samedi, 17 mai 2008

Johnny Perchec (UMP MEZE) : Avec un bilan effroyable, la Birmanie ouvre davantage la porte aux secours

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La junte militaire birmane a laissé entrer samedi du personnel médical asiatique et emmené des diplomates sur les lieux du cyclone Nargis, qui a fait plus de 133.000 morts et disparus, ce qui en fait l'une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de l'histoire récente.

La centaine de médecins et d'infirmières asiatiques déjà en Birmanie --comme des Thaïlandais et des Indiens-- ou en passe d'y être, forment le plus grand groupe d'experts étrangers censés porter secours aux quelque deux millions de sinistrés, dont la majorité n'a pas reçu d'aide.

Signe aussi de l'ouverture timide consentie par le régime, la junte a emmené en hélicoptère, pour la première fois, des diplomates et des représentants de l'ONU vers des zones du delta de l'Irrawaddy dévastées le 3 mai par Nargis.

Cette région du sud-ouest birman est de facto fermée aux journalistes.

"Ce qu'ils nous ont montré avait l'air très bien, mais ils ne nous ont pas montré l'ensemble du tableau", a raconté Chris Kaye, directeur local du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU.

Dans le même temps, le Mistral, bâtiment de la marine nationale française, est arrivé au large des côtes birmanes, mais sans qu'un accord n'ait été trouvé sur la livraison de son fret humanitaire, selon l'état-major des armées françaises.

L'ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert, a dit vendredi avoir vivement réagi lorsque le représentant de la Birmanie a reproché à Paris d'envoyer "un navire de guerre".

M. Ripert a aussi plaidé pour une action plus énergique des Nations unies afin de convaincre la Birmanie --méfiante à l'égard des étrangers, surtout les Occidentaux, et jalouse de sa souveraineté-- de laisser entrer massivement des secours internationaux.

"J'ai dit que ce qui se passait est inacceptable, que l'aide n'arrivait pas et qu'aujourd'hui les gens mouraient, plus uniquement du fait du cyclone mais aussi du fait du refus par les autorités du Myanmar (Birmanie) d'autoriser l'aide internationale", a-t-il accusé.

"Des dizaines de milliers de vies ont été perdues, des centaines de milliers pourraient l'être", a prévenu le diplomate français.

Avec 77.738 morts et 55.917 disparus --un bilan effroyable surtout à l'échelle d'un pays de 57 millions d'habitants-- la communauté internationale redoute une "deuxième catastrophe" et tente, grâce à la médiation des Asiatiques, d'assouplir la position du régime birman.

"Toute la pression doit être mise (en oeuvre), tous les moyens rhétoriques et diplomatiques doivent être mis en avant pour les amener à comprendre qu'ils doivent nous aider à les aider", avait plaidé vendredi le commissaire européen au Développement Louis Michel, de retour de Rangoun.

"Mais je sens aussi de la réticence parce que la relation entre les autorités (birmanes) et la communauté internationale (n'est) bien sûr pas très positive. Si bien qu'elles hésitent", avait-il expliqué à l'AFPTV.

La Birmanie, dirigée par des juntes militaires depuis 1962, est frappée de sanctions américaines et européennes depuis plus de dix ans. "Il reste cette suspicion et eux mettent ça en relation sans doute --même pas sans doute, sûrement-- avec les sanctions", avait relevé M. Michel.

Reste qu'une partie de l'aide des Etats-Unis a pu, elle, être livrée vendredi directement, pour la première fois, aux ONG étrangères en Birmanie, a indiqué le département d'Etat.

Quatre nouveaux avions ont atterri vendredi à Rangoun, a annoncé le porte-parole Sean McCormack. Les Etats-Unis devraient continuer leur approvisionnement à raison de quatre à cinq vols samedi et dimanche, "et nous espérons qu'une partie de la cargaison sera également directement livrée aux ONG internationales pour qu'elles la distribuent dans les régions touchées", a dit M. McCormack.

"Nous voyons réellement une nouvelle tendance, en tout cas aujourd'hui", s'est-il félicité.

Du côté de l'ONU, le responsable des Affaires humanitaires John Holmes devrait être en Birmanie dimanche.

