05/07/2008

Ingrid Betancourt : La vidéo de la libération d'Ingrid Betancourt

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La libération des 15 otages des Farc, dont Ingrid Betancourt, a été filmée en vidéo par un membre des commandos spéciaux de l'armée colombienne qui se faisait passer pour un journaliste.

Dans une première séquence de cette vidéo de trois minutes, les otages traversent une plaine pour rejoindre un hélicoptère, semblable à ceux utilisés lors des précédentes libérations unilatérales d'otages organisées par le CICR (Comité international de la Croix rouge).



Les personnes séquestrées ont les mains entravées par des tiges de plastique et certains otages paraissent furieux.

Soudain, la caméra se fixe sur le visage du militaire américain Keith Stansell, otage depuis 5 ans, qui déclare à l'adresse du faux caméraman: «j'aime ma famille». Puis, elle se déplace vers le chef des ravisseurs rebelles, le commandant «Cesar», qui refuse d'accorder une interview.



La seconde séquence est celle de l'annonce aux otages, assis dans l'hélicoptère en vol, qu'ils sont libres.

«Vous êtes libres, tout est fini», crie l'un des membres du commando, s'adressant aux otages qui explosent de joie. Ingrid Betancourt, résignée, le visage fermé, ne semble pas dans un premier temps bien appréhender la situation. Puis un sourire se dessine sur ses lèvres.

Enfin on entend des hurlements de joie, des cris de bonheur et certains otages sont debout dans l'appareil.

Aucune image ne montre comment les deux guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc-marxiste) sont neutralisés par les forces spéciales.

Une preuve en images?

C'est le ministre de la Défense colombien, Juan Manuel Santos, qui a décidé de diffuser ces extraits de vidéo à la presse. Pour lui, elles sont la preuve qu'il y a eu une vraie opération commando, et non pas une mise en scène destinée à occulter le versement d'une rançon aux rebelles. Pourtant, d'après des journalistes suisses (de la Radio Suisse Romande), il y aurait eu une rançon versée aux Farc pour libérer les otages qui s'élèverait à 20 millions de dollars.

Une information démentie aussi par l'ambassadeur américain à Bogota, William Brownfield. «Combien avons-nous donné (...) pour la libération des trois citoyens américains? Zéro. Zéro, rien. Ni un dollar, ni un peso, ni un euro», a déclaré le diplomate.

La France, qui n'a pas été mise en cause, dément aussi par la voix du porte-parole du ministère des affaires étrangères, Eric Chevallier, avoir payé une rançon.

Pour ma part rançon ou pas, je m'en fiche, le principal est qu'Ingrid soit de nouveau parmi nous.




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04/07/2008

Conférence presse d'ingrid Bétancourt






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UMP MEZE : Vidéo de l'arrivée d'Ingrid Betancourt à Paris


Arrivée d'Ingrid Betancourt en France le vendredi 4 juillet 2008.




Nicolas Sarkozy et Ingrid Betancourt ont respectivement prononcé leur premiers mots, après la libération de cette dernière.





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03/07/2008

UMP MONTPELLIER: L'armée colombienne libère Ingrid Betancourt et trois otages Américains

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L'armée colombienne a libéré mercredi dans le sud-est de la Colombie l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, trois Américains et onze militaires colombiens détenus par la guérilla des Farc, lors d'une opération d'infiltration soigneusement planifiée.

Les otages, dont Ingrid Betancourt détenue depuis plus de six ans par les rebelles et les Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, ont été libérés au cours d'une opération héliportée de l'armée, a annoncé le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos au cours d'une conférence de presse improvisée.

Onze militaires colombiens, principalement des officiers, ont également pu retrouver la liberté dans cette opération menée dans la province du Guaviare, dans le sud-est de la Colombie, selon le ministre. "Jamais nous n'avons improvisé" a déclaré mercredi soir dans un discours à la nation le président colombien Alvaro Uribe qui a salué "le travail magnifique des militaires".

