18/08/2008

Johnny PERCHEC (UMP MEZE): La semaine de l'eau s'ouvre à Stockholm

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La Semaine internationale de l'eau, qui réunit quelque 2.500 experts, s'est ouverte aujourd'hui à Stockholm par des appels à des changements de comportement et de mentalité.

"Nous avons eu un mode de vie très luxueux pendant les 25 dernières années sans nous soucier du tout de l'environnement. Il faut aujourd'hui changer la façon dont nous consommons, achetons, mangeons", a déclaré le professeur britannique John Anthony Allan, lauréat du prix de l'eau de Stockholm 2008.

Cette année, ce congrès a pris pour thème principal la question de l'assainissement et de l'hygiène, alors que plus du tiers de l'humanité est privé d'installations sanitaires.
Pour le directeur de la Semaine mondiale de l'eau, Anders Berntell, il faut une "prise de conscience des dirigeants" sur l'urgence d'une solution à apporter à ce manque d'installations sanitaires.

Johnny Perchec


Lire aussi :

- 2008 World Water Week in Stockholm

- pacte-ecologique

- le grenelle-environnement

- le développement durable et les nouveaux emplois





Je soutiens le candidat Christian Jeanjean (Régionales 2010)



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01/06/2008

Johnny Perchec (UMP MEZE) : Birmanie, des survivants toujours livrés à eux-mêmes un mois après le cyclone

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Un mois après le cyclone Nargis en Birmanie, les humanitaires étrangers découvrent encore des survivants livrés à eux-mêmes dans les campagnes dévastées, tandis que la junte au pouvoir a exigé que l'aide internationale ne soit assortie d'"aucune contrepartie" politique.

Le gouvernement birman a longuement empêché les sauveteurs étrangers d'accéder aux zones les plus affectées par la catastrophe des 2 et 3 mai, qui a fait au moins 133.600 morts et disparus et 2,4 millions de sinistrés.

Après d'intenses pressions diplomatiques de l'ONU, la junte a finalement permis aux organisations humanitaires étrangères d'accéder au compte-gouttes au delta de l'Irrawaddy (sud-ouest), la région la plus affectée, tout en restant extrêmement méfiante.

"Nous accueillerons chaleureusement toute aide et assistance apportée avec une bonne volonté sincère par tout pays ou organisation, à condition qu'aucune contrepartie n'y soit attachée et qu'il n'y ait pas de politisation", a affirmé dimanche à Singapour le ministre adjoint de la Défense birman, Aye Myint.

Mais le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, lui aussi à Singapour, a accusé la junte de "négligence criminelle" et averti qu'"à moins que le régime change d'attitude, il y aura d'autres morts".

Washington s'apprête à rappeler quatre de ses navires chargés de vivres pour les sinistrés du cyclone et positionnés au large de la Birmanie, la junte n'ayant pas autorisé leur déchargement, a indiqué M. Gates.

Pendant ce temps, les travailleurs humanitaires qui sillonnent le delta de l'Irrawaddy, ont dit continuer à trouver des rescapés livrés à eux-mêmes dans les campagnes dévastées.

Selon le porte-parole de l'ONU à Rangoun, Aye Win, seuls 41% des sinistrés, soit environ un million de personnes, ont eu accès à une aide quelconque. "Cela n'inclut pas les chiffres du gouvernement, car nous ignorons l'étendue de la réponse apportée par les autorités" à la catastrophe, a-t-il précisé.

"Les déplacements sont difficiles pour nous. Beaucoup de villages isolés sont seulement connus des autochtones et un grand nombre ne sont accessibles que par bateau", a expliqué pour sa part sur place Satoru Ida, président pour le Japon de l'organisation Médecins sans frontières (MSF).

"Nous espérons que l'aide à la région du delta pourra s'accroître", a-t-il poursuivi en ajoutant que même un mois après la catastrophe "des gens ont encore besoin d'aide".

A Kanzeik, un village au coeur de la zone affectée, des survivants ayant tout perdu faisaient la queue devant un monastère pour obtenir des seaux d'eau, des bâches, des kits d'hygiène et d'autres produits de première nécessité qu'ils auraient dû recevoir des semaines plus tôt.

