrées par le texte même de la Constitution.

Au-delà des mécanismes juridiques de mise en cause de la responsabilité du Gouvernement, dont on connaît les limites, plusieurs évolutions paraissent s’imposer :

• La mission d’évaluation des politiques publiques est appelée à prendre une importance croissante, au croisement de la fonction législative et de la fonction de contrôle. Aussi serait-il souhaitable, aux yeux du Comité, que chacune des assemblées parlementaires se dote des instruments adéquats avec l’institution en leur sein d’un organisme d’audit et d’évaluation réunissant des représentants de l’ensemble des commissions permanentes, définissant un programme coordonné de contrôle, chargeant les institutions ou organismes appropriés de mener à bien les études correspondantes et organisant le débat public sur les suites à y donner.

• Le Comité propose ensuite que chacune des assemblées parlementaires puisse, en tout domaine, adopter des résolutions marquant l’expression d’un voeu et n’ayant pas de portée contraignante.

• Cette faculté trouverait notamment son utilité en matière de politique étrangère et de défense. S’agissant de la défense nationale, le Comité propose par ailleurs que les opérations militaires extérieures soient soumises à un régime de contrôle entièrement nouveau : une information immédiate serait apportée au Parlement, qui serait ultérieurement appelé à donner son autorisation pour la prolongation de l’intervention au-delà de trois mois.

• L’existence, au sein de chaque assemblée, d’un comité spécialement chargé des affaires européennes, pourrait être constitutionnalisée, l’obligation de transmission au Parlement des documents émanant des institutions de l’Union européenne étant parallèlement élargie et systématisée. La procédure de ratification des traités relatifs à l’élargissement de l’Union européenne serait par ailleurs alignée sur le régime applicable aux révisions constitutionnelles internes.

• Le Parlement pourrait enfin renforcer le contrôle sur l’exécution des lois votées, le rapporteur du texte et un membre de l’opposition s’associant pour veiller à la parution des décrets d’application et les contrôleurs juridiques déjà mentionnés lui rendant compte à intervalles réguliers au titre du ministère auquel ils seraient rattachés.

Dans l’esprit du Comité, les droits nouveaux qui seraient ainsi reconnus au Parlement n’ont de chances de produire leurs effets sur l’équilibre des institutions que si les parlementaires sont pleinement mis à même de s’en saisir.

Cela suppose, en premier lieu, que les droits de l’opposition soient mieux reconnus, l’effet de discipline qui s’attache au fait majoritaire limitant la portée des prérogatives théoriquement reconnues au Parlement. Aussi le Comité propose-t-il que soient surmontés les obstacles juridiques nécessaires à la garantie de droits nouveaux pour ceux des partis politiques ou groupes parlementaires qui n’auraient pas déclaré leur soutien au Gouvernement : possibilité, par exemple, de disposer de la moitié du temps de parole dans les séances de questions au gouvernement ; assurance que soit le président soit le rapporteur des commissions d’enquête et missions d’information soit issu de leurs rangs ; facilités accrues pour créer de telles commissions ; répartition des présidences de commissions à la proportionnelle des groupes ; association étroite aux procédures de contrôle de l’application des lois par l’administration.

Le Comité préconise, en second lieu, une stricte limitation du cumul des mandats qui, aussi longtemps qu’il ne sera pas juridiquement interdit, restera politiquement obligatoire pour les élus. Le Comité recommande à tout le moins que les parlementaires ne puissent exercer quelque fonction exécutive locale que ce soit.


2. Des droits nouveaux pour les citoyens

Poussant sa réflexion au-delà des équilibres entre pouvoirs constitués, le Comité a d’abord recherché les moyens de favoriser une vie publique plus ouverte sur la société.

• Afin d’assurer une meilleure représentation des courants politiques minoritaires et de leur garantir une tribune dans les enceintes démocratiques, le Comité croit, dans sa majorité, nécessaire d’introduire une part limitée de représentation proportionnelle dans l’élection des députés, 20 à 30 sièges, sur un total inchangé de 577, pouvant dans cette perspective être répartis entre les partis défavorisés par le scrutin majoritaire.

