20/05/2008

Johnny Perchec (UMP MEZE) : La Birmanie, en deuil, au coeur d'une intense activité diplomatique

d2d92dab190c0c04699b8f160fc6a961.jpg



La Birmanie, en deuil depuis mardi pour les 133.600 morts et disparus du cyclone Nargis, se prépare à une intense activité diplomatique avec une visite exceptionnelle jeudi du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et une conférence de donateurs dimanche à Rangoun.

Plus de deux semaines après l'une des catastrophes les plus meurtrières de l'histoire récente, la Birmanie a commencé un deuil de trois jours décrété par une junte militaire sur la défensive et qui montre des signes d'ouverture à l'égard de la communauté internationale.

Mais il n'y a pas eu de minute de silence ou de cérémonie publique comme en Chine voisine, en plein deuil national après le séisme au Sichuan.

A Rangoun, bon nombre de Birmans n'étaient même pas informés du deuil officiel ou ne savaient pas comment exprimer publiquement leur douleur en hommage aux victimes de ce pays pauvre et isolé d'Asie du Sud-Est de 57 millions d'habitants.

Au pouvoir depuis 1962, les généraux sont sous pression internationale pour ouvrir très largement la porte à une opération de secours de grande ampleur qui pourrait soulager 2,4 millions de sinistrés, dont la majorité sont désespérés et manquent de tout.

Redoutant une "deuxième catastrophe", le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est attendu jeudi en Birmanie pour persuader la junte, jalouse de sa souveraineté et méfiante à l'égard des Occidentaux, de laisser monter en puissance l'effort international.

"Le moment est critique pour la Birmanie. Nous avons mis en place un programme de secours opérationnel, mais jusqu'à présent nous n'avons pu atteindre qu'environ 25% des personnes qui en ont besoin", a déclaré M. Ban à New York mardi, juste avant de s'envoler vers l'Asie.

Des dizaines d'avions ont atterri à Rangoun mais des bateaux --comme le navire français "Le Mistral" chargé d'un millier de tonnes d'aide-- attendent toujours au large de la Birmanie.

Précédant Ban Ki-moon à Rangoun, son responsable des affaires humanitaires John Holmes a parlé d'"entretiens utiles" avec le gouvernement birman et a dit "espérer" que le généralissime Than Shwe recevrait le secrétaire général de l'ONU.

L'objectif de Ban Ki-moon est "de voir comment l'effort international de secours et de reconstruction peut être intensifié", a expliqué sa porte-parole Michèle Montas.

Après une escale mercredi à Bangkok, le chef de l'ONU séjournera jusqu'à vendredi en Birmanie puis reviendra dans la capitale thaïlandaise.

Il se trouvera donc hors de Birmanie samedi, le jour où la junte organisera la seconde phase de son référendum d'approbation d'une nouvelle Constitution.

Ce scrutin a été dénoncé par le parti d'opposition de Mme Aung San Suu Kyi et la communauté internationale le juge inopportun, compte tenu de la crise humanitaire.

Ban Ki-moon retournera à Rangoun dimanche pour une conférence d'appel de fonds organisée par l'ONU et l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean).

Ce voyage sera "uniquement humanitaire", a dit Mme Montas, en réponse à une question sur une éventuelle rencontre entre M. Ban et Mme Suu Kyi.

Après deux semaines d'intransigeance, le régime militaire birman montre donc des signes de conciliation vis-à-vis de l'assistance étrangère et des moyens de l'acheminer.

"Nous assistons à un peu de progrès", a estimé à Genève la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), Elisabeth Byrs.

La junte, qui délivre des visas au compte-gouttes et tient la presse à l'écart, a accepté que se tienne, sur son territoire, cette conférence internationale de donateurs sous l'égide de l'ONU et du bloc du Sud-Est asiatique.

La réunion "portera sur les besoins des personnes touchées par le cyclone et cherchera à obtenir le soutien de la communauté internationale", notamment pour "la reconstruction", selon M. Ban et l'Asean.

