vendredi, 16 mai 2008

Service minimum d’accueil à l’école : un projet de loi avant l’été

8b9f1680f2fb944b8545a1e71552a114.jpgLors de son allocution télévisée le 15 mai, le Président de la République a annoncé qu’un projet de loi sera déposé par le Gouvernement avant l’été, instaurant le droit au service minimum d’accueil des élèves dans les écoles. Ce texte garantira à la fois le droit pour les enseignants de faire grève, mais aussi le droit pour les enfants d’être accueillis les jours de grève, et le droit pour les parents de travailler ou de s’organiser dans les meilleures conditions. Réagissez sur le blog

Une loi pour la liberté de chacun et l’égalité de tous

Une politique éducative ambitieuse et conforme à la volonté des familles

Le témoignage de maires qui ont expérimenté le SMA le 15 mai


* * *

Lire la déclaration du Président de la République sur le thème de l’Éducation nationale (le 15 mai 2008)

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L’école : une priorité du Gouvernement
Nicolas Sarkozy a affirmé que l’amélioration du système éducatif français et la réussite des élèves constituait l'une de ses priorités, rappelant que 15% des élèves ne maitrisent pas les apprentissages fondamentaux au sortir de l’école.

L’implication des professeurs, une nécessité« Rien ne pourra se faire, je le mesure aussi, sans la coopération active des professeurs », a déclaré le Président de la République, confirmant son intention de réformer l’école en tenant compte des difficultés que rencontrent les professeurs dans l’exercice de leur métier et en les y associant étroitement.

Respecter le droit de grève des enseignants et le droit de travailler des parents
Chaque grève dans l’Education nationale perturbe fortement la vie quotidienne des familles, et notamment celle des plus modestes, ce qui pose des problèmes d’égalité : « il y a ceux qui peuvent faire garder leurs enfants, et ceux qui ne le peuvent pas », a indiqué le Chef de l’Etat. « Je veux que même en cas de grève, les enfants de ce pays soient accueillis et que les parents qui le souhaitent puissent ainsi exercer leur droit légitime au travail », a-t-il ajouté.

Le Président de la République a donc demandé au Gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi destiné à garantir un droit à l’accueil des enfants, qui sont inscrits à l’école, dans chaque commune.

« Ce projet prévoira qu’en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaitre 48 heures à l’avance, afin précisément que l’accueil des élèves puisse être organisé », a déclaré Nicolas Sarkozy.

Il a également annoncé qu’il reviendra aux communes de proposer des solutions d’accueil, et que la charge financière en sera assumée par l’Etat, en tant que mission de service public.

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En savoir plus :

Service minimum d’accueil à l’école : une loi pour la liberté de chacun et l’égalité de tous
Le communiqué de Patrick Devedjian

Une politique éducative ambitieuse et conforme à la volonté des familles
Le communiqué de Chantal Brunel

Le soutien des Jeunes Populaires à cette initiative
Le communiqué de Fabien de Sans Nicolas

60% des Français veulent un service minimum d’accueil à l’école





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jeudi, 15 mai 2008

UMP AGDE : Témoignages de maires qui ont expérimenté le SMA le 15 mai

Quelques exemples de villes qui ont mis en place le Service minimum d'accueil (SMA) le 15 mai

Châlons-en-Champagne
Le service minimum d'accueil a été mis en place dans 65 classes (55 en janvier ), sur un total de 164 classes, qui devraient permettre d’accueillir 1486 enfants (1225 en janvier).
Un affichage a été préalablement organisé dans les écoles concernées par le SMA pour compléter un courrier adressé aux parents.
Vannes
Le 15 mai, la ville de Vannes a ouvert ses centres de loisirs aux familles dont les enfants ne pouvaient être accueillis dans leur école.
Valenciennes
Dans cette ville, les enfants des écoles élémentaires (6-10 ans) dont les parents travaillent ont été accueillis dans différentes salles de la commune.
Saint-Maurice
Pour la seconde fois, la mairie a assuré dans les écoles le service minimum pour accueillir les enfants en cas de grève.
Des animateurs de la Ville ont pris en charge les enfants pour la journée. Un animateur était prévu pour 12 enfants selon la législation de la Direction Départementale de la Jeunesse et des sports.
Saint-Dizier
Dans cette ville, le SMA, service gratuit, destiné exclusivement aux enfants dont les deux parents ou le parent isolé travaille(nt), a été assuré durant les heures normales d’enseignement soit de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h30 ; dans les écoles maternelles pour les enfants des écoles maternelles, dans les centres de loisirs les plus proches pour les enfants des écoles élémentaires.