• Le corps électoral du Sénat verrait, pour sa part, sa composition modifiée pour mieux tenir compte des évolutions démographiques et rééquilibrer la représentation des diverses collectivités locales, les zones urbaines ayant aujourd’hui un poids relatif insuffisant.

• Le Comité préconise en outre que le découpage des circonscriptions électorales et la répartition des sièges entre circonscriptions soient revus tous les dix ans dans le cadre d’une procédure faisant une place à une commission indépendante, de manière à ce que ne subsiste aucun doute sur l’impartialité des évolutions proposées.

• Le Comité formule des propositions tendant à moderniser la composition du Conseil économique et social et à instituer une forme d’initiative populaire. Le peuple pourrait par ailleurs être appelé à trancher en matière de révision constitutionnelle lorsque les deux assemblées ne se sont pas mises d’accord sur un projet mais que l’une a adopté le texte à la majorité des trois cinquièmes.

• Le Comité a enfin vu dans la réforme du Conseil supérieur de la magistrature un élément majeur de la modernisation des institutions. Le Président de la République et le Garde des sceaux n’en feraient plus partie, de manière à mieux garantir l’indépendance de l’autorité judiciaire ; les magistrats y seraient minoritaires, pour prévenir toute dérive corporatiste ; les justiciables eux-mêmes pourraient le saisir à titre disciplinaire, de sorte que les dysfonctionnements éventuels seraient plus systématiquement sanctionnés.

Sans modifier la substance même des droits fondamentaux reconnus par la Constitution, le Comité s’est par ailleurs attaché à en rendre la garantie plus effective par des mécanismes appropriés.

Ainsi en irait-il de la possibilité donnée au justiciable de faire vérifier la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution de la loi dont il lui a été fait application. Cette procédure nouvelle marquerait un progrès de notre Etat de droit sans porter de réelle atteinte à la sécurité juridique dont le pays a besoin.

La proposition relative à l’institution d’un Défenseur des droits fondamentaux poursuit le même objectif. Cet organe nouveau, qui se substituerait à un ensemble d’autorités administratives aux compétences mal délimitées, aurait pour mission de veiller, de sa propre initiative ou sur saisine, au respect des droits fondamentaux ; sur réclamation des intéressés, il s’assurerait également du bon fonctionnement des administrations ou organismes investis d’une mission de service public. Lui serait également reconnue la faculté de saisir le Conseil constitutionnel des lois non encore promulguées.

Le Comité souhaite enfin ancrer dans la loi fondamentale un Conseil du pluralisme chargé notamment de veiller, dans le respect de la liberté d’expression, au pluralisme des courants de pensée et d’opinion dans l’information et la communication audiovisuelles mais doté de compétences élargies par rapport à l’actuel CSA.

3. Un exécutif mieux contrôlé

Le Comité n’a pas manqué de porter sa réflexion sur le fonctionnement interne de l’exécutif. Les diverses propositions qu’il a formulées sur ce point portent la marque d’une préoccupation commune : favoriser un exercice plus transparent des prérogatives présidentielles et gouvernementales.

• Ainsi suggère-t-il que le pouvoir de nomination du Président de la République soit, pour les emplois qui revêtent une importance particulière au regard de la sauvegarde des libertés, de la régulation des activités économiques ou de l’avenir des services publics, encadré par une procédure d’audition publique du candidat pressenti devant une commission parlementaire ad hoc qui se prononcerait par un avis. Il en irait d’ailleurs de même pour les nominations au Conseil constitutionnel.

• L’exercice du droit de grâce serait, pour sa part, limité aux demandes individuelles et éclairé par un avis du Conseil supérieur de la magistrature.

• Si, dans le contexte géopolitique que connaît le pays, le Comité n’a pas cru devoir proposer d’abroger l’article 16 de la Constitution, qui donne au Président de la République des pouvoirs exceptionnels en temps de crise grave, il a néanmoins souhaité que l’exercice de ces prérogatives soit encadré par la possibilité donnée au Conseil constitutionnel, sur saisine de parlementaires puis de sa propre initiative, de donner un avis sur la réalité des menaces justifiant la mise en oeuvre de ces dispositions.

