08/02/2008
Une nouvelle politique pour les banlieues
La politique présentée par le Président de la République marque la fin des plans banlieues menés jusqu’à présent. Depuis 30 ans, et à quelques exceptions près, les multiples « plan banlieue » ont été des catalogues de mesures dispersées, sans logique d’ensemble, et surtout sans traitement de fond des conditions qui alimentent les problèmes des banlieues.
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1. La politique présentée par le Président de la République marque la fin des plans banlieues menés jusqu’à présent.
Depuis 30 ans, et à quelques exceptions près, les multiples « plan banlieue » ont été des catalogues de mesures dispersées, sans logique d’ensemble, et surtout sans traitement de fond des conditions qui alimentent les problèmes des banlieues. Au final, malgré l’ampleur des financements engagés, non seulement les résultats n’ont pas été au rendez-vous, mais la situation s’est au contraire aggravée.
2. De nouveaux objectifs sont fixés à la politique en faveur des quartiers difficiles :
1. Donner une chance à tous les habitants des banlieues qui veulent s’en sortir selon le principe du « donnant – donnant » entre les pouvoirs publics et les habitants des quartiers : les droits doivent aller de pair avec les devoirs et rien ne peut se faire sans l’impulsion et la responsabilisation des personnes bénéficiaires des politiques publiques.
Réinsérer tous les quartiers dans la République : la banlieue ne doit plus être un ghetto urbain, culturel ou mental, mais elle doit, au contraire, devenir comme le reste du territoire.
3. Ce qui va changer dans les banlieues : une nouvelle méthode.
Mobiliser tous les ministres, et non plus seulement le ministre de la Ville. Chacun aura des objectifs à remplir pour réduire les écarts entre les quartiers et les autres territoires (emploi, échec scolaire, taux de propriété, sécurité, etc.). Au niveau local, le retour de l’Etat se manifestera par le rôle des Préfets et une généralisation des délégués de l’Etat à tous les quartiers difficiles.
S’attaquer à la racine des problèmes en mettant fin aux politiques qui ont abouti à concentrer les problèmes aux mêmes endroits.
Faire de l’égalité des chances une réalité, en faisant revenir dans les quartiers les services publics, qui doivent être encore plus efficaces là où les habitants rencontrent le plus de difficultés (école, service public de l’emploi….). Les agents les plus expérimentés seront incités à aller dans ces quartiers.
Faire de l’éducation, de la formation et de l’emploi la clef de la réussite individuelle et de la politique de la Nation en faveur des quartiers difficiles.
4. Ce qui va changer dans les banlieues : des réponses concrètes aux attentes prioritaires des habitants des banlieues.
De vraies opportunités de formation et d’emploi grâce au contrat d’autonomie passé entre les jeunes et des entreprises spécialisées dans l’insertion. Les jeunes bénéficieront d’un accompagnement renforcé de plusieurs mois, véritable coaching, préalable à leur placement dans une entreprise ou une formation qualifiante.
Le renforcement de la sécurité : augmentation des effectifs policiers (4 000 policiers en trois ans), en particulier dans les quartiers les plus marqués par les violences urbaines ; 200 « unités territoriales des quartiers » protègeront les habitants des quartiers à tout moment ; renforcement du lien de confiance entre les forces de police et les habitants.
La lutte contre l’échec scolaire : développement de la mixité dès le primaire grâce au « busing » ; des filières d’excellence dans 30 collèges et lycées de banlieues ; accès aux classes préparatoires ; création de places d’internats de réussite éducative ; pour les jeunes qui décrochent : identification immédiate et accès à des écoles de la deuxième chance.
Le désenclavement et la « déghettoïsation » des quartiers afin que les populations ne soient plus assignées à résidence : 500 millions d’euros seront mobilisés par l’Etat dans le cadre du Grenelle de l’environnement pour aider les collectivités à développer les transports (voies de bus, tramways).
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29/11/2007
Oui à la réforme de l'université

La loi sur l'université répond à trois exigences : la rendre plus attractive, sortir de la paralysie de la gouvernance actuelle, et donner à la recherche universitaire une visibilité à l’échelle internationale.
Valérie Pécresse : la vérité sur la réforme
envoyé par crast
L’université française s’est enfoncée dans une crise sans précédent
- Des formations dévalorisées et mal reconnues par les entreprises.
-Une organisation archaïque qui freine toute évolution.
-Une place dans les classements internationaux qui se dégrade : la 1ère université française se place seulement au 39ème rang mondial.
-La fuite des meilleurs étudiants et chercheurs vers les grandes universités étrangères.