Les Nations unies attendent le résultat d'une réunion ministérielle, lundi à Singapour, des pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN), dont la Birmanie est membre, pour décider du lieu et des participants à une autre "conférence d'appel de fonds" qui pourrait se tenir à Bangkok le 24 mai.






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Ingrid Betancourt : Le Premier ministre François Fillon ne veut "négliger aucune piste" pour libérer Ingrid Betancourt

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Le Premier ministre François Fillon a mis à profit vendredi un voyage-éclair à Lima à l'occasion du sommet Union européenne/Amérique latine pour tenter d'obtenir la libération d'Ingrid Betancourt en rencontrant plusieurs dirigeants dont Hugo Chavez, au coeur d'une polémique sur ses relations avec les Farc.

"La France ne négligera aucune piste pour essayer de renouer les fils du dialogue avec les Farc", a déclaré M. Fillon soulignant que la France parle avec tous "les chefs d'Etat légitimes" parmi lesquels le président vénézuélien.

Pour tenter "de sauver la vie d'une femme qui est sans doute en train de mourir", M. Fillon a également rencontré le président colombien Alvaro Uribe.

Les relations de M. Uribe et de M. Chavez sont au plus mal après l'authentification technique par Interpol, rendue publique la veille du sommet, de documents prouvant, selon Bogota, des liens notamment financiers entre Caracas et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui détiennent Mme Betancourt depuis six ans.

En déclarant dans l'après-midi que les conditions d'un dialogue avec son homologue colombien nétaient pas réunies, M. Chavez, qui a obtenu la libération de six otages depuis janvier en dialoguant directement avec les Farc, a douché les espoirs d'une libération prochaine.

"C'est un sujet qui doit dépasser les querelles régionales, les querelles politiques (...) que par ailleurs nous comprenons et nous respectons", a plaidé de son côté M. Fillon qui a regretté de ne pas disposer de "nouvelles" récentes de l'otage.

Le Premier ministre a également évoqué le cas de la Franco-colombienne avec les présidents mexicain Felipe Calderon et équatorien Rafael Correa.

"Nous ne baisserons jamais les bras. Tant qu'il y aura de l'espoir, nous n'abandonnerons jamais Ingrid Betancourt", a martelé le chef du gouvernement.

"Toutes les pistes sont explorées, toutes les propositions qui nous sont faites sont regardées, tous les interlocuteurs pour nous sont des interlocuteurs valables parce qu'il s'agit d'une petite flamme qui brille dans la nuit et nous ne voulons pas que cette flamme s'éteigne", a fait valoir le Premier ministre.

La dernière tentative française pour faire libérer Mme Betancourt remonte à fin avril avec une tournée en Amérique latine du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, qui n'avait donné aucun résultat.

L'absence du Président Nicolas Sarkozy à ce sommet de plus de 50 chefs de gouvernements et d'Etat pour des raisons d'agenda chargé et qui a "beaucoup déçu" à Lima selon une source à l'ambassade de France, illustre simplement pour M. Fillon un "partage des rôles" normal sur la scène internationale.

A un mois et demi de la présidence française de l'Union européene, le Premier ministre a ainsi remplacé au pied levé le chef de l'Etat qui était vendredi en banlieue parisienne.

Après 12 heures à Lima, M. Fillon doit s'envoler en début de soirée pour Paris après avoir signé la déclaration commune du Ve sommet UE/Amérique latine. Elle prévoit des recommandations en matière de lutte contre le réchauffement climatique, ainsi que des propositions pour tenter de résoudre le trafic de drogue et la crise alimentaire.

M. Fillon s'est félicité d'un "dialogue fructueux" avec les pays d'Amérique latine sur tous ces thèmes qui doivent avoir "toute leur part dans la gouvernance du monde". Pour montrer l'exigence "d'une prospérité partagée", le Premier ministre avait visité dans la matinée un centre du Samu social à Huaycan, un bidonville de la banlieue est de la capitale péruvienne.






