lundi, 19 mai 2008

UMP MONTPELLIER : Les palmes de la mauvaise foi

Tribune de Patrick DEVEDJIAN
Le Figaro, le 19 mai 2008

Les palmes de la mauvaise foi

Donc, c’est 2,2% ! Une croissance du PIB qui place la France au dessus de la croissance moyenne de ces dernières années (1,8% sur les 6 années précédentes). C’est du chômage en moins et de la richesse en plus. A l’horizon, une éclaircie dans le pouvoir d’achat, qui monte tout de même à 3,3 %.

Saluons au passage Christine Lagarde, qui doit avoir une assez juste vision de l’économie puisque ses prévisions étaient exactes, contre l’avis général. Saluons le Président de la République de l’avoir encouragée à maintenir le cap.

C’est peut-être l’occasion de dissiper l’écran de fumée entretenu par le feu nourri de l’opposition depuis quelques mois.
Assourdi par le bruit de ses attaques, le PS n’a, encore une fois, rien vu venir. Or, une évidence sort indemne de ce champ de tir : le fameux paquet fiscal porte ses fruits.

Outre cette croissance, le solde de l’année 2007, c’est moins 200 000 demandeurs d’emploi en un an et un taux d’investissement de presque 21% pour les entreprises. Le plus haut niveau enregistré depuis 15 ans ! Des chiffres supérieurs aux prévisions les plus optimistes. Quelque chose serait peut-être en train de changer, dans un contexte économique international pourtant difficile. Il faut certes aller chercher ce point de croissance qui nous manque pour réintégrer le peloton de tête de la zone euro, mais ce premier bilan, aussi prévisible qu’inattendu, mérite qu’on s’y attarde.

La rupture est bel et bien consommée. Même si certains travers bien français survivent. Ainsi, ceux qui se trompent continuent de donner des leçons. On est déjà impatients d’entendre les commentaires que ne manquera pas de susciter l’annonce positive de cette croissance.

En ce printemps cannois, on est tenté de se livrer par avance au petit jeu des palmes de la mauvaise foi. Les prétendants sont nombreux au Parti Socialiste où se bousculent les experts en économie. En août, monsieur Hollande ouvrait le bal en disant : « Toute construction de budget étayant une croissance supérieure à 2 % serait un défaut de transparence. » « C’est le choc du réel », poursuivait Laurent Fabius avec un petit ton de mépris, au mois de septembre, peu de monde croit désormais dans la prévision de croissance du Gouvernement. » Ce concept de choc, très en vogue semble-t-il dans les couloirs du PS, devait être bientôt repris par M. Hollande lui-même faisant état d’un « Choc d’incohérence » concluant une brillante démonstration chiffrée en annonçant péremptoirement « un plan de rigueur inévitable » après avoir demandé avec gravité « que le Gouvernement nous dise enfin la vérité ». Madame Royal invoquait quant à elle « un choc de méfiance » sur le sujet. Michel Sapin, expert des experts au PS, entérinait ces menaces en disant : « Je crois sincèrement que le Président va faire une erreur de diagnostic gravissime. » S’il n’y a en effet aucune raison de douter de sa sincérité, on peut émettre des réserves sur sa compétence. La palme pourrait cependant revenir au Président socialiste de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, Didier Migaud, qui déclarait au mois de septembre, que des prévisions de croissance pour 2007 situées entre 2 et 2,5% étaient « un conte de Noël » !


Revigorés, semble-t-il, par les fêtes de fin d’année, les gros bras du PS affinaient ces menaces dès le mois de janvier, Michel Sapin faisant état de « l’irréalité des hypothèses sur lesquelles repose le budget 2008. »

Le seul point sur lequel les Socialistes aient, semble-t-il, vu juste, c’est en pointant unanimement l’incidence du paquet fiscal sur la croissance. Partant, hélas, du résultat contraire à celui imposé par la réalité. Ainsi, monsieur Moscovici entré en lice au moment des municipales, déclarait à propos du paquet fiscal : « On a mis un peu d’eau dans le sable, ça n’a rien donné sur la croissance. » De son côté, monsieur Delanoë commentait en ces termes l’intervention télévisée du chef de l’Etat : « Son propos souvent confus et imprécis n’a ouvert aucune perspective crédible pour répondre aux enjeux de la croissance et du pouvoir d’achat. » Julien Dray entrait alors dans la danse en annonçant la fatalité d’un nouvel impôt : « Cela viendra inéluctablement, disait-il, car l’illusion de la croissance qu’il fallait aller chercher avec les dents a fait long feu, le paquet fiscal aussi. » Sur cette question, on pourrait attribuer un prix spécial du jury à Mme Royal, qui déclarait benoîtement : « J’ai écouté attentivement le Premier ministre. Je me demande dans quel monde il vit »

Pas dans celui de la « bravitude » en tout cas.