Le témoignage de Maires

Michel HERBILLON, Député-Maire de Maisons-Alfort (94) – 52 000 habitants
« Lorsque le Ministère de l'Education Nationale nous a proposé en janvier dernier pour la première fois de mettre en place un partenariat pour créer un accueil gratuit des enfants dans les écoles en cas de grève des enseignants, ma commune a tout de suite accepté.
Cette décision n'a pas été prise pour des raisons partisanes. Ce n'est pas non plus une quelconque volonté de briser la grève. Il s'agit avant tout de rendre un service aux familles. Dans une société où de plus en plus souvent, les 2 parents travaillent, chaque grève dans les écoles est pour eux un vrai casse tête pour faire garder leurs enfants. C'est encore plus problématique pour les familles monoparentales ou les familles modestes.
La mise en place de ce nouveau service s'est fait sans réelle difficulté grâce au partenariat avec l'Inspection de l'Education Nationale qui nous a communiqué le nombre de grévistes 48h avant ; ce qui nous a permis d'organiser au mieux le service en mobilisant le personnel nécessaire : des adjoints d'animation titulaires et des animateurs vacataires.
Cette première expérience du 24 janvier a permis d'aider dans ma commune plus de 400 familles alors même que l'information sur la mise en place de cet accueil a dû se faire dans des délais très courts. Les citoyens attendent de leurs élus qu'ils les aident à régler leurs problèmes de vie quotidienne ; c'est pour cela que nous avons mis en place le service minimum dans les écoles à la grande satisfaction des familles. »


Gilles d’ETTORE, Député-Maire d’Agde (34) - 20 000 habitants
« La Ville d'Agde a mis en place un système de garderie municipale opérationnelle depuis la rentrée 2006/2007, et activé depuis, les jours de grève sur les écoles dépourvues d'enseignants et sur les écoles où les enseignants non grévistes ne sont pas à même d'assurer l'accueil des élèves des enseignants grévistes.
Ce système a été mis en place après une réunion d'information avec les directeurs d'école de la ville d'Agde et l'Inspecteur de l'Education Nationale de la circonscription. Le but était de préciser les différentes situations possibles en cas de grève et les rôles de chacun :
-En cas de grève de tous les enseignants, le Maire doit être informé dans un délai raisonnable lui permettant, soit de décider de fermer l'école, soit de mettre en place une garderie municipale avec du personnel municipal et / ou avec l'aide de parents le cas échéant.
-En cas de grève d'une partie du personnel enseignant, la direction de l'école peut, si elle juge ne pas être à même de recevoir tous les enfants, faire appel à la mairie pour la mise en place d'une garderie municipale.
Pour permettre cet accueil, nous avons eu recours à du personnel d'animation vacataire en élémentaire, et à du personnel ATSEM non gréviste en maternelle.
Les familles ont beaucoup apprécié ce dispositif. »


Jean-Yves SENANT, Maire d’Antony (92) - 60 000 habitants
«Le service minimum n'est pas une nouveauté dans notre commune puisque nous l'avions déjà mis en œuvre lors de la grève du 18 novembre dernier, en ouvrant des centres de loisirs.
Lors de la grève du 24 janvier, nous avons procédé à l'ouverture de deux centre de loisirs : le centre de loisir André Pasquier et le centre de loisir du Parc Heller. 224 enfants ont été accueillis par des animateurs de la filière « Animations », qui leur ont proposé les activités habituelles des centres de loisirs. Nous avons également ouvert nos centres de loisirs, dans les mêmes conditions, lors de la grève du 15 avril.
Le retour des parents a été très positif car cela leur a permis de ne pas prendre une journée de RTT. D'ailleurs, si nous avions mis ce dispositif en place lors de la précédente grève, c'est parce que nous avions constaté une très forte demande de la part des parents. »


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UMP SETE : Une politique éducative ambitieuse et conforme à la volonté des familles

Le Président de la République, lors de son intervention à l’Elysée, a réaffirmé le droit au travail, l’obligation d’accueil des enfants par les communes dans l’esprit de la continuité du service public mais il a surtout pleinement mesuré l’attente des Français.

Sans remettre en cause le droit de grève des enseignants, il est nécessaire de respecter la liberté des parents à exercer leur activité professionnelle tout en s’organisant au mieux pour ne pas laisser leurs enfants seuls.

L’UMP, au delà de la bataille des chiffres, remarque que la grève d’aujourd’hui n’a pas été la déferlante ni la paralysie annoncée. Elle souligne que, pour la première fois depuis longtemps, nous avons sous l’autorité du Premier Ministre, un ministre de l’Education courageux qui défend une politique ambitieuse : dépenser moins et former mieux.

Enfin, l’UMP ne peut que se réjouir de voir que différentes communes, administrées par des élus de notre mouvement, aient dès aujourd’hui fait le choix d’aider les familles en mettant en place un dispositif de service minimum d’accueil dans les écoles.

