vendredi, 30 novembre 2007
Nicolas Sarkozy a présenté ses mesures pour le pouvoir d'achat
C'est fait. Nicolas Sarkozy a présenté ses mesures phares pour le pouvoir d'achat en direct ce jeudi soir sur France 2 et TF1. Le Président, interviewé depuis l'Elysée par Arlette Chabot et Patrick Poivre-d'Arvor, s'est également brièvement exprimé sur les violences urbaines dans le Val-d'Oise et les régimes spéciaux de retraites.
Sur le pouvoir d'achat :
Nicolas Sarkozy a d'abord annoncé la tenue d'une grande conférence sociale à la mi-décembre pour fixer l'agenda social de 2008. Le chef de l'Etat donne le ton : «Dans toutes les entreprises où les partenaires sociaux accepteront de négocier, on échangera plus de travail contre plus de salaire. Dans les branches où il n'y aura pas de négociations salariales, je remettrai en cause les allègements de charge.»
Au menu de cet agenda social,
- La question du travail le dimanche. «Il faut que les salariés puissent travailler ce jour-là s'ils le souhaitent, en étant payé double.»
- Les 35 heures : «Je propose le paiement des RTT» dans le privé comme dans le public. Pour la fonction publique, les heures supplémentaires seront payées comme dans le privé (25% de plus). «Je demanderai que le Premier ministre organise des négociations pour régler cette histoire de stock d'heures supplémentaires, dans les hôpitaux notamment».
- Fonds de participation : les débloquer dans les grandes entreprises dans les six mois qui viennent pour relancer la croissance française. Dans les petites entreprises, défiscalier les primes à venir. «Je veux redonner du carburant à la croissance», affirme Nicolas Sarkozy.
- Au menu également, la refonte de la formation professionnelle, afin qu'elle bénéficie aux moins diplômés.
- Securisation des parcours professionnels : généraliser le contrat de transition professionnel expérimenté par Borloo.
- Réformer le critère de représentativité et le financement des syndicats. Interrogé sur l'affaire de l'UIMM, Nicolas Sarkozy répond : «En tant que Président de la République, je n'ai pas à penser quelque chose de cela»
Toujours pour favoriser le pouvoir d'achat, le chef de l'Etat entend par ailleurs :
- Créer un indice du pouvoir d'achat en fonction du coût de la vie.
- Engager une grande discussion dans la grande distribution pour obtenir la baisse des prix dans les grandes surfaces. «C'est d'autant plus nécessaire qu'on a une hausse des prix des matières premières», note le Président
- Indexer les loyers sur l'indice des prix tout court et pas de l'indice de la construction, ce qui devrait baisser de 1 à 1,5 point le montant des loyers. Remplacer la caution par un système de mutualisation et ramener de deux à un mois l'avance de loyer.
Interrogé sur les critiques à l'égard du paquet fiscal, Nicolas Sarkozy rétorque que «le texte sur les heures supplémentaires s'applique depuis le 1er octobre, il faut donc attendre d'en voir les effets». Il se défend par ailleurs d'avoir fait des cadeaux aux riches en instaurant les heures supplémentaires, la défiscalisation des droits de succession et le remboursement des intérêts d'emprunt.
Sur les régimes spéciaux :
Nicolas Sarkozy ne cherche pas à polémique en déclarant : «On peut être fier de nos régimes spéciaux. Ils ont pris leurs responsabilités.» Et d'ajouter tout de même : «Je ne pouvais pas reculer parce que c'est l'intérêt national que de conduire cette réforme.»
Sur les violences urbaines:
Le Président a le même discours que celui tenu ces derniers jours. La République ne cédera pas un pouce de terrain par rapport aux «voyous» qui ont tiré sur les policiers. Nous les retrouverons et ils seront jugés aux assises.
Sur le plan banlieue : Fadela Amara l'a mis en place pour ceux qui veulent s'en sortir : on leur donnera un droit à la formation pour un droit à l'emploi.
Sur une police de proximité : «On ne voit pas ce que le brave policier de proximité aurait pu faire face à des individus qui tirent. J'ai demandé à la police de se garder de toute familiarité avec les jeunes. Pas un seul policier n'a tiré sur les jeunes, on peut être fier de notre police.»
Autres sujets :
- Pour développer la recherche, Nicolas Sarkozy annonce que l'Etat va «vendre 3% du capital d'EDF pour investir dans nos universités». Nicolas Sarkozy juge à ce propos le blocage des facs «inadmissible».
- Sur la mise en examen de Chirac : «C'est toujours dommage que la justice vienne si tard», ose son successeur, tout en affirmant que l'ex-Président est «présumé innocent».