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UMP MONTPELLIER NIMES PERPIGNAN CARCASSONNE MENDE : Dites oui à l’accueil de nos enfants à l’école les jours de grève

a4b7670e8589e466a0cf2e221cfffefd.jpgSignez la pétition de l'UMP en faveur de ce projet de loi qui donnera aux familles, notamment les plus modestes, le droit de ne pas subir financièrement, comme c’est le cas aujourd’hui, la grève des enseignants. Cliquez ici




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UMP MONTPELLIER : Le projet de loi pénitentiaire examiné avant la fin de l'année

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Le projet de loi sur la réforme pénitentiaire, très attendu dans un contexte de surpopulation carcérale, sera examiné "cette année, bien sûr" à l'Assemblée, a déclaré vendredi la Garde des Sceaux Rachida Dati, en marge d'un déplacement à la prison de Luynes.

"Dans le cadre de la session de cette année, vous avez vu que le calendrier parlementaire est extrêmement chargé. Il y a eu quelques décalages de projets mais le projet sera abordé cette année, bien sûr", a déclaré Mme Dati.

Celui-ci est actuellement inscrit au calendrier prévisionnel des textes à examiner par l'Assemblée nationale pendant la deuxième quinzaine de juin. Selon l'entourage de la ministre, tous les efforts sont faits pour tenir ce calendrier mais des retards ne sont pas exclus.

"Ce sera la deuxième loi en 60 ans pour améliorer les conditions de travail du personnel pénitentiaire mais également la prise en charge et les conditions de détention des personnes condamnées ou prévenues", a expliqué la ministre. Il y aura, a-t-elle ajouté, "de réelles avancées pour la réinsertion des personnes détenues, avec un objectif de lutter contre la récidive".

Les syndicats de l'administration pénitentiaire s'interrogent sur le contenu du projet dont les contours peinent à se dessiner, et ont fin mars refusé de participer à un comité technique paritaire, en signe de mécontentement.

Concernant la surpopulation carcérale, Mme Dati a reconnu qu'il y avait "un problème" mais "il faut savoir que sur les 190 établissements que nous avons en France, ils ne sont pas tous en surpopulation".

"Il y a, je crois, à peine 6% des établissements qui seraient en surpopulation", a-t-elle estimé.

"Il y a deux moyens de lutter contre la surpopulation: soit construire des prisons, ce que nous faisons puisque nous aurons 13.200 places de plus en 2012, ou alors aménager les peines", a détaillé la Garde des Sceaux.

"Sur l'aménagement des peines, nous sommes sur un taux sans précédent puisque nous sommes sur 40% en un an", selon Mme Dati.

Par ailleurs, "le taux de libération conditionnelle a augmenté de plus de 10%" et "nous avons cette année 3.000 bracelets électroniques, nous en avions à peine 2.000 l'année dernière", a-t-elle indiqué.




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vendredi, 16 mai 2008

Johnny Perchec (UMP MEZE) : Birmanie, plus de 130.000 morts et disparus, toujours pas d'avancée pour l'aide

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Le bilan des victimes du cyclone Nargis qui a frappé la Birmanie le 3 mai a bondi à 77.738 morts et à 55.917 personnes portées disparues, soit 133.655 personnes au total, a annoncé vendredi la télévision d'Etat alors que l'arrivée de l'aide était toujours freinée.

Le précédent bilan établi jeudi était de 43.318 morts et 27.838 personnes portées disparues.

Cette augmentation phénoménale, s'explique, selon la télévision d'Etat, parce que le bilan n'avait pas pu être confirmé de sources officielles jusqu'à jeudi en raison des mauvaises conditions météorologiques depuis le cyclone qui a ravagé des régions du Sud birman.

En outre, 19.359 personnes ont été blessées dans l'une des pires catastrophes de l'histoire récente.

Un haut responsable européen, en visite en Birmanie, semblait vendredi avoir échoué à convaincre le régime militaire d'ouvrir largement les portes du pays à l'aide internationale pour éviter que le bilan des morts du cyclone Nargis ne s'alourdisse encore.

Deux semaines après la catastrophe, le commissaire européen au Développement Louis Michel a indiqué n'avoir pas été autorisé à se rendre, avant son départ prévu vendredi soir, dans la région dévastée de l'Irrawaddy, alors que des pluies, parfois fortes, étaient signalées dans le sud.

