jeudi, 17 juillet 2008

Christine Lagarde: "pas question d'augmenter les impôts" en 2009

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La ministre de l'Economie Christine Lagarde ne prévoit pas d'augmentation d'impôts pour 2009, a-t-elle déclaré mercredi sur RMC et BFM-TV.

"Il n'est pas question d'augmenter les impôts" en 2009, a-t-elle dit.

"On raisonne à prévèlements obligatoires constants", a ajouté Mme Lagarde.

La ministre a mis l'accent sur l'impact de la mise en place de l'allègement de la fiscalité sur les heures supplémentaires et du crédit impôt-recherche. "Nos concitoyens vont commencer à sentir les effets dans leurs feuilles d'impôts 2008 et 2009", a-t-elle dit.

Les heures supplémentaires effectuées fin 2007 et toute l'année 2008 vont être répercutées dans les déclarations 2008 et 2009 et le crédit impôt-recherche dans celle de 2009 "puisque ce sont des dépenses engagées en 2008", a précisé la ministre.

Mme Lagarde a déclaré qu'il fallait mettre l'économie française "en position d'attraper les cheveux de la croissance chaque fois qu'elle passera et de réduire le niveau de chômage et d'augmenter l'emploi en France".

La ministre a redit que la croissance du produit intérieur brut (PIB) français se situerait cette année dans le bas de la fourchette énoncée en avril à savoir 1,7% à 2%.

"Je ne change pas ma prévision de croissance", a ajouté Mme Lagarde.

"Ce que je dis aujourd'hui c'est que nous serons plus probablement dans le bas de la fourchette compte tenu des facteurs auxquels toutes les économies du monde sont confrontés", a-t-elle estimé, citant "la hausse du baril du pétrole et le taux de l'euro extrêmement élevé par rapport à d'autres monnaies".

Interrogée sur les prévisions économiques liées au budget triennal (2009-2011), dont le débat préparatoire a eu lieu mardi, Mme Lagarde a expliqué qu'elle se devait "de faire des prévisions, de tirer des lignes, de poursuivre des perspectives".

"Cela présente évidemment, en ce qui concerne la partie macroéconomique dont je suis responsable, une incertitude parce que l'on ne sait pas aujourd'hui dire avec certitude quelle sera la croissance prévisible de l'économie en 2011", a-t-elle dit.

"Il y a un an, avant la crise financière qui a secoué les Etats-Unis, on n'aurait jamais fait les perspectives de croissance que l'on a aujourd'hui. Dans deux ans, on peut être beaucoup, beaucoup mieux ou un peu mieux", selon Mme Lagarde.



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lundi, 19 mai 2008

UMP MONTPELLIER : Les palmes de la mauvaise foi

Tribune de Patrick DEVEDJIAN
Le Figaro, le 19 mai 2008

Les palmes de la mauvaise foi

Donc, c’est 2,2% ! Une croissance du PIB qui place la France au dessus de la croissance moyenne de ces dernières années (1,8% sur les 6 années précédentes). C’est du chômage en moins et de la richesse en plus. A l’horizon, une éclaircie dans le pouvoir d’achat, qui monte tout de même à 3,3 %.

Saluons au passage Christine Lagarde, qui doit avoir une assez juste vision de l’économie puisque ses prévisions étaient exactes, contre l’avis général. Saluons le Président de la République de l’avoir encouragée à maintenir le cap.

C’est peut-être l’occasion de dissiper l’écran de fumée entretenu par le feu nourri de l’opposition depuis quelques mois.
Assourdi par le bruit de ses attaques, le PS n’a, encore une fois, rien vu venir. Or, une évidence sort indemne de ce champ de tir : le fameux paquet fiscal porte ses fruits.

Outre cette croissance, le solde de l’année 2007, c’est moins 200 000 demandeurs d’emploi en un an et un taux d’investissement de presque 21% pour les entreprises. Le plus haut niveau enregistré depuis 15 ans ! Des chiffres supérieurs aux prévisions les plus optimistes. Quelque chose serait peut-être en train de changer, dans un contexte économique international pourtant difficile. Il faut certes aller chercher ce point de croissance qui nous manque pour réintégrer le peloton de tête de la zone euro, mais ce premier bilan, aussi prévisible qu’inattendu, mérite qu’on s’y attarde.