Tous les pays y sont conviés au niveau ministériel.

Mais les Occidentaux --Etats-Unis en tête-- ont exprimé des "réserves".

La France, par la voix du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, l'a qualifiée de "conférence des donateurs avec des ronds de jambe", tout en assurant que Paris était prêt à y participer.

La Birmanie semble faire davantage confiance aux Asiatiques.

Ainsi, les dix pays de l'Asean (Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) sont convenus lundi d'assurer la coordination de l'aide étrangère, mais sans que l'on en connaisse les modalités.

D'après la Birmanie, Nargis a fait pour 10 milliards de dollars de dégâts.

Mais la Banque mondiale a dit ne pas pouvoir aider ce pays en raison de la dette qu'il a déjà contractée.






Pour lire les déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 adoptée par l'ONU cliquez ici.






UMP LANGUEDOC-ROUSSILLON

Les Jeunes avec Jeanjean

UMP : Liberté, Responsabilité, Solidarité

50e3746826d4013296fe3505353a728d.gif



http://www.umpnet.org





Ecrire au Président de la République Française cliquez ici


Ecrire au Premier Ministre Français cliquez ici


http://www.elysee.fr


http://www.u-m-p.org

08/05/2008

Johnny PERCHEC : La junte très réticente face à l'aide étrangère

4163d95f63be58f4f0b6916ea5ac6407.jpg



Alors que la faim, la soif et la maladie menacent des centaines de milliers de rescapés du cyclone Nargis, les militaires de la junte birmane freinent l'arrivée des humanitaires étrangers, perçus comme une menace à leur emprise sur le pays, selon les spécialistes.

"Ils n'aiment pas l'aide internationale, car ce qu'ils veulent c'est que la population les considère, eux, comme des sauveurs", décrypte Win Min, analyste birman réfugié dans le nord de Thaïlande.

Retranché depuis deux ans dans leur capitale de Naypyidaw ("le séjour des rois"), située à 400 km au nord de Rangoun, l'état-major vieillissant garde la haute main sur le pays, balayant toutes les critiques du monde extérieur en affirmant qu'elles émanent de "colonialistes".

Les militaires birmans, qui exercent un pouvoir sans partage sur le pays depuis 1962, ont accepté le principe d'une aide internationale. Le geste est exceptionnel pour l'un des pays les plus isolés du monde, mais les étrangers doivent négocier avec les autorités birmanes pour pénétrer sur leur territoire. Ces tracasseries bureaucratiques pour l'obtention de visas ne sont pas anodines, relève l'expert Win Min: "C'est une façon de montrer qu'ils gardent le contrôle du pays".

Et la proposition des Etats-Unis d'utiliser les moyens de l'US Navy (marine américaine) pour les opérations de secours n'est pas de nature à rassurer une junte souvent décrite comme paranoïaque.

La Birmanie est sous le coup de sanctions économiques des Etats-Unis et de l'Europe pour l'obliger à se démocratiser. "Le régime est préoccupé par d'éventuelles arrière-pensées relatives à un changement de régime venant des agences humanitaires ... et de leurs alliés occidentaux, en particulier les Etats-Unis", explique Zarni (un seul nom), personnalité de la diaspora birmane et professeur à l'Université d'Oxford.

Pour Zarni, la Birmanie des généraux préfère nettement l'aide de ses voisins asiatiques, en particulier de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) qui a toujours fait preuve de mansuétude à l'égard de son turbulent partenaire. Des pays proches de la Birmanie --Thaïlande et Singapour-- ont d'ailleurs déjà envoyé de l'aide par voie aérienne. Le grand allié chinois a également promis un million de dollars en argent liquide et matériel.

Mais la junte n'hésite pas non plus à infliger des rebuffades à ses pairs asiatiques. En 2006, elle avait interdit l'accès au pays à un émissaire de l'Asean pour l'empêcher de rencontrer la figure de proue de l'opposition birmane, assignée à résidence, Aung San Suu Kyi. L'Asean regroupe la Thaïlande, l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, le Vietnam, Bruneï, le Laos, le Cambodge et la Birmanie.

