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samedi, 21 juin 2008

TVA pétrolière: la France obtient un geste très symbolique de l'UE

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Le président français Nicolas Sarkozy a obtenu vendredi que son idée controversée de plafonnement de la TVA sur le pétrole soit examinée par l'Europe, mais sans garantie aucune qu'elle se concrétise en raison d'une opposition toujours vive de plusieurs pays.

A l'issue de leur sommet de 24 heures à Bruxelles, qui ambitionnait de s'attaquer aux inquiétudes suscitées dans la population par la flambée des prix des hydrocarbures, les dirigeants européens ont accepté de confier une mission à la France, qui présidera l'UE à partir de juillet.

Paris est chargé d'examiner "en coopération avec la Commission" européenne "la faisabilité et l'impact" d'une série de mesures, selon leur texte final.

Contrairement à un premier projet, le document ne fait plus référence explicite au fait que les "mesures fiscales" feront aussi partie du champ d'étude.

Néanmoins Paris a bien obtenu que soit incluse son idée controversée de suspendre le prélèvement de la TVA à partir d'un certain niveau de prix pour le pétrole, afin de soulager les ménages.

"Je ne cèderai pas, je me battrai sur le sujet, c'est un élément de justice", a assuré le chef de l'Etat français.

"Prélever 20% de fiscalité sur un baril à 42 dollars et prélever les mêmes 20% à 139 dollars ce n'est pas tout à fait la même chose", a argumenté M. Sarkozy.

Il a toutefois reconnu que cette promesse "de discussion" ne signifiait en rien que son idée sera bien acceptée au final. "Je veux être franc avec vous", a-t-il dit aux journalistes.

Les chances de concrétisation sont en réalité minces eu égard aux critiques ouvertes de nombreux pays, qui refusent qu'en limitant la fiscalité sur le pétrole on n'encourage la consommation de pétrole à un moment où, vu le niveau des prix et la raréfaction des ressources, il faudrait au contraire la réduire.

Nicolas Sarkozy a du reste reconnu ouvertement son désaccord avec la chancelière allemande Angela Merkel sur le sujet.

"Je respecte les positions de nos amis allemands qui considèrent qu'il y a un marché et qu'il faut laisser le marché faire. Ce n'est pas ma position", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Les partisans de la formule de TVA plafonnée ne sont guère nombreux. "Ce n'est pas en manipulant la TVA et d'autres taxes que nous parviendrons à une réduction des coûts mais par le biais d'une réduction du prix de la matière première", a ainsi affirmé le Premier ministre polonais Donald Tusk.

"Le problème soulevé par M. Sarkozy est un réel problème. Le moyen pour y remédier qu'il propose n'est pas idéalement conçu", a réagi le chef du gouvernement luxembourgeois Jean-Claude Juncker, également chef de file des ministres des Finances de la zone euro.

"En France, les recettes de TVA ont augmenté suite à l'augmentation des prix pétroliers. Dans d'autres Etats membres, les volumes des recettes ayant pour origine la TVA sur les produits pétroliers ont diminué", a-t-il dit. "On ne peut donc pas conclure d'une situation nationale une mesure générale au niveau de l'Europe", a-t-il ajouté.



Lire aussi :

Coup de gueule de Johnny Perchec (UMP MEZE) : Georges Frêche augmente le prix de l'essence depuis 2 ans !!!


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Controverses : le débat, c'est vous

7e9e45cdc6fcc8435128c697fef8a7a5.jpgAu soutien et à l'explication des réformes entreprises et à venir, l'UMP veut aussi être le défricheur des idées nouvelles, fidèle au principe de rupture engagé par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle.
C'est pourquoi l'UMP, sous l'impulsion de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire générale adjointe, lance une série de débats intitulés "Controverses".
Parce que notre pays a toujours avancé en se rassemblant, nous devons proposer avec vous des solutions novatrices, aux problèmes qui sont les vôtres. Le débat c'est vous, l'UMP veut le porter avec vous.

a6a593caba4db46f187dc9b8e4e18815.jpgPremier débat : Faut-il interdire l'usage des portables aux enfants ?


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Défense et sécurité : les choix stratégiques de la France

ebac4505e541edd9b9aed4474ad5e889.gifLe Président de la République a présenté mardi 17 juin le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale, qui sera la feuille de route de l’armée française pour la prochaine décennie. Il en a exposé les nouveaux enjeux stratégiques et les moyens mis à disposition pour les réaliser. Une restructuration de grande ampleur pour une réforme de grande ambition.

La réaction de l'UMP :


Lire le communiqué d'Hervé Mariton
Lire le communiqué de Frédéric Lefebvre

Le Président de la République a présenté mardi 17 juin le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale, qui sera la feuille de route de l’armée française pour la prochaine décennie. Il en a exposé les nouveaux enjeux stratégiques et les moyens mis à disposition pour les réaliser. Une restructuration de grande ampleur pour une réforme de grande ambition.

Rénover l’ensemble des dispositifs liés à la Défense et à la Sécurité Nationale, tant sur le fond que sur la méthode, tel est l’objectif du Livre Blanc présenté le 17 juin par le Chef de l’Etat.

Sur la méthode, car le processus d’élaboration du Livre Blanc s’est inscrit dans une logique inédite d’ouverture et de transparence, selon la volonté de Nicolas Sarkozy.
C’est en effet une commission au périmètre très large qui a été en charge de la conduite des travaux : des responsables militaires et civils, des parlementaires de différentes tendances politiques et des représentants de la société civile ont composé ce groupe d’étude. De plus des auditions publiques, des forums de discussion sur internet, des appels à contribution aux centres universitaires et des visites sur le terrain ont été menées pour recueillir le plus grand nombre d’avis et de propositions.