La rupture est bel et bien consommée. Même si certains travers bien français survivent. Ainsi, ceux qui se trompent continuent de donner des leçons. On est déjà impatients d’entendre les commentaires que ne manquera pas de susciter l’annonce positive de cette croissance.

En ce printemps cannois, on est tenté de se livrer par avance au petit jeu des palmes de la mauvaise foi. Les prétendants sont nombreux au Parti Socialiste où se bousculent les experts en économie. En août, monsieur Hollande ouvrait le bal en disant : « Toute construction de budget étayant une croissance supérieure à 2 % serait un défaut de transparence. » « C’est le choc du réel », poursuivait Laurent Fabius avec un petit ton de mépris, au mois de septembre, peu de monde croit désormais dans la prévision de croissance du Gouvernement. » Ce concept de choc, très en vogue semble-t-il dans les couloirs du PS, devait être bientôt repris par M. Hollande lui-même faisant état d’un « Choc d’incohérence » concluant une brillante démonstration chiffrée en annonçant péremptoirement « un plan de rigueur inévitable » après avoir demandé avec gravité « que le Gouvernement nous dise enfin la vérité ». Madame Royal invoquait quant à elle « un choc de méfiance » sur le sujet. Michel Sapin, expert des experts au PS, entérinait ces menaces en disant : « Je crois sincèrement que le Président va faire une erreur de diagnostic gravissime. » S’il n’y a en effet aucune raison de douter de sa sincérité, on peut émettre des réserves sur sa compétence. La palme pourrait cependant revenir au Président socialiste de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, Didier Migaud, qui déclarait au mois de septembre, que des prévisions de croissance pour 2007 situées entre 2 et 2,5% étaient « un conte de Noël » !


Revigorés, semble-t-il, par les fêtes de fin d’année, les gros bras du PS affinaient ces menaces dès le mois de janvier, Michel Sapin faisant état de « l’irréalité des hypothèses sur lesquelles repose le budget 2008. »

Le seul point sur lequel les Socialistes aient, semble-t-il, vu juste, c’est en pointant unanimement l’incidence du paquet fiscal sur la croissance. Partant, hélas, du résultat contraire à celui imposé par la réalité. Ainsi, monsieur Moscovici entré en lice au moment des municipales, déclarait à propos du paquet fiscal : « On a mis un peu d’eau dans le sable, ça n’a rien donné sur la croissance. » De son côté, monsieur Delanoë commentait en ces termes l’intervention télévisée du chef de l’Etat : « Son propos souvent confus et imprécis n’a ouvert aucune perspective crédible pour répondre aux enjeux de la croissance et du pouvoir d’achat. » Julien Dray entrait alors dans la danse en annonçant la fatalité d’un nouvel impôt : « Cela viendra inéluctablement, disait-il, car l’illusion de la croissance qu’il fallait aller chercher avec les dents a fait long feu, le paquet fiscal aussi. » Sur cette question, on pourrait attribuer un prix spécial du jury à Mme Royal, qui déclarait benoîtement : « J’ai écouté attentivement le Premier ministre. Je me demande dans quel monde il vit »

Pas dans celui de la « bravitude » en tout cas.

On a du mal à imaginer qu’un parti si divisé fournisse une même longue vue à tous ces visionnaires. On attend avec impatience la façon dont chacun va expliquer qu’il a eu raison d’avoir tort. Cela dit, on est parcouru d’un frisson rétrospectif à l’idée qu’on aurait pu leur confier les clés d’un pays qui ne demande qu’à reprendre confiance.

Au vu de cette cohorte d’experts en dénigrement, on ne peut s’empêcher de songer à la réponse que Shimon Peres à fait à un journaliste lors de sa dernière visite en France : « Vous savez, a-t-il dit, les optimistes et les pessimistes meurent de la même façon. Mais ils vivent différemment. »






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dimanche, 27 avril 2008

UMP MONTPELLIER : la loi de modernisation de l'économie pour "combattre les rentes et les abus"

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La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a affirmé dimanche que la loi de modernisation de l'économie (LME), qui sera présentée lundi en conseil des ministres, devrait permettre de "combattre les rentes et les abus de position dominante" et de faire baisser les prix.