"Je remercie le président Uribe d'avoir pris ce risque, je sais que cela a du être un moment très difficile parce que l'opération était très risquée mais elle s'est déroulée de manière impeccable", a affirmé quelques heures après avoir recouvré la liberté Ingrid Betancourt.

Ingrid Betancourt, souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheuveux noués sur la nuque, est descendue la première de l'avion qui l'a amenée à Bogota et s'est jetée dans les bras de sa mère, Yolanda Pulecio, puis dans ceux de son mari, Juan Carlos Lecompte.

Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, qui était présent sur l'aéroport, a souligné que cette "opération était digne d'un film". Puis le commandant des forces militaires Fredy Padilla a dans un discours public rendu hommage à l'armée, précisant qu'au cours de cette opération de libération "il n'y a pas eu un seul tir, pas un seul blessé". "Les otages ont été libérés lors d'une opération de l'armée au cours de laquelle il a été possible d'infiltrer le premier cercle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), celui qui a surveillé pendant les dernières années un important groupe d'otages", a expliqué M. Santos.

Comme les otages séquestrés étaient divisés en trois groupes, l'armée, invoquant grâce à ses agents infiltrés parmi les geôliers guérilleros un faux ordre d'Alfonso Cano, le nouveau chef des Farc, a obtenu que les otages soient regroupés "soi-disant toujours sur ordre de Cano" par leurs gardiens dans un lieu du sud du pays, selon le ministre.

"Puis un hélicoptère qui, en réalité, appartenait à l'armée nationale et avait à son bord des membres des services secrets, a libéré les otages dans le lieu de regroupement", a précisé M. Santos. "César", le chef des geôliers rebelles, et un autre guérillero qui se trouvaient dans l'hélicoptère, ont été immédiatement "neutralisés", a poursuivi M. Santos.

Le ministre a également révéle mercredi soir qu'un "plan B" de rechange qui consistait à encercler les Farc sans les combattre et à faire venir des organisations humanitaires pour négocier les libérations, était prévu en cas d'échec. Les trois Américains sont déjà "en train de voler vers les Etats-Unis pour retrouver leurs proches" sans escale à Bogota, a conclu M. Santos.

Le président français Nicolas Sarkozy qui venait "de s'entretenir longuement" avec son homologue colombien Alvaro Uribe, l'a remercié pour cette "opération militaire couronnée de succès", M. Sarkozy a appelé la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) à cesser "ce combat absurde et moyenâgeux". Il a également réaffirmé mercredi soir que la France était prête à accueillir les membres des Farc acceptant de renoncer à la lutte armée.

Parmi les premières réactions des familles, Lorenzo Delloye, le fils d'Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, s'est exclamé en apprenant à Paris la nouvelle: "C'est une immense joie, une joie indescriptible. je n'arrive pas à y croire".

Depuis Washington, le président George W. Bush a appelé son homologue colombien pour le féliciter et le remercier après la libération des 15 otages, dont les trois Américains, a annoncé la Maison Blanche.

Les trois otages américains, des sous-traitants recrutés par la département de la Défense, se trouvaient en mission de lutte contre la drogue à bord d'un avion du Commandement sud des Etats-Unis, qui a dû se poser à la suite d'une défaillance mécanique dans une zone contrôlée par les Farc, le 13 février 2003, où ils ont été capturés par les rebelles.

A Madrid, le gouvernement a exprimé son "énorme satisfaction" à la suite de l'annonce de ces libérations. A Caracas, le gouvernement vénézuélien d'Hugo Chavez s'est "réjoui" de la libération des otages et a demandé aux Farc de libérer toutes les personnes qu'elles détiennent.




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Ingrid Betancourt : enfin libre !

b3213b6db47be44d7037a4a05e974cc2.jpgNous tenons à exprimer notre soulagement et notre joie à l’annonce de la libération par l’armée colombienne d’Ingrid BETANCOURT.

Notre pensons d’abord à la famille de cette femme courageuse, dont la persévérance, depuis 6 ans, sera une leçon incomparable pour l’avenir.

