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28/09/2008
Communiqué UMP Canton de MEZE : le discours de Nicolas SARKOZY au Zénith de Toulon
Nicolas Sarkozy a défendu ce jeudi la politique économique du gouvernement lors d’un grand discours au zénith de Toulon et devant les 4 000 personnes rassemblées, il a appelé à «refonder le capitalisme».
Dans le contexte économique actuel difficile le Président de la République a souhaité apporter aux Français les réponses tant attendues.
Nicolas Sarkozy commence son discours en annonçant «une crise de confiance sans précédent ébranle l'économie mondiale. Comme partout dans le monde, les Français ont peur pour leurs économies, pour leur emploi, pour leur pouvoir d’achat.
La peur est une souffrance. La peur empêche d’entreprendre, de s’engager.
Quand on a peur on n’a pas de rêve, on ne se projette pas dans l’avenir. Il faut vaincre cette peur, c’est la tâche la plus urgente».
Oui, je fais partie de ces citoyens qui ont peur pour leur avenir, et ce que je souhaite par-dessus tout, c’est que l’on me dise la vérité, tant pis s’il faut passer par des périodes difficiles le principal objectif est que le pays se redresse, et à mon sens Nicolas Sarkozy est l’homme qu’il nous fallait.
Le Président poursuit son discours en précisant vouloir «dire la vérité aux Français » et précise aussi que « la crise n’est pas finie, que ses conséquences seront durables».
Dans le même état d’esprit et même si cela ne fait pas plaisir à entendre, il annonce aussi que «la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d’achat».
Autant être franc vis à vis des Français pour leur faire prendre conscience qu’il reste encore beaucoup à faire mais aussi l’importance de leur préciser qu’avec la poursuite des réformes entreprises cela reste possible, plutôt que de leur faire miroiter un paradis complètement utopique.
La situation de crise à laquelle nous devons faire face et les dangers des pratiques de ces dernières années.
Avec tout le volontarisme qui le qualifie et Nicolas Sarkozy ne baisse pas les bras, il dénonce «l’idée de la toute puissance du marché qui ne devait être contrariée par aucune règle, par aucune intervention politique est une idée folle, l’idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle ».
«Pendant plusieurs décennies, on a créé les conditions dans lesquelles l’industrie se trouvait soumise à la logique de la rentabilité financière à court terme , on a caché les risques toujours plus grands qu’on était obligé de prendre pour obtenir des rendements de plus en plus exorbitants, on a mis en place des systèmes de rémunération qui poussaient les opérateurs à prendre des risques inconsidérés, on a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier qui est de mobiliser l’épargne au profit du développement économique et d’analyser le risque du crédit, on a financé le spéculateur plutôt que l’entrepreneur…»
Il précise que les pratiques actuelles ne sont ni de l’économie de marché, ni du capitalisme.
«L’économie de marché c’est la concurrence qui régule les prix, qui élimine les rentes et qui profite à tous les consommateurs. Le capitalisme ce n’est pas le court terme, c’est la longue durée, l’accumulation du capital, la croissance à long terme. Le capitalisme ce n’est pas la primauté donnée au spéculateur, c’est la primauté donnée à l’entrepreneur. Le capitalisme c’est la récompense du travail, de l’effort et de l’initiative. C’est la propriété privée, la responsabilité individuelle, l’engagement personnel».
La crise financière actuelle «n’est pas la crise du capitalisme» et il met en garde contre le danger de «l'anticapitalisme qui n’offre aucune solution à la crise actuelle», et parle plutôt de la crise «d’un système qui s’est éloigné des valeurs fondamentales du capitalisme ».
Il reste toutefois confiant, indiquant que «nous pouvons nous en sortir, même plus fort si nous acceptons de changer nos manières de penser et nos comportements et si nous faisons l’effort nécessaire pour nous adapter aux réalités nouvelles, si nous décidons d’agir au lieu de subir».
Le domaine financier et bancaire
Il met en garde les «responsables du désastre». Il évoque la fin «des profits exorbitants pour quelques uns et des sacrifices pour tous les autres ».
Tout en évoquant les «parachutes dorés» de certains patrons, il annonce «ou bien les professionnels se mettent d'accord sur des pratiques acceptables, ou bien le gouvernement règlera le problème par la loi avant la fin de l'année».