Kyaw, un villageois de 35 ans, venait juste de recevoir de quoi tenir pendant la saison des pluies avec sa femme et ses quatre enfants.

"J'étais si content quand j'ai vu un bateau d'aide arriver au village", a dit Kyaw à l'AFP. "Notre famille va pouvoir vivre en sécurité sous la pluie cette année", s'est-il réjoui.

MSF a averti du risque croissant de maladies, alors que les pluies de mousson s'abattent violemment sur la région.

"Dans une situation pareille, MSF devrait normalement envoyer davantage de personnel étranger ayant l'expérience des réponses urgentes à apporter en cas de désastre naturel", a commenté l'organisation dans un communiqué. Mais "notre effort d'aide a été ralenti par les restrictions d'accès au delta qui pèsent sur les travailleurs internationaux", a-t-elle déploré.

Le Bureau international du travail (BIT) s'est en outre inquiété samedi dans un rapport des "risques accrus de travail forcé, de travail des enfants, de traite de personnes et de migration de main-d'oeuvre" pour les tâches de reconstruction après le cyclone.

"On cherche tout particulièrement à empêcher que les enfant déplacés ou orphelins ne soient soumis au travail forcé", a souligné le rapport.






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26/05/2008

Johnny Perchec (UMP MEZE) : Le président Nicolas Sarkozy double l'intéressement aux bénéfices des entreprises

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Le président Nicolas Sarkozy a annoncé lundi que l'intéressement aux bénéfices des entreprises allait être doublé "en quatre ans" et que les entreprises qui ne respecteront pas l'obligation de négocier chaque année les salaires de leurs employés verraient "leurs allégements de charge diminués de 10%".

Le chef de l'Etat a également affirmé que la participation pourrait être débloquée "tout de suite".

M. Sarkozy a fait ces déclarations lors d'une visite d'usine à Verberie (Oise), centrée sur le thème de la réforme de l'intéressement (qui est facultatif) et de la participation (obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés) aux bénéfices des entreprises.

"Il y a environ un quart des entreprises soumises à l'obligation de négociation annuelle sur les salaires qui ne respectent pas cette obligation. Ce n'est pas acceptable", a lancé le président de la République. "Les entreprises qui ne respecteront pas cette obligation verront leurs allégements de charge diminués de 10%". Les entreprises ont une obligation annuelle de négociations des salaires.

"Nous voulons doubler l'intéressement" dans les entreprises "en quatre ans", a par ailleurs déclaré le chef de l'Etat, revenant sur une première déclaration selon laquelle ce doublement se ferait sur cinq ans. "Pour chaque centime d'euro d'intéressement, les entreprises bénéficieront d'un crédit d'impôt de 20%", a également annoncé M. Sarkozy.

Il a précisé plus tard, dans un discours devant les élus et chefs d'entreprises, que ce crédit d'impôt concernerait "les entreprises qui n'avaient pas d'accord jusqu'à présent" et serait versé "pendant les trois ans de l'accord". Tous les accords d'intéressement se font sur une base triennale.

"Pour les entreprises qui ont déjà un accord, nous allons les inciter à les renégocier pour les rendre plus avantageux. Ainsi, chaque entreprise qui, par un nouvel accord, versera plus à ses salariés que précédemment, bénéficiera d'un crédit d'impôt de 20% sur le surplus d'intéressement distribué, et ce pendant les trois ans de son accord", a-t-il ajouté.

"Et cette dynamique, nous voulons qu'elle s'engage sans attendre. C'est pourquoi, pour toutes les entreprises qui renégocieront ou qui négocieront pour la première fois un accord d'intéressement avant la fin du premier semestre 2009, nous leur permettront de verser une prime en 2009 au titre de leur résultat 2008", a-t-il insisté.

"Mon objectif est qu'en rythme de croisière, les sommes distribuées augmentent de 20% par an. Cela veut dire un doublement en quatre ans", a-t-il précisé.

"Nous nous donnerons un rendez-vous à mi-étape pour voir si nous sommes bien en phase avec nos objectifs. Ces objectifs supposent que les PME rentrent de plein pied dans l'intéressement. Si tel n'était pas le cas, alors nous envisagerons de mettre en place un dispositif spécifique et obligatoire pour les PME qui n'auraient pas passé d'accord d'intéressement", a-t-il souligné.