"J'ai été autorisé à y aller samedi mais, malheureusement, je suis dans l'impossibilité de rester plus longtemps en raison d'engagements en Europe", a déploré M. Michel.

A l'issue de ses entretiens avec des responsables birmans, le commissaire de Bruxelles n'a pas fait état d'avancées immédiates dans l'aide aux sinistrés.

Il se trouvait en Birmanie depuis mercredi pour essayer de persuader la junte d'arrêter de filtrer les secours étrangers pour les quelque deux millions de survivants du cyclone Nargis, dont la majorité n'a pas reçu d'assistance.

Il a précisé avoir été informé par ses interlocuteurs que ses demandes de visas pour des experts étrangers seraient examinées.

Des organisations humanitaires et des agences des Nations unies attendent des visas pour leurs personnels mais la junte, méfiante et jalouse de sa souveraineté, refuse que des opérations de secours massives soient conduites par des étrangers.

Les autorités "m'ont demandé de dire (aux associations humanitaires) que si elles voulaient davantage d'employés, elles devaient le justifier", a dit M. Michel.

"Dans quelques jours, si je n'ai pas de réponse concrète à toutes ces questions, alors je pourrais émettre un jugement, mais, pour l'instant, je ne peux pas", a-t-il prudemment ajouté.

La veille, Louis Michel avait demandé à la Birmanie des "actions concrètes". Avant de quitter Bangkok pour Rangoun, il avait prévenu que ce pays pauvre d'Asie du Sud-Est risquait une "famine" en raison de la destruction de "tous les stocks de riz".

Au cours de son séjour, le commissaire a raconté avoir été emmené dans "un camp organisé, plutôt parfait" à l'extérieur de Rangoun, loin de l'Irrawaddy.

Là-bas, des journalistes birmans ont collecté des témoignages de survivants ayant perdu des proches, morts de froid ou d'épuisement, plusieurs jours après le cyclone.

L'Organisation mondiale de la santé a fait état de cas de choléra, une maladie potentiellement mortelle, dans des zones dévastées par Nargis, tandis que 20% des enfants, parmi les survivants, souffrent de diarrhées, selon l'ONU.

La Croix-Rouge a demandé 32,7 millions d'euros à la communauté internationale pour venir en aide aux victimes, avertissant que la situation sur place allait s'aggraver.

La représentante de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, Bridget Gardner, revenue d'un voyage dans l'Irrawaddy, a raconté aussi avoir assisté à "beaucoup d'actes d'héroïsme" de bénévoles birmans, eux-mêmes sinistrés, aidant leurs concitoyens à titre individuel.

Pour éviter une "deuxième catastrophe" --non plus naturelle mais humanitaire--, les Nations unies veulent collecter davantage de fonds en faveur de la Birmanie, afin de préparer la phase de reconstruction.

L'ONU attend le résultat d'une réunion ministérielle, lundi à Singapour, des pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN), dont la Birmanie est membre, pour décider du lieu et des participants à une autre "conférence d'appel de fonds", a indiqué la porte-parole de l'ONU, Michèle Montas, à New York.

La communauté internationale cherche à faire entendre raison à la Birmanie, grâce à la médiation des Asiatiques.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a jugé jeudi que l'intransigeance de la junte birmane confinait à un "crime contre l'humanité".






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UMP MELUN : Nicolas Sarkozy surfe sur la vague des bons chiffres de la croissance

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Après des mois de statistiques moroses, Nicolas Sarkozy s'est saisi vendredi des bons résultats de la croissance et de l'emploi publiés ces derniers jours, pour en attribuer la paternité à ses réformes et brocarder "tous ceux qui expliquaient que tout était foutu".

Accompagné de la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde et du secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez, le chef de l'Etat a profité d'un déplacement à visée "pédagogique", visant à expliquer la fusion ANPE-Unedic en Seine-et-Marne, pour se féliciter de cette éclaircie économique.

A la sortie des locaux des Assedic de Dammarie-les-Lys, Nicolas Sarkozy engage sa plaidoirie sur un mode modeste et mesuré. "C'est un premier résultat", confesse-t-il tout sourire devant la presse, "il ne faut absolument pas faire d'autosatisfaction, il faut persévérer".

