mardi, 15 juillet 2008

Xavier BERTRAND : le point sur les 35h



Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, fait le point sur les rumeurs et les verités concernant les nouvelles législations concernant la durée légale du travail.



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mardi, 20 mai 2008

UMP MONTPELLIER : "Il faut garder une durée légale du travail à 35 heures"

Pour Xavier Bertrand, il faut conservver la durée légale du travail à 35 heures, mais une loi devrait permettrre, à partir du début de 2009, aux entreprises de négocier de "la souplesse", notamment sur les heures supplémentaires.

Pour le ministre du travail et secrétaire général adjoint du mouvement, "Il nous faut sortir du carcan des 35 heures imposées partout et pour tous de la même façon. Il faut aussi garder une durée légale du travail à 35 heures, qui a pour effet de déclencher les heures supplémentaires majorées pour le salarié. Mais il faut aussi revenir sur d'autres règles contraignantes qui freinent l'emploi.
C'est dans la totale logique de la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat, votée cet été ndlr) par laquelle nous avons voulu que les heures supplémentaires soit revalorisées et bénéficient d'avantages fiscaux et sociaux pour les salariés. Il est hors de question de revenir là-dessus.
Et la bonne solution pour ça, c'est la négociation sociale dans les entreprises, ce qui est aussi le choix des partenaires sociaux signataires de la position commune sur la représentativité" (CGT, CFDT, Medef, CGPME, ndlr).

La négociation dans les entreprises aura pour objet d'introduire de la souplesse.
"La réalité d'une entreprise n'est pas la même selon que l'on se situe dans la plasturgie, le commerce ou la restauration. Dans le cadre légal, il y a besoin de souplesse. Nous avons aujourd'hui des contingents annuels d'heures supplémentaires qui trop souvent bloquent. Il y a des activités où il n'y a que 130 heures par an et les règles qui existent sont ressenties comme des freins ou comme des plafonds. Il est possible de demander des autorisations à l'Inspection du travail mais ça n'est presque jamais fait.
Voilà pourquoi les partenaires sociaux ont souhaité donner aux entreprises une souplesse supplémentaire. L'article 17 de la position commune (sur des accords d'entreprises, avec des syndicats majoritaires, précisant les conditions de dépassement des contingents d'heures supplémentaires, ndlr) est plus que clair à ce sujet".

Il a annoncé que le gouvernement allait 'préparer un projet de loi à partir de cette position commune. L'objectif est qu'on puisse avoir une entrée en vigueur pour l'ensemble des dispositions (représentativité, financement et cette partie-là) à partir du 1er janvier 2009. Nous allons commencer à parler avec les partenaires sociaux des différentes modalités qui trouveront leurs places dans ce texte, mais on voit très clairement l'esprit de l'article 17, qui privilégie la négociation d'entreprise, ce qui est la même logique pour nous.'
'La démarche des 35 heures à l'époque a été idéologique, nous, notre démarche est pragmatique" a-t-il déclaré.



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dimanche, 18 mai 2008

Xavier Bertrand : "Je veux être porteur de réformes et les réussir"

Cotisations retraite allongées à 41 ans, service minimum en cas de préavis de grève, secrétariat général adjoint de l'UMP... Xavier Bertrand, le ministre du Travail, s'exprime sur les réformes qu'il pilote, en toute franchise.

Le Journal du Dimanche
Propos recueillis par Nicolas PRISSETTE et Florence MURACCIOLE
Le 18.05.2008



Les syndicats appellent à manifester jeudi contre la réforme des retraites et le passage à quarante et un ans de cotisation. Que leur répondez-vous?
Pour garantir notre système de retraites, on ne sait pas faire autrement que de passer à 41 ans. L'espérance de vie est aujourd'hui de 81 ans en moyenne, alors qu'elle n'était que de 75 ans en 1982 avec une retraite à 65 ans. On vit de plus en plus longtemps, les Français le savent bien. Donc, il faut travailler un peu plus longtemps.

