mardi, 03 juin 2008
BLOG UMP : Confirmer la dynamique réformatrice
Interview du 2 juin 2008
Propos recueillis par Patrick Roger
35 heures, réforme des institutions, implantation des grandes surfaces … A la veille de l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi modernisation de l'économie, Jean-Pierre Raffarin, premier vice-président du Conseil national de l’UMP, répond aux questions du "Monde".
Depuis le début de la session parlementaire, les accrocs entre l'exécutif et sa majorité se multiplient. Que se passe-t-il ?
Nicolas Sarkozy a lui-même imprimé la liberté de parole quand il était ministre et président de l'UMP. Aujourd'hui, tout le monde en profite. C'est positif si ça permet d'améliorer les réformes; ce serait négatif si cela devait conduire à l'immobilisme.
Nous avons deux mois devant nous pour que le quinquennat confirme sa véritable dynamique réformatrice, à travers la modernisation de l'économie, la représentativité sociale et les institutions. Ces trois textes sont déterminants pour la suite du quinquennat.
Chacun tient évidemment à exprimer son avis sur ces sujets, à apporter sa contribution au meilleur texte possible. Mais il faudra, à l'arrivée, que la majorité soit rassemblée et que les humeurs ne favorisent pas le conservatisme. Il faut, pour y parvenir, une majorité libre et loyale.
Le couple exécutif fonctionne-t-il correctement ?
Deux points me paraissent essentiels. Pour arbitrer entre les différentes aspirations des parlementaires, c'est le premier ministre qui doit être en première ligne, qui doit trouver les compromis nécessaires. Il est le fabricant du consensus et il ne peut être tenu à l'écart de ces discussions, au risque de favoriser un certain désordre. En outre, le premier ministre doit protéger le président de la République; son exposition politique est nécessaire à l'équilibre de nos institutions.
Xavier Bertrand a-t-il bien fait d'aller au-delà de la position commune des partenaires sociaux sur les 35 heures ?
La perspective proposée, qui ne remet pas en cause la durée légale du travail, est la bonne. Je l'approuve, mais nous devons tous, dans la majorité, assumer le fait que, pour le dialogue social, la fiabilité de la parole publique est déterminante.
Dans cet esprit, la tension durable avec la CFDT, force sociale positive avec laquelle nous avons pu procéder à d'importantes avancées sociales, serait dangereuse.
L'UMP est très divisée sur la loi modernisation de l'économie. Quelle est votre position ?
Je ne suis pas opposé à une révision de la loi que j'avais fait voter il y a douze ans. Je reste réformateur. Mais sa remise en cause globale serait une erreur.
Le commerce, c'est la vie, il a besoin d'une grande diversité. Il faudra introduire dans le texte législatif une distinction entre les zones très urbanisées et les autres territoires de France. Des questions comme celles de l'ouverture du dimanche ou les surfaces d'installation ne s'y posent pas de la même manière.
Il faut trouver une place spécifique pour les PME. Que Carrefour et Nestlé s'adonnent à de brutaux rapports de forces, ce n'est pas un problème d'aménagement du territoire.
En revanche, que les grandes surfaces imposent leurs conditions aux PME, cela peut être facteur de déséquilibre. Le modèle français n'est pas celui du "tout concurrence".
Comment expliquez-vous la difficulté du gouvernement à trouver un accord avec les députés de l'UMP sur ce point ?
Deux cultures s'opposent : celle qui donne la priorité au consommateur et celle qui prend plus en considération le producteur. Ce n'est pas un mouvement d'humeur, mais la confrontation de deux visions économiques dont il faut trouver la complémentarité.
Le Sénat va se saisir du projet de loi sur les institutions. Y a-t-il des points que vous souhaiteriez modifier ?
Le point le plus discuté porte sur les moyens dont le gouvernement doit être assuré pour mener son action. Parmi les principes de la Ve République, il y a l'efficacité gouvernementale. Le 49-3 reste, à cet égard, sa meilleure arme de dissuasion.
Le Sénat acceptera qu'on limite les pouvoirs de l'exécutif à condition qu'on limite les moyens d'obstruction.
Gérard Larcher s'est dit "déterminé" à se déclarer candidat à la présidence du Sénat après le renouvellement de septembre. Et vous ?
Je respecte l'homme, mais je ne souhaite pas précipiter les échéances. La présidence du Sénat n'est pas aujourd'hui vacante. Il ne faut pas disperser l'attention du Sénat, ni diviser sa majorité, pendant ces deux mois stratégiques de réformes.
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samedi, 10 mai 2008
Pourvoi de Segolène Royal suite à sa condamnation pour violation du droit du travail
En annonçant qu'elle se pourvoit en cassation, Segolène ROYAL répond à la question que l'UMP lui pose depuis le 1er mai, mais que l'AFP jugeait comme une question qui ne se pose pas ; chacun jugera...
Pour le reste, il est regrettable que Madame ROYAL considère que le débat politique, au lieu de se nourrir d'arguments et d'idées, se limite à des procédures judiciaires. Que Jean-Pierre Raffarin, tirant les conséquences de la condamnation de Madame ROYAL, qui n'est autre que son adversaire en Poitou-Charentes, demande sa démission, quoi de plus normal ? À moins que la conception du débat démocratique de Madame ROYAL ne soit : j'attaque, mais on n'a pas le droit de m’attaquer !!!
Quoi qu'il en soit, s'il faut parler d'acharnement, c’est visiblement d'acharnement de Madame ROYAL contre ses deux ex-collaboratrices qui attendent depuis dix ans pour recevoir leur salaire...