Sur le fond, car depuis le dernier Livre Blanc sur la Défense, remis en 1994, le monde a profondément changé. Des crises et des risques nouveaux sont apparus, et la mondialisation a accru l’instabilité des informations, des biens et des personnes. Le Livre Blanc 2008 doit donc proposer d’adapter les structures de l’armée française aux mutations survenues depuis 10 ans sur le plan international.

Sur le fond encore, car pour la première fois, la notion de « sécurité nationale » a été associée à celle de « défense » dans un même document politique. Il s’agissait ainsi d’établir une vision plus globale et plus cohérente des enjeux stratégiques de la France, qui doit coordonner plusieurs politiques publiques : défense, sécurité intérieure, diplomatie et économie.

***


Prendre en compte la « sécurité nationale » du pays

Pour mettre en œuvre cette stratégie nouvelle, un Conseil de défense et de sécurité nationale sera créé. Il prendra en compte l’ensemble des questions de sécurité, et réunira sous l’égide du Président de la République le Premier Ministre, le ministre des Affaires étrangères, et les ministres de l’Intérieur, de la Défense, de l’Economie et du Budget.

Le Livre Blanc détermine les cinq grandes fonctions autours desquelles la stratégie de sécurité nationale devra s’articuler :

- la connaissance et l’anticipation
- la dissuasion
- la protection
- la prévention
- l’intervention.

Le contexte international étant en perpétuelle évolution, le Livre Blanc sera régulièrement réactualisé avant chaque nouvelle loi de programmation militaire ou de sécurité intérieure, et cette combinaison de fonctions sera ainsi redéfinie. Ce qui permettra à la stratégie de sécurité nationale d’être souple et d’évoluer au fil du temps.

***

Accroitre la performance des activités de renseignement

Il s’agit du premier volet « connaissance et anticipation » de la stratégie de sécurité nationale. Il doit offrir aussi bien aux décideurs politiques qu’aux chefs militaires et aux responsables de la sécurité intérieure et civile, les moyens de disposer le plus en amont possible d’éléments de prévision et d’éclairage de l’action.

« J’ai décidé un effort massif d’investissement sur le renseignement, notamment d’origine spatiale, et qui bénéficiera aussi bien aux chefs militaires qu’aux décideurs politiques », a annoncé le Chef de l’Etat.
La France doit être dotée de services de renseignements plus efficaces et mieux coordonnés. Pour cela, un Conseil national du renseignement sera créé. Il définira les grandes orientations assignées aux différents services, et planifiera les objectifs et les moyens. Un coordinateur national du renseignement sera également nommé auprès du Président de la République. « Il orientera les services et assurera la cohérence de leurs actions », a précisé Nicolas Sarkozy. Enfin, les crédits consacrés aux satellites militaires doubleront d’ici à 2020.

Le Livre Blanc prévoit le lancement de nouveaux programmes, avec notamment le développement des drones de surveillance et des drones armés, ainsi que des capacités de lutte informatique, offensive et défensive. Une Agence de la sécurité des systèmes d’information sera créée dans cette perspective.

***

Poursuivre sur la voie de la dissuasion nucléaire

La dissuasion nucléaire constitue le deuxième volet de la mission de sécurité nationale.
« La dissuasion est un fondement essentiel de notre stratégie » a déclaré le Chef de l’Etat. « Elle est l’assurance-vie de la nation dans un monde incertain […] et garantit notre indépendance et notre liberté d’action face à toute menace ou tout chantage contre nos intérêts vitaux » a-t-il ajouté.

Il est donc indispensable pour la France de disposer de moyens suffisamment diversifiés en la matière (missiles balistiques et les missiles aéroportés), et de continuer à prendre des initiatives dans le domaine du désarmement nucléaire. Ainsi, l’effort dans la lutte contre la prolifération des armes nucléaires, biologiques et chimiques sera soutenu.

***

Protéger davantage les populations

Le troisième volet de la stratégie de sécurité nationale, mais aussi le plus important : en effet, il s’agit d’ériger en priorité la protection de la nation face à des crises de grande ampleur.

Pour y parvenir un dispositif d’alerte et d’information des populations sera placé au centre de la préparation et de la gestion des crises. Autre nouveauté importante, des objectifs conjoints seront définis, pour les moyens de sécurité intérieure et de sécurité civile mais également pour les forces armées, dans le cadre de ces missions de protection. En effet, la coordination entre les dispositifs civils et militaires est l’un des principes fondamentaux de la nouvelle stratégie.

Le Livre Blanc introduit par ailleurs la notion de « résilience », qui se défini comme « la capacité des pouvoirs publics et de la société française à répondre à une crise majeure, et à rétablir rapidement leur fonctionnement normal ». Cela exige de faire évoluer les moyens et les méthodes de surveillance des espaces nationaux (au plan terrestre, maritime, aérien et spatial) et de développer une capacité de réaction plus rapide et plus large des pouvoirs publics.

***

Fournir à l’armée française les capacités nécessaires de prévention des conflits et d’intervention

« Il faut regarder le monde tel qu’il est : sans paranoïa, ni excès d’angélisme » : c’est avec réalisme que le Président de la République a considéré les nouveaux formats des forces armées, dans ces quatrième et cinquième volets de la stratégie de sécurité nationale.