Nous pensons aussi à tous ces Colombiens dont les proches sont encore détenus par les FARC, et à qui cette libération permet d’espérer que leur angoisse cessera bientôt.

Nous pensons enfin à tous ceux, de par le monde, qui se sont mobilisés pour faire libérer Ingrid BETANCOURT sans jamais perdre espoir. Cet événement est une victoire de la démocratie, de l’Etat de droit, de la ténacité et du volontarisme politique.


Patrick DEVEDJIAN
Secrétaire général



Communiqué de l'UMP, le 2 juillet 2008




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26/05/2008

Farc en Colombie: la guérilla annonce la mort de son chef historique

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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc-marxistes) ont annoncé dimanche le décès de Manuel Marulanda, le chef historique de la plus vieille guérilla du monde.

Son décès constitue un coup dur pour la guérilla, confrontée aux désertions et à la disparition de plusieurs dirigeants, ce qui pourrait l'inciter à négocier pour régler le conflit colombien et le dossier des otages, selon les experts. "C'est un fait de la plus haute importance car Marulanda était le mythe fondateur des Farc", affirme Alejo Vargas, politologue à l'Université nationale de Bogota.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont annoncé dimanche la mort de leur leader, décédé d'un arrêt cardiaque le 26 mars à 80 ans, ainsi que la désignation comme successeur d'Alfonso Cano, l'idéologue de la guérilla, dont il représente l'aile modérée.

Les Farc, qui luttent contre les autorités colombiennes depuis 1946, réclament la libération de 5OO guérilleros détenus, en échange d'un groupe de 39 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée il y a plus de six ans alors qu'elle postulait à la présidence du pays.

"Le grand leader est parti", a déclaré un membre du secrétariat (organe dirigeant) des Farc, Timoleon Jimenez, alias "Timochenko", à la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur. Ses déclarations ont été reprises par les télévisions colombiennes. Manuel Marulanda, 80 ans, est mort d'une brève maladie, a ajouté le membre du secrétariat.

"Timochenko" a précisé également qu'Alfonso Cano, considéré comme le responsable idéologique de la guérilla, en assumera le commandement.

Né le 12 mai 1928, à Genova, dans le Quindio, la région du café à l'ouest de Bogota, Pedro Antonio Marin, de son vrai nom, alias Manuel Marulanda Velez, pseudonyme rendant hommage à un dirigeant colombien de la région d'Antioquia (nord-ouest) des années 30 - était le fondateur de la première guérilla paysanne de Colombie.

Samedi, le ministre de la Défense colombien, Juan Manuel Santos, avait révélé, citant les services de renseignement, que Manuel Marulanda, était décédé le 26 mars mais sans fournir de preuves. Marulanda doit "être en enfer car c'est là que vont tous les criminels morts", a affirmé le ministre dans son interview avec Semana.

Dimanche matin lors d'une conférence de presse, M. Santos a appelé le nouveau dirigeant Alfonso Cano à la négociation et "à se rendre compte que la lutte armée ne mène nulle part". "La porte pour parvenir à la paix est ouverte", a-t-il dit. Puis le ministre a appelé à la démobilisation des guérilleros. "Trois de vos chefs sont sous terre, profitez de cette opportunité pour vous démobiliser, sinon nous poursuivrons les opérations militaires avec plus d'intensité", leur a-t-il lancé. "Nous ne pouvons pas encore crier victoire", a conclu M. Santos.

Samedi soir le président Alvaro Uribe, lors d'un déplacement en province, a annoncé que des chefs de la guérilla sont prêts à se démobiliser en échange de la libération d'otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

"Le gouvernement a reçu des appels des Farc dans lesquels certains dirigeants ont annoncé leur décision de se démobiliser et de libérer Ingrid Betancourt, si le gouvernement (colombien) leur garantit la liberté", a poursuivi le président dont les propos ont été rapportés par la télévision d'Etat. Ces dirigeants, a ajouté Alvaro Uribe, "seraient remis aux autorités de France pour qu'ils puissent profiter dans ce pays de leur liberté".