• Le Comité propose en outre que le budget de la Présidence de la République, comme d’ailleurs celui des autres pouvoirs publics constitutionnels, soit soumis à un contrôle de la Cour des comptes.

• Il se prononce en faveur d’une évolution des modalités selon lesquelles le Président de la République s’adresse au Parlement. La possibilité qu’il y prenne la parole lui est apparue non comme un renforcement de ses pouvoirs, mais comme une manière de l’inviter à rendre compte de son action devant la représentation nationale.

• La transparence et la responsabilité ne caractérisent guère le système actuel de parrainage des candidatures pour l’élection présidentielle. Aussi le Comité a-t-il imaginé une procédure nouvelle visant à démocratiser l’exercice par un élargissement sensible du nombre de « parrains » et l’intervention d’un vote à bulletins secrets à une date déterminée.

• S’agissant des structures gouvernementales, le Comité propose notamment que l’exercice des fonctions ministérielles soit exclusif de tout mandat électif, de manière à garantir la disponibilité des ministres et l’absence de tout conflit d’intérêts. Il formule également des propositions pour rendre plus transparent le fonctionnement des cabinets ministériels.

C’est dans le même esprit que le Comité a enfin examiné les problèmes posés par le partage des attributions entre Président de la République, Premier ministre et Gouvernement (articles 5, 8, 20 et 21 de la Constitution).

Il a observé que les textes actuels, en vertu desquels c’est le Gouvernement qui « détermine et conduit la politique de la nation » et le Premier ministre qui « dirige l’action du Gouvernement », ne traduisent pas une pratique à la fois constante et légitimée par l’élection au suffrage universel du Président de la République, et qui voit celui-ci exercer une action prééminente au sein de l’exécutif ; le quinquennat et la concomitance des élections présidentielles et législatives n’ont fait qu’accentuer un phénomène plus ancien. C’est si vrai que le Comité propose que les interventions du Président de la République dans les médias audiovisuels soient comptabilisées avec celles des membres du Gouvernement dans le calcul des temps de parole par le CSA.

Le Comité a conclu sur ce point que, s’il était jugé utile, afin de clarifier les responsabilités de chacun, de rapprocher les textes de la pratique, il conviendrait de se borner à ajouter à l’article 5 un alinéa prévoyant que le Président de la République « définit la politique de la nation », le Gouvernement conservant la charge de la « conduire ». Une telle rédaction lui a paru préserver la souplesse nécessaire aussi longtemps que les institutions n’interdiront pas une éventuelle cohabitation.

Au total, l’ensemble des propositions formulées par le Comité dessine un modèle institutionnel original, dans lequel la problématique traditionnelle de la répartition des rôles entre Président de la République, Gouvernement et Parlement cède le pas devant la recherche d’un équilibre entre le pouvoir exécutif pris dans sa globalité et des contre-pouvoirs multiples et complémentaires.

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jeudi, 01 novembre 2007

REMUNERATION DE L'ELYSEE

La rémunération du chef de l'Etat va être triplée – passant de 6.100 euros net à plus de 19.300 -, sous quelles conditions cette augmentation s'opèrera-t-elle ? Pouvez-vous nous éclairer sur ce qui entre dans le cadre des dépenses publiques de la fonction présidentielle et ce qui entre dans le cadre des dépenses privées de Nicolas Sarkozy ?