La force opérationnelle terrestre sera de 88 000 hommes, dont 30 000 hommes déployables en six mois et pour un an, jusqu’à 7 et 8000 km de la métropole. Un dispositif d’alerte permanent sera composé de 5 000 hommes et une capacité mobilisable de 10 000 hommes sera disponible en cas de crise majeure.

La France disposera également d’un parc unique de 300 avions de combat, d’un groupe aéronaval, de six sous-marins nucléaires d’attaque et d’une capacité à projeter un ou deux groupes navals, amphibie ou de protection du trafic maritime.

« Ces capacités devront être adaptées, de façon à pouvoir agir sur l’arc stratégique prioritaire pour la défense des intérêts des la France, c'est-à-dire de l’Atlantique à l’Océan Indien » a précisé Nicolas Sarkozy. Le Livre Blanc préconise en effet la concentration des capacités d’intervention de la France sur un axe géographique allant de l’Atlantique jusqu’à la Méditerranée, au Golfe arabo-persique et à l’océan indien. Cet axe correspond aux zones où les intérêts stratégiques de la France et de l’Europe sont les plus fragilisés.

Parallèlement, le Chef de l’Etat a souligné sa volonté de « rénover » les accords avec l’Afrique, et le rééquilibrage des bases militaires françaises, notamment pour lutter contre les trafics et les actes de terrorisme. « Nous voulons coopérer avec tous les pays, européens et africains, qui partagent avec nous l’idée que l’Afrique est une clé du développement et de la sécurité internationale dans les années à venir » a expliqué Nicolas Sarkozy.


***


Mieux répartir les moyens pour plus d’efficacité

Nicolas Sarkozy s’est engagé à consacrer 377 milliards d’euros d’ici 2020 aux armées, dont 200 milliards d’euros pour les équipements.

Dans un premier temps, le budget de la Défense ne baissera pas, et l’inflation sera compensée pour les ressources annuelles. Dans un second temps, à partir de 2012, le budget sera accru à hauteur de 1% par an, en plus de l’inflation.

En parallèle, il faudra réduire les effectifs sur six à sept ans et réduire les coûts de fonctionnement du ministère de la Défense et des armées. Ceci afin d’améliorer la condition du personnel, qui sera mieux équipé et mieux entrainé. « On va réinvestir dans la défense tout ce que l’on aura économisé. Dans les matériels, mais aussi dans l’entrainement et dans la condition militaire » a expliqué le Chef de l’Etat. Grâce aux marges ainsi dégagées, le budget d’équipement passera de 15,2 milliards d’euros en 2008 à 18 milliards d’euros en moyenne par an pour la période 2009-2020. « Ma responsabilité, c’est qu’à chaque fois que je décide d’envoyer un soldat français en opération, il ait l’entrainement, l’équipement et l’environnement nécessaires à sa mission » a ajouté Nicolas Sarkozy.

Les effectifs des armées proprement dites seront ramenés durant cette période à 224 000 personnes : l’armée de terre comptera 131 000 hommes, l’armée de l’air 50 000 et la marine 44 000.

***


Construire « l’Europe de la Défense »

L’ambition européenne en matière de défense constitue une priorité. Or, beaucoup de chemin reste à faire pour doter l’Union européenne d’une force solidaire d’envergure. « Le constat est simple : les Européens n’ont pas aujourd’hui les moyens militaires correspondant à leur poids dans le monde et qui garantiront notre prospérité dans la durée » a déclaré le Président de la République, qui souhaite « faire plus » dans ce sens.

« Faire plus », c’est en premier lieu unifier l’industrie de défense européenne et la rendre plus compétitive. Pour cela, le Livre Blanc préconise de dynamiser le marché européen de l’armement, d’encourager la formation de groupes européens d’envergure mondiale, et d’encourager les exportations. C’est à ces conditions que la force militaire européenne aura les moyens de ses ambitions pour devenir un acteur majeur de la gestion des crises et de la sécurité internationale.

Le Livre Blanc recommande également pour l’Europe une capacité d’intervention globale effective de 60 000 hommes, la capacité de déployer pour une durée significative deux à trois opérations de maintien ou de rétablissement de la paix et une montée en puissance des capacités de planification et de conduite des opérations militaires et civiles.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a précisé sa volonté de mettre en œuvre l’Europe de la Défense « quel que soit l’avenir du Traité de Lisbonne », et son intention de profiter de la présidence française de l’Union européenne pour établir « la première étape d’une véritable relance de la défense européenne pour les prochaines années ».

***


Renforcer la place de la France dans l’OTAN, tout en maintenant son indépendance

Le Chef de l’Etat a rappelé que la Commission du Livre Blanc a elle-même souligné la pertinence d’une participation de la France aux structures militaires de l’OTAN. En effet, la France en est l’un des membres fondateurs depuis 1949, et la plupart de ses partenaires européens en font également partie. Il s’agit donc de rendre au pays sa place légitime dans l’Alliance atlantique, pour donner plus de poids à l’Europe, et ce tout en garantissant l’indépendance de la France.

« La France est un allié indépendant, un partenaire libre » a précisé Nicolas Sarkozy, qui a évoqué les trois principes du Livre Blanc pour un rapprochement avec l’OTAN, dans la continuité de ceux fixés par le Général de Gaulle :

- l’indépendance complète des forces nucléaires de la France
- la liberté d’appréciation des autorités françaises sur l’envoi de ses troupes en opération
- la liberté permanente de décision, qui suppose qu’aucune force française ne soit placée en permanence, en temps de paix, sous le commandement de l’OTAN

Ces conditions remplies, la France participera pleinement aux structures de l’OTAN, et s’engagera notamment dans sa rénovation, à l’occasion du 60e anniversaire de l’Alliance qui aura lieu en 2009.