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25/05/2008

Johnny Perchec (UMP MEZE) : Colombie - les Farc prêts à libérer des otages dont Ingrid Betancourt, annonce Uribe

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Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé publiquement samedi soir que des chefs de la guérilla marxiste des Farc sont prêts à se démobiliser et à libérer des otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

L'armée colombienne a annoncé samedi le décès de Manuel Marulanda, le chef historique des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc-marxiste), déjà donné pour mort à au moins 17 reprises.

"Le gouvernement a reçu des appels des Farc dans lesquels certains dirigeants ont annoncé leur décision de se démobiliser et de libérer Ingrid Betancourt, si le gouvernement (colombien) leur garantit la liberté", a affirmé le président lors d'une réunion publique en province. Ces dirigeants, a ajouté Alvaro Uribe, "seraient remis aux autorités françaises pour qu'ils puissent profiter dans ce pays de leur liberté".

La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Rama Yade a exprimé dimanche l'"espoir" d'une libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt après l'annonce de la mort du chef des Farc Manuel Marulanda, tout en exprimant sa "prudence" sur cette information.

"L'information n'est pas encore officielle et pas encore confirmée par les Farc, donc je préfère être prudente à ce stade", a déclaré Mme Yade, en charge des droits de l'Homme au Quai d'Orsay, sur Radio J.

Ce serait une "grande joie si une confirmation entraînait des libérations d'otages mais on ne peut pas se réjouir de la mort d'un homme, c'est bien évident", a déclaré Mme Yade.

"Nous prenons acte des déclarations du président Uribe dont nous connaissons le rôle dans les négociations", a déclaré Mme Yade qui a dit "attendre de savoir ce qui va se passer".

Alvaro Uribe a également rappelé son offre de payer une récompense pouvant atteindre 100 millions de dollars aux guérilleros qui désertent avec des otages. Le président a fait ces déclarations à l'issue d'un "conseil communautaire" (lieu de rencontre du président avec la population) dans la localité de Florida (sud-ouest) et ses propos ont été retransmis en direct par la télévision d'état.

Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate à la présidentielle, est otage de la guérilla colombienne des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) depuis plus de six ans. Depuis plusieurs mois, Mme Betancourt est dans un état de santé alarmant, selon plusieurs témoignages. Les Farc ont proposé d'échanger 39 otages dits "politiques", dont Ingrid Betancourt et trois Américains, contre 500 guérilleros emprisonnés.

Le chef des Farc âgé de 80 ans et vétéran de la guérilla, est décédé le 26 mars, soit depuis près de deux mois et son remplaçant à la tête du mouvement devrait être Alfonso Cano, considéré comme l'actuel responsable idéologique, selon un communiqué lu par un porte-parole militaire du ministère.

Sa mort "est survenue à 18H30 et les circonstances de son décès ne sont pas encore confirmées", a-t-on précisé de même source, alors qu'aucune photographie ou document prouvant cette disparition n'ont été présentés à la presse par le ministère de la Défense.

Samedi le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos, a indiqué à l'hebdomadaire Semana que l'information a été donnée au gouvernement "par une source qui ne nous a jamais trompés". "Marulanda doit être en enfer", a ajouté le ministre. Le chef guérillero "est décédé de mort naturelle", a pour sa part déclaré à la télévision privée Caracol le numéro deux de l'armée, l'amiral David René Moreno.

"Maintenant c'est aux Farc de démontrer que cette information n'est pas vraie", a-t-il dit.

L'agence ANNCOL, proche de la guérilla, souligne samedi sur son site internet qu'il n'existe aucune confirmation par la guérilla de ce décès annoncé par le gouvernement. "Jusqu'à présent le Secrétariat (organe dirigeant) des Farc n'a émis aucun communiqué. Et c'est l'unique source véritable", écrit ANNCOL. "Ce qui est certain c'est que, pour Bogota, Marulanda doit être mort ou doit mourir le plus vite possible", ironise l'agence de presse.

