29/08/2008
Canton de MEZE : Les ostreïculteurs de Etang de Thau indemnisés
Touchés par la surmortalité des jeunes huîtres les éléveurs de Thau et Sète bénéficieront d'indemnités.
Les conchyliculteurs de l'étang de Thau ont perdu depuis fin juin, la quasi-totalité de leurs jeunes huîtres. La crise d'une ampleur considérable remet en cause les saisons 2009 et 2010. L'Etat a décidé d'indemniser les ostreïculteurs au titre des calamités agricoles.
Le ministère de la pêche décidera du montant de ses indemnités après l'étude du comité national d'assurance en agriculture.
Tests grandeur nature
De nouveaux naissains provenant de l'Atlantique ont été réintroduits. Un essai en vue du réensencement de l'Etang.
Depuis fin juillet, les éleveurs testent la résistance des poches de larves d'huîtres réimplantées cet été. Un test sous surveillance Ifremer rendra ses conclusions tous les quinze jours avant que l'on permette le réencensement de ces jeunes huîtres venues de l'Atlantique. C'est l'avenir de la production des saisons 2009 et 2010 qui est en question. Cinq sites sont concernés : Mèze, Bouzigues Marseillan, Sète et Leucate.
La cause de l'hécatombe
Les chercheurs ont identifié le germe responsable de la maladie. Il tue 80% des naissains de Méditerranée
L'IFREMER, chargé d'enquêter sur cette surmortalité a avancé dans ses recherches et privilégie la piste pathogène (bactérie, virus, microbe). Un phénomène peut-être amplifié par les événements climatiques.
Actuellement, la mortalité des jeunes huîtres semble stagner, voire faiblir. Mais aucune solution, aucun remède n'a été trouvé à ce jour.
Les futures récoltes sont compromises. L'économie du bassin de Thau n'avait pas besoin de ce nouveau fléau.
Terrible calamité qui touche cette année les conchyliculteurs et ostréiculteurs du bassin de Thau, a qui je voudrais tirer mon chapeau pour le travail difficile qu’ils effectuent.
Certes le germe de la maladie a été décelé, mais pour autant la perte financière dans ce domaine sera considérable.
Un hiver doux, un printemps humide engendrant dessalures (baisses de la salinité) et poussées phytoplanctoniques accrues suivis d’une brusque remontée des températures en mai ont pu favoriser d’un côté, le développement rapide d’agents pathogènes latents et de l’autre, l’affaiblissement physiologiques des huîtres (peu de repos hivernal, rapide utilisation des réserves, gamétogenèse précoce du naissain), mais la qualité de l’eau de notre bassin de Thau est-elle vraiment irréprochable ?
A en discuter avec les professionnels de ce milieu ou les associations concernées, il serait temps que les dirigeants locaux se mettent sérieusement au travail, pour proposer des solutions d’amélioration de la qualité de l’eau pérennes dans le temps.
Dans l’attente et pour pallier aux pertes de cette année, le gouvernement a décidé d’indemniser la profession, un geste mérité qui j’espère atténuera les pertes.
Johnny PERCHEC
Communiqué de l'UMP du Canton de MEZE, le 24 août 2008.
Lire aussi :
- Les ostréiculteurs de l'étang de Thau
Je soutiens le candidat Christian Jeanjean (Régionales 2010)
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25/12/2007
Ballotée par la marée, l'huître élevée à l'australienne arrive en France

Frank Perry AFP ¦ Jean-Marie Alfonso, ostréiculteur au Tour-du-Parc s' affaire, le 12 décembre 2007, sur des paniers en suspensions
Dans la rivière de Pénerf, au sud du golfe du Morbihan, des paniers remplis d'huîtres sont ballotés par la marée: l'ostréiculteur Jean-Marie Alfonso expérimente depuis peu une méthode australienne qui permet d'optimiser la croissance de ces coquillages.
Cette méthode, récemment importée du sud de l'Australie, consiste à faire croître les huîtres dans des paniers cylindriques, généralement accrochés à des filins amovibles fixés sur des piquets.
Les coquillages, moins serrés que dans les poches grillagées traditionnelles fixées sur des tables, se nettoient naturellement en roulant les uns sur les autres au gré du vent ou des courants, explique M. Alfonso.