"Je ne dis pas que c'est suffisant, je ne dis pas que c'est bien, qu'il faut s'en contenter, mais enfin c'est une vérité", s'échauffe à peine le président. "Imaginez que les chiffres aient été mauvais, on m'aurait accusé, on aurait dit que ce qu'on avait décidé à l'été ça ne servait à rien!"

Une heure et une visite des locaux de l'ANPE plus tard, la retenue de Nicolas Sarkozy a disparu. A Melun, l'heure est à la franche satisfaction, et même aux règlements de comptes.

"Avec 340.000 créations d'emplois, l'année 2007 a été l'une des cinq meilleures années en terme de création d'emplois depuis 1974 (...) on a un taux de chômage qui est à 7,5%, son plus bas niveau depuis vingt-cinq ans (...) la croissance française est à 2,2% (bruts)", détaille Nicolas Sarkozy.

"Je le dis à tous ceux qui m'expliquaient que tout était foutu et qu'on serait à moins de 2%", lance le président. "2,2% je ne m'en satisfais pas, il n'y a pas que quoi faire de l'autosatisfaction. Mais enfin, à tous ceux qui, à longueur d'articles et de commentaires, expliquaient que rien n'était possible, j'envoie ce chiffre", ajoute-t-il.

"Cette croissance, on l'a dopée par toutes les mesures que nous avons prises (...) l'économie française, si on la libère de ses contraintes, si on encourage les gens à travailler au lieu de les décourager, elle créé des emplois. C'est une réalité", a argumenté le chef de l'Etat.

Dans sa démonstration, Nicolas Sarkozy ne s'est pas privé de dénoncer "le consensus des économistes, ceux qu'on appelle des sachants", en évoquant les chiffres de la croissance au premier trimestre 2008. "Il disaient que ça serait 0,3%, circulez il n'y a plus rien à voir. On a eu 0,64%", a-t-il relevé.

Autre cible de ses critiques, la Commission européenne, qui envisage de lancer une mise en garde à la France en raison du dérapage de son déficit public qui, selon Bruxelles, va frôler en 2008, puis atteindre en 2009, la limite de 3% du PIB tolérée en Europe.

"Je dis simplement à Bruxelles, regardez vos chiffres. Si l'Insee a revu ses chiffres à la hausse, peut-être que Bruxelles peut aussi s'interroger sur ses chiffres", a-t-il relevé, "mais je ne veux pas polémiquer".

Devant le député-maire de Meaux et chef du groupe parlementaire UMP Jean-François Copé, le chef de l'Etat a réservé sa dernière pique à ceux de sa majorité qui, comme il l'a reconnu jeudi, est "moins ouverte aux réformes".

"La loi sur la modernisation de l'économie, je le dis, je ne céderai pas", a-t-il assuré à destination des élus de l'UMP inquiets des répercussions de ce texte sur le petit commerce, "j'ai été élu pour moderniser la France".

"Ces bons chiffres vont casser la logique dépressive dans ce pays, ça accrédite notre volontarisme", a approuvé un ministre.





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Christian Jeanjean : ultimes sauvetages, la Chine se prépare à un bilan très lourd

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Des cris, de plus en plus faibles, s'élevaient encore vendredi des bâtiments et des écoles en ruines dans le Sichuan, guidant les sauveteurs à la recherche des derniers survivants du séisme dont le bilan devrait se chiffrer en dizaines de milliers de morts.

Quatre jours après la catastrophe, les soldats et les volontaires civils, renforcés par les premiers spécialistes étrangers, fouillaient fébrilement des tonnes de béton et de ferraille, souvent à mains nues, avec l'espoir de découvrir des signes de vie.

Le président chinois Hu Jintao, arrivé vendredi dans la zone sinistrée, a averti que les opérations de secours étaient entrées "dans la phase la plus cruciale", ajoutant que "le temps presse".

Dans le seul district de Beichuan, durement touché par le séisme, 17 personnes ont été dégagées vivantes dans la journée, dont un enfant retrouvé sous les ruines de son collège.

Les sauveteurs, dopés par ces "miracles", pensaient pouvoir sauver d'autres survivants dont les voix étaient perceptibles sous les décombres de l'école.