Le 1 avril, notent les observateurs, Ivan Marquez, l'un des membres du secrétariat des Farc a rapporté dans une de ses chroniques publiée par l'Agence bolivarienne de presse (ABP - proche de la guérilla), des propos de Manuel Marulanda selon lesquels les autorités colombiennes ont, "en tuant Raul (Reyes - le numéro deux des Farc), gravement compromis l'échange de prisonniers et la paix".

Né le 12 mai 1928, à Genova, dans le Quindio, la région du café à l'ouest de Bogota, Pedro Antonio Marin, de son vrai nom, alias Manuel Marulanda Velez, pseudonyme rendant hommage à un dirigeant colombien de la région d'Antioquia (nord-ouest) des années 30 - est le fondateur de la première guérilla paysanne de Colombie.








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Johnny Perchec (UMP MEZE): Birmanie - conférence de donateurs, qui pressent la junte de sauver les rescapés

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La communauté internationale a pressé dimanche la Birmanie de sauver les rescapés du cyclone en laissant, comme promis, entrer tous les humanitaires étrangers, lors d'une conférence internationale où la junte espérait des milliards de dollars pour la reconstruction.

"Nous devons tous garder les yeux rivés sur l'objectif immédiat: sauver des vies", a lancé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'ouverture de cette réunion.

Lorsque cette conférence avait été annoncé la semaine dernière par l'ONU et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean), la Birmanie avait évalué à 10,7 milliards de dollars les dégâts occasionnés par Nargis.

Mais, à la clôture des débats dimanche, aucun chiffre n'a été fourni sur les promesses de dons à ce pays pauvre, ravagé les 2 et 3 mai par l'une des pires catastrophes de l'histoire récente.

Nargis a déjà fait au moins 133.600 morts et disparus et 2,4 millions de sinistrés.

"Notre défi immédiat est humanitaire", a plaidé M. Ban, qui prévoit que "les opérations de secours dureront (...) probablement au moins six mois pour nourrir et soigner ceux qui ont tout perdu".

Certes, "les infrastructures doivent être reconstruites" mais "cela ne peut être notre préoccupation principale", a prévenu le secrétaire général.

Pour le responsable des affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, "nous sommes clairement encore dans la phase d'urgence de cette crise".

Les dirigeants militaires birmans ont bien pris conscience de "la nécessité d'agir de manière urgente", a assuré Ban Ki-moon, bien que, depuis trois semaines, le drame humanitaire se joue quasiment à huis clos.

"J'espère et je crois que toute hésitation que le gouvernement de la Birmanie a pu avoir (...) pourrait bientôt être une chose du passé", a-t-il estimé, espérant que "cela marque un tournant pour surmonter les défis auxquels est confronté ce pays".

Se voulant positif, M. Ban a loué le "nouvel esprit de coopération" entre la junte et la communauté internationale.

Même la Chine, voisine et alliée du régime des généraux, est favorable à "un plus grand rôle" de l'ONU en Birmanie, a dit son ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi.

Ban Ki-moon avait obtenu vendredi, lors d'un entretien exceptionnel avec le numéro un birman Than Shwe, son feu vert à l'arrivée de "tous les travailleurs humanitaires internationaux".

Les généraux sont "totalement en phase avec l'accord conclu" vendredi avec Than Shwe, a assuré M. Ban.

Mais, dans la première déclaration directe des autorités depuis, le Premier ministre Thein Sein a prudemment indiqué que la Birmanie était "prête à accepter ces groupes (humanitaires) intéressés à la reconstruction et à la réhabilitation, conformément à nos priorités et à l'étendue du travail qui doit être accompli".

"Nous examinerons la possibilité de les laisser (venir)", a-t-il ajouté. Ban Ki-moon s'est déclaré "très encouragé" par cette déclaration.

L'accord de principe des généraux représente une concession apparente après des semaines de blocage de la part d'une junte méfiante à l'égard des Occidentaux et jalouse de sa souveraineté.

Des ONG et des diplomates mettent néanmoins en garde contre tout excès d'optimisme, attendant de voir sur le terrain si le régime tient ses engagements.

Car pour la communauté internationale et les organisations humanitaires, il importe avant tout d'accéder au plus vite au delta de l'Irrawaddy (sud-ouest).