Les étudiants en sont les premières victimes
-Des moyens insuffisants : la France consacre pour chaque étudiant presque deux fois moins de moyens que la Suède ou le Canada. C’est le seul pays développé à consacrer plus de moyens pour un lycéen que pour un étudiant.
-Des conditions d’étude et de vie étudiante inacceptables.
-Des taux d’échec élevés, en l’absence d’une réelle orientation et d’un suivi suffisant : 50% d’échec en 1ère année, 20% des étudiants quittent chaque année l’université sans diplôme.
-Des perspectives d’emploi dégradées à la sortie des universités : après un an, 53% des diplômés universitaires bac + 4 recherchent encore un emploi.
Une loi pour poser les fondations de la nouvelle université
La loi constitue le socle d’une vaste réforme de l’enseignement supérieur, qui se déroulera sur cinq ans, et pose les fondations de la nouvelle université.
Elle dote toutes les universités d’une nouvelle organisation dans un délai d’un an, et de nouvelles compétences dans un délai de cinq ans.
Pour permettre aux universités d’atteindre l’excellence, l’accent est mis sur plusieurs points : une autonomie réelle des universités, une capacité de mieux remplir les missions, une formation de qualité, une recherche de haut niveau, l’orientation et l’insertion professionnelle des étudiants, la diffusion de la culture et la coopération internationale.
1) Une réforme au service des étudiants:
Pour améliorer les conditions de vie des étudiants, la loi met l’accent sur certaines priorités :
- Autoriser les présidents d’universités à recruter des étudiants prioritairement sur des critères académiques et sociaux, pour des activités de tutorat ou de service en bibliothèque.
- Créer, dans chaque université, un bureau d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants.
- Renforcer le principe de la liberté d’inscription en premier cycle en permettant à chaque étudiant de s’inscrire dans tout établissement de son académie de résidence.
2) Donner une autonomie à la gouvernance actuelle
La gouvernance actuelle est marquée par un manque de pilotage, un manque de transparence et d’ouverture sur l’extérieur. Pour remédier à cette situation, la loi clarifie les compétences des différentes instances afin de rendre le fonctionnement de l’université plus efficace. Pour ce faire, elle prévoit de :
- Modifier le rôle du conseil d’administration : celui-ci devient l’organe stratège : il est resserré de 20 à 30 membres tout en étant plus ouvert sur l’extérieur avec la présence de 7 ou 8 personnalités extérieures. Les délibérations statutaires sont décidées plus facilement à la majorité des membres en exercice. Enfin, le conseil d’administration est compétent pour la création des UFR et peut proposer la création des écoles et instituts internes à l’université.
- Renforcer le rôle du président d’université : celui-ci devient porteur de projets et animateur d’équipe. Il est jugé sur ses résultats. Ses pouvoirs sont donc renforcés : il peut ainsi nommer les personnalités extérieures appelées à siéger au conseil d’administration. Il prépare et met en œuvre le contrat pluriannuel d’établissement, dispose d’un droit d’opposition à toute affectation prononcée dans l’établissement. Il est enfin responsable de la sécurité dans l’établissement et veille à l’accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées. Son mandat est renouvelable une fois.
3) Donner à l’université la possibilité de gérer son budget librement
A leur demande et au plus tard dans un délai de cinq ans suivant la publication de la loi, toutes les universités disposeront d’un budget global et de nouvelles responsabilités en matière de gestion des ressources humaines. La loi prévoit de :
- Donner des pouvoirs accrus au conseil d’administration : celui-ci pourra désormais moduler les obligations de service des enseignants-chercheurs, attribuer des primes au personnel et créer des dispositifs d’intéressement pour améliorer la rémunération des agents les plus méritants, recruter des agents contractuels pour occuper des postes de catégorie A ou pour assurer des fonctions d’enseignement ou de recherche.
- Transférer aux établissements qui en font la demande la pleine propriété de leurs biens mobiliers et immobiliers.
- Mettre en place un comité de sélection autorisant un recrutement des personnels enseignants-chercheurs plus rapide, plus ouvert et plus transparent.
- Autoriser la création d’un comité de sélection commun à plusieurs établissements.
4) Renforcer les partenariats publics-privés :
Afin de diversifier les ressources des universités, de renforcer les relations des universités avec leur environnement économiques et d’engendrer de nouvelles sources de financement, la loi met en place deux nouveaux types de fondations :
- les fondations universitaires,
- les fondations partenariales, qui réunissent les universités et d’autres organismes publics et privés intéressés par leur activité de formation et de recherche. Le mécénat est ainsi encouragé, notamment grâce à la réduction fiscale pour les dons effectués par les entreprises ou les particuliers en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche.
http://www.u-m-p.org






