Gain de temps de travail, croissance plus rapide des huîtres et plus grand respect de l'environnement sont les atouts majeurs affichés par les promoteurs de cette méthode.
"Le travail de l'ostréiculteur est optimisé: d'un seul coup de main, il peut placer les paniers plus haut ou plus bas, selon qu'il souhaite faire +pousser+ l'huître en coquille ou en chair. La croissance du coquillage est aussi plus homogène et il y a moins de pertes", assure M. Alfonso qui a reçu en septembre des Affaires maritimes l'autorisation de tester le système pendant six mois.
L'ostréiculteur possède déjà deux lignes de 36 mètres portant 80 paniers qui contiendront à terme une soixantaine d'huîtres chacun (contre 180 dans une poche traditionnelle).
La densité de production est certes "moindre à l'hectare" et l'installation deux fois plus chère que les poches traditionnelles, reconnaît Patrick Drevici, représentant en France de Seapa, l'une des entreprises australiennes qui commercialisent le système. "Mais le producteur s'y retrouve car la croissance est plus rapide qu'avec le système français: deux ans au lieu de trois".
Pour la direction départementale des Affaires maritimes, ce nouveau type d'installation pourrait constituer --si les autres usagers des plans d'eau concernés, les plaisanciers essentiellement, n'y voient pas d'objection-- une solution d'avenir pour l'extension des parcs ostréicoles qui arrivent aujourd'hui à saturation.
"Le système est en effet adaptable en eau plus profonde, sur des zones qui se découvrent peu à marée basse, car la manutention est rapide et facile", souligne Yann Dumont, contrôleur des cultures marines.
L'Institut français de l'exploitation des ressources de la mer doit encore se prononcer sur l'impact environnemental du système, mais selon M. Drevici celui-ci permet "au milieu de retrouver son état originel". "La lumière passe mieux, il y a moins d'envasement, les herbiers repoussent", témoigne-t-il.
L'expérience menée par M. Alfonso semble déjà faire des émules. Selon Yann Dumont, quatre autres ostréiculteurs morbihannais se sont renseignés auprès des Affaires maritimes sur les autorisations à obtenir pour pouvoir implanter ce système venu des antipodes.
Deux autres entreprises proposent également des systèmes similaires, qui font depuis trois ans l'objet de tests en France.
Si bien que, pour le Nouvel An, le consommateur français pourrait bien manger des huîtres élevées à l'australienne... sans le savoir.
© 2007 AFP
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 25/12/2007
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13:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : meze, etang de thau, huitres de bouzigues, l'huître élevée à l'australienne arrive en France, ostréiculteur, L'Institut français de l'exploitation des ressources de la mer, musee de l'etang de thau bouzigues
12/11/2007
Etang de Thau : le ramassage et la pêche de certains coquillages interdits

Conchylicultures de l'étang de Thau (Photo Dominique Faget/AFP/Archives)
Le ramassage et la pêche des moules et des coquillages fouisseurs (coque, palourde) de l'étang de Thau ont été interdits vendredi par le préfet de l'Hérault, en raison d'une toxicité résultant de la présence d'une micro-algue, l'Alexandrium.
L'arrêté du préfet restreint en outre la mise sur le marché des coquillages ramassés avant la publication de l'arrêté.
Ainsi, les producteurs qui n'ont pas passé leurs coquillages dans des bassins de purification sont dans l'obligation de rappeler leur marchandise.
Les huîtres de l'étang de Thau ne sont pas concernées par les interdictions, précise le communiqué de la préfecture.
Ce sont des analyses effectuées par l'Ifremer sur des moules en provenance de l'étang qui ont mis en évidence cette toxicité.
Selon le site Internet de l'Ifremer, plusieurs espèces d'Alexandrium sont observées dans les eaux côtières françaises, dont les espèces toxiques Alexandrium minutum et Alexandrium tamarense/catenella.
Dans l'étang de Thau, c'est cette dernière espèce qui se développe, selon le site de l'Ifremer.
www.mezeavenir.com
22:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : huîtres de l'étang de Thau, moules, palourdes, ramassage coquillages etang de thau, etang de thau, interdiction etang de thau, micro-algue





