Ce rapprochement avec l’OTAN s’inscrit dans la logique d’un nouvel équilibre entre Américains et Européens au sein de l’Alliance.

***

Le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale fera l’objet d’une déclaration du Gouvernement le 26 juin prochain, qui sera débattue à l’Assemblée Nationale puis au Sénat le même jour.




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Réforme du temps de travail : plus d’espace à la négociation d’entreprise

49443454b8026b15c4fae33bfb222a20.jpgPrésenté le 18 juin en Conseil des Ministres, le projet de loi de rénovation de la démocratie sociale et de réforme du temps de travail a pour objectif de renforcer la représentativité des syndicats et de donner plus d’espace à la négociation d’entreprise ou de branche dans l’organisation du temps de travail dans les entreprises.

Une meilleure représentativité des syndicats : des décisions plus simples et plus justes

Nicolas Sarkozy, pendant la campagne présidentielle avait promis aux Français une réforme de la représentation syndicale pour donner davantage de légitimité à leur décision et prise de positions.

« La rénovation de la démocratie sociale est indispensable pour moderniser notre système de relations professionnelles et permettre la conduite des réformes dont notre pays a besoin », a déclaré Xavier Bertrand.

Depuis un an, les partenaires sociaux ont été consultés sur cette réforme et ont élaboré une « position commune sur la représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme », signée le 10 avril 2008 par la CGT, la CFDT, le MEDEF et la CPGME.

Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relation sociales, de la Famille et des Solidarités, s’est donc appuyé sur cet accord des différentes centrales syndicales pour bâtir le projet de loi.

Ainsi, chaque représentant syndical d’une entreprise devra faire la preuve de son audience auprès des salariés. En effet, jusqu’à maintenant, et depuis un arrêté de 1966, les cinq grandes organisations syndicales, CGT, CFDT, CFTC, CGC et FO, bénéficiaient « d’une présomption irréfragable de représentativité », autrement dit, elles étaient considérées comme représentatives des salariés dans n’importe quelle entreprise sans avoir à en faire la preuve. Les autres organisations syndicales d’une entreprise devaient, elles, faire la preuve de leur représentativité auprès des salariés. Dorénavant, n’importe quelle organisation devra faire la preuve de son implantation dans l’entreprise.

Dans le même esprit de justice, il est prévu que les accords passés avec les partenaires sociaux soient signés par des syndicats représentant au moins 30% des suffrages des salariés. Ces décisions seront appliquées, à la condition qu’une organisation qui représente 50% n’oppose pas de véto.

Pour ce que qui concerne la gestion des organisations syndicales, de nouvelles règles seront fixées et permettront de garantir une meilleure transparence et sécurité juridique de leur financement.


Temps de travail : permettre la négociation

Ce projet de loi répond également à l’un des engagements du Président de la République, sur la liberté de pouvoir « travailler plus pour gagner plus ».

Le dialogue social rénové permettra de négocier l’organisation et l’aménagement du temps de travail dans les entreprises. Le projet de loi élargit, en effet, l’espace de la négociation d’entreprise pour ouvrir la voie à des règles simples et rapidement applicables.

Ainsi, un accord d’entreprise ou de branche pourra fixer le contingent des heures supplémentaires et les contreparties en repos pour les salariés.

La durée légale hebdomadaire de travail reste à 35 heures.
Chaque salarié pourra effectuer, comme c’est déjà le cas, des heures supplémentaires, si la charge de travail l’impose, dans les limites du plafond imposé.

En revanche, grâce à ce projet de loi, par accords d’entreprises, l’employeur et les représentants du personnel pourront se mettre d’accord pour aller au-delà de ce contingent d’heures supplémentaires, si la bonne marche de l’entreprise l’exige. Ces heures supplémentaires seront majorées de 25%.

Ces deux réformes, liées de par leur nature, constituent une véritable avancée en matière sociale. La négociation dans les entreprises entre les représentants du personnel et les représentants des employeurs sera nécessairement plus juste et plus approprié pour chaque salarié.

Le projet de loi de rénovation de la démocratie sociale et de réforme du temps de travail sera examiné par le Parlement dès le mois de juillet.



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lundi, 16 juin 2008

UMP MONTPELLIER : Nicolas Sarkozy va tenter lundi à Prague de remobiliser une Europe en crise

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Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assure la présidence de l'UE dans quinze jours, se rend lundi à Prague pour tenter d'atténuer l'impact dans ce pays du non de l'Irlande au traité de Lisbonne et convaincre que l'Europe peut surmonter cette nouvelle crise.

Initialement conçue comme une simple étape de présentation des priorités de son mandat, la visite de M. Sarkozy à Prague a pris depuis l'annonce vendredi de la victoire du non au référendum irlandais sur le traité européen de Lisbonne des allures de réunion de crise, trois jours avant un sommet européen à Bruxelles.

La France et la République tchèque doivent en effet prendre successivement, du 1er juillet 2008 au 30 juin 2009, les rênes de l'UE, et auront donc à gérer les retombées politiques et institutionnelles du refus irlandais.

"Vous pouvez compter sur le président de la République (Nicolas Sarkozy) pour ne pas laisser l'Europe en panne", a assuré dimanche le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, dans un entretien publié à Paris.

Il a souligné que Paris comptait sur "un accord politique au Conseil" européen cette semaine, pour donner à la présidence française "tous les moyens de mettre en oeuvre des politiques indispensables à l'Europe".