Le régime birman était également resté sourd aux appels internationaux en 2007 après la répression meurtrière des manifestations populaires emmenées par des moines bouddhistes, qui a fait environ 31 morts, selon les Nations unies. Le régime avait fini par entrouvrir la porte au médiateur de l'ONU, Ibrahim Gambari, mais en imposant l'ordre du jour des discussions.

Après les événements de septembre 2007, les militaires sont encore plus réticents à accorder des visas et les journalistes indépendants n'ont souvent d'autre choix que tenter d'entrer avec un visa de touriste.

Un reporter britannique de la BBC, Andrew Harding, venu pour couvrir les suites du cyclone a été refoulé pour avoir "enfreint la réglementation sur les visas", a annoncé mercredi le quotidien officiel New Light of Myanmar.





Pour lire les déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 adoptée par l'ONU cliquez ici.






UMP LANGUEDOC-ROUSSILLON

Les Jeunes avec Jeanjean

UMP : Liberté, Responsabilité, Solidarité

50e3746826d4013296fe3505353a728d.gif



http://www.umpnet.org





Ecrire au Président de la République Française cliquez ici


Ecrire au Premier Ministre Français cliquez ici


http://www.elysee.fr


http://www.u-m-p.org

23/10/2007

Une société française se désengage du teck birman

medium_dominique_baillard100.jpg
Le commerce du teck serait la seconde source de financement de la junte au pouvoir en Birmanie. Pour couper les vivres à l'Etat birman, l’Union européenne envisage, entre autres, un embargo sur les importations de ce bois exotique dont regorge le Myanmar.

C’est dans ce contexte peu favorable aux affaires qu’un groupe français vient de se désengager totalement de l’usine de menuiserie qu’il détenait sur place. Le groupe Eaux et Electricité de Madagascar a vendu pour un euro symbolique la société Ywil, qui fabriquait dans la banlieue de Rangoon les objets en teck recherchés sur le marché mondial. Objets commercialisés en France par une autre filiale du groupe, la Compagnie des Bois et Meubles.

Le PDG François Gonthier se défend d’avoir pris cette décision sous la pression des évènements. Il cherchait à se débarrasser depuis plusieurs années de cette entreprise peu rentable en raison des complications créées par les caciques du régime. Une clause du contrat passé entre le groupe français et l’Etat birman prévoyait la cession progressive de l’usine Ywil aux autorités locales. Une condition que François Gonthier dit s’être toujours refusé à honorer. L’usine a été vendue à son directeur, un expatrié qui a choisi de rester à Rangoon.

Si François Gonthier applaudit des deux mains le projet d’embargo de l’Union européenne, c’est aussi parce qu’il estime que l’Etat birman est en passe de massacrer la forêt. Le teck sort directement de la forêt primaire, voire des plantations créées par les colons anglais qui sont aujourd’hui exploitées sans aucun souci de développement durable.

L’embargo européen, s’il est appliqué, aura toutefois bien peu d’impact sur le commerce du teck birman. Car les importateurs européens déclarés sont rares : cette essence d’une qualité largement supérieure à celle qu'on trouve en Indonésie ou en Afrique est recherchée par les Scandinaves et surtout les Italiens. Avec elle, on fabrique par exemple les ponts des bateaux de luxe.

Le reste du teck birman, toutes qualités confondues, est acheminé tous les jours par camion vers les pays limitrophes. La Thaïlande, la Chine le transforment en mobilier de jardin expédié sur les marchés européens sans que l’origine du bois ne soit mentionnée. Quant à la Compagnie des Bois et Meubles, elle continue à vanter les mérites du teck de Birmanie sur son site internet car elle aimerait bien écouler le stock restant mais ses approvisionnements se sont maintenant diversifiés sous d'autres latitudes.



par Dominique Baillard