Frédéric LEFEBVRE
Porte-parole
Communiqué de l'UMP, le 9 mai 2008
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samedi, 26 avril 2008
UMP : Raffarin "croit" que la France et la Chine sont réconciliées

Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre (UMP), un des émissaires de Nicolas Sarkozy en Chine, "croit" que Paris et Pékin sont réconciliées après les tensions provoquées par le parcours calamiteux de la flamme olympique en France.
Comme France Info lui demandait samedi depuis Pékin si les deux pays sont réconciliés, le sénateur de la Vienne a répondu: "je le crois. Une situation d'apaisement est maintenant en place".
"Les Chinois ont entendu le message de la France: le dialogue était en effet la seule voie pour l'apaisement des tensions et donc le succès des Jeux Olympiques", a assuré M. Raffarin en rappelant avoir rencontré le président, le premier ministre, le président du comité d'organisation des JO. "Tout le monde fait les gestes nécessaires pour qu'on puisse être dans une situation internationale apaisée comme le souhaitait le président Sarkozy".
"Je suis optimiste pour que cet apaisement soit durable", a encore dit le dirigeant français tout en recommandant de "prendre au sérieux la réaction de la jeunesse chinoise".
Concernant ses critiques de la promotion du dalaï lama comme citoyen d'honneur de la ville de Paris, il redit qu'elle lui paraissait "inopportune" car "ce n'est pas au moment où le gouvernement cherche à apaiser qu'une collectivité locale doit chercher à attiser".
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samedi, 29 décembre 2007
Jean-Pierre Raffarin : "Il faudra compléter la loi de 1905"
Interview au Figaro, le 28.12.2007.
Jean-Pierre Raffarin défend l'idée de «laïcité positive» de Nicolas Sarkozy.
LE FIGARO. En quoi la laïcité vue par François Bayrou vous heurte-t-elle?
Jean-Pierre RAFFARIN. J'y vois une déclinaison d'un vieux concept, exclusif des religions. Cette vision historique doit être modernisée. Notre paysage religieux n'est plus celui du temps des «cultes révolutionnaires» de Robespierre. Aujourd'hui, nous avons besoin de la laïcité partagée pour régler les relations entre religions et politique, mais aussi pour servir de grammaire entre les différentes religions, pour leur permettre de se parler dans l'espace public.La France doit-elle renoncer à son exception républicaine ?Non, mais nous devons l'adapter. Défendre la spécificité française en reprochant à Nicolas Sarkozy ses références aux racines chrétiennes de la France, comme le fait François Bayrou, c'est nier la réalité. En cette période de Noël, que voit-on ? Des Français qui, partout, célèbrent une fête religieuse, familiale et sociale. Au débat passéiste entre «la morale laïque» et «la religion civile», telle que la définissait Rousseau, je préfère le concept d'«éthique antérieure» de Paul Ricœur, car les religions sont, en amont, des sources pour les normes de la morale publique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis favorable à l'enseignement de l'histoire des religions à l'école.
Êtes-vous partisan d'une révision de la loi de 1905 ?
Il faudra sans doute la compléter, notamment en matière de santé publique, mais je ne pense pas utile de remettre en cause ses fondements. La société française ne peut accepter qu'une religion tente de lui imposer un projet politique. Face au prosélytisme, à des provocations particulières, comme le port de signes religieux ostentatoires à l'école, il a fallu réagir. C'est pourquoi j'ai fait voter la loi interdisant le port du voile dans les établissements scolaires, et aussi pourquoi je suis favorable à des procédures transparentes en matière de construction d'écoles religieuses. Ce serait un moyen efficace de lutter contre des pratiques clandestines. Avec Nicolas Sarkozy, nous avons eu d'utiles débats aussi bien sur la question du voile que sur celle de l'organisation du culte musulman en France ; cela a été le début d'une vraie proximité en contribuant à notre réflexion sur la nécessité de sortir la laïcité du carcan historique dans lequel elle était enfermée. Je partage tout à fait sa conception d'une laïcité «positive» représentant la diversité des religions en France.
Est-ce le rôle du politique de se mêler de questions spirituelles ?
Bien sûr. On ne peut pas limiter le politique à un rôle de technicien. Il ne s'agit pas de penser à la place des citoyens, mais pour garantir leur liberté, il faut avoir la conscience de la profondeur de la question du sens. On ne peut donc pas l'exclure du débat public. Je pense que l'apostasie n'est pas une force de progrès dans nos sociétés.
De nombreux pays ne souffrent-ils pas plutôt d'un excès de religiosité ?
C'est évidemment vrai pour des pays qui fondent leur projet politique sur un islam radical, mais le meilleur moyen de les aider à s'en sortir, c'est d'être attentif, chez nous, à l'expression d'un islam modéré.
Aux États-Unis également, la religion envahit le débat public. Est-ce souhaitable en France ?
Non, absolument pas. Les États-Unis sont entrés dans un mélange des genres qui n'est pas, pour nous, acceptable. Le discours politique n'a rien d'une prière, et je suis hostile à l'affichage ostentatoire des pratiques religieuses chez les politiques. D'ailleurs, quand j'étais premier ministre, j'ai veillé à la discrétion de mes pratiques religieuses personnelles.
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14:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, Jean-Pierre Raffarin, Il faudra compléter la loi de 1905, laïcité positive, ump meze sete beziers agde

