«Les dirigeants ne doivent pas recevoir d’actions gratuites, leur rémunération doit être indexée sur les performances économiques réelles de l’entreprise, ils ne doivent pas pouvoir prétendre à un parachute doré lorsqu’ils ont commis des fautes ou mis leur entreprise en difficulté et si les dirigeants sont intéressés au résultat de l’entreprise, les autres salariés de l’entreprise doivent l‘être aussi».
Le Président précise que ces «principes simples qui relèvent du bons sens» ne seront en aucun cas dérogeables.
«On ne peut pas vouloir être très bien payé et ne pas assumer ses responsabilités».
Dans le même domaine, il appelle à une meilleure «réglementation du système bancaire pour réguler le système». Il propose de «contrôler la façon dont les banques font leur métier, la manière dont elles gèrent leurs risques, l’efficacité de leurs contrôles internes».
Sur ce point, le Président assure que «l’Etat jouera un rôle attentif et actif» et je ne peux qu’être d’accord avec ces propos légitimes.
Il va même jusqu’à envisager une «refonte totale du système financier et monétaire mondial», et précise «on ne peut pas penser le monde de demain avec les idées d’hier».
Il évoque l'inquiétude des Français face aux faillites bancaires aux Etats-Unis, et il prend un engagement solennel «je n'accepterai pas qu'un seul déposant perde un seul euro parce qu'un établissement financier se révélerait dans l'incapacité de faire face à ses engagements».
De la même façon, les Français se plaignent aujourd’hui des difficultés auxquelles ils doivent faire face pour obtenir un crédit à la banque.
A ce propos, le Président déclare vouloir faire évoluer les choses et «si les difficultés actuelles devaient entraîner une restriction du crédit qui priverait les Français et les entreprises, l’Etat interviendrait pour que ces financements puissent être assurés. Il le ferait par des cautions, par des garanties, par des apports en capital ou par une modification de la réglementation bancaire».
La poursuite des réformes
Il déclare «la crise appelle à accélérer le rythme des réformes non à le ralentir», et je suis parfaitement en accord avec ces propos.
«Il n’existe aucune solution miracle qui permettrait à notre pays de se dispenser des efforts nécessaires pour surmonter la crise».
Toutes les raisons évoquées dans son discours confortent le fait que les réformes doivent absolument être poursuivies, et ce serait à mon sens, une erreur de les stopper maintenant.
Et c’est dans des situations de crise comme celle que nous connaissons que «nous devons penser d’abord aux plus vulnérables, dont la vie n’est déjà pas facile lorsqu’il n’y a pas la crise mais dont la vie devient insupportable quand la crise arrive, et c’est dans ces moments là que la solidarité avec ceux qui sont en difficulté doit être la plus forte».
Il précise «c’est la raison pour laquelle, j’ai pris la décision de créer le RSA, d’augmenter le minimum vieillesse, les pensions de réversion les plus modestes et pour les titulaires de minima sociaux, dont le pouvoir d’achat n’est pas garanti contrairement aux allocations familiales et aux retraites, d’accorder une prime exceptionnelle pour compenser le retard sur l’évolution réelle des prix».
Pour aller jusqu’au bout de son raisonnement et pour poursuivre son objectif de dire la vérité aux Français, Nicolas Sarkozy annonce, à juste titre, que «l’état ne peut pas indéfiniment financer ses dépenses courantes et ses dépenses de solidarité par l’emprunt, parce qu’un jour il faut bien payer ses dettes».
Avec les «résultats catastrophiques au plan économique et social» des 35H que nous avons connu, il n’est pas question de faire les mêmes erreurs que nos prédécesseurs.
C’est pour cela que les «dépenses de fonctionnement de l’état doivent diminuer».
«L’année prochaine c’est un total sans précédent de 30 600 emplois qui seront supprimés dans la fonction publique. La révision générale des politiques publiques continuera à produire ses effets. La réforme de l’hôpital permettra d’améliorer l’accès aux soins et leur qualité tout en supprimant des dépenses inutiles».
C’est une «véritable révolution culturelle» qui est mise en place.
Dès le mois de janvier 2009, d’autres mesures seront à l’ordre du jour, comme «le grand chantier de la réforme de nos administrations locales».
«Le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales dont le nombre et l’enchevêtrement des compétences est une source d’inefficacité et de dépenses supplémentaires».