- Jusqu'à présent, la rémunération du président était fixée par lui-même, ce qui était quand même une anomalie, et, par ailleurs, elle était mélangée dans la totalité du budget de l'Elysée. Naturellement, comme cette rémunération était fixée par le président, elle était assez faible mais elle correspondait uniquement à de l'argent de poche.
La modification proposée consiste, en premier lieu, à fixer par la loi la rémunération du chef de l'Etat qui était, jusqu'ici, le seul responsable public dont le salaire n'était pas établi par la loi. Sur le plan démocratique, je crois qu'il y a là un véritable progrès.
Le fait que le chef de l'Etat ait une rémunération officiel devrait amener – je n'en suis pas certain, l'avenir nous le dira – le président à séparer de plus en plus les dépenses publiques, prises en charge par le budget de l'Elysée, et les dépenses privées et personnelles, qu'il prendra en charge lui-même.
Bien que l'on ne soit jamais sûr de rien, je crois que cette disposition crée véritablement les conditions pour faire cette séparation, qui, là aussi, constituerait un progrès.
Concernant le montant de cette rémunération, il a été fixé par le président au niveau de celui du Premier ministre et au niveau de ceux des différents chefs de gouvernements étrangers. Pour ma part, je ne la trouve pas excessive. Ce n'est pas avec cette rémunération que ceux qui veulent s'enrichir le feront.
En revanche, rien n'est défini dans la loi pour dire ce qui relève du domaine public ou du domaine privé dans les dépenses présidentielles. C'est d'ailleurs une véritable difficulté. Tout cela dépend de l'attitude de l'intéressé.
A titre d'exemple, le Général de Gaulle payait les repas de ses petits-enfants lorsqu'ils venaient à l'Elysée car il considérait que c'était une fête de famille. De la même façon, il n'a jamais eu de cuisinier de l'Elysée dans sa résidence privée. Tout cela était à sa charge.
C'est au président en place d'apprécier ce qui relève de ses dépenses privées, c'est à sa discrétion la plus totale. Cela étant, à partir du moment où le président a une rémunération, nous allons séparer ce salaire du budget de l'Elysée. Comme ce dernier va être contrôlé par la Cour des Comptes et par le Parlement, s'il y a des dépenses qui, manifestement, sont d'ordre privé, nous le verrons. Bien entendu, nous resterons très vigilants sur ce point.
Il est impossible de dire précisément ce qui relève de la dépense publique. La présidente finlandaise avait expliqué il y a quelques temps que ce n'était pas toujours facile de dissocier le privé et le public mais elle y est arrivée.
Si Nicolas Sarkozy va dîner avec des amis, disons Johnny Hallyday, ce doit être une dépense payée avec son salaire car c'est le personnage privé. S'il dîne avec des responsables politiques, c'est différent. Il est alors dans le cadre de sa fonction présidentielle.

Dans un contexte social tendu, le moment était-il bien opportun pour voter une augmentation du salaire du chef de l'Etat ? On a vu un certain consensus autour de cette mesure, n'est-il pas étonnant que la gauche ait été favorable à cette augmentation ?

- Dans une situation où l'on ne peut pas dire que ce gouvernement ait une politique qui favorise le pouvoir d'achat des Français, alors qu'il a pourtant accordé des cadeaux fiscaux qui ne concernent que 2.000 nantis (certaines dispositions du "paquet fiscal" prises au mois de juillet touchent 1.780 contribuables qui vont faire une économie de 200.000 euros chacun), il est forcément difficile pour l'opinion de saisir l'intérêt de cette augmentation du salaire du président qui, sur le fond était souhaitable, mais dont l'opportunité peut être négative. Cela étant, c'est le problème du président.
Je ne crois pas que critiquer cette augmentation ait été un bon cheval de bataille pour la gauche parce que si nous avions sorti la grosse artillerie contre cette disposition, on serait tombé dans le populisme le plus détestable. Il faut bien comprendre que cette mesure bénéficie aujourd'hui à Nicolas Sarkozy mais, dans notre esprit, il s'agit avant tout du président de la République. Aujourd'hui, c'est lui. Demain, ce sera quelqu'un d'autre. Par conséquent, nous avons amélioré les choses, ce que je demandais depuis fort longtemps.
On peut contester très fortement les modalités de cette disposition mais de là à mener une bataille frontale contre… je dirais que c'est ce qui sépare un parti responsable d'un parti démagogique. Je crois que les socialistes ont une attitude responsable.

Comment fonctionne le budget de l'Elysée ? A quoi sert-il ?