On a du mal à imaginer qu’un parti si divisé fournisse une même longue vue à tous ces visionnaires. On attend avec impatience la façon dont chacun va expliquer qu’il a eu raison d’avoir tort. Cela dit, on est parcouru d’un frisson rétrospectif à l’idée qu’on aurait pu leur confier les clés d’un pays qui ne demande qu’à reprendre confiance.

Au vu de cette cohorte d’experts en dénigrement, on ne peut s’empêcher de songer à la réponse que Shimon Peres à fait à un journaliste lors de sa dernière visite en France : « Vous savez, a-t-il dit, les optimistes et les pessimistes meurent de la même façon. Mais ils vivent différemment. »






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samedi, 26 avril 2008

Paquet fiscal: Fillon estime ne pas avoir été assez offensif face à la gauche

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François Fillon a regretté, dans une interview au Journal du Dimanche, de ne pas avoir été assez "offensif" face à ce qu'il qualifie de "discours mensonger" et d'"escroquerie" de la gauche sur le paquet fiscal.

Alors que Nicolas Sarkozy avait évoqué jeudi une "erreur de communication totale" sur cette loi visant à la relance économique, le Premier ministre commente: "j'assume ma part d'erreur! Je regrette notamment de ne pas avoir été à l'époque plus offensif face à une gauche qui travestissait la vérité avec des chiffres et des arguments archifaux. Nous aurions dû combattre ce discours mensonger et irresponsable avec plus de fermeté".

"J'ai pensé qu'il était tellement éloigné de la réalité, qu'il ne prendrait pas dans l'opinion publique. J'ai eu tort", poursuit M. Fillon.

"Le bouclier fiscal ne représente que 220 millions d'euros et la gauche, qui avance le chiffre de 15 milliards d'euros par an, est d'une absolue mauvaise foi. C'est une escroquerie. Ces 15 milliards d'euros sont, en réalité, essentiellement destinés aux Français modestes et aux classes moyennes à travers les heures supplémentaires, les réductions d'intérêts d'emprunt pour l'acquisition d'un logement et la quasi-suppression des droits de succession", déclare le chef de gouvernement.

La Loi TEPA (Travail, emploi, pouvoir d'achat) dite "paquet fiscal" avait été adoptée en juillet 2007.



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mercredi, 16 avril 2008

Le mouvement et les idées du côté de l’UMP

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Lundi 14 avril 2008
En présence des Porte Parole de l’UMP
Frédéric Lefebvre
Chantal Brunel
Dominique Paillé

Les trois porte-parole de l’UMP se sont exprimés ce lundi sur les sujets qui ont fait l’actualité cette semaine : réforme hospitalière, paquet fiscal, réforme du système éducatif, mépris du parti socialiste pour la valeur « travail » sont notamment à l’ordre du jour de ce point presse.

Regardez l'intervention de Frédéric Lefebvre
Regardez l'intervention de Chantal Brunel
Regardez l'intervention de Dominique Paillé


Les adhésions

Chantal Brunel a indiqué que 146 308 adhérents sont à jour de cotisation, pour un nombre total d’adhésions au Mouvement de 380 000.

***


L’Agenda de la semaine

La porte-parole a également annoncé qu’une réunion de la commission exécutive se tiendra le mardi 22 avril prochain à 18h. Deux points principaux seront à l’ordre du jour : la création d’un groupe de travail sur le Revenu de Solidarité Active (RSA) et la mise au point de la convention sociale prévue pour le mois de juin, portant sur les petites retraites, le temps partiel subi et le partage de la valeur.

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Elections législatives partielles

L’UMP se félicite de la brillante élection de Dominique Souchet, candidat soutenu par la majorité présidentielle, qui a remporté dimanche l’élection législative partielle de la 5e circonscription de Vendée avec 59,5% des voix.