A Beyrouth, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a estimé que "c'est un grand espoir qui se lève". "Ca facilitera la libération des otages, le retour d'une certaine paix civile en Colombie", a-t-il ajouté. A Paris, le président français Nicolas Sarkozy a déclaré dimanche à des journalistes que des "choses se passent" en Colombie mais qu'il fallait faire preuve de "beaucoup de prudence". "Je suis la situation minute par minute. Je voudrais demander à chacun de faire le moins de déclarations possibles, il y a des otages et la situation est mouvante", a ajouté le chef de l'Etat.

La mère et la soeur de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt ont lancé un appel au nouveau chef des Farc Alfonso Cano pour qu'il la libère. "Face aux derniers événements nous faisons un appel au commandant Alfonso Cano --homme cultivé et progressiste-- qui, en prenant la direction des Farc, a le pouvoir de pousser l'histoire en libérant Ingrid et les trois autres otages civils", ont déclaré Yolanda Pulecio Betancourt et Astrid Betancourt dans un communiqué.

Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate à la présidentielle, est otage de la guérilla colombienne des Farc depuis plus de six ans. Ses conditions de santé sont alarmantes, selon des témoignages concordants.





Pour lire les déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 adoptée par l'ONU cliquez ici.






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17/05/2008

Ingrid Betancourt : Le Premier ministre François Fillon ne veut "négliger aucune piste" pour libérer Ingrid Betancourt

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Le Premier ministre François Fillon a mis à profit vendredi un voyage-éclair à Lima à l'occasion du sommet Union européenne/Amérique latine pour tenter d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt en rencontrant plusieurs dirigeants dont Hugo Chavez, au coeur d'une polémique sur ses relations avec les Farc.

"La France ne négligera aucune piste pour essayer de renouer les fils du dialogue avec les Farc", a déclaré M. Fillon soulignant que la France parle avec tous "les chefs d'Etat légitimes" parmi lesquels le président vénézuélien.

Pour tenter "de sauver la vie d'une femme qui est sans doute en train de mourir", M. Fillon a également rencontré le président colombien Alvaro Uribe.

Les relations de M. Uribe et de M. Chavez sont au plus mal après l'authentification technique par Interpol, rendue publique la veille du sommet, de documents prouvant, selon Bogota, des liens notamment financiers entre Caracas et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui détiennent Mme Betancourt depuis six ans.

En déclarant dans l'après-midi que les conditions d'un dialogue avec son homologue colombien nétaient pas réunies, M. Chavez, qui a obtenu la libération de six otages depuis janvier en dialoguant directement avec les Farc, a douché les espoirs d'une libération prochaine.

"C'est un sujet qui doit dépasser les querelles régionales, les querelles politiques (...) que par ailleurs nous comprenons et nous respectons", a plaidé de son côté M. Fillon qui a regretté de ne pas disposer de "nouvelles" récentes de l'otage.

Le Premier ministre a également évoqué le cas de la Franco-colombienne avec les présidents mexicain Felipe Calderon et équatorien Rafael Correa.

"Nous ne baisserons jamais les bras. Tant qu'il y aura de l'espoir, nous n'abandonnerons jamais Ingrid Betancourt", a martelé le chef du gouvernement.

"Toutes les pistes sont explorées, toutes les propositions qui nous sont faites sont regardées, tous les interlocuteurs pour nous sont des interlocuteurs valables parce qu'il s'agit d'une petite flamme qui brille dans la nuit et nous ne voulons pas que cette flamme s'éteigne", a fait valoir le Premier ministre.

La dernière tentative française pour faire libérer Mme Betancourt remonte à fin avril avec une tournée en Amérique latine du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, qui n'avait donné aucun résultat.

L'absence du Président Nicolas Sarkozy à ce sommet de plus de 50 chefs de gouvernements et d'Etat pour des raisons d'agenda chargé et qui a "beaucoup déçu" à Lima selon une source à l'ambassade de France, illustre simplement pour M. Fillon un "partage des rôles" normal sur la scène internationale.