"On est aujourd'hui dans une situation de maquis juridique", a dit Christine Lagarde, invitée du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

"Entre les contrats de coopération, les marges arrières, les prix à la revente, personne ne s'y retrouve", a-t-elle estimé.

"Aujourd'hui, ce qu'on veut faire avec la LME, c'est rétablir la transparence et la négociabilité des conditions générales de vente", a dit Mme Lagarde.

Il faut que "les rentes, les abus de la vente soient combattus avec efficacité" et "mettre en place un système de régulation qui permette à la liberté contractuelle de s'exprimer de manière juste", a-t-elle poursuivi.

"La loi va permettre de travailler dans un cadre renforcé en termes de régulation avec des pouvoirs d'enquête et des sanctions renforcées en cas d'abus", a aussi indiqué Mme Lagarde.

"J'attends des distributeurs qu'ils jouent le jeu des prix bas", a-t-elle aussi dit, en suggérant que tous ne le faisaient pas.

La loi de modernisation de l'économie (LME), qui sera présentée lundi en conseil des ministres, consacre l'un de ses quatre volets à la concurrence.

"Notre projet" consiste à "mettre plus de joueurs sur le terrain, permettre à des distributeurs qui ne sont pas implantés, de le faire sans contraintes", a rappelé Mme Lagarde.

Elle a souhaité que "distributeurs et fournisseurs puissent négocier de manière beaucoup plus souple leurs conditions générales de vente et répercuter les baisses de prix" aux consommateurs.

Revenant sur la question du travail le dimanche, qui ne fera finalement pas partie de la LME, Mme Lagarde a indiqué qu'une nouvelle proposition de loi "sera, je l'espère, examinée dans les prochaines semaines".

Par ailleurs, dans une interview au journal Metro, à paraître lundi, Mme Lagarde a indiqué que le coût de cette loi, qui n'est "pas une loi fiscale" serait "limité à 300 millions d'euros". "Mais elle comprend des mesures de réformes en profondeur qui auront un impact significatif sur la croissance", a-t-elle estimé.

Elle a aussi indiqué que l'ensemble des mesures du projet de loi devrait permettre "la création de 50.000 emplois par an pendant les cinq premières années".

La plus grande partie du projet de loi est consacrée au statut de l'entrepreneur, dont les démarches administratives vont être simplifiées et qui ne paiera pas de charges lorsqu'il ne fera pas de chiffre d'affaires.





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samedi, 15 mars 2008

Promotion réussie du dispositif d’heures supplémentaires auprès des PME

En novembre 2007, Christine Lagarde, Ministre de l’Economie et des Finances, avait confié à Alain Tapie, ancien délégué général de l’Unedic, le soin d’aller à la rencontre des entrepreneurs et des autres partenaires sociaux afin de leur expliquer et recommander le dispositif d’exonération des heures supplémentaires.

Ce « Tour de France » a permis à Alain Tapie non seulement de promouvoir le dispositif d’heures supplémentaires, mais également de sonder les entrepreneurs, les salariés, les syndicats, afin d’étayer les chiffres du Ministère.

De toutes ces rencontres, il ressort que le principe d’exonération d’heures supplémentaires comme contrepartie d’accroissement du pouvoir d’achat est compris, et au-delà, largement partagé. En effet, depuis octobre 2007, plus d’un demi-million d’entreprises de toutes tailles ont utilisé les heures supplémentaires.
En janvier, près de 6 PME sur 10 déclaraient faire des heures sup –contre 50% en novembre 2007.

Dans le rapport qu’il a remis à Christine Lagarde le 12 mars 2008, Alain Tapie relève que les questions des chefs d’entreprises qui reviennent le plus fréquemment touchent à l’autorisation de faire davantage d’heures supplémentaires que le prévoient les accords de branche. Ce point a donc fait l’objet d’une préconisation dans son rapport. Il recommande ainsi d’assouplir ces règles pour faciliter l’accès aux heures supplémentaires, en suggérant d’instaurer l’accord des deux tiers de salariés pour dépasser le plafond de la branche.

