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11/07/2008

Blog UMP : « L’Europe a le devoir d’agir, et d’agir tout de suite »

Nicolas Sarkozy s’est exprimé devant le Parlement européen le 10 juillet à Strasbourg, pour la première fois depuis que la France a pris la présidence de l’Union. L’occasion pour lui de détailler les priorités établies pour les six mois à venir et d’aborder les sujets d’actualité qui impliquent l’Europe.

« Comment sortir l’Europe de la crise où elle se trouve ? Comment éviter l’immobilisme ? Comment surmonter nos désaccords au service d’un même idéal européen ? », autant de problématiques auxquelles Nicolas Sarkozy a souhaité répondre « librement », au cours d’un discours très attendu devant les élus européens.

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Institutions européennes : une issue favorable pour la fin de l’année

Le nouveau président du Conseil européen a tenu à faire le point sur les défis institutionnels qui attendent la présidence française de l’Union.
Sans porter de jugement sur le rejet de l’Irlande, puisqu’ « avant le Non Irlandais il y a eu un Non français », Nicolas Sarkozy a affiché sa volonté de faire avancer les choses ; il a ainsi annoncé qu’il se rendrait le 21 juillet prochain en Irlande, « pour écouter, pour dialoguer, pour essayer de trouver des solutions » et aboutir à une issue favorable dès le mois d’octobre ou de décembre prochain. « Il ne faut pas brusquer les Irlandais et à la fois savoir dans quelles conditions et avec quel traité nous allons organiser les élections européennes » de juin 2009, a expliqué le Chef de l’Etat, ajoutant qu’il n’y aurait pas d’autre traité que celui de Lisbonne à moins de maintenir en vigueur le traité actuel de Nice qui ne permet pas un élargissement de l’Europe au-delà des 27.

Dans ce sens, il a appelé le président polonais Lech Kaczynski à « honorer » sa signature en ratifiant le traité de Lisbonne : « ce n’est pas une question de politique, c’est une question de morale » a déclaré Nicolas Sarkozy.

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Pour une Europe protectrice : les priorités de la présidence française de l’Union

Si l’Europe est en train de sortir de l’impasse institutionnelle, elle ne doit pas pour autant tomber dans l’immobilisme. C’est ce à quoi la présidence française de l’Union va s’employer durant les 6 mois à venir, au travers de projets concrets qui vont permettre de réelles avancées sur les sujets qui concernent la protection des citoyens européens.

- le paquet énergie-climat : Nicolas Sarkozy a appelé à la mobilisation de l’ensemble des parlementaires européens pour « obtenir dans les 6 mois que le paquet énergie-climat soit adopté ; c’est une priorité, elle n’est ni de gauche, ni de droite, c’est simplement celle du bon sens ». L’objectif d’un consensus européen autour de ce projet de lutte contre le changement climatique est de « montrer l’exemple » lors de la conférence de 2009 qui doit organiser l’après-Kyoto, pour ensuite « imposer aux Chinois, aux Indiens, aux pays émergents et aux américains de faire les efforts que nous aurons fait d’abord ».

- le pacte européen pour l’immigration : les accords de Schengen ont permis la libre-circulation des hommes sur le territoire des pays-membres, dont 24 Etats européens sur 27. Dans ce cadre, il est nécessaire d’organiser une politique d’immigration commune, qui protège les frontières de l’Union européenne avec d’autant plus de détermination que les frontières à l’intérieur de l’UE ont,elles, été abolies. C’est là toute l’ambition du pacte européen pour l’immigration, que Nicolas Sarkozy a qualifié de « document essentiel pour la présidence française ».

- la politique européenne de sécurité autonome : pour être une puissance politique d’envergure, l’Europe doit se doter d’une défense commune à la hauteur de ses ambitions. Pour cela, elle doit se donner « les moyens militaires et humains pour faire respecter les décisions que nous aurions prises ensemble », a déclaré le Chef de l’Etat, et s’imposer comme un allié indépendant mais indispensable de l’OTAN.

- la politique agricole commune : Nicolas Sarkozy s’est prononcé contre tout accord qui demanderait à l’Union européenne de diminuer sa production agricole, alors même que « jamais le monde n’a eu autant besoin de denrées alimentaires ». Par ailleurs, les prix des produits agricoles ayant atteint des sommets, la présidence française de l’Union s’engagera dans une discussion des prix et des subventions, pour aider les producteurs et les consommateurs européens.

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Un programme large et ambitieux :

Le Président de la République a évoqué les « autres sujets qui devraient être mis à l’agenda de la présidence française de l’Union européenne », d’ordre plus global.

Il souhaite ainsi que la présidence française organise une rencontre de tous les spécialistes européens de la maladie d’Alzheimer, « pour qu’ensemble les chercheurs additionnent leurs compétences [...] et ensemble trouvent une solution ».

Rappelant que « l’exception culturelle européenne » doit être préservée, le Chef de l’Etat a estimé que « la question de la fiscalité sur la vidéo et sur le disque doit être posée » durant la présidence française.

Nicolas Sarkozy a également défendu l’idée d’un débat sur la politique de la Banque Centrale Européenne, et plus précisément sur les taux d’intérêt. « On ne met pas en cause l’indépendance de la BCE en s’interrogeant sur le fait de savoir s’il est raisonnable qu’on porte les taux d’intérêts à 4,25% alors que les Américains ont des taux d’intérêt à 2% » a-t-il expliqué.

Enfin, concernant sa présence aux Jeux Olympiques de Pékin, le président de la République s’est engagé devant les eurodéputés à ne pas céder aux pressions de la Chine pour qu’il ne rencontre pas le dalaï-lama. « Ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous » a-t-il affirmé, tout en assurant qu’il entendait aller [aux Jeux Olympiques] parler des droits de l’Homme et les défendre ».

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C’est donc un programme ambitieux qui attend la présidence française de l’Union européenne, dans un contexte chargé en défis économiques, politiques et humains. Un parcours que le président du Conseil européen sait « difficile », mais qu’il compte mener à bien, avec le soutien du Parlement européen. « J’espère que dans six mois, chacun pourra dire que l’Europe a progressé grâce à votre participation » a conclu Nicolas Sarkozy.

En savoir plus : voir notre page consacrée à l’Europe



Liens :

Le site de la Présidence française de l’Union européenne

Le site du Premier ministre

Toute l’Europe, le site d’orientation sur l’Europe

Le site du Conseil de l’Europe

Le site du Parlement européen

Le site de la Commission européenne

Le site du Parlement français dédié à l’Union européenne

Le site de la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne

Le site de l’Atelier Europe



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