Sitôt connu le rejet de l'Irlande, Nicolas Sarkozy et le Premier ministre libéral tchèque Mirek Topolanek ont concédé que ce résultat constituait "une difficulté" ou une "complication", mais ont tenu à en dédramatiser les répercussions.

Le président français a appelé samedi à "continuer le processus de ratification" du traité européen de Lisbonne "de façon à ce que l'incident irlandais ne devienne pas une crise".

Le chef du gouvernement tchèque a, lui, estimé vendredi que l'UE allait continuer à fonctionner de manière "stable" et assuré que son pays continuait à préparer sa présidence tournante de l'UE, au premier semestre 2009.

Beaucoup plus tranché, le président tchèque Vaclav Klaus, qui fut l'un des chefs d'Etat les plus réticents au projet de traité dit "simplifié" de Lisbonne, a considéré comme "fini" le processus de ratification du texte, toujours en cours en République tchèque.

"Le projet de traité de Lisbonne a pris fin aujourd'hui avec la décision des électeurs irlandais", a-t-il dit, évoquant une "victoire de la liberté et de la raison sur les projets élitistes artificiels et la bureaucratie européenne".

Nicolas Sarkozy n'aura pas l'occasion lundi de rencontrer M. Klaus, convalescent, mais il s'efforcera de convaincre la République tchèque de poursuivre la ratification.

Le secrétaire d'Etat français Jean-Pierre Jouyet a plaidé samedi pour que parallèlement à la poursuite du processus de ratification, soit menée une réflexion et une "médiation" avec l'Irlande sur une éventuelle "adaptation" du traité de Lisbonne pour ce pays, afin qu'il puisse être à nouveau présenté au vote.

"Nous allons perdre quelques mois sur le plan institutionnel, mais nous ne perdrons pas de temps en ce qui concerne les projets attendus", a-t-il déclaré dimanche.

Jugeant que l'Europe ne pouvait "pas rester sans réponses concrètes" au risque d'aller "de mal en pis", il a indiqué que le président français "fera en sorte au Conseil de jeudi de déboucher sur des mesures concrètes", notamment en tentant de faire accepter sa proposition de plafonner le prélèvement de TVA sur les carburants pour limiter la hausse des prix.

Nicolas Sarkozy s'était fait le plus ardent défenseur de la relance en 2007 de la construction européenne, bloquée depuis 2005. Il a jugé samedi que le non irlandais avait exprimé "un appel à faire davantage, mieux, différemment".




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samedi, 14 juin 2008

UMP MONTPELLIER : Un rapport du Sénat sur le bac prône un étalement des épreuves sur deux ans

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Un rapport du Sénat sur le baccalauréat, rendu public jeudi, prône un étalement des épreuves sur deux ans, un tronc commun en 1ère et terminale, et une garantie de formation ultérieure pour les bacheliers qui souhaiteraient travailler sitôt leur diplôme obtenu et les non-bacheliers.

Tournant le dos à la remise en cause du bac, ce rapport du groupe de travail "A quoi sert le baccalauréat?", présidé par le sénateur UMP Jacques Legendre (Nord), évoque d'emblée un "diplôme irremplaçable", "encore organisé selon les principes de l'équité républicaine".

Il faut donc "garantir sa valeur" mais en "élargir l'accès", car en France la proportion de bacheliers dans une génération, qui a atteint un palier de 64%, est inférieure à la moyenne européenne.

Au rang des propositions, les sénateurs plaident d'abord pour un étalement des épreuves sur deux ans: acquisition des connaissances générales en première, capacités de réflexion, d'argumentation et travail personnel en terminale.

Et ce dans plusieurs buts: dissocier clairement les deux missions assignées au bac (fin de scolarité secondaire; préparation à l'enseignement supérieur), permettre aux élèves ayant échoué aux épreuves organisées en première de les repasser en terminale, faciliter et rendre plus personnalisée l'orientation en début de terminale en pouvant se fonder sur les notes obtenues en première.

Généralement, "l'orientation" doit devenir "une grande cause nationale".

Ensuite, pour réduire autant que possible la "forte hiérarchisation" des trois filières actuelles du bac général (L, S et ES), le rapport prône la création d'un tronc commun, duquel les lycéens se différencieraient en choisissant trois options de spécialisation dans les domaines littéraire, scientifique ou économique.

Ce tronc commun pourrait s'appliquer aussi aux autres bacs, technologique et professionnel.

Enfin, les sénateurs proposent de créer une garantie de formation, "initiale ou professionnelle", pour les élèves quittant le système scolaire sans le bac ou juste après son obtention. Cette garantie serait "financée par l'Etat".

Pour les bacheliers, il s'agirait d'un crédit de trois ans d'études. Pour les non-bacheliers, de deux ans pour les titulaires d'un BEP, de quatre pour ceux qui n'ont pas eu ce diplôme.

Ces dispositifs prennent acte que le bac "est devenu dans les esprits comme dans la pratique le niveau de formation de référence" et traduit "le fait qu'une sortie d'études" avant le bac ou au niveau du bac "ne signifie pas l'abandon de toute perspective de progression ultérieure".




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jeudi, 12 juin 2008

UMP MONTPELLIER : Démagogie et populisme au PS

4e4a36de9b4de23e94317f7fa5881ebb.jpgConférence de presse du 9 juin 2008
En présence des porte-parole de l’UMP
Frédéric Lefebvre
Dominique Paillé

Pour Dominique Paillé et Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, sur les sujets qui préoccupent les Français, le parti socialiste est visiblement tombé dans l’écueil de la « démagogie et du populisme », tandis que l’UMP débat autour de solutions concrètes.