- D'abord, il faut remettre les choses au clair. Il n'y a pas de triplement du budget de l'Elysée. Il n'y a même pas d'augmentation de ce budget, il y a simplement une opération de consolidation, c'est-à-dire que l'on va mettre dans un document unique la totalité des dépenses qui, aujourd'hui, sont dispersées dans toute une série de ministères. Depuis des années, le budget de l'Elysée est évalué à une trentaine de millions d'euros mais il ne comprend pas toutes les dépenses prises en charge par les différents ministères. En réalité, ce budget tourne déjà autour de 90 millions d'euros depuis des années, donc il n'y a pas de triplement. En clair, le budget de l'Elysée était annoncé à 32 millions alors qu'il y avait près de 90 millions de dépenses. Donc nous avions 58 millions dispersées dont nous ne connaissions pas la provenance.
Je suis donc très heureux que, grâce à mon travail pour faire parler les ministres, on ait pu découvrir le bric-à-brac du budget de l'Elysée, ce que nous ignorions jusqu'alors. Désormais, nous savons qu'il y a de multiples financements à travers les ministères, nous savons également que le budget voté par le parlement pour l'Elysée ne représente en fait qu'un tiers de ses dépenses réelles. Dans un souci de transparence, le président a donc suivi les recommandations que j'ai faites depuis plusieurs années, ce que ses amis refusaient d'appliquer.
Cette opération n'aboutit pas à une augmentation du budget. Il s'agit avant tout de centraliser des dépenses éparpillées dans de trop nombreuses administrations. Reste maintenant à le vérifier, les déclarations d'intention étant une chose, les actes en étant une autre. Désormais, il faut que le gouvernement nous dise dans quels ministères il va trouver les crédits pour arriver à la somme de 68 millions qui vient compléter le budget initial de l'Elysée. Lorsque nous aurons ces éléments, nous verrons si c'est une opération blanche ou si le président en a profité pour s'octroyer une petite augmentation et améliorer sa dotation. Je pense qu'il faudra regarder de près tout ce qui touche au personnel affecté à l'Elysée.
Le budget servira à payer, en majeure partie, tous les gens qui travaillent pour le compte de la présidence [environ 1000 personnes, ndlr] ce qui n'était pas le cas jusque-là puisque bon nombre d'entre eux continuaient à être rémunérés par leur ministère d'origine. Les déplacements en avion du chef de l'Etat, qui étaient jusqu'alors payés par le ministère de la Défense (soit à peu près 6 millions d'euros par an), vont également revenir sur le budget de l'Elysée. Il en ira de même pour toutes les dépenses faîtes pour les monuments historiques et qui étaient à la charge du ministère de la Culture.
C'est une consolidation ou centralisation du budget, il faudra simplement vérifier que les 68 millions qui sont rajoutés sont effectivement retirés des budgets des ministères concernés.

Interview de René Dosière, par Nicolas Buzdugan
(mercredi 31 octobre 2007)

mercredi, 31 octobre 2007

La Marseillaise


La Marseillaise
envoyé par Neo_Deus_Ex_Machina




La Marseillaise [version sur-complète]

1.

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé (bis)
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes !

Refrain :
Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons

2.

Que veut cette horde d’esclaves
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français, pour nous, ah ! quel outrage
Quels transports il doit exciter ?
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage !

(au refrain)

3.

Quoi ces cohortes étrangères !
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers ! (bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.

(au refrain)

4.

Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre
S’ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.

(au refrain)

5.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes
À regret s’armant contre nous (bis)
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère !

(au refrain)

6.

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

(au refrain)

7.

Couplet des enfants (1/2)
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre !

(au refrain)

8.

Dieu de clémence et de justice
Vois nos tyrans, juge nos cœurs
Que ta bonté nous soit propice
Défends-nous de ces oppresseurs (bis)
Tu règnes au ciel et sur terre
Et devant Toi, tout doit fléchir
De ton bras, viens nous soutenir
Toi, grand Dieu, maître du tonnerre.

(au refrain)

9.

Peuple français, connais ta gloire ;
Couronné par l’Égalité,
Quel triomphe, quelle victoire,
D’avoir conquis la Liberté ! (bis)
Le Dieu qui lance le tonnerre
Et qui commande aux éléments,
Pour exterminer les tyrans,
Se sert de ton bras sur la terre.