Dès la grève du 24 janvier, l’UMP avait appelé ses élus à organiser un service minimum dans les écoles primaires. Ils ont été nombreux à prendre leurs responsabilités en réaffectant le personnel municipal, en mettant en place un système de garderie municipale ou en ouvrant leurs centres de loisirs.

Chantal BRUNEL
Porte-parole

Communiqué du 15 mai 2008



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Service minimum d’accueil à l’école : une loi pour la liberté de chacun et l’égalité de tous

Après l’instauration du service minimum dans les transports par la loi du 21 août 2007, l’UMP se félicite de l’instauration prochaine d’un véritable « service minimum d’accueil » à l’école et salue la volonté profonde du Président de défendre les principes de continuité et d’égalité du service public.

Tout en respectant le droit imprescriptible pour chaque citoyen de faire grève, cette loi permettra aux familles, et notamment les plus modestes, d’exercer leur droit légitime au travail, y compris les jours de grève dans l’Education nationale.

Avec ce futur projet de loi, Nicolas Sarkozy démontre une fois de plus qu’il est à l’écoute de tous les Français.

A cette occasion, le Chef de l’Etat a rappelé sa volonté d’améliorer le système éducatif français et de faire de la réussite de chaque élève une priorité de son action.

L’UMP, à travers ses élus et ses cadres, soutiendra pleinement le gouvernement pour rendre possible la mise en place de ce dispositif.

Patrick DEVEDJIAN
Secrétaire général

Communiqué du 15 mai 2008




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DÉCLARATION DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : Palais de l’Elysée – Jeudi 15 mai 2008

63b2274bb5be6d0f9da3ca1fc090d3c3.jpgMesdames et Messieurs,
Mes chers compatriotes,

En me présentant aux suffrages des Français, j’ai affirmé la priorité qu’est à mes yeux l’amélioration de l’école. Il y va de l’avenir de nos enfants.
Je mesure les attentes des parents à l’égard de l’école. Et je mesure surtout que malgré le professionnalisme et le dévouement des professeurs, auxquels je veux rendre hommage, l’école, nous le savons, peut encore mieux faire. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une situation dans laquelle au sortir de l’école 15% des élèves ne maîtrisent pas les apprentissages fondamentaux. Avec François Fillon, avec Xavier Darcos, nous avons donc engagé les réformes dont l’école a besoin. Elles commencent à produire leurs premiers fruits.
Rien ne pourra se faire, je le mesure, sans la coopération active des professeurs. La société s’est beaucoup transformée ces dernières années et elle a rendu le métier de professeur plus difficile. C’est pourquoi nous nous sommes engagés à revaloriser la condition enseignante. Ce sera un élément positif et décisif de la réforme de l’école.
Alors naturellement, comme à chaque fois que l’on décide des changements dans notre pays, l’action entreprise pour mieux répondre aux attentes des Français vis-à-vis de l’école, en l’occurrence, suscite des inquiétudes voire des mécontentements. Ces inquiétudes s’expriment parfois, comme aujourd’hui, par des mouvements de grèves.
Je respecte le droit de grève. C’est une liberté fondamentale qui est garantie par la Constitution, et j’ai bien l’intention non seulement de respecter mais de préserver cette liberté fondamentale.
Mais je sais aussi que lorsque la grève touche les services publics, et en particulier l’éducation nationale, la grève crée des difficultés pour nombre de nos compatriotes. La journée d’aujourd’hui l’a encore démontré. Lorsque les deux parents travaillent et que l’accueil de leurs enfants à l’école n’est pas assuré, la grève pose des difficultés insurmontables à beaucoup de familles, en particulier aux familles les plus modestes. Elle pose aussi des problèmes d’égalité. Car il y a ceux de nos compatriotes qui peuvent faire garder leurs enfants et ceux qui n’en ont pas les moyens.
Ces familles, mon devoir de Président de la République, c’est de les entendre aussi. Et j’ai le souci de leur apporter des réponses, au-delà des initiatives qui ont déjà été prises, et qui reposent pour l’essentiel sur le volontariat des communes.
C’est pourquoi, j’ai demandé au Gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants qui sont inscrits dans nos écoles. C’est un droit que celui de voir accueillir ses enfants y compris les jours de grève dans le service public de l’Education nationale.
Le projet que je demande au Gouvernement avant l’été prévoira qu’en cas de grève les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l’avance, simplement pour que précisément l’accueil des enfants puisse être organisé. Si les professeurs ne se font pas connaître, dans leur intention 48 heures à l’avance de faire grève, on ne pourra pas organiser un service public digne de ce nom qui prévoira le droit à l’accueil des enfants les jours de grève. Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d’accueil mais dont je précise que la charge financière sera assurée par l’Etat. C’est l’Etat, en charge du service public de l’Education nationale qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes qui devront organiser un service d’accueil les jours de grève.
Je veux donc que même en cas de grève, les enfants soient accueillis dans les écoles et que les parents qui le souhaitent puissent exercer leur droit légitime au travail. Le droit de grève c’est un droit garanti par la Constitution. Mais le droit au travail pour les familles qui n’ont pas les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève, ce droit aussi doit être garanti.

