mardi, 03 juin 2008
UMP SETE : Relever les défis de l’agriculture et de la pêche
Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la pêche, était l’invité de Réforme Hebdo, animé par Jérôme Chartier, le 2 juin dernier. Au cœur d’une actualité chargée, il s’est exprimé sur les réformes de fond qu’il a souhaité entreprendre pour venir en aide aux professionnels de l’agriculture et de la pêche.
Regarder l'émission
Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la pêche, était l’invité de Réforme Hebdo, animée par Jérôme Chartier, le 02 juin dernier. Au cœur d’une actualité chargée, il s’est exprimé sur les réformes de fond qu’il a souhaité entreprendre pour venir en aide aux professionnels de l’agriculture et de la pêche.
* * *
Les chiffres de la semaine
• 8 400 : c’est le nombre de demandeurs d’emplois qui ont retrouvé du travail au mois d’avril 2008.
• 41 : c’est la moyenne annuelle du nombre d’heures travaillées par semaine en France, par les personnes ayant un emploi à temps complet. En Allemagne, cette moyenne est de 41,7 et au Royaume-Uni elle est de 43 heures.
• 70 millions : c’est le nombre d’habitants que devrait compter la France en 2050, si l’évolution socio-démographique actuelle se poursuit.
• 6 : c’est le nombre de projets retenus par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, dans le cadre de l’« opération campus ». Les universités de Lyon, Grenoble, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse et Montpellier pourront ainsi rénover leur patrimoine.
• 38,4 milliards d’euros : c’est le montant du déficit national pour 2007 (source : projet de loi de règlement des comptes pour 2007), en amélioration de 3,6 milliards par rapport à la loi de Finances.
• 4 millions de tonnes : c’est la production qui sera issue des terres qui étaient en jachère, et qui seront remises en production.
***
Parlons réforme
Garantir un revenu digne pour les marins-pêcheurs
Michel Barnier a fait état de la situation critique dans laquelle se trouvent actuellement les marins-pêcheurs, dont le mécontentement est, selon lui, légitime. La hausse continue du prix du pétrole a impacté directement et de manière considérable leurs salaires. Le coût du gasoil est devenu tel, que par rapport au faible revenu de leur pêche, les salaires des marins-pêcheurs sont nuls, voire négatifs. Une situation d’autant plus difficile que ce métier est particulièrement difficile, a précisé le ministre.
Michel Barnier, en collaboration avec le Premier Ministre et le Président de la République, a donc mis en place deux grandes mesures pour venir en aide à ces métiers fragilisés.
Première mesure, au mois de janvier, un plan pour une pêche durable et responsable a été créé pour assurer le retour à la viabilité économique des entreprises de pêche. Parmi les actions engagées, une aide économique de 310 milliards d’euros sur 3 ans était prévue. Face à l'urgence de la situation, Michel Barnier a décidé que l’aide sera finalement mobilisée en deux ans au lieu de trois, ce qui représente le versement de 110 millions d'euros par anticipation en 2008.
Deuxième mesure, le ministre de l’Agriculture et de la pêche s’est engagé à mettre en place un système d’aide qui sera versé aux équipages et qui permettra de ramener de facto le cout du gazole à 40 centimes le litre, contre 75 actuellement.
Trouver de nouvelles solutions pour l’avenir de l’agriculture française
Au sujet des OGM, le ministre de l’Agriculture et de la pêche s’est dit tout-à-fait favorable à un débat, dépossédé de toutes les passions que la question des OGM a pu connaitre jusqu’à présent. En effet, la loi relative aux organismes génétiquement modifiés « n’est pas un texte pour ou contre les OGM, c’est un texte qui prévoit les conditions d’existence si on autorise à nouveau les OGM » a indiqué Michel Barnier. Une loi qui apportera « des progrès en matière de transparence, puisqu’on va savoir où se trouvent les éventuelles parcelles cultivées en OGM, plus de responsabilité de la part des cultivateurs, et plus d’évaluation scientifique » a-t-il précisé.
Pour le ministre, la manipulation génétique peut s’avérer tout-à-fait utile sur le plan nutritionnel, pour permettre aux plantes de résister aux agressions extérieures, et sur le plan sanitaire, pour lutter contre certaines maladies comme la mucoviscidose. La recherche est donc indispensable, mais avec toute la rigueur et la transparence nécessaires pour ne pas entretenir des peurs fondées sur la méconnaissance.
Michel Barnier a ensuite évoqué l’aquaculture (l’activité de production animale ou végétale en milieu aquatique), comme une alternative satisfaisante aux problèmes de l’appauvrissement des ressources naturelles. Celle-ci sera attentivement étudiée par le ministère, et développée en complémentarité avec le principe de quotas, établis selon les espèces. Michel Barnier souhaite profiter de la présidence française de l’UE pour travailler avec la Commission européenne sur des quotas pluriannuels pour une gestion plus raisonnable des ressources.