Mais les salariés constatent que très peu d'entreprises conservent leurs seniors...
Le coeur de la discussion avec les syndicats et le patronat, c'est l'emploi des seniors. Depuis 2003, aucun rendez-vous n'a permis d'aboutir. Il faut sortir des déclarations d'intention, ce que nous ferons avec Laurent Wauquiez dès l'automne au Parlement. En 2009, cela devra être appliqué dans les branches et les entreprises. Et si, en 2010, l'emploi des seniors n'a pas avancé, il y aura des sanctions sous forme de cotisations retraites additionnelles pour les employeurs qui ne joueront pas le jeu. Nous avons créé un groupe de travail avec les partenaires sociaux. J'attends qu'ils répondent à plusieurs questions: faut-il préciser le montant des sanctions dès cette année? Faut-il inciter les entreprises à développer le tutorat des seniors en faveur des jeunes? Par ailleurs, nous avons déjà commencé à pénaliser les préretraites d'entreprises. Faut-il les taxer davantage ? Nous voulons absolument changer les comportements, supprimer les limites d'âge stupides, comme celles qui frappent les hôtesses de l'air et stewards, et libéraliser le cumul emploi-retraite. Pour encourager les salariés, nous allons renforcer la surcote: si vous travaillez un an de plus, votre retraite augmente de 5%. Pour deux années supplémentaires, la hausse est de 10%.

François Chérèque, le leader de la CFDT, dit que votre réforme est "bâclée". Comment réagissez-vous?
Je sais bien que nous ne sommes pas d'accord sur tout. Ce n'est pas pour autant qu'il faut nier les points d'accord. Nous maintenons le dispositif de départ à la retraite avant 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler très jeunes. Cela coûte 2 milliards d'euros par an. C'était une demande syndicale forte. On revalorise les retraites dès septembre et on instaure un mécanisme de garantie du pouvoir d'achat. C'était une demande syndicale. Nous faisons de l'emploi des seniors une priorité, c'était aussi une demande syndicale.

La réforme des retraites tiendra-t-elle compte de la pénibilité du travail?
Cela fait trop longtemps que les discussions sur ce sujet durent. Soit elles aboutissent à un accord, soit, je l'annonce clairement, l'Etat interviendra. Mais les entreprises seront mises à contribution. Je sais que ce dossier n'est pas simple à régler, il semble bloqué depuis trois ans. Mais l'espérance de vie d'un ouvrier est de sept ans inférieure à celle d'un cadre supérieur. On ne peut pas détourner le regard de cette réalité.

La grève de jeudi va toucher la SNCF. Avec le service minimum déjà mis en place, les trains circuleront-ils?
Grâce au service minimum, on aura une information précise en début de semaine. Les lignes prioritaires seront celles qui permettent aux salariés d'aller travailler. D'ores et déjà, le service minimum a permis de réduire de 30% le nombre de préavis déposés à la SNCF par rapport au début de l'an dernier, et de les diviser par trois à la RATP.

Nicolas Sarkozy veut imposer aux maires le service minimum à l'école. Il est intervenu le jour même de la grève des fonctionnaires. Est-ce pour ressouder la majorité?
Nous avons un président de terrain, et pas un président déconnecté de l'actualité. C'était normal qu'il s'exprime ce jour-là. N'oublions pas que le Président avait pris cet engagement pendant la campagne: à l'école, le droit d'accueil est indispensable. Plaçons-nous du côté des familles. Comment font celles qui n'ont pas d'aide à domicile, pas de parent ou d'ami disponible pour garder les enfants?

Mais certains maires, même UMP,, ne sont pas d'accord...
Dans une république, on ne peut pas avoir des traitements différents des Français selon la volonté de tel maire. Je suis persuadé que les modalités de mise en oeuvre de cette loi satisferont ces élus qui, par ailleurs, n'en contestent pas le principe.

Dans votre ville de Saint-Quentin, où vous êtes adjoint au maire, les écoles n'étaient pas ouvertes jeudi dernier...
C'est parce que nous avons eu une grève de la fonction publique territoriale.

Vous êtes secrétaire général adjoint de l'UMP, que pensez-vous du fonctionnement de votre parti?
Les petites phrases contre mon camp, ce n'est pas mon genre. Le rôle de l'UMP est d'être devant le gouvernement, un laboratoire d'idées. Il doit aussi détecter les nouveaux talents et contribuer à expliquer les réformes qui sont menées. Tout comme les parlementaires doivent jouer un rôle-clé dans les réformes, notamment pour le service avant-vote, c'est-à-dire le fait de tester les réformes avant de les voter. Nous devons aujourd'hui être résolument offensifs, nous sommes les seuls à porter le changement que veulent les Français.