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La prise en charge des frais d’optique

Chantal Brunel a tenu à exprimer la position de l’UMP concernant la question soulevée ce dimanche par Roselyne Bachelot sur la possibilité de confier aux complémentaires santé la totalité du remboursement des soins d'optique. La porte-parole a ainsi rappelé qu’à l’heure actuelle, 7 à 8 % des Français n’ont pas de mutuelle ; en conséquence, la question de la prise en charge des lunettes suppose « au préalable » que tout le monde puisse bénéficier d’une couverture globale. Frédéric Lefebvre a ensuite insisté sur la concordance de cette position avec la réflexion de la Ministre de la Santé puisqu’il s’agirait dans un premier temps que les mutuelles puissent couvrir tous les Français et dans un second temps de se poser la question de la prise en charge du financement des soins.

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La réforme hospitalière

Dominique Paillé a souligné la pertinence et la qualité des propositions effectuées par la commission Larcher qui a rendu jeudi son rapport à l’Elysée sur les missions de l’hôpital, rapport dont les 16 axes devront servir de base au projet de réforme hospitalière attendu pour l’automne. « Il n’est pas si fréquent qu’un rapport soit à ce point là salué, de manière unanime, des bancs de la gauche à ceux de la droite, et des professionnels médicaux aux gestionnaires hospitaliers », a déclaré le porte-parole.

Il a ajouté que ces mesures présentent un « cheminement nouveau sur la modification des implantations hospitalières et la ventilation des services » qui est celui du « choix au niveau local » de l’organisation des rôles de chaque établissement hospitalier. Ceci visant à mettre en place, sur un territoire donné, une stratégie commune et des fonctions complémentaires entre les établissements, afin d’apporter le meilleur service possible aux citoyens.

L’UMP souhaite accompagner la réforme hospitalière en faisant œuvre de pédagogie, et ce notamment grâce aux fédérations professionnelles du Mouvement qui regroupe un grand nombre de praticiens des hôpitaux de tous les niveaux. « Cette réforme sera l’une des grandes réformes du quinquennat » a estimé Dominique Paillé.

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Le Paquet Fiscal

Frédéric Lefebvre est ensuite revenu sur un sujet qui a fait l’actualité la semaine dernière, à savoir la note interne de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, dont le porte-parole fait par ailleurs partie, selon laquelle le nombre des heures supplémentaires n’aurait pas augmenté. En réalité, la période sur laquelle les observations ont été réalisées « ne permet pas d’extrapoler » sur l’année les résultats apportés, puisque le trimestre choisi est celui de l’entrée en application du texte. Or, ce dispositif a mis du temps à se mettre en œuvre. De plus, il faut prendre en compte le fait que la croissance était plus faible durant cette période (0,4%) et qu’elle s’est redressée par la suite.

En effet, selon le rapport de la Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques (DARES), le nombre d’heures supplémentaires a progressé de 59% si l’on compare le quatrième trimestre 2006 et le quatrième trimestre 2007, lequel a permis de constater une hausse de 28% dans les entreprises de plus de 10 salariés. Frédéric Lefebvre a également expliqué que les heures supplémentaires ont bénéficié en particulier aux petites entreprises (59% de progression dans les PME de 10 à 19 salariés, 49% dans les entreprises de 20 à 49 salariés).

Frédéric Lefebvre a ainsi rappelé l’importance de la valeur du travail et de la justice sociale pour le gouvernement comme pour l’UMP, lesquelles seront à l’ordre du jour de la convention sociale prévue pour le mois de juin.

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Mai 68 – Mai 08 : « 40 ans plus tard »

Le point presse a également été l’occasion pour Benjamin, Camille, Paul et Alexandre, représentants de l’UMP Grandes Ecoles, de venir présenter l’opération « 40 ans plus tard ». Cette campagne réalisée par l’ « UMPGE jeunes populaires » est destinée à mettre en lumière le changement opéré en quarante ans, celui du basculement à droite de la jeunesse qui bouge et de la France réformiste. « Le conservatisme et l’immobilisme aujourd’hui sont au parti socialiste et à la gauche, le mouvement et les idées sont à la majorité présidentielle » a affirmé Frédéric Lefebvre à ce sujet.