(au refrain)

10.

Nous avons de la tyrannie
Repoussé les derniers efforts ;
De nos climats, elle est bannie ;
Chez les Français les rois sont morts. (bis)
Vive à jamais la République !
Anathème à la royauté !
Que ce refrain, partout porté,
Brave des rois la politique.

(au refrain)

11.

La France que l’Europe admire
A reconquis la Liberté
Et chaque citoyen respire
Sous les lois de l’Égalité ; (bis)
Un jour son image chérie
S’étendra sur tout l’univers.
Peuples, vous briserez vos fers
Et vous aurez une Patrie !

(au refrain)

12.

Foulant aux pieds les droits de l’Homme,
Les soldatesques légions
Des premiers habitants de Rome
Asservirent les nations. (bis)
Un projet plus grand et plus sage
Nous engage dans les combats
Et le Français n’arme son bras
Que pour détruire l’esclavage.

(au refrain)

13.

Oui ! Déjà d’insolents despotes
Et la bande des émigrés
Faisant la guerre aux Sans-Culottes
Par nos armes sont altérés ; (bis)
Vainement leur espoir se fonde
Sur le fanatisme irrité,
Le signe de la Liberté
Fera bientôt le tour du monde.

(au refrain)

14.

À vous ! Que la gloire environne,
Citoyens, illustres guerriers,
Craignez, dans les champs de Bellone,
Craignez de flétrir vos lauriers ! (bis)
Aux noirs soupçons inaccessibles
Envers vos chefs, vos généraux,
Ne quittez jamais vos drapeaux,
Et vous resterez invincibles.

(au refrain)

15.

Couplet des enfants (2/2)
Enfants, que l’Honneur, la Patrie / Que l’amitié, que la patrie (※)
Fassent l’objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l’âme nourrie
Des feux qu’ils inspirent tous deux. (bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :

(au refrain)

Une note intéressante

Dans les écoles, on se met à apprendre des chants patriotiques et les Frères se surpassent en faisant fulminer à leurs élèves une kyrielle de couplets de La Marseillaise. Pour sa part Justin fouille partout, dans les caisses de bouquins du grenier et dans celles de la réserve de l’école, pour dénicher de vieux livres où il pourrait découvrir quelque couplet oublié, car La Marseillaise est un « air chéri » qui s’est allongé au fil des régimes avec chaque fois un ton un peu particulier :

Officiel
Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé.
Jacobin
Que veut cette horde d’esclaves, de traîtres, de rois conjurés ?
Xénophobe
Quoi ! Ces cohortes étrangères feraient la loi dans nos foyers !
Incorruptible
Tremblez, tyrans ! et vous, perfides, l’opprobre de tous les partis.
Sanguinaire
Ô toi, céleste guillotine, qui raccourcis reines et rois
Généreux
Français, en guerriers magnanimes, portez ou retenez vos coups !
Grandiose
Amour sacré de la patrie, conduis, soutiens nos bras vengeurs.
Jeune
Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus.
Religieux
Dieu de clémence et de justice, vois ces tyrans briser nos cœurs.

Remerciements, sources et notes

* Les symboles de la République sur le site de l’Élysée.
* La Marseillaise sur Wikipédia.
* Le site Marius Autran, pour me l’avoir confirmé.
* Surcomplet est un terme que j’ai d’abord vu sur le blog de David Madore (mais je ne me souviens plus où ; David fulminait alors sur les éditeurs qui publiaient tout, y compris les notes de travail et autres fonds de tiroir. J’emplois ce terme pour désigner une œuvre dans sa version maximale (ici, les « couplets des enfants » et le couplet 8 ne se sont jamais retrouvé ensemble).
* Un morceau qui semble bien avoir été ajouté

Ô toi céleste guillotine
Tu raccourcis reines et rois,
Par ton influence divine
Nous avons reconquis nos droits

* À l’occasion du deux-cent-quatorzième anniversaire de la composition de ce qui devait devenir l’hymne national de la France, Robert Grossman, président de la communauté urbaine de Strasbourg, rend hommage à celle qui aurait dû s’appeller « la Strasbourgeoise ».