Comment vous organisez-vous entre l'UMP et le ministère?
Je ne suis pas aux 35 heures et je n'ai pas l'intention de m'y mettre! Depuis que j'ai été nommé à l'UMP, j'ai vu plus de 180 parlementaires et je fais de nombreux déplacements. Ce week-end, je suis à Caen et à Evreux où, comme à chaque fois, je rencontre les élus et les cadres du mouvement avant de tenir une réunion publique avec les militants, auxquels je rappelle que la carte de l'UMP a vocation à être un bulletin de vote permanent, par exemple pour élire les têtes de liste régionales.

Mais pas la direction, comme le réclame Christian Estrosi...
Si c'est pour ressembler au PS, un parti où la lutte pour le pouvoir prend le pas sur le débat d'idées, non merci! Le Parti socialiste a plus de candidats à l'élection du premier secrétaire que d'idées nouvelles, la seule depuis un an a été de proposer un changement de nom!

On dit que vous avez de grandes ambitions...
Celles de faire mon travail ! Ce que je fais au ministère et au parti me passionne. J'ai des fourmis dans les jambes et j'adore le terrain.

Certains vous annoncent à Matignon en 2009...
Un parcours à la Laurent Fabius ne m'a jamais impressionné, ni fait rêver. Mais j'assume l'ambition de conjuguer le libéral et le social. Je veux être porteur de réformes et les réussir.



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vendredi, 16 mai 2008

Représentativité: le gouvernement s'aligne sur la position CGT-CFDT-patronat

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Le gouvernement reprend à son compte la "position commune" réformant les règles de représentativité et de financement des syndicats conclue entre CGT, CFDT, Medef et CGPME, et la transcrira dans un projet de loi présenté avant la fin de la session parlementaire.

Xavier Bertrand a indiqué vendredi aux quatre organisations, lors d'une réunion au ministère, qu'il reprendrait "l'esprit et la lettre" du document, conclu le 9 avril, proposant de modifier fortement les règles actuelles.

Celles-ci aboutissent depuis 1966 à considérer représentatives au plan national cinq centrales syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC).

Le gouvernement "fera tous les efforts" pour qu'un projet de loi soit examiné avant les vacances parlementaires de cet été par au moins une des deux assemblées en première lecture, a-t-on précisé dans l'entourage de M. Bertrand.

La position commune prévoit notamment qu'un syndicat, pour être reconnu représentatif des salariés, doive rassembler au moins 10% des voix aux élections professionnelles dans les entreprises, et 8% pendant quelques années au plan national et dans les branches.

Par ailleurs, un accord social ne pourra être validé que par des organisations réunissant au moins 20% des salariés et ne suscitant pas l'opposition d'organisations représentant une majorité des voix.

Le texte ouvre aussi la voie à la possibilité pour des élus du personnel non-syndiqués de conclure des accords, donnant satisfaction au patronat.

FO, la CFTC, et la CFE-CGC, côté salarié, et l'UPA (patrons de l'artisanat), qui ont rejeté le texte, n'avaient pas été conviées à la réunion de vendredi.

"On a un engagement clair du ministre sur le respect de l'esprit et de la lettre", s'est félicité Marcel Grignard de la CFDT, soulignant un "texte global et équilibré".

Selon les participants à la réunion et son entourage, le ministre a estimé que la position commune avait été signée par des organisations représentant la majorité des salariés.

"Le ministre mesure bien que les signataires, la CGT et la CFDT (côté salariés), ont une représentativité qui, même si elle n'est pas mesurée, est plus importante que les trois non-signataires (toujours du côté salariés, ndlr) et que ça compte", a confirmé Michel Doneddu de la CGT.

Cette "bonne reprise du texte par le gouvernement" est "un encouragement à poursuivre d'autres négociations avec les partenaires sociaux" après le succès de l'accord sur la modernisation du marché du travail, a souligné Patrick Bernasconi, du Medef.

Le seul point sur lequel le gouvernement entend garder ses marges de manoeuvre concerne les conditions de dérogation aux 35H, a-t-on appris dans l'entourage du ministre.

L'élaboration du projet de loi débutera la semaine prochaine avec des réunions techniques bilatérales, d'abord avec les signataires puis avec les non-signataires.

Les modalités du financement et de la transparence des comptes des organisations syndicales et patronales, dont le principe est posé dans la position commune, seront notamment discutées.

