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31/05/2008
Grenelle de l’Insertion : les conclusions
A l’occasion de la clôture du Grenelle de l’Insertion le 27 mai dernier par Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, le Premier Ministre s’est engagé à replacer les politiques d’insertion par le travail au cœur des politiques publiques du Gouvernement.
Grenelle de l’Insertion : six mois de travail et de concertations
L’initiative d’un Grenelle de l’Insertion a été lancée par le Président de la République au mois d’octobre 2007, avec pour objectif de repenser les politiques d’insertion afin de les rendre plus efficaces.
Le Grenelle a mobilisé pendant six mois trois groupes de travail réunissant plus de 200 personnes : des salariés en insertion, des employeurs, des membres d’associations, des représentants de l’Etat et des élus locaux.
A l’heure actuelle, trop de personnes sont encore concernées par la précarité et le chômage. En effet, selon une enquête du Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), 53 % des 25-59 ans déclarent avoir connu le chômage au moins une fois dans leur vie professionnelle. Et pour retrouver la vie active, un sur cinq est passé par un dispositif d’insertion.
D’où l’importance des enjeux du Grenelle, et de la « feuille de route » commune établie entre tous les acteurs de la concertation.
Une feuille de route pour des orientations nouvelles
Plutôt qu’une énième réforme purement administrative, les différentes parties prenantes du Grenelle ont choisi de se tourner vers les acteurs quotidiens de l’insertion : les collectivités territoriales, les structures d’insertion, les entreprises et les organismes publics.
12 chantiers ont été établis, porteurs de changements profonds et concrets, organisés autour de quatre axes :
- recentrer les politiques autour de leurs bénéficiaires : il s’agit d’assurer un accompagnement personnalisé aux bénéficiaires et de mieux prendre en compte leurs parcours et leurs besoins.
- simplifier et décloisonner les politiques de l’insertion : le contrat aidé (un contrat de travail pour lequel l’employeur bénéficie d’aides de l’Etat) souffre des inconstances de la politique locale d’insertion due aux bouleversements électoraux ; il faut donc rapprocher les dispositifs du droit commun pour le rendre plus stable et plus efficace.
- valoriser la formation : il s’agit de mieux accompagner l’entrée des jeunes dans le monde du travail et mieux cibler la formation professionnelle vers ceux qui en ont besoin.
- impliquer davantage les employeurs privés et publics : une implication accrue des entreprises à l’effort d’insertion est nécessaire et le secteur public doit être quant à lui exemplaire.
Cette feuille de route sera déclinée en programme de travail opérationnel d’ici l’été.
François Fillon présente les propositions du Gouvernement
Le Premier ministre a présenté les propositions du Gouvernement, établies à partir de la feuille de route des participants au Grenelle.
Pour simplifier le système des contrats aidés, François Fillon s’est exprimé en faveur d’un « contrat unique d’insertion, qui s’adapte aux réalités des bassins de l’emploi. Cela implique de donner de « véritables marges de manœuvre au niveau local, notamment pour déterminer la durée hebdomadaire du travail et la durée du contrat d’aide, dans un cadre fixé par la loi », a-t-il précisé le 29 mai en Conseil des Ministres.
Le Premier Ministre s’est ensuite engagé sur la question centrale de l’insertion par la formation professionnelle, qui doit être mieux ciblée. Pour cela, il propose de « déverrouiller les blocages qui empêchent d’imbriquer contrat aidé et formation ». Les contrats de professionnalisation seront encouragés et étendus aux jeunes sans qualification et demandeurs d’emploi adultes.
Le Gouvernement envisagera également de réformer le financement des politiques d’insertion, lequel sera tourné vers l’activité économique. Ainsi, les subventions publiques aux entreprises liées aux contrats aidés seront remplacées par des « aides aux postes », favorisant le développement du chiffre d’affaire des structures.
Il a annoncé, enfin, que les mesures qui nécessitent une traduction par la loi seront intégrées dans le projet de loi portant sur le Revenu de Solidarité Active et la réforme des politiques d’insertion ; il s’est engagé à ce que le texte soit près pour un débat au Parlement dès l’automne prochain.
« Je suis venu vous garantir l’implication entière du Gouvernement, de Martin Hirsch, de Xavier Bertrand et de Laurent Wauquiez dans le suivi de la mise en œuvre de toutes les préconisations du Grenelle » a assuré le Premier Ministre, en conclusion.
UMP LANGUEDOC-ROUSSILLON
Les Jeunes avec Jeanjean
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