Dans le même temps, beaucoup de chefs d’entreprises craignent de commettre des erreurs quant au nombre d’heures supplémentaires demandées à leurs salariés et ainsi d’être passibles de problèmes avec les administrations fiscales. Le rôle d’Alain Tapie a donc été d’expliquer sur le terrain que les administrations de contrôle étaient chargées d’accompagner les entreprises en faisant preuve de discernement.

Christine Lagarde a déclaré que « l’avis des entrepreneurs engagent clairement à poursuivre dans la voie de la libération du travail entamée il y a neuf mois pour favoriser la croissance et le pouvoir d’achat ».

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samedi, 22 décembre 2007

Christine Lagarde précise les conditions au rachat des Echos par LVMH

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Joël Saget AFP ¦ Des exemplaires des Echos dans un kiosque parisien.


La ministre de l'Economie Christine Lagarde a précisé les conditions mises au rachat des Echos par LVMH, citant notamment le maintien pendant cinq ans d'offres publicitaires communes entre le magazine Investir, propriété de LVMH, et le quotidien La Tribune, le concurrent des Echos que le groupe de luxe compte céder.

Mme Lagarde annonce dans un communiqué avoir autorisé l'achat par LVMH du groupe Les Echos "sous condition d'engagements permettant de remédier aux problèmes de concurrence" sur les marchés de la presse quotidienne économique et financière.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui dépend du ministère de l'Economie, avait publié vendredi sur son site internet un avis favorable au rachat, "sous réserve d'engagements", mais ceux-ci n'étaient pas détaillés.

Le ministère de l'Economie indique que dans le cadre de l'instruction menée par la DGCCRF, les entreprises concernées "ont pris trois engagements qui permettent de s'assurer qu'une concurrence efficace sera préservée" après le rachat des Echos par LVMH.

Le premier "consiste à céder le quotidien La Tribune, le site internet latribune.fr et l'ensemble des actifs nécessaires à leur fonctionnement, selon des modalités permettant d'assurer leur pérennité et les conditions d'une concurrence effective avec le quotidien Les Echos et le site lesechos.fr".

Le deuxième "élimine toute possibilité d'offres communes d'espaces de publicité financière entre l'hebdomadaire Investir (détenu par LVMH) et Les Echos".

Le troisième "organise la faculté pour le futur acquéreur de La Tribune de maintenir pendant cinq ans avec Investir des offres communes d'espaces de publicité financière".

"Les engagements comportent des mécanismes de mise en oeuvre rapide, de nature à préserver les atouts de La Tribune. Ils prévoient également l'intervention d'un mandataire indépendant", précise le ministère.

Le propriétaire britannique des Echos, le groupe Pearson, a annoncé le 5 novembre avoir cédé le groupe (le quotidien économique, le mensuel Enjeux, un site internet...) au géant du luxe LVMH pour 240 millions d'euros.

Les Echos doivent intégrer le pôle médias de LVMH, baptisé DI Group. Celui-ci rassemble pour le moment Radio Classique, des magazines (Investir, Connaissance des Arts...) et le principal concurrent des Echos, le quotidien économique La Tribune.

Afin d'obtenir le feu vert des autorités de la concurrence, LVMH a décidé de vendre La Tribune et est entré en négociations exclusives avec le patron de NextRadioTV, Alain Weill.

Chacune des parties va à présent recevoir la décision de la DGCCRF et "aura le droit d'occulter les passages qu'elles considèrent comme relevant du secret des affaires", a expliqué le porte-parole. Une fois le document envoyé par le vendeur et par l'acheteur, il est publié dans le bulletin officiel.

Le propriétaire britannique des Echos, le groupe Pearson, a annoncé le 5 novembre avoir cédé le groupe (le quotidien économique, le mensuel Enjeux, un site internet...) au géant du luxe LVMH pour 240 millions d'euros.

Les Echos doivent intégrer le pôle médias de LVMH, baptisé DI Group.

Celui-ci rassemble pour le moment Radio Classique, des magazines (Investir, Connaissance des Arts...) et le principal concurrent des Echos, le quotidien économique La Tribune.

Afin d'obtenir le feu vert des autorités de la concurrence, LVMH a décidé de vendre La Tribune et est entré en négociations exclusives avec le patron de NextRadioTV, Alain Weill.



© 2007 AFP


20Minutes.fr avec AFP, éditions du 22/12/2007




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