Après le scandale des retraits suspects des caisses de l'UIMM (patronat de la métallurgie), le livre "L'argent noir des syndicats", publié cette semaine, décrypte les diverses méthodes de corruption dans le monde syndical.

Un groupe de travail sur le développement du dialogue social dans les entreprises de moins de 10 salariés, non abordé dans la position commune, sera mis en place en juin entre les signataires, avant une négociation interprofessionnelle dans "le mois qui suit la promulgation de la (future) loi".




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mardi, 06 mai 2008

Question d'Elie Aboud, Député de l'Hérault à Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité, sur la Cinquième branche de la Sécurité Sociale





Réponse de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité, à la question d'Elie Aboud, Député de l'Hérault à sur la Cinquième branche de la Sécurité Sociale.









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lundi, 28 avril 2008

UMP MONTPELLIER: Négociations autour de la réforme des régimes spéciaux

Alors que Xavier BERTRAND recevait ce lundi 28 avril les partenaires sociaux pour leur exposer les projets du gouvernement en matière de réforme des retraites, l’UMP réaffirme son soutien total à la décision énoncée le 24 avril par Nicolas SARKOZY et conforme à la Loi Fillon de 2003, de porter la durée des cotisations à 41 ans à l’horizon 2012.

Cette décision est fondée sur une réalité déjà intégrée par la plupart des pays européens, à savoir l’allongement de la durée de vie et donc la nécessité de travailler plus longtemps.

Dans ce cadre, l’UMP incite le gouvernement à mettre en place une politique d’incitation active à l’emploi des seniors, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé.

Concernant la pension de réversion, l’UMP sera extrêmement vigilante à ce qu’intervienne par échelons une augmentation des taux, en soulignant que l’objectif de 60% à la fin du mandat présidentiel, fait partie de ses ambitions prioritaires.

Dominique PAILLE
Porte-parole

Communiqué du 28 avril



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lundi, 21 avril 2008

UMP MONTPELLIER NIMES PERPIGNAN CARCASSONNE MENDE : Xavier Bertrand assure qu'il ne pense pas à Matignon

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Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a assuré lundi sur Public Sénat qu'il n'avait pas pour ambition, que certains lui prêtent, de succéder à François Fillon au poste de premier ministre.

M. Bertrand estime que cela relève de la "vie du microcosme parisien".

Pour le ministre, "on veut faire entrer dans des cases les hommes politiques". "Tout mon parcours jusqu'alors et peut-être ensuite montrera que je ne rentre pas facilement dans ces cases", a-t-il affirmé. "Ce n'est pas mon profil".

"Quand vous commencez à vous mettre une idée en tête, ça vous empêche d'avancer", a-t-il cependant ajouté.

Son "ambition", a-t-il dit, il la met au service de "ses idées libérales et sociales en même temps".

Concernant l'UMP, dont il est récemment devenu secrétaire général adjoint, M. Bertrand juge qu'il doit être "à nouveau le laboratoire d'idées" du gouvernement.

Il veut également "associer les parlementaires" de son camp à l'élaboration des réformes. "Je crois de plus en plus au service +avant vote+; c'est de voir avec une réforme ce qui marchera, ce qui produira des effets vite et bien", a-t-il expliqué.

A la direction du parti présidentiel, le ministre a l'intention de "mettre de l'huile dans les rouages" et non "pas de l'huile sur le feu"

"Je ne suis pas le champion du monde de la petite phrase et je ne le deviendrai pas", a-t-il assuré.




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jeudi, 14 février 2008

XAVIER BERTRAND : « Cela ne sert à rien de débattre de l'âge légal de la retraite »

Le ministre du Travail, qui lancera la concertation sur la réforme des retraites le mois prochain, répond à la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui a prôné, la semaine dernière, le relèvement au-delà de 60 ans de l'âge légal de la retraite. Xavier Bertrand lui demande de sortir des débats « idéologiques » et avertit : « Il y aura des sanctions pour les entreprises qui ne jouent pas le jeu » en matière d'emploi des seniors. Il lance aussi un appel à la mobilisation de la majorité pour les municipales.