***


La vie du Mouvement

Les adhésions

Dominique Paillé a indiqué que l’UMP compte à ce jour 175 218 adhérents à jour de cotisation.


L’agenda de la semaine

Jeudi 12 Juin : la convention de l’UMP : « innovons pour la justice sociale ! ».
A 9h00, Patrick Devedjian accueillera l’ensemble des participants à l’ouverture de la convention sociale, qui aura lieu à la Mutualité. Au programme, 4 tables rondes :

- 9h30. Première table ronde : « lutte contre la pauvreté : innovons ! », animée par Pierre Cardo, député des Yvelines, secrétaire national de l’UMP en charge de l’insertion.

- 11h15. Deuxième table ronde : « Protection sociale : le temps des réformes », animée par Dominique Paillé.

- 13h45. Troisième table ronde : « Politique économique et politique sociale : créer des richesses pour mieux les partager », animée par Frédéric Lefebvre.

- 15h45 : Quatrième table ronde : « relancer l’ascenseur social », animée par Marc-Philippe Daubresse, député du Nord, vice-président de l’Assemblée Nationale et délégué général de l’UMP au dialogue social.

Dominique Paillé a en outre annoncé la participation au débat de plusieurs représentants syndicalistes : Bernard Dévy, secrétaire confédéral de Force Ouvrière (FO) chargé du secteur retraite et de la protection sociale complémentaire ; Laurence Laigo, secrétaire nationale de la CFDT en charge des politiques salariales et des garanties collectives ; Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC ; Jean Kaspar, ancien secrétaire général de la CFDT, qui pré-conclura le débat avant l’intervention de Patrick Devedjian à 17h15.

La convention sociale étant placée sous le signe de l’ouverture, Frédéric Lefebvre a invité Manuel Valls et Benoît Hamon à participer au débat. Tous deux se sont en effet exprimés récemment en faveur d’un travail de fond au PS sur les questions sociales. Le porte-parole a par ailleurs précisé que la convention serait ouverte à toutes les personnalités politiques qui souhaiteraient intervenir.

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L’actualité du Mouvement

Dominique Paillé a commenté le résultat des élections cantonales qui se sont déroulées ce week-end. Il confirme le « statut quo » des cantons de droite comme de gauche.

Le porte-parole a ensuite tenu à éclaircir la position de l’UMP quant à l’indépendance du Centre National des Indépendants et Paysans (CNI). Il s’agit d’une décision volontaire de la part de l’UMP, qui n’a pas souhaité renouveler le contrat qui le liait au CNI. Celui-ci avait présenté lors des élections municipales des candidats propres, contre ceux investis officiellement par l’UMP.

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Le point sur l’actualité générale

La visite du Chef de l’Etat au Liban : « l’UMP est fière de la position de la France »

Dominique Paillé s’est réjoui de l’initiative prise par Nicolas Sarkozy, d’affirmer le soutien de l’ensemble de la classe politique française envers l’unité pacifiée du Liban, dès l’élection de son nouveau Président. Une initiative forte, puisqu’elle a non seulement démontré la cohésion de la France dans la démarche du Chef de l’Etat, mais elle a également réuni l’ensemble des partis libanais, ceux-là même qui se déchiraient il y a quelques mois.

Le porte-parole a déploré les propos de Ségolène Royal, qui s’est singularisée par un travail de sape malencontreux, au moment où le PS était présent au Liban pour un geste symbolique d’unité. Il a donc appelé Ségolène Royal a « un peu de décence », sa méthode de surenchère nuisant « sciemment au message de la France, ce qui n’est pas acceptable ».


La hausse du prix du pétrole : le « démagogie et le populisme » de Ségolène Royal et Bertrand Delanoë

Frédéric Lefebvre s’est indigné des propositions de Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, tombés dans l’écueil de « la démagogie et du populisme ». En demandant à ce que l’Etat taxe l’ensemble des bénéfices de l’entreprise Total, ils ne font qu’inciter la société à déplacer son siège à l’étranger. Or, ceci impliquerait un manque à gagner considérable pour l’Etat, par la perte de l’impôt sur les entreprises auquel Total est soumis. Le porte-parole a déclaré attendre du Gouvernement « qu’il obtienne plus de l’entreprise Total, sans pour autant tomber dans la démagogie ».

Frédéric Lefebvre a par ailleurs indiqué que l’UMP préférait se concentrer sur des solutions concrètes à apporter aux Français les plus en difficultés et aux professions les plus touchées. Si le plan d’aide d’urgence constitue une réponse temporaire, une solution durable doit être donnée au problème structurel de la hausse du prix du pétrole. Pour Frédéric Lefebvre, la France doit donc « prendre un virage structurel », celui des énergies renouvelables, comme elle l’avait déjà pris il y a quelques années avec le nucléaire. Un domaine dans lequel le pays doit jouer un rôle moteur, notamment à l’occasion de la Présidence Française de l’Union Européenne.


Majoration des heures supplémentaires : « l’UMP sera intransigeante »

« L’UMP sera intransigeante pour qu’on ne touche pas aux majorations des heures supplémentaires » a déclaré Frédéric Lefebvre, précisant que le « travailler plus pour gagner plus sera un engagement tenu ». Il s’agira de développer le dispositif qui a déjà fait ses preuves, en faisant sauter les verrous susceptibles de maintenir des blocages dans certains domaines, « mais en aucun cas de reculer en terme de paiement des heures supplémentaires » a-t-il ajouté.


Economie du sport : une réforme pour la rentrée

Dominique Paillé et Frédéric Lefebvre ont conjointement souhaité tous leurs vœux de réussite, au nom de l’UMP, à l’équipe de France, qui entame la compétition de l’Euro 2008 le 9 juin au soir.