"Il y a de bonnes chances pour que nous puissions les secourir", a dit l'un des sauveteurs, cité par les médias. "Renoncer est un mot exclu de notre vocabulaire", a-t-il ajouté.

Simplement guidés par un filet de voix, des sauveteurs à Yinghua ont réussi à dégager un homme de 50 ans, qui avait entendu les cris de sa fille à la surface. Les efforts ont pris une douzaine d'heures, les médecins ont dû l'amputer d'un bras et d'une jambe pour le sortir de son carcan de béton.

Selon les experts, les chances de survie diminuent très rapidement à partir du troisième jour. Le séisme de magnitude 7,9 a frappé lundi en début d'après-midi, à une heure où tous les bureaux et établissement scolaires étaient bondés.

Selon des chiffres de l'agence Chine Nouvelle, 216.000 édifices ont été détruits au Sichuan, dont 6.898 établissements scolaires, prenant au piège des milliers d'enfants et d'enseignants.

Le bilan final risque donc d'être très lourd et le gouvernement a commencé à préparer la population en donnant pour la première fois une estimation de plus de 50.000 morts.

Chaque jour, les autorités continuent à égrener le nombre de morts confirmés, qui est passé vendredi à 22.069 pour toute la Chine, dont plus de 21.500 pour la seule province du Sichuan.

Le séisme, qui a touché une zone de 100.000 km2, grande comme trois fois la Belgique, a également fait plus de 4,8 millions de sans-abri, relogés dans des installations provisoires.

Le stade de Mianyang accueille 10.000 sinistrés, qui espèrent toujours un miracle qui ferait réapparaître les êtres chers dont ils sont sans nouvelles.

"Je suis à la recherche de six membres de ma famille, dont ma mère", dit Liao Xinggu, un professeur de 48 ans, qui habitait la ville voisine de Beichuan. "Pour être franc, je n'ai pas beaucoup d'espoir".

Plus de 130.000 soldats, équipés de chiens, sont à pied d'oeuvre, fouillant les décombres, distribuant des vivres, dégageant les routes et assurant des dizaines de rotations d'hélicoptères pour évacuer les sinistrés.

Après avoir toujours refusé les offres de sauveteurs étrangers, le gouvernement chinois a accepté, pour la première fois, de laisser entrer des équipes de pays voisins, comme le Japon, la Russie, la Corée du Sud et Singapour.

Un premier groupe d'une trentaine de spécialistes japonais est arrivé vendredi dans la ville de Guanzhuang et un second groupe accompagné de chiens renifleurs était attendu en fin de journée.

Beaucoup de bâtiments, notamment des écoles, se sont effondrés comme des châteaux de cartes, alors que d'autres édifices ont résisté à la secousse.

Lorsqu'elles auront séché leurs larmes, les familles des victimes ne manqueront pas de demander des comptes, notamment aux entreprises de construction, souvent soupçonnées de corruption.

Anticipant la colère de la population, le gouvernement a ordonné vendredi une enquête sur les établissements scolaires détruits et a menacé de punir sévèrement les responsables.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a annoncé que ce séisme était le plus dévastateur de l'histoire de la République populaire de Chine, créée en 1949, en termes de superficie touchée et de magnitude.

Un vaste élan de solidarité, teinté de patriotisme, s'est organisé dans toute la Chine. Les collectes de dons en argent et en nature sont évalués à 1,3 milliard de yuans (près de 120 millions d'euros).

Le séisme de magnitude 7,6 qui avait rasé la ville de Tangshan, proche de Pékin, en juillet 1976, avait fait officiellement 242.000 morts.






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jeudi, 15 mai 2008

Accueil dans les écoles en grève: Sarkozy annonce projet de loi avant l'été

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Un projet de loi instaurant un "droit à l'accueil" dans le primaire en cas de grève et une déclaration préalable des enseignants grévistes sera déposé "avant l'été", a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy au soir d'un mouvement national dans la fonction publique, et notamment l'éducation.

"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a dit le président de la République dans une déclaration à la presse retransmise en direct et annoncée seulement deux heures avant.