Merci à un lecteur, Lars-Erik Morin, de m’avoir fait découvrir un autre site avec la totalité de la partition orignale, mais disposées de manière légèrement différente (et sûrement plus respectueux de l’ordre initial).

Par David Latapie

dimanche, 28 octobre 2007

Discours du Président de la République à l'occasion de la restitution des conclusions du Grenelle de l'Environnement

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Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Monsieur le Président Al GORE,
Monsieur le Président BARROSO,

Ma première pensée va à tous ceux qui ont œuvré à la réussite de ce Grenelle de l’Environnement qui restera comme un moment important dans la prise de conscience par notre société qu’elle ne peut plus vivre dans le gaspillage, qu’elle ne peut plus négliger les conséquences sur l’avenir de la planète de sa façon de vivre, de produire et de consommer.

Je veux saluer José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne, qui témoigne ici de l’engagement de l’Europe pour le développement durable. Je sais que grâce à lui nous pouvons compter sur le soutien de la Commission pour mener à bien la véritable révolution que nous voulons entreprendre. Car c’est bien à une révolution que nous invite [......] cliquez ici pour voir la suite merci ....

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vendredi, 26 octobre 2007

nicolas sarkozy président de tous les français


nicolas sarkozy music
envoyé par peyton69




musique : chant militaire de l'armée française - La marseillaise chantée par la légion



www.mezeavenir.com

mardi, 23 octobre 2007

Une société française se désengage du teck birman

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Le commerce du teck serait la seconde source de financement de la junte au pouvoir en Birmanie. Pour couper les vivres à l'Etat birman, l’Union européenne envisage, entre autres, un embargo sur les importations de ce bois exotique dont regorge le Myanmar.

C’est dans ce contexte peu favorable aux affaires qu’un groupe français vient de se désengager totalement de l’usine de menuiserie qu’il détenait sur place. Le groupe Eaux et Electricité de Madagascar a vendu pour un euro symbolique la société Ywil, qui fabriquait dans la banlieue de Rangoon les objets en teck recherchés sur le marché mondial. Objets commercialisés en France par une autre filiale du groupe, la Compagnie des Bois et Meubles.

Le PDG François Gonthier se défend d’avoir pris cette décision sous la pression des évènements. Il cherchait à se débarrasser depuis plusieurs années de cette entreprise peu rentable en raison des complications créées par les caciques du régime. Une clause du contrat passé entre le groupe français et l’Etat birman prévoyait la cession progressive de l’usine Ywil aux autorités locales. Une condition que François Gonthier dit s’être toujours refusé à honorer. L’usine a été vendue à son directeur, un expatrié qui a choisi de rester à Rangoon.

Si François Gonthier applaudit des deux mains le projet d’embargo de l’Union européenne, c’est aussi parce qu’il estime que l’Etat birman est en passe de massacrer la forêt. Le teck sort directement de la forêt primaire, voire des plantations créées par les colons anglais qui sont aujourd’hui exploitées sans aucun souci de développement durable.

L’embargo européen, s’il est appliqué, aura toutefois bien peu d’impact sur le commerce du teck birman. Car les importateurs européens déclarés sont rares : cette essence d’une qualité largement supérieure à celle qu'on trouve en Indonésie ou en Afrique est recherchée par les Scandinaves et surtout les Italiens. Avec elle, on fabrique par exemple les ponts des bateaux de luxe.

Le reste du teck birman, toutes qualités confondues, est acheminé tous les jours par camion vers les pays limitrophes. La Thaïlande, la Chine le transforment en mobilier de jardin expédié sur les marchés européens sans que l’origine du bois ne soit mentionnée. Quant à la Compagnie des Bois et Meubles, elle continue à vanter les mérites du teck de Birmanie sur son site internet car elle aimerait bien écouler le stock restant mais ses approvisionnements se sont maintenant diversifiés sous d'autres latitudes.



par Dominique Baillard

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