L’occasion pour l’UMP de renouveler son attachement au sport.
En effet, si le sport représente des valeurs essentielles, il constitue également une activité économique non négligeable dans beaucoup de pays européens. En France, cette part est encore trop faible, puisque l’économie du sport représente 1,7% du PIB national, contre 2,7% pour la moyenne européenne. Une situation qui appelle à une véritable rupture. Frédéric Lefebvre a indiqué avoir déposé un amendement dans le cadre du projet de loi de modernisation de l’économie, permettant de donner confiance aux investisseurs dans les clubs professionnels et d’empêcher ainsi la fuite des talents français vers les équipes étrangères.

« Il est indispensable de donner une vraie lisibilité aux investisseurs mondiaux du sport français » a expliqué Frédéric Lefebvre. Pour y parvenir, une réforme sur le financement du sport est prévue pour la rentrée. Bernard Laporte y travaille actuellement, aidé de la mission Besson sur la compétitivité du football français.


Lancement de la fondation de Jacques Chirac « pour le développement durable et le dialogue des cultures »

Dominique Paillé a enfin souhaité au nom de l’UMP tous ses vœux de réussite à la fondation de Jacques Chirac « pour le développement durable et le dialogue des cultures », dont le lancement officiel a été effectué le 9 juin au musée du Quai Branly à Paris. Le porte-parole a salué l’initiative de l’ancien Président de la République, qui traitera des sujets de préoccupation pour la planète entière, et notamment pour les populations en attente d’une aide internationale.







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mercredi, 11 juin 2008

Immigration choisie : pour une circulation des compétences

077214fe043e321478969baa9afccdf1.jpgLundi 9 juin, Brice Hortefeux, Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, était l’invité de Réforme Hebdo, émission présentée par Jérôme Chartier.





Lundi 9 juin, Brice Hortefeux, Ministre de l’Immigration choisie, de l’Identité Nationale et du Développement solidaire, était l’invité de l’émission Réforme Hebdo, présentée par Jérôme Chartier.

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Chiffres de la semaine

7,2% : c’est le taux de chômage de la France, au plus bas depuis 25 ans.

1,8% : c’est le taux de croissance estimé par l’OCDE pour l’année 2008. Pour 2009, les prévisions de l’OCDE s’élèvent à 1,5%.

139,12 dollars : c’est le prix record du baril de pétrole qui a battu un record vendredi 6 juin.

14 488 : c’est le nombre d’emplois crées en 2007 grâce aux investissements étrangers.

615 625 : c’est le nombre de candidats inscrits à la session 2008 du baccalauréat.
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Parlons réformes

La baisse du chômage, une des formes d’expression de la rupture

Brice Hortefeux est revenu sur les bons chiffres du chômage soulignant que, pour la première fois, cette baisse du nombre de demandeurs d’emploi touche des chômeurs de longue durée. Il a rappelé qu’il s’agit d’une vraie rupture avec tout ce qu’une génération a connu depuis les années 80. Derrière les chiffres, il y a une réalité humaine, un grand nombre de personnes sont sortis d’une spirale personnelle difficile et ont retrouvé un emploi.


Une nouvelle politique d’immigration

Brice Hortefeux, sous l’impulsion du Président de la République, a eu à mettre en place une politique d’immigration choisie. Il était nécessaire d’inverser la tendance des cinquante dernières années, qui stoppait l’immigration ou au contraire régularisait massivement, et d’encadrer strictement les conditions d’immigration.

La première vague d’immigration des années 60-70 a permis aux entreprises de faire venir en France de la main-d’œuvre bon marché. Les intérêts des travailleurs étaient pris en compte mais pas ceux du pays d’origine.

Dans les années 70, la politique de regroupement familial a sonné le glas de l’immigration professionnelle ; ont suivies des vagues de resserrement de l’immigration puis des régularisations massives, notamment sous le Gouvernement de Lionel Jospin.

Brice Hortefeux a rappelé que « 68% des Français sont contre les vagues de régularisation massive ».


Une immigration choisie et concertée

Aujourd’hui, l’engagement du président de la République est de parvenir à une immigration mesurée et choisie qui permet à la France, pays d’accueil, de se préoccuper aussi des pays sources d’immigration. Ainsi, la France a passé des accords pour une immigration choisie et concertée avec le Mali, le Gabon, le Sénégal et la Tunisie, et veille à dialoguer de manière concertée avec ces pays.
Pour Brice Hortefeux, la France doit pouvoir choisir d’accueillir ou non qui elle souhaite sur son territoire, en demandant à chacun de respecter les droits et les devoirs du pays d’accueil. Elle doit se laisser le droit de reconduire à la frontière des personnes en situation irrégulière.

Nous ne pouvons faire preuve de « générosité en trompe l’œil et accueillir tous ceux qui veulent entrer en France » a déclaré le Ministre. Les conditions d’accueil décentes sont évidemment indissociables des décisions de régularisation. « Devant les problèmes de logements et de travail rencontrés en France, c’est le travail qui est le critère permettant d’accueillir certains immigrés ».


Le développement solidaire : un enjeu fondamental pour l’avenir de cette nouvelle politique d’immigration choisie.

La carte de séjour compétences et talents, un des aspects des accords passés avec les pays d’origine, mise en place en 2006 et complétée fin 2007, est destinée aux personnes souhaitant venir se former pendant 6 ans maximum en France et promettant de repartir ensuite dans leur pays d’origine pour faire valoir leurs acquis. Cette mesure permet d’établir un véritable partenariat avec les pays d’origine et leur propose une « circulation des compétences, non pas au pillage des cerveaux », rappelle le Ministre.