Au soir d'une journée de grève et de manifestations bien suivie dans la l'éducation, il a précisé: "le projet que je demande au gouvernement prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance".

"Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d'accueil", a encore assuré le président, en expliquant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l'Etat".

"C'est l'Etat, en charge du service public d'Education nationale qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes qui devront assurer un service d'accueil les jours de grève", a-t-il analysé.

M. Sarkozy a souhaité que, "même en cas de grève, les enfants soient accueillis dans les écoles et que les parents qui le souhaitent puissent exercer leur droit légitime au travail".

"Je respecte le droit de grève, c'est une liberté fondamentale et garantie par la Constitution (...), le droit au travail, pour les familles qui n'ont les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève, ce droit aussi doit être garanti", a-t-il estimé.

Evoquant le service minimum d'accueil (SMA) expérimenté jeudi pour la deuxième fois par le gouvernement, Nicolas Sarkozy a estimé devant la presse, à l'issue de sa déclaration, qu'il ne pouvait pas reposer "sur le bon vouloir des maires dans les communes".

Ce SMA consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.

2.837 des 22.500 communes accueillant au moins une école ont signé des conventions pour organiser ce dispositif, qui se heurte à l'opposition des syndicats, ainsi que de nombreux élus de gauche, mais pas seulement.

Le soir du 24 janvier, première journée d'expérimentation du SMA, M. Darcos avait annoncé qu'il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur le service minimum à l'école, et prévenu que, sans accord "dans les deux mois", il passerait "par la loi".

Selon les syndicats, aucune discussion n'a été engagée depuis.

Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi soir que la décision de présenter un projet de loi sur le droit à l'accueil avait été prise "ce matin (jeudi) avec le Premier ministre".

Selon un membre du gouvernement, lors du conseil des ministres mercredi, le président avait rendu hommage à le fermeté de Xavier Darcos sur cette question. "C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la politique !", avait-il lancé en substance.




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Christian Jeanjean : Chine, 50.000 morts redoutés, peu d'espoir de trouver des survivants

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Malgré une formidable mobilisation nationale, l'espoir de retrouver de nombreux survivants du séisme en Chine a brutalement disparu jeudi avec une estimation officielle d'au moins 50.000 morts.Evènement

Selon les experts, les chances de survie au-delà de trois jours diminuent d'heure en heure et retrouver des survivants tient pour eux du miracle.

Conscient que désormais chaque minute compte, le gouvernement a lancé un vaste mouvement de mobilisation de l'armée, mais aussi de la population, encouragée à fournir d'urgence des pelles, des outils, des bateaux pneumatiques, pour équiper des dizaines de milliers de sauveteurs déployés sur le terrain.

"Nous devons utiliser toutes nos forces pour sauver des vies à tout prix", a martelé le Premier ministre chinois Wen Jiabao lors d'une réunion de crise du Parti communiste, ajoutant que cette bataille était la priorité numéro un de la nation.

Après avoir obstinément refusé toute aide en personnel de l'étranger, le régime chinois a finalement accepté jeudi l'envoi de spécialistes japonais qui risquent toutefois d'arriver trop tard.

"Après 72 heures, les opérations de secours deviennent extrêmement difficiles", a reconnu Zhang Zhoushu, vice-directeur du Centre de prévention des désastres et des séismes, basé à Pékin.

"Comme les destructions ont été très importantes et que les victimes ont été ensevelies très profondément, c'est vraiment difficile", a-t-il poursuivi, ajoutant que "dans de telles conditions, retrouver des survivants tiendrait du miracle".

Selon les médias officiels, 130.000 soldats participent aux recherches, au côté de chiens renifleurs. Tous les villages, bourgs et villes touchés par le séisme ont été visités par l'armée et l'armée de l'air a assuré plus de 300 rotations jeudi pour larguer des vivres et du matériel ou parachuter des sauveteurs.

Malgré l'ampleur des moyens mis en oeuvre, il semble toutefois extrêmement difficile de sauver les dizaines de milliers de personnes prisonnières des décombres dans cette zone montagneuse de la province du Sichuan, dévastée par un séisme de magnitude 7,9.