A un mois et demi de la présidence française de l'Union européene, le Premier ministre a ainsi remplacé au pied levé le chef de l'Etat qui était vendredi en banlieue parisienne.

Après 12 heures à Lima, M. Fillon doit s'envoler en début de soirée pour Paris après avoir signé la déclaration commune du Ve sommet UE/Amérique latine. Elle prévoit des recommandations en matière de lutte contre le réchauffement climatique, ainsi que des propositions pour tenter de résoudre le trafic de drogue et la crise alimentaire.

M. Fillon s'est félicité d'un "dialogue fructueux" avec les pays d'Amérique latine sur tous ces thèmes qui doivent avoir "toute leur part dans la gouvernance du monde". Pour montrer l'exigence "d'une prospérité partagée", le Premier ministre avait visité dans la matinée un centre du Samu social à Huaycan, un bidonville de la banlieue est de la capitale péruvienne.






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27/04/2008

Betancourt: Kouchner en mission difficile à Bogota, Quito et Caracas

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Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner entame lundi une difficile mission visant à relancer le dialogue entre la Colombie et ses voisins du Venezuela et d'Equateur afin d'obtenir la libération de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.

Sa tournée dans les trois pays constitue "une grande opportunité pour que le gouvernement colombien relance l'accord humanitaire" mais elle débute "dans un ambiance difficile, qui n'est vraiment pas des meilleures", a expliqué à l'AFP Carlos José Herrera, directeur de chaire à l'Université de Pamplona (nord-est).

En apprenant l'arrivée du chef de la diplomatie française, M. Uribe a d'entrée de jeu annoncé qu'il s'opposerait à toute médiation du président vénézuélien Hugo Chavez. M. Uribe avait brusquement mis fin à une mission de son homologue en novembre, l'accusant "d'ingérence" dans les affaires colombiennes.

"Ce voyage de trois jours de Bernard Kouchner n'a qu'un seul objectif: alléger les tensions entre Bogota, Quito et Caracas pour créer une ambiance favorable pouvant bénéficier aux otages", a commenté le quotidien de référence colombien El Tiempo. Dans un éditorial, samedi, ce journal a toutefois critiqué "la légèreté" du président français Nicolas Sarkozy dans le dossier Betancourt, en le qualifiant de "débutant".

"La Colombie a souffert des caprices" du président français, a estimé El Tiempo. "Sarkozy a d'abord demandé à Alvaro Uribe de libérer un dirigeant des Farc (Rodrigo Granda début juin 2007). Puis il a envoyé (début avril) un avion ambulance pour secourir Ingrid Betancourt sans avoir pris contact avec les preneurs d'otages", a rappelé le quotidien. "Tout semble indiquer que Kouchner insistera auprès du président du Venezuela pour qu'il reprenne sa médiation avec les Farc", a ajouté El Tiempo.

L'ancien député de gauche Leon Valencia, directeur d'une Fondation d'étude des crises (Nouvel arc-en-ciel) est pessimiste: "Kouchner va devoir vaincre la résistance du gouvernement Uribe de réintroduire Chavez (dans les négociations) qui est très forte, alors que pour Bogota l'accord humanitaire n'est pas prioritaire". "Tout indique que les Farc exigent la médiation de Chavez. Si Kouchner arrive à convaincre Uribe et Chavez, la France aura alors de fortes chances pour qu'Ingrid et les autres otages soient libérés", a indiqué à l'AFP M. Valencia.

Dans son plus récent communiqué, l'agence Anncol, proche de la guérilla, estime que l'actuelle priorité pour les Farc "est de se débarrasser de la mafia paramilitaire de la présidence (....) car rien ne fonctionne avec le régime actuel". "Prétendre parvenir à des accords humanitaires, aussi petits soient-ils, est illusoire", écrit l'agence de presse, affirmant que la France est témoin de "l'absence de volonté humanitaire" du gouvernement d'Alvaro Uribe. Anncol rend hommage au "rôle incontestable" du président Chavez, "un homme de parole et de confiance", en faveur d'un accord humanitaire.