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La réforme du système éducatif

Dominique Paillé a tenu à s’exprimer au sujet du mouvement de protestation lycéen sur les suppressions de postes à l’Education Nationale. Il a expliqué qu’il s’agit de ne pas renouveler 11 200 emplois dans un ministère qui en compte plus d’un million, dont 8500 concernent les enseignants ; toutefois, il convient de prendre en compte les heures supplémentaires qui représentent l’équivalent de 5000 postes, ce qui ramène la compression d’effectif à 3 500 emplois. Or, cette compression d’effectif accompagne une diminution parallèle du nombre d’élèves, puisqu’on comptera 40 000 élèves de moins dans les lycées à la rentrée prochaine, et un effectif minoré de 145 000 élèves sur les trois années qui se sont écoulées. Dès lors, le taux d’encadrement reste le même avec un enseignant pour 28 élèves dans les lycées généraux.

La question qui se pose donc dans le cadre d’une réforme du système éducatif est celle d’une bonne utilisation des fonds publics ; « la logique du “toujours plus d’enseignants“ n’est pas forcément la meilleure » a déclaré Dominique Paillé, qui a également souligné « l’impatience de l’UMP » à participer à « une vraie réforme de fond » d’un secteur essentiel pour l’avenir du pays. Dans cette perspective, le rôle du Mouvement sera d’encourager Xavier Darcos à présenter les propositions les plus pertinentes pour mener à un système éducatif plus efficace, et de mettre en œuvre, sur le terrain, son « obligation de pédagogie ».

Ainsi, le porte-parole a annoncé que l’UMP recevrait les enseignants mais aussi les lycéens afin que ceux-ci soient associés à la réforme de leur encadrement. « l’UMP est conscient des préoccupations des lycéens » a-t-il déclaré.

Enfin, Chantal Brunel a appelé à une modification des méthodes de comptage dans les établissements scolaires, qui chaque année surévaluent leurs effectifs avant la rentrée, afin que les débats portent non sur des prévisions mais sur des réalités de chiffres.

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La carte « famille nombreuse » de la SNCF

Frédéric Lefebvre a commenté « l’emballement » médiatique sur la compensation de l’Etat dans le financement de la carte « famille nombreuse ». Il a souligné l’entente de tous les ministres qui se sont exprimés sur ce sujet, sur le fait qu’il n’y aura pas de suppression de la carte. La rumeur d’une suppression est en réalité le fait du parti socialiste seul, puisque cela n’a jamais été le projet du gouvernement qui posait uniquement question du mode de financement. Le Président de la République a finalement décidé de maintenir la compensation de l’Etat, mais les 70 millions d’euros qu’elle représente seront rajoutés au moment du reversement par la SNCF des dividendes dus à l’Etat. Le cout de la carte « famille nombreuse » sera ainsi financé en totalité par la SNCF.

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Le Revenu de Solidarité Active (RSA)

Frédéric Lefebvre a confirmé la constitution d’un groupe de travail lancé par l’UMP sur le RSA dont Martin Hirsch sera partie prenante. Il s’agira d’étudier les questions du calibrage et du financement du RSA, et notamment la possibilité pour les entreprises de contribuer à son financement de manière volontaire.

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La crise mondiale des matières premières

Dominique Paillé s’est ensuite exprimé sur la crise mondiale qui touche les matières premières de l’alimentation. Il s’est ainsi dit « extrêmement préoccupé », tout comme la FAO (l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), de l’évolution de cette situation. Les difficultés alimentaires étant liées à des phénomènes climatiques tels que la sécheresse, le porte-parole a appelé à une « régulation internationale » au sein de laquelle l’ONU doit « jouer un rôle urgent » avant le début des productions pour l’année prochaine. Frédéric Lefebvre a par ailleurs soulevé le problème des manquements du système d’assurances dans ces pays frappés d’incidents climatiques dévastateurs, auquel il faudra tenter de remédier.

Chantal Brunel a également indiqué la « nécessité d'une concertation et d'une action internationales fortes » pour « permettre aux pays les plus pauvres de ne pas subir ce qui n'est qu'une crise conjoncturelle ». Ainsi, il s’agit de s’assurer que l’aide internationale arrive bien aux destinataires et de financer davantage de micro-projets par les micros-crédits. Dominique Paillé a par ailleurs salué l’action du Président de la République dans ce domaine.