Comment interprétez-vous la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages ? Faudra-t-il calmer le jeu ou embrayer sur les réformes après les municipales ?
Ne nous trompons pas de campagne. Nous allons tenir tous les engagements pris à l'occasion de l'élection présidentielle et des législatives, et ils sont très précis. Il n'est donc pas question d'une quelconque pause dans les réformes alors que les Français nous disent qu'ils veulent des résultats et ce le plus vite possible. Quant aux sondages, je les prends avec circonspection : ils nous annonçaient une vague rose en 2001... Si notre électorat est mobilisé, les résultats seront équilibrés. Avant de se projeter dans l'après-municipales, nous devons expliquer davantage le sens de notre action et faire le service après vote des réformes. Le service minimum, par exemple, est sur les rails. A Marseille, deux conflits de même ampleur se sont produits en décembre et en janvier. Lors du premier, il y a eu 45 % des trains vers Toulon. Lors du second, 90 % et 100 % des trains étaient annoncés ! Les trains qui partent à l'heure, on en parle moins. A nous de montrer davantage ce qui marche.

La publication du rapport Attali n'est pas survenue au meilleur moment et l'exécutif a reculé sur les taxis ou l'interdiction de fumer dans les bars tabacs...
Quand il y a des propositions décoiffantes, ce n'est jamais le bon moment paraît-il ! Ce rapport fait débat, tant mieux. Jacques Attali doit en faire la pédagogie dans son ensemble et mesure par mesure. Pour les taxis, le président de la République a été clair : le statut quo n'est pas possible. Il a également dit aux buralistes qu'il n'y aurait pas de dérogation à l'impératif de santé publique.

Deux lois ont été votées en faveur du pouvoir d'achat. Comment expliquez-vous que ce sujet provoque autant de déception ?
Ceux qui bénéficient des mesures sur le pouvoir d'achat ne sont pas forcément ceux qui parlent le plus fort. Et les sondages au bout de neuf mois ne remplacent pas le bilan de l'action du gouvernement au bout de cinq ans. La deuxième loi sur le pouvoir d'achat a été adoptée dans des délais record. Annoncée le 29 novembre par le président de la République, elle a été publiée au « Journal officiel » samedi dernier. Nous avons publié mercredi en ligne (www.travail-solidarite.gouv.fr et www.securite-sociale.gouv.fr) une circulaire d'application innovante. Elle a été rédigée sous forme de questions-réponses et élaborée avec des experts-comptables, des DRH et des chefs d'entreprise pour répondre directement aux questions qu'ils se posent. Cela va bénéficier à des millions de salariés dans notre pays ; c'est pratique et concret.

Le Conseil d'orientation pour l'emploi a proposé, la semaine dernière, une alternative au projet gouvernemental de mise sous condition des allégements de charges. Comptez-vous retenir ses propositions ?
L'avis rendu par le COE est intéressant et éclairant. Il va nous permettre de bâtir un dispositif que je souhaite consensuel pour relancer les négociations salariales dans les entreprises sans pénaliser celles qui font de réels efforts. Avec Christine Lagarde nous allons présenter un projet de loi au printemps pour que le dispositif s'applique dès 2009, au titre des négociations salariales de 2008.

Un décret vient d'être publié pour imposer une rémunération minimale de 380 euros des stages de plus de 3 mois. Faut-il aller plus loin ?
Le décret ne pouvait pas aller au-delà de la loi égalité des chances votée en 2006, qui se limitait au cas des stages de plus de 3 mois. Des parlementaires UMP ont souhaité aller plus loin en préparant une proposition de loi qui fixe le contenu et le calendrier de l'étape suivante. Il est possible d'aller plus loin en évitant de casser la logique des stages. Je ne veux pas non plus que l'on ne propose que des stages courts afin de contourner le dispositif. L'Etat devrait s'imposer également les mêmes règles.

Quand allez-vous lancer le « rendez-vous » de 2008 sur les retraites ?
Je recevrai les partenaires sociaux et tous les acteurs concernés dès le mois prochain. Il s'agit de présenter un texte de loi courant juin pour une adoption au Parlement pour l'été. Cet agenda a été débattu avec les syndicats et le patronat lors de la conférence sur la protection sociale à l'Elysée. Nous sommes dans une logique de concertation. Cela nous permettra de mettre tous les sujets sur la table.