Autre écueil pour M. Kouchner: les relations entre Quito et Bogota sont encore plus mauvaises que celles entre la Colombie et le Venezuela. Le 3 mars, l'Equateur a rompu ses relations diplomatiques avec la Colombie après une attaque de l'armée colombienne en territoire équatorien au cours de laquelle le numéro deux des Farc, Raul Reyes, a été tué.

De leur côté, des militaires colombiens ont affirmé samedi qu'une attaque à l'explosif lancée vendredi par les Farc et ayant blessé un soldat, était partie du territoire équatorien. L'Equateur a rejeté ces accusations, affirmant contrôler militairement la frontière avec la Colombie. Les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) ont proposé d'échanger 39 otages dits "politiques", dont Ingrid Betancourt et trois Américains, contre 500 guérilleros emprisonnés.




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26/04/2008

Otages des Farc: Kouchner lundi en Colombie pour relancer les efforts

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Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rendra à partir de lundi en Colombie, en Equateur et au Venezuela, afin de tenter de relancer les efforts pour libérer les otages de Colombie, dont Ingrid Betancourt, dans le cadre d'un "accord humanitaire".

M. Kouchner rencontrera lundi à Bogota le président Alvaro Uribe, mardi à Quito le président équatorien Rafael Correa, pour conclure mercredi à Caracas par des entretiens avec le chef de l'Etat vénézuelien Hugo Chavez, a indiqué vendredi le ministère français des Affaires étrangères.

"Le ministre, qui s'était entretenu avec les présidents Chavez et Uribe en février, réévaluera la situation des otages avec les trois chefs d'Etat et évoquera l'urgence d'une solution humanitaire permettant de conduire à la libération des séquestrés détenus par les Farc en Colombie, parmi lesquels figure (la Franco-Colombienne) Ingrid Betancourt", a déclaré le Quai d'Orsay dans un communiqué. L'annonce de cette visite avait été faite un peu plus tôt par l'ambassadeur de France à Bogota, Jean-Michel Marlaud.

"Nous évoquerons un accord humanitaire et ferons une nouvelle évaluation de la situation après l'envoi d'une mission humanitaire", avait indiqué l'ambassadeur. Paris avait envoyé en Colombie début avril un avion médicalisé et des émissaires pour secourir Ingrid Betancourt, mais avait annulé sa mission une semaine plus tard après avoir essuyé un refus cinglant de la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui détient l'otage depuis six ans.

Vendredi, dans une déclaration à la radio privée RCN, M. Uribe a confirmé qu'il recevrait M. Kouchner lundi à Bogota, et réaffirmé qu'il s'opposerait à toute médiation de M. Chavez dans l'affaire de libération des otages. "Les uniques instances autorisées en Colombie (pour négocier avec la guérilla) sont l'église catholique et les délégués européens", a-t-il déclaré.

MM. Chavez et Uribe entretiennent de longue date des relations tendues, obligeant Paris à un délicat exercice d'équilibre entre les deux chefs d'Etat pour tenter de faire progresser une perspective de libération.

Jeudi soir, le président français Nicolas Sarkozy a assuré dans un entretien télévisé qu'il ne "renoncerait pas" à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, et souhaité que M. Chavez, crédité d'une influence sur la guérilla colombienne, "continue à s'investir" en faveur de la libération des otages. Les Farc, en lutte depuis 1964 contre les autorités, réclament la libération de 500 guérilleros contre celle d'un groupe de 39 otages dit "échangeables", dont l'ex-candidate à la présidence, Ingrid Betancourt.

M. Kouchner souhaite également lors de sa tournée oeuvrer à améliorer la situation entre ces trois pays. Les relations entre Bogota d'une part, Quito et Caracas de l'autre ont connu de fortes tensions après le meurtre le 1er mars du "numéro deux" des Farc, Paul Reyes, dans une opération de l'armée colombienne en territoire équatorien. "Le ministre rappellera l'attachement de la France à ce que soient renouées des relations confiantes entre ces trois pays. Cette normalisation ne pourra que servir la cause des otages", souligne le Quai d'Orsay.