Le ministre de l’Agriculture et de la pêche souhaite réévaluer la PAC : la rendre plus préventive pour protéger davantage les agriculteurs des risques climatiques, sanitaires et économique ; plus équitable, en ajustant certaines primes agricoles ; plus durable, en soutenant l’élevage ovin et l’agriculture « bio ».
***
Questions des internautes
« Réforme hebdo » est une émission interactive qui donne la parole aux internautes. Ceux-ci ont pu poser leurs questions à Michel Barnier sur le blog de l’UMP.
- Nicole : où en sont les négociations sur la revalorisation des retraites des exploitants agricoles ?
Beaucoup de retraites sont indignes. C’est pourquoi le Président de la République a pris des engagements, qu’il a renouvelés lors du Salon de l’agriculture, donnant la priorité aux retraites des carrières incomplètes, aux retraites de veuves et aux retraites de conjoint. Autant de chantiers en cours, qui devraient être mis en œuvre le plus rapidement possible.
- Roland : Monsieur le Ministre, laisserez-vous les grandes centrales d'achat détruire le secteur agricole ? La nouvelle loi sur le commerce ne semble pas favorable à notre secteur.
De nombreuses discussions sont en cours avec Luc Chatel et Christine Lagarde sur ce sujet. La loi de modernisation de l’économie introduira plus de concurrence, ce qui favorisera la baisse des prix. En revanche, le Président de la République a voulu dans ce texte préserver le secteur agricole, car la libre négociabilité ne sera pas autorisée sur les produits périssables.
- Michèle : Ainsi que vous l'avez suggéré, Monsieur le Ministre, il faut absolument chercher d’où vient le problème, à savoir : des produits qui sont payés au producteur 5 à 10 fois moins cher que chez le détaillant ?
C’est là toute la question des marges et des prix. Aujourd’hui, lorsqu’un agriculteur vend une pomme, un quart lui revient, tandis que les trois quart partent dans la chaine de vente, jusqu’au consommateur. Il faut donc faire la transparence des prix et des marges.
- Emma : Mr le ministre, comment convaincre les agriculteurs d'arroser leur champ la nuit en été ? En effet, le gaspillage d'eau est considérable du fait de l'évaporation par la chaleur.
Michel Barnier a souligné l’importance des nouvelles pratiques, qui permettent aujourd’hui d’économiser des ressources et de l’énergie. Ainsi, en Picardie, l’installation de haies a permis de conserver plus longtemps l’humidité de l’arrosage.
Questions du public
Catherine : quelle est votre perception de la crise alimentaire actuelle ? Quelles en sont selon vous les causes et les solutions possibles ?
Le 3 juin, Michel Barnier accompagnera le Chef de l’Etat à Rome au prochain congrès de la FAO, l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Un forum très important qui devrait inciter les grandes structures internationales comme l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), les Nations-Unies, la banque mondiale, le FMI (Fonds Monétaire International) à engager entre elles des discussions sur les questions de l’alimentation.
Michel Barnier s’est exprimé en faveur d’une reconstruction du système agricole dans les pays les plus pauvres. En effet, beaucoup de pays produisent des matières premières et notamment des denrées agricoles pour l’exportation. Or, leur population a besoin de ces denrées pour pouvoir se nourrir. Pour le ministre, les politiques agricoles de ces pays devraient en outre être mutualisées, comme c’est le cas en Europe, pour mieux exploiter les productions et la gestion des risques.
- Alain : la France a pris beaucoup de retard par rapport à des pays comme le Japon dans le domaine de l’aquaculture. Comment y remédier ?
Michel Barnier s’est dit très favorable à un rapprochement entre les Directions Départementales de l’Equipement, et les Directions Départementales de l’Agriculture et des forêts. Une fusion de leurs services est prévue d’ici trois ans dans tous les départements. Ceci devrait permettre de faciliter les démarches administratives pour les entrepreneurs porteurs d’un projet dans ce domaine.
UMP LANGUEDOC-ROUSSILLON
Les Jeunes avec Jeanjean
UMP : Liberté, Responsabilité, Solidarité

http://www.umpnet.org
Ecrire au Président de la République Française cliquez ici
Ecrire au Premier Ministre Français cliquez ici
http://www.elysee.fr
http://www.u-m-p.org
12:55 Publié dans 3 - Informations UMP , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Philosophie , Photos/Dessins , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP SETE, Relever les défis de l’agriculture et de la pêche, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture et de la pêche, Réforme Hebdo, Jérôme Chartier, aide aux professionnels de l’agriculture et de la pêche



















