07/02/2010

Jeux dangereux, jeux violents : une drogue pour certains enfants

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Jeu du foulard, jeu du cosmos, de la tomate ou encore rêve indien, les appellations divergent pour nommer ce jeu dangereux qui fait frissonner nos enfants (ils le prennent comme un jeu, qui leur procure des sensations nouvelles)

Malheureusement, cette expérience qui consiste à s'étrangler volontairement pour éprouver de nouvelles sensations, est loin d'être anodine et fait chaque année des victimes en France (en 2009, 14 décès d'enfants ont été officiellement attribués au jeu du foulard, mais il se pourrait qu’il y en ait plus que cela).

Grâce à plusieurs associations de parents, l'opinion publique commence à se sensibiliser sur ce sujet, et heureusement car depuis une dizaine d’année, ce jeu a investi les cours de récréations, du collège au cours primaire.

Il reste difficile d’identifier un profil type d’enfant, ce qui est constaté c’est que se sont souvent les enfants « casse-cou » qui prennent le plus de risques, et en majorité se sont les garçons, toujours à la recherche de plus de sensations fortes.

Malgré cela, tous les enfants restent exposés et il ne faut pas oublier qu’il y a également des enfants qui sont forcés par des camarades d’école à le pratiquer.

A l’extrême, les enfants peuvent même s’accoutumer à ce type de jeu.

En le pratiquant, les enfants éprouvent un sentiment de vertige, la sensation de planer. Certains ont même des visions, un peu comme avec des drogues. Des enfants y prennent donc goût et se retrouvent à le pratiquer de façon quotidienne, à l'école mais également chez eux, dans leur chambre.

D’autres jeux, bien loin des jeux innocents de notre enfance, ont également fait leur apparition. Les plus endurcis ou curieux jouent régulièrement à la « gardav' » (« garde à vue »), au « couloir de la mort » ou au « pont massacreur ».

Le principe ? Un banal jeu de ballon. Mais malheur à celui qui se laisse faire un « petit pont », c'est-à-dire se laisse dribbler et passer la balle entre les jambes. Il est immédiatement attrapé par les autres joueurs qui se mettent à le frapper sans répit.

Et ce qui est encore pire, c’est que les films de ces pratiques circulent de plus en plus sur Internet car filmés avec des téléphones portables.

Face à cette montée de violence, certains parents attendent que le législateur interdise purement et simplement la pratique de ces jeux dangereux.

C’est à mon sens pas aussi simple, il ne s'agit pas de prendre une décision politique.

Il ne s'agit pas de suicide mais d'une prise de risque inconsciente par ces enfants.

Alors oui, il devient urgent de sensibiliser les établissements scolaires, et d’identifier les sites Internet qui font l’apologie de ce type de jeux, mais le plus important, je crois, serait de mener une véritable campagne de sensibilisation auprès de ces jeunes mais aussi de leurs parents.


Il faudrait organiser la prévention contre la pratique de ces jeux dangereux sur l’ensemble de la scolarité, du CP à la terminale et des lycées professionnels et, pour ce faire, former des intervenants chargés de la mise en œuvre des séances de prévention.

Il faut en parler de façon cohérente pour éviter de faire d’autres victimes.

Par ailleurs, il serait judicieux également d’impliquer encore plus les médias, les régions, les conseils généraux, les différents services de police, les services sociaux, les personnels de santé…

Il est également important que le gouvernement poursuive ses actions sur ce dossier pour analyser et voir comment ces pratiques pourraient être mieux canalisées (Cf. la brochure créée par le gouvernement).

En parallèle, comment les parents peuvent-ils être alertés ?

Il est effectivement très difficile de remarquer quoi que ce soit, et les parents éprouvent souvent un grand sentiment de culpabilité.

On peut identifier quelques indices, mais cela reste très léger : un enfant qui met tout le temps des cols roulés (pour dissimuler d’éventuelles traces de strangulation par exemple), ou un enfant qui joue sans cesse avec ses ceintures, ou qui éprouve de fréquents maux de tête et qui a souvent les yeux rouges... Tout comme un enfant qui s'enferme trop souvent à clé dans sa chambre.

Mais il ne faut pas non plus céder à la paranoïa.

Dans l’hypothèse où vous auriez des soupçons sur la pratique de ces jeux par votre enfant, il faut avant tout arriver à en parler avec lui et bien lui faire prendre conscience du danger.

Autant un adolescent peut le savoir, autant un enfant de huit ans a rarement ce genre de réflexion.

Ensuite, se tourner vers l'école, essayer d'obtenir plus de renseignements : la pratique a-t-elle déjà été constatée au sein de l'école ? Comment l'enfant se comporte-t-il là-bas ? Et enfin, bien souvent, il est également nécessaire de consulter un spécialiste pour essayer de comprendre quelle est la motivation de l'enfant. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas surtout pas minimiser l'acte.

Johnny Perchec
04-02-2010

http://www.ecomeze-gagnant.com/

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