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Questions des internautes


Moha : Je suis cadre en entreprise en France, mais je souhaiterais bientôt retourner chez moi, en Tunisie, pour monter ma propre société. Existe-t-il des aides de l’Etat français dans le cadre de la politique de co-développement ?

Brice Hortefeux évoque les aides dispensées par l’Agence Nationale d’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM), aux entrepreneurs et à ceux qui veulent s’investir dans leur pays d’origine, pour développer un projet.



Kennedil : Pourquoi ne prend on pas des sanctions financières très lourdes contre ces employeurs qui, d’une part, profitent de la misère humaine et laissent les problèmes induits à l’Etat ?

Brice Hortefeux veut rappeler que la majorité des employeurs sont de bonne foi, mais pour ceux qui espèrent bénéficier d’avantages en employant des clandestins, d’ailleurs souvent à de très bas salaires, et ne respectant pas les règles sociales françaises, alors l’Etat mène un combat résolu contre ces fraudes. Il est d’ailleurs à noter que le nombre de clandestins a baissé de 6% depuis 25 ans.


Marc : Que pensez-vous de la politique d’immigration de Monsieur Zapatero et de Monsieur Berlusconi ?

Pour le Ministre, les pays-membres de l’Union européenne attendent tous de fortes actions de la présidence française de l’union européenne. Il est absolument nécessaire de mettre en place une harmonisation de la politique d’immigration européenne permettant de s’attaquer à ce défi de société.








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mardi, 10 juin 2008

UMP MONTPELLIER : Inscrivez-vous à la Convention sociale

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Convention sociale de l'UMP


Pour assister à la Convention sociale de l'UMP :

Jeudi 12 juin
de 9h00 à 17h30

(ouverture des portes à 8h30)

Maison de la Mutualité
24, rue Saint Victor à Paris
(M° Maubert-Mutualité)

Télécharger le carton d'invitation et le programme simplifié de la journée




Inscrivez-vous :

par tél. : 01 40 76 61 32

par mail : rp@u-m-p.org
en précisant vos nom et prénom et si vous serez présent le matin et/ou l'après-midi

ATTENTION : INSCRIPTION OBLIGATOIRE
dans la limite des places disponibles

Merci de vous munir de ce document ou du carton d'invitation imprimé ainsi que d'une pièce d'identité.
Ils seront exigés à l'entrée.





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Personnes handicapées : vers une aide, une reconnaissance, et un accès simplifié

be5d194217bd81f44b1a0a452b4e29ed.jpgLe 10 mai 2008, le Président de la République présidait la première conférence nationale sur le handicap. Destinée à dresser le bilan de la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, cette conférence fut également l’occasion pour Nicolas Sarkozy d’annoncer de nouvelles mesures, notamment en matière d’emploi pour les personnes handicapées.

Le 10 mai 2008, le Président de la République présidait la première conférence nationale sur le handicap. Destinée à dresser le bilan de la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, cette conférence fut également l’occasion pour Nicolas Sarkozy d’annoncer de nouvelles mesures, notamment en matière d’emploi pour les personnes handicapées.

La loi du 11 février 2005 comprend trois principes fondamentaux pour l’approche du handicap :
- l’accessibilité généralisée pour tous les domaines de la vie sociale : éducation, emploi, cadre bâti, transports.
- le droit à compensation des conséquences du handicap.
- la participation et la proximité, mises en œuvre par la création des maisons départementales des personnes handicapées.


Depuis plusieurs années, la France a su faire évoluer les mentalités et a encouragé les mesures en faveur de la scolarisation des enfants handicapés, du nombre de places en instituts spécialisés, des personnes handicapées à leur lieu de travail.

Néanmoins, comme l’a rappelé le Président de la République, beaucoup de défis restent à relever pour « faire des personnes handicapées à l’école, dans une entreprise, une chance et non charge ».


Construction de 50 000 places d’accueil sur 5 ans

Il y a actuellement 15 000 enfants et 12 000 adultes handicapés inscrits sur des listes en attente d’un accueil dans des instituts spécialisés. Le Président de la République a rappelé que certaines familles étaient d’ailleurs obligées d’aller chercher des places d’accueil à l’étranger, notamment en Belgique.

Aussi, et afin de répondre aux aspirations « des parents dans la crainte de mourir sans savoir ce que deviendront leurs enfants handicapés », Nicolas Sarkozy a annoncé un plan de création de 50 000 places d’accueil pour adultes et enfants handicapés. Les adultes souffrant de pathologies lourdes bénéficieront largement de ces nouvelles places d’accueil.

Ce dispositif viendra renforcer les effets du plan triennal 2005/2007 qui avait permis de financer près de 22 000 places d’accueil supplémentaires.



Mieux définir les règles d’attribution de la l’allocation adulte handicapé (AAH)

Parfois attribuée de manière arbitraire et inadaptée à ceux qui peuvent travailler, l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) doit être réformée.

Nicolas Sarkozy souhaite que l’AAH devienne « un tremplin pour les personnes handicapées qui peuvent travailler ». Ainsi, « toute demande de perception de l’AAH devra dorénavant faire l’objet d’un examen sur l’incapacité de la personne à travailler, mais également sur ses capacités et son employabilité ».

La personne qui sera reconnue capable de travailler bénéficiera donc automatiquement de la qualité de travailleur handicapé et aura accès, à ce titre, aux aides nécessaires à son insertion professionnelle.

Dans le même temps, le ba