Admettant implicitement que le bilan définitif sera très lourd, le gouvernement chinois a donné pour la première fois, jeudi soir, une estimation des pertes humaines, d'au moins 50.000 morts.

Ce nombre semble inclure une bonne partie des dizaines de milliers de personnes ensevelies sous les décombres.

Les soldats et les secouristes découvrent l'horreur au fur et à mesure qu'ils atteignent la zone de l'épicentre, autour de Yingxiu, où des villes entières ont été rasées.

Dans la seule ville de Shifang, située à une cinquantaine de km de là, plus de 30.000 personnes sont portées disparues ou injoignables.

A Yingxiu, où vivaient quelque 10.000 personnes, la plupart des bâtiments se sont effondrés, comme a pu le constater un journaliste de l'AFP, et les responsables locaux ont annoncé que les trois-quarts de la population étaient morts dans la catastrophe.

Toutefois une fillette de 11 ans a été sauvée jeudi après avoir passé 68 heures sous les décombres de son école. Les sauveteurs avaient entendu la voix de l'enfant et ont réussi à la dégager.

A Hanwang, une ville de 70.000 habitants, tous les immeubles aux alentours, dont plusieurs écoles, ont été rasés.

Face à ce qui était il y a encore peu un lycée, des parents attendent avec anxiété que les sauveteurs dégagent des corps. Le plus terrible, racontent-ils, ce sont les voix qui s'élevaient des décombres juste après le séisme et qui se sont progressivement tues.

"Avant, on pouvait encore les entendre. S'ils étaient intervenus plus vite, ils auraient déjà sauvé ma fille", affirme d'une voix tremblante de colère Wen Huayoung, 39 ans, dont la fille de 18 ans est enterrée sous des tonnes de béton et de ferraille.

Une autre course contre la montre commence lorsque des blessés sont dégagés des décombres.

A Wudu, où un hôpital de fortune a été dressé sur la place du marché, le docteur Li Rui et son équipe de 40 jeunes médecins et infirmiers luttent depuis trois jours et trois nuits pour sauver des vies, sans électricité, avec peu d'eau et un équipement dérisoire.

"Le pire est de voir les gens mourir, en sachant qu'on ne peut rien faire pour eux", a-t-il confié, exténué, à un journaliste de l'AFP. "Je n'avais jamais rien vu de tel", a-t-il avoué.

Après cette terrible tragédie, un autre danger menace le Sichuan, si un barrage ou un réservoir d'eau venait à rompre.

Des risques pour la sécurité ont été détectés sur plus de 400 réservoirs d'eau, a annoncé la télévision officielle, et le ministre des Ressources hydrauliques, Chen Lei, a évoqué de "sérieux problèmes de sécurité" dans les installations hydrauliques au Sichuan.




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UMP Béziers : Nadine Morano veut interdire l'accès aux sites pédophiles sur Internet

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La secrétaire d'Etat chargée de la famille Nadine Morano a fait part, dans un entretien au Figaro jeudi, de sa volonté d'interdire l'accès aux sites pédophiles sur Internet.

"Je rencontre aujourd'hui les fournisseurs d'accès à Internet pour qu'ils interdisent l'accès à tous les sites pédopornographiques et illégaux recensés sur une liste noire établie par le ministère de l'Intérieur", a déclaré Mme Morano.

Selon la secrétaire d'Etat, "cette pratique existe déjà dans d'autres pays comme la Grande-Bretagne, la Suède, la Norvège". Elle a, par ailleurs, confirmé que "l'accès des sites jugés +à risque+ mais non illégaux pourrait également être restreint".

Pour Nadine Morano, "il faut effectuer un nouveau classement, réactualisé régulièrement et affiché dans les magasins, des logiciels de contrôle et le diffuser".

La secrétaire d'Etat chargée de la famille préside un "comité de suivi de protection des enfants sur Internet".

Interrogée sur la vente de jeux vidéos jugés violents, la secrétaire d'Etat à la famille a estimé qu'il fallait "prendre des mesures pour restreindre leur vente". "J'ai réfléchi à la création d'une commission nationale de déontologie pour traiter ces sujets. L'élargissement des compétences du CSA est une autre piste", a-t-elle ajouté.




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