Que répondez-vous à la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui est totalement opposée à l'idée de transférer des cotisations Unedic aux régimes de retraite ?
A l'heure d'aborder un débat aussi important, je demande à chacun d'avoir une position d'ouverture, sans aucun tabou. On a le droit d'avoir des positions, mais on a aussi le devoir d'avoir de la mémoire. La logique consistant à profiter de la baisse du chômage pour dégager des nouveaux financements pour les retraites est inscrite noir sur blanc dans l'exposé des motifs de la loi de 2003, votée par le Parlement. Et en 2008, on ne part pas d'une feuille blanche mais de cette loi.

Le Medef se dit également opposé à votre idée de bonus-malus pour les entreprises sur l'emploi des seniors. Pour lui, la seule solution, c'est de relever l'âge légal à 62 ou 63 ans...
Le véritable enjeu, c'est que l'âge réel de départ des salariés atteigne 60 ans. Pour cela, il faut que les entreprises se mobilisent davantage. Aujourd'hui, les salariés partent en moyenne avant 59 ans. Cela ne sert à rien de débattre de manière idéologique de l'âge légal.

La priorité des priorités est de développer l'emploi des seniors. Et je ne me contenterai pas de beaux discours. Il y aura des sanctions pour les entreprises qui ne jouent pas le jeu car je veux des résultats rapides. Le doublement de la taxation des préretraites maison des entreprises et des indemnités de mise en retraite d'office par l'employeur, décidé à l'automne, produit déjà des résultats : de nombreuses entreprises nous font savoir qu'elles modifient leurs plans de départs. C'est l'intérêt de tous de changer de comportement, sinon ces mesures ne rapporteront pas 300 millions d'euros, comme prévu, mais sans doute beaucoup plus. Je préfère un changement des comportements plutôt que le rendement financier d'une telle mesure.

Ne risquez-vous pas de créer une usine à gaz avec le bonus-malus ?
Il n'est pas question de ressusciter la taxe Delalande qui a eu l'effet inverse de celui escompté, et nous sommes parfaitement conscients du fait que chaque branche a sa spécificité. Mais on peut encourager les entreprises vertueuses et innovantes, comme le font déjà certains pays nordiques.

Le gouvernement s'est engagé à relever les petites retraites et les pensions de réversion, et on ne voit guère d'économies en face. L'objectif d'un retour à l'équilibre d'ici à 2012 reste-t-il d'actualité ?
Il va en effet y avoir des mesures généreuses, attendues par tous, lors du rendez-vous 2008. Dans ces conditions, je demanderai à chacun : que proposez-vous comme mesures courageuses pour garantir l'équilibre en 2012 comme en 2020 ? Il faut que chacun prenne ses responsabilités. Nous prendrons bien sûr les nôtres.

PROPOS RECUEILLIS PAR ÉTIENNE LEFEBVRE, JEAN-FRANCIS PÉCRESSE ET LUCIE ROBEQUAIN

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jeudi, 07 février 2008

Droit opposable à la garde d'enfants: projet de loi "dès 2009"

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Patrick Hertzog AFP/archives ¦ Xavier Bertrand, le 22 janvier 2008 à l'Assemblée nationale à Paris



Le ministre du Travail et de la Solidarité, Xavier Bertrand, a annoncé jeudi au Sénat que le gouvernement allait soumettre au Parlement "dès 2009" un texte sur le droit opposable à la garde d'enfants, pour une mise en oeuvre à partir de 2012.

"L'engagement que nous avons pris, c'est qu'à partir de 2012, le droit opposable (à la garde d'enfants) soit réalité", a déclaré le ministre. "Nous allons commencer les discussions dès cette année de façon à pouvoir déterminer quels sont les nouveaux modes de garde à créer, quels sont les réels besoins, et comment nous délimitons ce droit opposable, de façon à ce que dès 2009, puisse vous être soumis un texte".

La création d'un droit opposable à la garde d'enfants, c'est-à-dire le droit pour les parents d'attaquer les collectivités ne leur offrant pas de solutions en matière de garde d'enfants, figure dans le programme du Président Nicolas Sarkozy.