- Sur son hyperprésidence : Arlette Chabot, particulièrement active dans l'interview, l'interpelle sur ses interventions multiples : pêcheurs, Tchad... «Un Président doit à la fois être le moteur du changement et l'arbitre», répond Nicolas Sarkozy. «Je suis comme ça, j'ai été élu pour faire un travail, j'ai envie de le faire pleinement, totalement, il ne faut pas s'économiser. J'en suis heureux. Je pense que la vie quotidienne d'un Français est beaucoup plus dure que la mienne.» «Le chef, c'est pas celui qui se met derrière. Mon tempérament, c'est plutôt de me mettre devant», conclut-il.
Débat : Dites-nous ce que vous pensez de cette prestation?
Catherine Fournier
20Minutes.fr, éditions du 29/11/2007 - 20h13
09:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, droit à l'emploi, meze, universités herault, régimes spéciaux, paquet fiscal, grande distribution
jeudi, 29 novembre 2007
Renforcer le pouvoir d’achat des consommateurs

Après la loi sur le travail et le pouvoir d’achat (TEPA) votée cet été, le gouvernement poursuit son action en faveur de l’amélioration du pouvoir d’achat des Français par des propositions touchant de manière concrète et directe à leur vie quotidienne.

Le projet de loi « pour le développement de la concurrence au service des consommateurs » présenté par Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de la consommation et du tourisme, et actuellement discuté au Parlement, prévoit de moderniser les relations commerciales dans la distribution et de modifier certaines pratiques dans le secteur bancaire ou encore la téléphonie afin de faire baisser les prix.
En jeu, la grande distribution et le système des marges arrière.
La loi Galland impose depuis 1996 un seuil de revente à perte très restrictif dans la grande distribution. Elle interdit également aux grandes surfaces de négocier les tarifs des industriels.
Le texte prévoit d’assouplir la loi en permettant à la grande distribution de réintégrer l'ensemble des "marges arrière" -sommes versées par les fournisseurs en échange de la promotion de leurs produits- dans le calcul du seuil de revente à perte. Le seuil de vente à perte serait ainsi abaissé.
Autrement dit, les distributeurs seraient autorisés à répercuter les rabais qu’ils obtiennent de leurs fournisseurs. En effet, si une PME vend pour 100€ de produits à un supermarché, elle n’en encaisse en réalité que 70. La différence correspond à un rabais consenti par les industriels pour que le produit soit bien mis en valeur sur les rayons ou figure sur le catalogue promotionnel.
Or, la grande surface n’a aujourd’hui pas le droit de répercuter à ses clients de la totalité de cette ristourne. Le consommateur ne profite donc pas de ces remises.
La loi prévoit de le lui permettre ce qui devrait permettre aux distributeurs de baisser davantage les prix.
En revanche, la vente à perte (càd vendre un produit moins cher qu’il a été acheté) reste interdite.
Secteur bancaire : transparence et médiation renforcées
Le texte prévoit d’obliger les banques à envoyer à chaque client un récapitulatif annuel des frais qu’ils paient au titre de la gestion de leur compte. Il impose également une procédure de médiation dans le cas de contentieux portant sur des placements et des crédits.
Télécommunications : plus d’information et de souplesse
Téléphonie mobile : changer ou résilier son contrat plus facilement
Le texte prévoit un assouplissement des conditions de résiliation des contrats de téléphonie mobile. Ainsi, un client, même s'il a souscrit à un contrat de deux ans avec un opérateur mobile, pourra le résilier entre le 12è et le 24è mois, en payant un tiers des mensualités restantes, celles-ci ne devant pas dépasser un certain plafond qui sera fixé par décret.
Internet : réduire le coût d’accès à certains services
Le projet met fin aux numéros surtaxés pour les "hotlines" (services téléphoniques d’assistance technique) et impose la gratuité du temps d'attente puis une tarification au prix d’une communication locale, une pratique déjà en vigueur chez la plupart des opérateurs télécoms et internet.
Selon un autre amendement adopté, les consommateurs pourront accéder gratuitement aux numéros verts (0 800...) depuis leur mobile, comme c'est le cas aujourd'hui depuis leur fixe.
Le projet de loi doit par ailleurs permettre au gouvernement de moderniser, de simplifier et d’harmoniser les dispositions du code de la consommation.
En savoir plus :
Le projet de loi « pour le développement de la concurrence au service des consommateurs »
http://www.u-m-p.org
07:00 Publié dans 3 - Informations UMP | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : meze, pouvoir d'achat, consommateurs, grande distribution, système des marges arrière, Secteur bancaire, Télécommunications