«La compétitivité de notre économie est capitale si nous voulons une économie compétitive, nous en pouvons plus lui faire supporter un poids excessif des dépenses publiques».
Nicolas Sarkozy «assumera ses responsabilités sur la diminution des effectifs et sur la réforme des échelons territoriaux français. Ca fait trop longtemps qu’on en parle, maintenant on va agir et on va décider».
Il est grand temps que les Français s’aperçoivent que notre pays est dirigé par un homme volontaire et optimiste qui fait face à ses responsabilités.
Certes tous les jours qui passent ne sont pas roses, mais tout ce qui est mis en place est fait pour améliorer nos lendemains et ceux de nos enfants.
Dans le contexte économique actuel, il «n’acceptera pas de hausse d’impôts, des taxes qui réduiraient le pouvoir d’achat des Français».
Il «n’acceptera pas d’augmenter les charges qui pèsent sur les entreprises parce que serait affaiblir leur compétitivité».
«C’est la raison pour laquelle désormais, de nouveaux investissements seront exonérés de la taxe professionnelle qui les pénalise».
«Nous allons avec les collectivités territoriales, engager une concertation pour trouver une ressource de remplacement» mais chacun comprendra aussi «que si nous arrivons à diminuer le nombre d’échelons territoriaux, alors nous pourrons poser clairement la question de la disparition à terme de la taxe professionnelle».
«Tout doit donc être fait pour continuer à encourager le travail alors que depuis des décennies on s’est efforcé, par tous les moyens, de le décourager».
Le travail doit payer et être récompensé car qui d’entre nous a envie de se lever le matin pour aller gagner moins que son voisin, qui tranquille chez lui toute la journée va gagner plus que soi ?
«La loi à venir sur la participation et l’intéressement s’inscrivent exactement dans cette perspective de rééquilibrage entre le capital et le travail. Ne pas donner tous les bénéfices aux dirigeants et aux actionnaires et en destiner une part plus grande à ceux, qui par leur travail, ont créé de la richesse».
L’environnement
Au vu de l’état de notre planète et du risque encouru dans les années à venir, Nicolas Sarkozy évoque le principe du «pollueur-payeur».
«S’il faut moins taxer l’investissement, moins taxer le travail, moins pénaliser l’effort et la réussite, moins taxer les produits propres, il faut en revanche davantage taxer la pollution»
Une semaine après la polémique sur la fiscalité verte, il a pourtant redit sa confiance dans le «bonus-malus» de J.Louis Borloo,
«Je crois que le système du bonus-malus est un bon système. Ce système extrêmement incitatif du bonus-malus qui permet de gagner des années dans le changement des modes de consommation sera étendu à d’autres produits. Cette extension se fera dans la concertation. Elle se fera progressivement mais elle se fera».
Il évoque aussi sa croyance en la «croissance verte». En quoi cela consiste t-il ?
«C’est la multiplication par 4 de nos capacités de transports en commun en sites propres, la construction de 2000 kilomètres de lignes à grande vitesse supplémentaires, les autoroutes ferroviaires, les autoroutes maritimes, un milliard d’euros dans la recherche en matière de développement durable à l’horizon 2012, la rénovation de tout le parc des logements sociaux et des bâtiments publics pour les adapter aux exigences d’économie d’énergie».
«Nous ne pouvons plus attendre pour investir dans la formation, dans la recherche, dans l’innovation».
Cette réforme de la formation devra être «ambitieuse et rapidement mise en œuvre».
«Le diagnostic est connu de tous. Je veux que des décisions soient prises avant la fin de l’année».
Nicolas Sarkozy reste «lucide sur la gravité de la crise mais optimiste sur les atouts de la France».
C’est un Président déterminé et confiant qui clôture le débat et qui n’hésite pas à refuser de «subir le changement» mais «préfère en prendre la tête».
Merci M. Le Président de conserver votre ligne de conduite malgré le contexte économique actuel. C’est avec des dirigeants comme vous et votre équipe gouvernementale, que les Français reprendront confiance, s’ils veulent faire preuve d’un petit peu plus de patience.
Johnny PERCHEC
Communiqué UMP Canton de Mèze, le 27 septembre 2008.
En savoir plus
- La France en tête de la réforme sur l'organisation du capitalisme mondial
- Toulon : un discours courageux et responsable
- Les Jeunes Populaires saluent la déclaration du Président de la République
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