© 2008 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 07/02/2008




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dimanche, 27 janvier 2008

UMP : Xavier Bertrand invité de "Réforme Hebdo"

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A l’occasion de la première de « Réforme hebdo », l’UMP recevait Xavier Bertrand. Une rencontre qui a permis au ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité de faire un point sur ses réformes et de répondre aux questions des internautes.
Dès maintenant, posez vos questions à Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale


A l’occasion de la première de « Réforme hebdo », l’UMP recevait Xavier Bertrand. Une rencontre qui a permis au ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité de faire un point sur ses réformes.
Jérôme Chartier, Secrétaire National de l’UMP en charge du suivi du Tableau de bord de l’UMP, accueillait pour la première émission de « Réforme hebdo » Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.
Ce rendez-vous filmé et diffusé sur le site de l’UMP a permis au ministre de présenter l’avancée des actions et les projets en cours de son ministère. Ce rendez-vous hebdomadaire donne la parole aux internautes en leur permettant de poser des questions à l’invité. De ce fait, ils peuvent donner une appréciation sur les différentes actions engagées par le ministre.

Regarder la vidéo

* * *

Quelques chiffres

Avant de donner la parole à Xavier Bertrand, Jérôme Chartier a exposé quelques chiffres :
•38, 24 millions d’euros : le déficit budgétaire de la France en 2007,
•316 : le nombre de propositions contenues dans le rapport Attali,
•1900 : le nombre de communes ayant appliquées le service minimum lors de la grève du service public du jeudi 24 janvier,
•4, 1 % : la hausse des dépenses maladies en 2007,
•20% : le pourcentage de grévistes de la fonction publique le 24 janvier à la mi-journée.

Des engagements tenus

Lors de sa nomination au poste de ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité le 19 juin 2007, Xavier Bertrand s’était engagé à respecter et à mettre en œuvre trois engagements : valoriser le travail et ceux qui travaillent, ramener vers l’emploi ceux qui n’en ont pas, agir pour celles et ceux qui ne peuvent pas ou plus travailler. Une politique du gouvernement tournée vers tous les Français et particulièrement les salariés et les retraités.

Ce rendez-vous a permis au ministre de montrer son attention toute particulière aux personnes handicapées pour qui le taux de chômage reste, à ce jour, supérieur à la moyenne nationale. En témoigne notamment la mission qu’il avait confié à Gilbert Montagné sur l’intégration des personnes malvoyantes et aveugles à la vie de la cité, et le rapport celui-ci lui a remis le 11 janvier dernier.

Plusieurs autres thèmes ont ensuite été abordés : le rachat des journées RTT, la question de l’indexation des retraites ou encore, celle de la dépendance des personnes âgées, malades ou handicapées.
Xavier Bertrand a également révélé que « les juniors et les seniors sont particulièrement touchés par le chômage et que finalement, la classe des 35-55 ans travaillait le plus », ce qui, selon lui, n’est pas acceptable.

Invité comme chroniqueur, Brice Teinturier (TNS Sofres), a attiré l’attention de Xavier Bertrand quant au statut d’une grève dans une société démocratique. Le ministre du Travail a alors rappelé que « le droit de grève s’utilise en derniers recours, et que le droit du travail est aussi un droit constitutionnel ».
Xavier Bertrand a souligné que le texte sur le service minimum était efficace, contrairement à ce que prévoyaient ses réfractaires. « L’exemple de Marseille est édifiant : avec les mêmes effectifs, 90% du service a été assuré en janvier contre 45% en septembre » s’est exclamé le ministre. Ce service minimum est axé sur la réorganisation du service public qui s’appuie alors sur les fonctionnaires ne faisant pas grève. Aujourd’hui, la société change. Les Français n’acceptent plus les grèves de pression. Le ministre a donc appelé à la responsabilité les partenaires sociaux et les entreprises pour assurer la bonne marche des négociations et limiter ces grèves.

« Réforme hebdo » est une émission interactive qui donne la parole aux internautes. Xavier Bertrand a donc répondu à certaines des questions postées sur le blog de l’UMP. Celles-ci concernaient principalement le régime des retraites. Là encore, le ministre a promis que les engagements du gouvernement seraient tenus en 2008. Il a par ailleurs rappelé que « les mesure généreuses s’accompagnent de mesures courageuses ».
Pour clôturer cette première émission, le ministre a affirmé que des discussions étaient en cours sur l’Europe. Des mesures en matière de sécurité et de mobilité des travailleurs européens sont à l’étude. Une harmonisation du modèle social en Europe est aussi à l’ordre du jour.

Merci à Ludwig Z, Gregory B, Dominique G, M.A, Ledos et Laborde. Leurs questions ont été posées à Xavier Bertrand.

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Prochain rendez-vous
Vendredi 1er février,
« Réforme hebdo » recevra
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Réforme Hebdo : invité Xavier Betrand
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