"La mise en oeuvre rapide et complète (de l'engagement de la junte) sera primordiale", a reconnu Ban Ki-moon, promettant d'être "étroitement, de manière continue et personnellement engagé" dans ce dossier.

Les "participants à la conférence veulent voir les promesses traduites en actes", a renchéri M. Holmes.

Les Etats-Unis, qui ont envoyé plus d'une vingtaine d'avions d'assistance en Birmanie et 20 millions de dollars "sont prêts à offrir beaucoup plus", a assuré leur chargée d'affaires, Shari Villarosa, qui veut "agir vite pour éviter davantage de pertes humaines".

Pour l'ambassadeur de la Commission européenne, Friedrich Hamburger, la conférence est "un pas dans la bonne direction" tandis que la France a jugé qu'un "accès libre de travailleurs humanitaires internationaux dans la zone du delta reste indispensable".






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Johnny Perchec (UMP MEZE): Birmanie - Paris regrette que le navire français ne puisse décharger son fret humanitaire

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La France a "regretté" dimanche que les autorités birmanes n'aient pas autorisé "jusqu'à présent" un bateau de la marine nationale, Le Mistral, croisant au large de la Birmanie à décharger son fret humanitaire pour les sinistrés du cyclone Nargis.

"Il est difficile de comprendre pourquoi cela n'a pas été encore possible", a déclaré Dominique Girard, directeur d'Asie au ministère des Affaires étrangères, lors d'une conférence internationale de pays donateurs à Rangoun.

Le Mistral attend depuis plus d'une semaine en dehors des eaux territoriales birmanes, avec à son bord 1.000 tonnes d'aide humanitaire, qui permettraient de de nourrir 100.000 personnes pendant 15 jours et de fournir des abris à 60.000 sinistrés.

"Tout en regrettant que, jusqu'à présent, nous n'ayons pas pu acheminer directement cette cargaison aux populations touchées, la France poursuit son dialogue avec les autorités birmanes pour trouver une solution pratique en vue d'une livraison rapide de cette aide", a ajouté M. Girard, selon un discours en anglais disponible à Rangoun.

Le président Nicolas Sarkozy avait déjà assuré négocier avec la junte birmane à ce sujet.

"Il semble que ce qui les gêne, c'est le statut militaire du bateau français. J'ai engagé des discussions avec eux", avait déclaré M. Sarkozy, qualifiant l'attitude de la Birmanie de "profondément lamentable".

Quatre bâtiments de la marine américaine chargés de secours attendent aussi depuis le 13 mai au large de la Birmanie un éventuel feu vert de la junte. Mais celle-ci refuse cette aide car elle considère qu'elle est envoyée par des "navires de guerre" et "avec des conditions", ce que les Etats-Unis ont nié.

Une conférence internationale de donateurs s'est déroulée dimanche à Rangoun où la junte espérait recevoir des milliards de dollars pour la reconstruction après le cyclone, alors que la communauté internationale insistait sur les secours aux survivants et l'accès des humanitaires étrangers.

"La position de la France est qu'un accès libre d'experts et de travailleurs humanitaires internationaux dans la zone du delta (de l'Irrawaddy) reste indispensable", a dit M. Girard.






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Johnny Perchec (UMP MEZE) : Birmanie - ouverture de la conférence internationale des donateurs à Rangoun

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Une conférence internationale s'est ouverte dimanche à Rangoun, en présence du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, pour aider la Birmanie à se relever après le cyclone dévastateur Nargis qui a fait au moins 133.600 morts et disparus.

Cinquante-deux pays et 24 organisations participent à cette réunion, organisée conjointement par l'ONU et l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), dont la Birmanie est membre, ont indiqué à l'AFP des responsables birmans.

La junte militaire en Birmanie espère recevoir des engagements de dons supérieurs à 10 milliards de dollars pour "la réhabilitation", mais l'ONU dit que la conférence de Rangoun vise avant tout à "renforcer l'assistance humanitaire internationale" immédiate.

