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07/10/2008
Communiqué UMP Canton de MEZE : Le pétrole en-dessous des 89 dollars
Le pétrole continue de baisser ce lundi. Les marchés craignent une forte baisse de la demande en cas de récession.
Lundi matin, les cours du pétrole sont en forte baisse, en raison des craintes du marché sur une généralisation de la crise financière au niveau mondial. Aux alentours de 11h15, le baril de Light en livraison pour Novembre s'échangeait à 89,76 dollars, en recul de 4,39%. Le baril a même atteint les 89,07 dollars au cours des échanges ce matin, avant de repasser en dessous des 89 $ vers 19 heures. Vendredi, il s'affichait à 93,88 dollars en fin de séance.
Le pic historique des 147 dollars atteint il y a trois mois, le 11 juillet est désormais bien loin. Le ralentissement économique avait déjà entraîné une baisse de la consommation d'or noir. Les craintes liées à une récession suite à cette crise financière généralisée exacerbent cette pression sur le pétrole. Une récession pourrait potentiellement avoir des répercussions négatives sur la demande en pétrole. Après les Etats-Unis, c'est maintenant l'Europe qui est frappée par la débandade financière. La première économie européenne, l'Allemagne, travaille d'arrache-pied pour sortir sa banque immobilière Hypo Real Estate de ses déboires. En Italie, c'est la première banque du pays, UniCredit, qui peine à rassurer le marché.
D'autre part le dollar continue sa progression tandis que la monnaie unique passe sous les 1,36 dollars pour un euro. Un facteur de plus qui contribue au mouvement baissier des cours du pétrole, les cours de ce dernier étant libellés en dollar.
Cette baisse du pétrole et des matières premières a eu des répercussions sur les Bourses de Moscou. La cotation a été suspendue pour la deuxième fois aujourd'hui sur les deux places, les indices Micex et RTS ayant dévissé de plus de 14% depuis l'ouverture. Depuis la semaine dernière une hausse ou baisse de plus de 5% de l'indice ou d'une action entraine l'interruption de la cotation. Les valeurs pétrolières et gazières ont fortement chuté. A 13h30 les titres Gazprom, Lukoil et Rosneft ont perdu 17% de leur valeur.
Le pétrole au dessus de 110 dollars en 2009.
Le pétrole va grimper, car les ressources s’épuisent. La production de pétrole stagne depuis 2005 et ce qu’on vous fait passer pour une hausse de la production est en fait du gaz naturel supplémentaire sur les marchés, mais rien pour vos voitures.
Quant à un recul de la demande, il ne faut pas y compter. De toute façon, les pays producteurs de pétrole en consomment à volonté, justement pour faire grimper le prix des barils qu’ils vendent au reste du monde. En Inde et en Chine, on noit les consommateurs de subventions sur le pétrole, leur interdisant ainsi de répondre à la hausse des prix.
Pour moi, la hausse du prix du baril est là pour rester. J'estime qu’on verra des prix d’une moyenne de 110 dollars en 2009.
Que les Américains, Canadiens et Européens en soient contraints de ranger leurs voitures au garage, que les prix de la courgette californienne soit astronomique en hiver à Toronto ou que l’inflation atteigne 6,5% ne rime pas avec catastrophe économique. J'y verrais même des opportunités pour le continent nord-américain.
En premier lieu, cette conjoncture relance les projets des sables bitumineux en Alberta donnant un coup d’accélérateur à la croissance dans l’Ouest. Mais quid de l’Est manufacturier ? Ou des zones industrielles des États-Unis ?
En effet, à 110 dollars américains le baril de pétrole, le coût du fret entre la Chine et l’Amérique explose. Des emplois qu’on croyait perdus à jamais dans le secteur manufacturier vont revenir sur le territoire américain, les effets du coût des transport commencent déjà à se voir dans le secteur de l’acier. La proximité reprend de la valeur.
Quant aux autres continents, ceux qui se délesteront les premiers de leur dépendance au pétrole prendront les devants de la croissance économique. Ainsi, les Européens qui paient déjà des prix à la pompe nettement plus élevés que le reste du monde seront mieux positionnés. La Chine et l’Inde mettront plus de temps à s’adapter.
Alors que les quantités mondiales de pétrole consommées sont de plus en plus importantes, celles qui sont découvertes le sont de moins en moins : actuellement, nous découvrons chaque année deux à trois fois moins de pétrole que nous en consommons. Cette tendance ne peut se prolonger indéfiniment... Et si le pétrole a déjà connu plusieurs crises, il semble que celle qui nous attend soit d’une ampleur inédite et arrive bien plus tôt que nous ne l’imaginons généralement…Comment la situation peut-elle évoluer ? Quand risquons-nous d’être confrontés à une pénurie ? Qu’est-ce que le pic de production du pétrole ? Et surtout, comment et avec quelles énergies alternatives appréhender, anticiper et vivre cet « après-pétrole » ?
La réduction de la part du pétrole dans la production mondiale d'énergie semble donc une perspective inéluctable. Cette réduction se fait aujourd'hui principalement au profit du gaz naturel. En effet, celui-ci est un co-produit de l'exploitation du pétrole, qui était autrefois gaspillé. Il est donc particulièrement rentable. La diversification des sources énergétiques s'oriente aussi vers l'hydraulique, le nucléaire, le solaire, l'éolien ou l'électricité thermique (combustion de charbon par exemple). Les compagnies pétrolières commencent d'ailleurs à prendre en compte cette évolution. Total affiche par exemple sa volonté de se diversifier dans le gaz et les énergies renouvelables. L'éolien et le solaire pourraient ainsi devenir rentables si le prix du pétrole continuait à augmenter durablement. Pour autant, le nucléaire semble la seule source d'énergie fiable et continue à pouvoir assurer un relais conséquent au pétrole, et ce sans contribuer à l'effet de serre. Il faut savoir que 7 g d'uranium équivaut à la combustion d'une tonne de charbon. La France étant bien placée sur ce créneau, deviendra-t-elle le nouvel eldorado de production d'énergie mondiale ?
La meilleure solution : réduire la consommation d'énergie
Mais surtout, il nous faudra réduire la consommation énergétique de manière globale. Grâce à des améliorations techniques (meilleure isolation des bâtiments, amélioration du rendement des moteurs à combustion…) ou fiscales (taxation plus importante des produits pétroliers, hausse du coût de l'électricité…), on pourra réduire sensiblement la facture. Mais il faudra aussi repenser tout le système de mondialisation qui accroît les volumes d'échanges et donc les transports. Peut-être les délocalisations perdront alors tout leur intérêt, et que manger des bananes deviendra un luxe !
Johnny PERCHEC
Communiqué UMP Canton de Mèze, le 6 octobre 2008.
Le canton de Mèze est constitué de 7 communes : Bouzigues, Gigean, Loupian, Mèze, Montbazin, Poussan et Villeveyrac.
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