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Le « mépris du travail » par le parti socialiste

Les trois porte-parole de l’UMP sont revenus sur la condamnation de Ségolène Royal pour le non-paiement de plusieurs mois de salaires à deux de ses attachées parlementaires. Dominique Paillé a estimé « légitime » la demande de démission par Jean-Pierre Raffarin de Ségolène Royal, actuellement présidente de la région Poitou-Charentes, et a souhaité qu’elle explique, si elle ne démissionnait pas, comment il est possible qu’elle ait « un discours en total désaccord avec son comportement ». Un comportement qui met en lumière le « mépris du travail » de tout le parti socialiste puisque lorsque celui-ci demande que soit remboursé le « paquet fiscal », il demande à ce que les ouvriers qui bénéficient des heures supplémentaires, et ils sont 67%, rendent l’argent qu’ils reçoivent à la fin du mois grâce à cette réforme.

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Les pouvoirs du Parlement

Enfin, Frédéric Lefebvre a précisé la position de l’UMP par rapport à l’importance du rôle des parlementaires dans le système politique français. Il a ainsi rappelé que la nécessité de donner au Parlement davantage de pouvoirs est partagée par l’UMP, le gouvernement et l’Elysée, et qu’elle sera l’objet de la réforme à venir sur les institutions.



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mercredi, 19 décembre 2007

Le budget 2008 définitivement adopté par le Parlement

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Pierre Verdy AFP/Archives ¦ L'hémicycle de l'Assemblée nationale à Paris, le 31 juillet 2007

Le Parlement a définitivement adopté dans la nuit de mardi à mercredi, après un marathon de deux mois, le budget 2008. Il doit avant tout financer le coûteux «paquet fiscal» voté à l'été.

Un déficit de 41,687 milliards d'euros

Après le feu vert donné en début de soirée par l'Assemblée au compromis récemment trouvé par députés et sénateurs en commission mixte paritaire, le Sénat a fait de même quelques heures plus tard par 195 voix contre 125, celles de la gauche PS, PCF et MRG.

Le budget 2008 affiche finalement un déficit de 41,687 milliards d'euros, très légèrement inférieur aux 41,721 mds du projet de loi de finances initial.

Parmi les mesures phare du texte: la réforme du crédit impôt recherche, la suppression de l'impôt sur les opérations de bourse et un prélèvement forfaitaire libératoire désormais unique (18%) sur dividendes d'actions et revenus des obligations.

Le budget prend aussi en compte plusieurs mesures - pourtant pas encore définitivement votées par le Parlement - inscrites dans le collectif budgétaire, comme sur la redevance TV, dont les conséquences électorales sont redoutées par de nombreux députés UMP, «l'écopastille» et une taxe de 2,6% sur le poisson.

Les bouilleurs de cru peuvent souffler

Le débat sur ce texte, qui aura peu passionné les députés tout au long du marathon budgétaire, s'était toutefois animé, début novembre, lors du vote surprise de la majoration de 172% du traitement du président Nicolas Sarkozy, porté à 19.000 euros net par mois. Quant aux bouilleurs de cru, ces exploitants agricoles qui distillent pour leur propre compte liqueurs ou alcools, ils peuvent souffler. Le Parlement a in extremis décidé de prolonger une détaxe fiscale en leur faveur... jusqu'en 2013.


Avec agence


20Minutes.fr, éditions du 19/12/2007



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vendredi, 30 novembre 2007

Nicolas Sarkozy a présenté ses mesures pour le pouvoir d'achat

C'est fait. Nicolas Sarkozy a présenté ses mesures phares pour le pouvoir d'achat en direct ce jeudi soir sur France 2 et TF1. Le Président, interviewé depuis l'Elysée par Arlette Chabot et Patrick Poivre-d'Arvor, s'est également brièvement exprimé sur les violences urbaines dans le Val-d'Oise et les régimes spéciaux de retraites.

Sur le pouvoir d'achat :

Nicolas Sarkozy a d'abord annoncé la tenue d'une grande conférence sociale à la mi-décembre pour fixer l'agenda social de 2008. Le chef de l'Etat donne le ton : «Dans toutes les entreprises où les partenaires sociaux accepteront de négocier, on échangera plus de travail contre plus de salaire. Dans les branches où il n'y aura pas de négociations salariales, je remettrai en cause les allègements de charge.»

