jeudi, 08 mai 2008
Johnny PERCHEC : La junte très réticente face à l'aide étrangère

Alors que la faim, la soif et la maladie menacent des centaines de milliers de rescapés du cyclone Nargis, les militaires de la junte birmane freinent l'arrivée des humanitaires étrangers, perçus comme une menace à leur emprise sur le pays, selon les spécialistes.
"Ils n'aiment pas l'aide internationale, car ce qu'ils veulent c'est que la population les considère, eux, comme des sauveurs", décrypte Win Min, analyste birman réfugié dans le nord de Thaïlande.
Retranché depuis deux ans dans leur capitale de Naypyidaw ("le séjour des rois"), située à 400 km au nord de Rangoun, l'état-major vieillissant garde la haute main sur le pays, balayant toutes les critiques du monde extérieur en affirmant qu'elles émanent de "colonialistes".
Les militaires birmans, qui exercent un pouvoir sans partage sur le pays depuis 1962, ont accepté le principe d'une aide internationale. Le geste est exceptionnel pour l'un des pays les plus isolés du monde, mais les étrangers doivent négocier avec les autorités birmanes pour pénétrer sur leur territoire. Ces tracasseries bureaucratiques pour l'obtention de visas ne sont pas anodines, relève l'expert Win Min: "C'est une façon de montrer qu'ils gardent le contrôle du pays".
Et la proposition des Etats-Unis d'utiliser les moyens de l'US Navy (marine américaine) pour les opérations de secours n'est pas de nature à rassurer une junte souvent décrite comme paranoïaque.
La Birmanie est sous le coup de sanctions économiques des Etats-Unis et de l'Europe pour l'obliger à se démocratiser. "Le régime est préoccupé par d'éventuelles arrière-pensées relatives à un changement de régime venant des agences humanitaires ... et de leurs alliés occidentaux, en particulier les Etats-Unis", explique Zarni (un seul nom), personnalité de la diaspora birmane et professeur à l'Université d'Oxford.
Pour Zarni, la Birmanie des généraux préfère nettement l'aide de ses voisins asiatiques, en particulier de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) qui a toujours fait preuve de mansuétude à l'égard de son turbulent partenaire. Des pays proches de la Birmanie --Thaïlande et Singapour-- ont d'ailleurs déjà envoyé de l'aide par voie aérienne. Le grand allié chinois a également promis un million de dollars en argent liquide et matériel.
Mais la junte n'hésite pas non plus à infliger des rebuffades à ses pairs asiatiques. En 2006, elle avait interdit l'accès au pays à un émissaire de l'Asean pour l'empêcher de rencontrer la figure de proue de l'opposition birmane, assignée à résidence, Aung San Suu Kyi. L'Asean regroupe la Thaïlande, l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, le Vietnam, Bruneï, le Laos, le Cambodge et la Birmanie.
Le régime birman était également resté sourd aux appels internationaux en 2007 après la répression meurtrière des manifestations populaires emmenées par des moines bouddhistes, qui a fait environ 31 morts, selon les Nations unies. Le régime avait fini par entrouvrir la porte au médiateur de l'ONU, Ibrahim Gambari, mais en imposant l'ordre du jour des discussions.
Après les événements de septembre 2007, les militaires sont encore plus réticents à accorder des visas et les journalistes indépendants n'ont souvent d'autre choix que tenter d'entrer avec un visa de touriste.
Un reporter britannique de la BBC, Andrew Harding, venu pour couvrir les suites du cyclone a été refoulé pour avoir "enfreint la réglementation sur les visas", a annoncé mercredi le quotidien officiel New Light of Myanmar.
Pour lire les déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 adoptée par l'ONU cliquez ici.
UMP LANGUEDOC-ROUSSILLON
Les Jeunes avec Jeanjean
UMP : Liberté, Responsabilité, Solidarité

http://www.umpnet.org
Ecrire au Président de la République Française cliquez ici
Ecrire au Premier Ministre Français cliquez ici
http://www.elysee.fr
http://www.u-m-p.org
18:43 Publié dans 1 - Johnny PERCHEC UMP MEZE , 3 - Informations UMP , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , logement , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Philosophie , Photos/Dessins , Politique , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Johnny PERCHEC, les militaires de la junte birmane, rescapés du cyclone Nargis, capitale de Naypyidaw, l'US Navy (marine américaine), La Birmanie, Le régime birman
mardi, 23 octobre 2007
Une société française se désengage du teck birman
![]()
Le commerce du teck serait la seconde source de financement de la junte au pouvoir en Birmanie. Pour couper les vivres à l'Etat birman, l’Union européenne envisage, entre autres, un embargo sur les importations de ce bois exotique dont regorge le Myanmar.
C’est dans ce contexte peu favorable aux affaires qu’un groupe français vient de se désengager totalement de l’usine de menuiserie qu’il détenait sur place. Le groupe Eaux et Electricité de Madagascar a vendu pour un euro symbolique la société Ywil, qui fabriquait dans la banlieue de Rangoon les objets en teck recherchés sur le marché mondial. Objets commercialisés en France par une autre filiale du groupe, la Compagnie des Bois et Meubles.
Le PDG François Gonthier se défend d’avoir pris cette décision sous la pression des évènements. Il cherchait à se débarrasser depuis plusieurs années de cette entreprise peu rentable en raison des complications créées par les caciques du régime. Une clause du contrat passé entre le groupe français et l’Etat birman prévoyait la cession progressive de l’usine Ywil aux autorités locales. Une condition que François Gonthier dit s’être toujours refusé à honorer. L’usine a été vendue à son directeur, un expatrié qui a choisi de rester à Rangoon.
Si François Gonthier applaudit des deux mains le projet d’embargo de l’Union européenne, c’est aussi parce qu’il estime que l’Etat birman est en passe de massacrer la forêt. Le teck sort directement de la forêt primaire, voire des plantations créées par les colons anglais qui sont aujourd’hui exploitées sans aucun souci de développement durable.
L’embargo européen, s’il est appliqué, aura toutefois bien peu d’impact sur le commerce du teck birman. Car les importateurs européens déclarés sont rares : cette essence d’une qualité largement supérieure à celle qu'on trouve en Indonésie ou en Afrique est recherchée par les Scandinaves et surtout les Italiens. Avec elle, on fabrique par exemple les ponts des bateaux de luxe.
Le reste du teck birman, toutes qualités confondues, est acheminé tous les jours par camion vers les pays limitrophes. La Thaïlande, la Chine le transforment en mobilier de jardin expédié sur les marchés européens sans que l’origine du bois ne soit mentionnée. Quant à la Compagnie des Bois et Meubles, elle continue à vanter les mérites du teck de Birmanie sur son site internet car elle aimerait bien écouler le stock restant mais ses approvisionnements se sont maintenant diversifiés sous d'autres latitudes.
par Dominique Baillard
20:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la birmanie, droits de l'homme, la france, repression, dictateurs, la chine, canton de meze
lundi, 22 octobre 2007
Birmanie save a life
Birmanie save a life
envoyé par cri_independant
Il y a des populations opprimées sur terre, juste, nous occidentaux, sachons le.
Les derniers sages de notre monde son sous une dictature militaire, aidons les birmans et les moines pacifistes... parlons en, soutenons-les, pour que nos dirigeants agissent enfin...
www.mezeavenir.com
Histoire des Droits de l'Homme
Déclaration universelle des droits de l'homme
Signez l'appel de l'UMP
Birmanie : la révolte