Le cyclone Nargis, qui a ravagé plusieurs grandes régions du sud de la Birmanie les 2 et 3 mai, a fait 2,4 millions de sinistrés, dont la majorité n'a toujours pas reçu d'aide internationale, selon l'ONU. La junte birmane a été accusée d'avoir ralenti l'arrivée des secours en refusant que des équipes étrangères prennent en charge la distribution de l'aide internationale.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé dimanche que la Birmanie avait pris conscience de l'urgence de la situation pour quelque 2,4 millions de sinistrés du cyclone Nargis et qu'on était maintenant peut-être à "un tournant". Les dirigeants militaires birmans "sont d'accord sur la nécessité d'agir de manière urgente", a dit Ban Ki-moon, à l'ouverture d'une conférence internationale de pays donateurs et d'organisations humanitaires à Rangoun. "J'espère et je crois que toute hésitation que le gouvernement de la Birmanie a pu avoir (...) pourrait bientôt être une chose du passé", a-t-il déclaré, ajoutant: "j'espère que cela marque un tournant pour surmonter les défis auxquels est confronté ce pays".

Le gouvernement des généraux en Birmanie "examinera" la possibilité de laisser entrer des travailleurs humanitaires étrangers pour venir en aide aux sinistrés du cyclone Nargis, a déclaré dimanche le Premier ministre Thein Sein.

"Mon gouvernement est prêt à accepter ces groupes (humanitaires) qui sont intéressés à la recontruction et à la réhabiliation, conformément à nos priorités et à l'étendue du travail qui doit être accompli", a dit Thein Sein à l'ouverture d'une conférence internationale à Rangoun de pays donateurs et d'organisations humanitaires, en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

"Nous examinerons la possibilité de les laisser (venir) s'ils souhaitent s'engager (dans le travail de) réhabilitation et de reconstruction, quartier par quartier", a ajouté le Premier ministre.







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23/05/2008

Johnny Perchec (UMP MEZE) : Un tiers des adultes ont été au moins une fois "très éloignés de l'emploi"

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Près d'un tiers des personnes âgées de 25 à 59 ans ont vécu au moins une fois une période de chômage de plus d'un an, ou bien ont eu recours au minimum social ou à un contrat aidé, et 14% de façon récurrente, indique une enquête du Credoc rendue publique vendredi.

On avait déjà une photographie à peu près exacte du nombre de personnes que l'on dit "très éloignées de l'emploi" à un instant précis, et qui ont recours de ce fait à un dispositif d'insertion professionnelle ou d'aide.

C'est le cas d'un actif sur huit, soit environ 3,5 millions de personnes, indique le rapport général du "Grenelle de l'Insertion", processus de concertation lancé depuis six mois, réunissant employeurs, collectivités locales, partenaires sociaux, Etat et associations autour des thèmes de l'emploi et de l'exclusion, qui s'est achevé vendredi à Paris.

Il s'agit notamment de demandeurs d'emploi de plus d'un an, travailleurs handicapés, allocataires de minima sociaux, bénéficiaires de contrats de travail aidés (emplois à durée limitée, subventionnés par l'Etat) ou salariés des structures d'insertion.

Mais les chercheurs du Credoc, en interrogeant un panel de 2.028 personnes âgées de 25 à 59 ans sur l'ensemble de leur parcours professionnel, montrent que le nombre de personnes confrontées, à un moment ou à un autre, à un problème d'insertion professionnelle, est beaucoup plus élevé.

Plus d'une personne sur deux a connu le chômage au moins une fois (15% l'ont connu au moins trois fois). Près du quart ont alterné emploi et chômage en cours de carrière. Près du tiers des personnes qui ont fait face au chômage ont connu une période de recherche de plus d'un an.

Au total, un tiers des 25-59 ans sont ou ont été au chômage depuis/pendant plus d'un an au cours de leur carrière, ou bien ont été allocataires d'un minimum social (RMI notamment), ou encore en contrat aidé.

Le recours aux minima sociaux est loin d'être marginal, 15% des personnes interrogées déclarent en avoir bénéficié au moins une fois dans leur vie.

Le risque est très net pour les familles monoparentales, qui ont une "chance" sur deux d'avoir recours à une aide au cours de leur vie professionnelle.

Un "noyau dur", représentant 14% des 25-59 ans, a connu de façon récurrente le recours à un ou plusieurs dispositifs d'aide (au moins trois épisodes de chômage ou de passage aux minima sociaux).