Au menu de cet agenda social,
- La question du travail le dimanche. «Il faut que les salariés puissent travailler ce jour-là s'ils le souhaitent, en étant payé double.»
- Les 35 heures : «Je propose le paiement des RTT» dans le privé comme dans le public. Pour la fonction publique, les heures supplémentaires seront payées comme dans le privé (25% de plus). «Je demanderai que le Premier ministre organise des négociations pour régler cette histoire de stock d'heures supplémentaires, dans les hôpitaux notamment».
- Fonds de participation : les débloquer dans les grandes entreprises dans les six mois qui viennent pour relancer la croissance française. Dans les petites entreprises, défiscalier les primes à venir. «Je veux redonner du carburant à la croissance», affirme Nicolas Sarkozy.
- Au menu également, la refonte de la formation professionnelle, afin qu'elle bénéficie aux moins diplômés.
- Securisation des parcours professionnels : généraliser le contrat de transition professionnel expérimenté par Borloo.
- Réformer le critère de représentativité et le financement des syndicats. Interrogé sur l'affaire de l'UIMM, Nicolas Sarkozy répond : «En tant que Président de la République, je n'ai pas à penser quelque chose de cela»

Toujours pour favoriser le pouvoir d'achat, le chef de l'Etat entend par ailleurs :
- Créer un indice du pouvoir d'achat en fonction du coût de la vie.
- Engager une grande discussion dans la grande distribution pour obtenir la baisse des prix dans les grandes surfaces. «C'est d'autant plus nécessaire qu'on a une hausse des prix des matières premières», note le Président
- Indexer les loyers sur l'indice des prix tout court et pas de l'indice de la construction, ce qui devrait baisser de 1 à 1,5 point le montant des loyers. Remplacer la caution par un système de mutualisation et ramener de deux à un mois l'avance de loyer.

Interrogé sur les critiques à l'égard du paquet fiscal, Nicolas Sarkozy rétorque que «le texte sur les heures supplémentaires s'applique depuis le 1er octobre, il faut donc attendre d'en voir les effets». Il se défend par ailleurs d'avoir fait des cadeaux aux riches en instaurant les heures supplémentaires, la défiscalisation des droits de succession et le remboursement des intérêts d'emprunt.



Sur les régimes spéciaux :
Nicolas Sarkozy ne cherche pas à polémique en déclarant : «On peut être fier de nos régimes spéciaux. Ils ont pris leurs responsabilités.» Et d'ajouter tout de même : «Je ne pouvais pas reculer parce que c'est l'intérêt national que de conduire cette réforme.»

Sur les violences urbaines:
Le Président a le même discours que celui tenu ces derniers jours. La République ne cédera pas un pouce de terrain par rapport aux «voyous» qui ont tiré sur les policiers. Nous les retrouverons et ils seront jugés aux assises.
Sur le plan banlieue : Fadela Amara l'a mis en place pour ceux qui veulent s'en sortir : on leur donnera un droit à la formation pour un droit à l'emploi.
Sur une police de proximité : «On ne voit pas ce que le brave policier de proximité aurait pu faire face à des individus qui tirent. J'ai demandé à la police de se garder de toute familiarité avec les jeunes. Pas un seul policier n'a tiré sur les jeunes, on peut être fier de notre police.»

Autres sujets :

- Pour développer la recherche, Nicolas Sarkozy annonce que l'Etat va «vendre 3% du capital d'EDF pour investir dans nos universités». Nicolas Sarkozy juge à ce propos le blocage des facs «inadmissible».

- Sur la mise en examen de Chirac : «C'est toujours dommage que la justice vienne si tard», ose son successeur, tout en affirmant que l'ex-Président est «présumé innocent».

- Sur son hyperprésidence : Arlette Chabot, particulièrement active dans l'interview, l'interpelle sur ses interventions multiples : pêcheurs, Tchad... «Un Président doit à la fois être le moteur du changement et l'arbitre», répond Nicolas Sarkozy. «Je suis comme ça, j'ai été élu pour faire un travail, j'ai envie de le faire pleinement, totalement, il ne faut pas s'économiser. J'en suis heureux. Je pense que la vie quotidienne d'un Français est beaucoup plus dure que la mienne.» «Le chef, c'est pas celui qui se met derrière. Mon tempérament, c'est plutôt de me mettre devant», conclut-il.


Débat : Dites-nous ce que vous pensez de cette prestation?



Catherine Fournier


20Minutes.fr, éditions du 29/11/2007 - 20h13