M. Kouchner compte également aborder "les perspectives de coopération, notamment économique", entre la France et ces trois pays. Il s'entretiendra aussi avec ses interlocuteurs des relations entre l'Amérique latine et l'Union européenne, dont la France prend la présidence semestrielle en juillet.




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07/03/2008

Nicolas Sarkozy se dit prêt à aller chercher lui-même Ingrid Betancourt

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AFP/Presidencia/Archives ¦ Ingrid Betancourt en novembre 2007 dans la jungle colombienne





Nicolas Sarkozy a appellé ce jeudi les Farc à libérer Ingrid Betancourt et s'est dit prêt à aller chercher lui-même l'otage franco-colombienne à la frontière entre le Venezuela et la Colombie. «Il s'agit d'une question de vie ou de mort et d'urgence humanitaire», a déclaré le chef de l'Etat actuellement en visite en Afrique du Sud, selon notre envoyé spécial Geoffrey La Rocca. «Ils ne peuvent pas laisser mourir cette femme» a-t-il ajouté, soulignant que «le martyr que les Farc imposent à Ingrid Betancourt, c'est un martyr qu'ils affligent à la France».

«C'est une question de semaines»

Un peu plus tôt, François Fillon s'est dit inquiet pour Ingrid Betancourt. «Cette femme est malade, on le sait, on le savait déjà depuis plusieurs mois», a déclaré le Premier ministre ce jeudi, en marge d'une visite au salon de l'agriculture.


«Il y a des témoignages qui sont maintenant extrêmement précis. C'est une question, sans doute, de semaines», a insisté le chef du gouvernement. «Il faut vraiment que tout le monde comprenne et en particulier les Farc, que le monde entier les condamnera s'ils ne libèrent pas Ingrid Betancourt dans les meilleurs délais.»


L'état de santé d'Ingrid Betancourt semble en effet critique, selon le témoignage alarmant de deux des quatre otages des Farc libérés mercredi.



Mauvais traitements

«On savait qu'elle avait déjà eu une hépatite et bien sûr elle est récurrente (chronique, ndlr). Et nous savons que lorsque les hépatites reviennent, elles sont à chaque fois plus dangereuses», a expliqué Fabrice Delloye, l'ex-mari de l'otage.

Selon les deux otages, l’otage franco-colombienne, désormais la seule femme à être retenue par la guérilla, est effectivement «très malade» et a fait l'objet de mauvais traitements.

L'un de ses compagnons de détention, Luis Eladio Perez a affirmé avoir vu Ingrid Betancourt pour la dernière fois il y a 23 jours, pendant quelques minutes. «Cela blesse mon âme. Elle est très mal, très, très malade. Elle est épuisée, physiquement et moralement», a-t-il déclaré, ajoutant qu'«Ingrid est très durement maltraitée. Ils ont passé leur colère sur elle et l'ont enchaînée dans des conditions inhumaines». Selon Gloria Polanco, une autre des quatre ex-parlementaires libérés citée par France Info, elle serait «proche de la fin».

Melanie Delloye, sa fille, s'est dite «extrêmement angoissée» «C'est extrêmement inquiétant, et je sais que le temps nous est vraiment compté. Maman est vivante, mais je ne sais pas pour combien de temps, et je sais qu'il faut qu'on la sorte de là le plus vite possible», a-t-elle imploré sur RTL ce jeudi.

La transférer de toute urgence

Mercredi soir, le président du Venezuela, Hugo Chavez, a aussitôt demandé au chef des Farc, Manuel Marulanda, de transférer de toute urgence en lieu sûr la Franco-Colombienne, retenue depuis plus de six ans.

Le président vénézuélien a expliqué qu'il allait envoyer un message par les canaux dont il dispose pour tenter d'obtenir la libération de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne. Une vidéo et une lettre diffusées à l'automne dernier l'avaient montrée très amaigrie et au bord du désespoir.

Avec agence

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