L'étude met en évidence la complexité de la recherche d'emploi, entre problèmes de garde d'enfant, notamment pour les familles mono-parentales, et discrimination liée à l'âge.

Enfin, 60% des personnes qui ont connu le chômage ont du mal à "s'y retrouver parmi les organismes qui accompagnent les chômeurs".

Cette étude apporte de l'eau au moulin du "Grenelle de l'insertion", dont l'objectif est d'obtenir que les politiques de l'emploi et celles de l'insertion ne soient pas "deux mondes parallèles".




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Johnny Perchec (UMP MEZE) : La Birmanie accepte l'entrée de tous les humanitaires étrangers

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La Birmanie a accepté de laisser entrer tous les travailleurs humanitaires pour venir en aide aux sinistrés du cyclone Nargis, a annoncé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, après une rencontre vendredi avec le numéro un birman, le généralissime Than Shwe.

Au terme d'un face-à-face de plus de deux heures dans la nouvelle capitale Naypiydaw, Ban Ki-moon a indiqué à des journalistes que Than Shwe était «d'accord pour permettre» l'entrée de «tous les travailleurs humanitaires», quelle que soit leur nationalité.

Soulager les 2,4 millions de sinistrés

Ban Ki-moon avait entamé jeudi une visite exceptionnelle et difficile en Birmanie pour convaincre le régime militaire d'accepter une aide humanitaire massive susceptible de soulager les 2,4 millions de rescapés du cyclone Nargis qui a fait au moins 133.600 morts et disparus.






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Johnny Perchec (UMP MEZE) : le secrétaire général de l'ONU rencontre le chef de la junte

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Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a rencontré vendredi le numéro un du régime birman, le généralissime Than Shwe, dans la nouvelle capitale du pays, Naypyidaw, ont constaté des journalistes.

Ban Ki-moon se trouve en Birmanie depuis jeudi pour convaincre les militaires au pouvoir d'ouvrir très largement les portes de leur pays à l'aide internationale trois semaines après le passage du cyclone Nargis qui a fait 133.600 morts et disparus et 2,4 millions de sinistrés.

L'entrevue exceptionnelle avec Than Shwe a commencé à 04H00 GMT dans un bâtiment ultramoderne de la nouvelle capitale de la Birmanie, Naypyidaw, située dans une région reculée du centre à 400 km au nord de Rangoun.

Les deux hommes se sont serré la main et Than Shwe, arborant des médailles et des décorations militaires, est resté impassible devant les photographes.

Malgré des tentatives répétées d'appels téléphoniques, le secrétaire général de l'ONU n'avait pas été en mesure de parler directement à Than Shwe depuis le début de la crise humanitaire en Birmanie, selon les Nations unies.

Ban Ki-moon a visité jeudi des zones complètement dévastées par le cyclone dans le delta de l'Irrawaddy (sud-ouest), mais son déplacement était entièrement encadré par des responsables du régime militaire, notamment dans des camps de sinistrés.

"Le monde entier tente de venir en aide à la Birmanie", a-t-il lancé à une rescapée.

Confrontés à l'une des catastrophes les plus meurtrières des dernières décennies et sous la pression internationale pour laisser entrer des secours, les généraux ont "montré récemment certains signes de souplesse", a estimé Ban Ki-moon.

Mais la junte "n'est pas sérieuse lorsqu'elle parle à Ban Ki-moon parce qu'elle ne le considère pas comme un acteur de première plan", a jugé Win Min, un analyste birman réfugié en Thaïlande.

"Ils essaient seulement de réduire la pression qui est forte en ce moment", a-t-il estimé.

Ban Ki-moon, un diplomate sud-coréen, est l'un des rares représentants de la communauté internationale à se rendre à Naypyidaw, qui signifie "La Demeure des Rois", née du rêve de grandeur de Than Shwe qui voulait bâtir de toutes pièces un nouveau siège du pouvoir perdue au milieu du pays, loin de Rangoun la grande ville méridionale toute proche de la mer.

L'émergence de cette nouvelle capitale administrative a été confirmée en novembre 2005 lorsque des milliers de fonctionnaires de Rangoun ont reçu l'ordre de migrer en quelques heures.





Pour lire les déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 adoptée par l'ONU cliquez ici.






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