Je vous remercie.



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Accueil dans les écoles en grève: Sarkozy annonce projet de loi avant l'été

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Un projet de loi instaurant un "droit à l'accueil" dans le primaire en cas de grève et une déclaration préalable des enseignants grévistes sera déposé "avant l'été", a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy au soir d'un mouvement national dans la fonction publique, et notamment l'éducation.

"J'ai demandé au gouvernement de déposer avant l'été un projet de loi qui instituera un droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a dit le président de la République dans une déclaration à la presse retransmise en direct et annoncée seulement deux heures avant.

Au soir d'une journée de grève et de manifestations bien suivie dans la l'éducation, il a précisé: "le projet que je demande au gouvernement prévoira qu'en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l'avance".

"Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d'accueil", a encore assuré le président, en expliquant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l'Etat".

"C'est l'Etat, en charge du service public d'Education nationale qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes qui devront assurer un service d'accueil les jours de grève", a-t-il analysé.

M. Sarkozy a souhaité que, "même en cas de grève, les enfants soient accueillis dans les écoles et que les parents qui le souhaitent puissent exercer leur droit légitime au travail".

"Je respecte le droit de grève, c'est une liberté fondamentale et garantie par la Constitution (...), le droit au travail, pour les familles qui n'ont les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève, ce droit aussi doit être garanti", a-t-il estimé.

Evoquant le service minimum d'accueil (SMA) expérimenté jeudi pour la deuxième fois par le gouvernement, Nicolas Sarkozy a estimé devant la presse, à l'issue de sa déclaration, qu'il ne pouvait pas reposer "sur le bon vouloir des maires dans les communes".

Ce SMA consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.

2.837 des 22.500 communes accueillant au moins une école ont signé des conventions pour organiser ce dispositif, qui se heurte à l'opposition des syndicats, ainsi que de nombreux élus de gauche, mais pas seulement.

Le soir du 24 janvier, première journée d'expérimentation du SMA, M. Darcos avait annoncé qu'il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur le service minimum à l'école, et prévenu que, sans accord "dans les deux mois", il passerait "par la loi".

Selon les syndicats, aucune discussion n'a été engagée depuis.

Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi soir que la décision de présenter un projet de loi sur le droit à l'accueil avait été prise "ce matin (jeudi) avec le Premier ministre".

Selon un membre du gouvernement, lors du conseil des ministres mercredi, le président avait rendu hommage à le fermeté de Xavier Darcos sur cette question. "C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la politique !", avait-il lancé en substance.




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Franck Riester : Offre raisonnable d'emploi

Franck Riester, Député de Seine-et-Marne, s'adresse au gouvernement au sujet de l'offre raisonnable d'emploi (14 mai 2008).





Laurent Wauquiez, Secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, répond à Franck Riester, Député de Seine-et-Marne, à propos de l'offre raisonnable d'emploi (14 mai 2008).



Plus d'informations sur www.ump.assemblee-nationale.fr





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UMP MONTPELLIER : Jacques Domergue - Sécurité routière

Jacques Domergue, Député de l'Hérault, s'adresse au gouvernement à propos de la sécurité routière (13 mai 2008).




Jean-Louis Borloo, Ministre d'Etat, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, répond à Jacques Domergue, à sa question sur la sécurité routière (13 mai 2008).



Plus d'informations sur www.ump.assemblee-nationale.fr




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Christian Jeanjean : Chine, 50.000 morts redoutés, peu d'espoir de trouver des survivants

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Malgré une formidable mobilisation nationale, l'espoir de retrouver de nombreux survivants du séisme en Chine a brutalement disparu jeudi avec une estimation officielle d'au moins 50.000 morts.Evènement

Selon les experts, les chances de survie au-delà de trois jours diminuent d'heure en heure et retrouver des survivants tient pour eux du miracle.

Conscient que désormais chaque minute compte, le gouvernement a lancé un vaste mouvement de mobilisation de l'armée, mais aussi de la population, encouragée à fournir d'urgence des pelles, des outils, des bateaux pneumatiques, pour équiper des dizaines de milliers de sauveteurs déployés sur le terrain.

"Nous devons utiliser toutes nos forces pour sauver des vies à tout prix", a martelé le Premier ministre chinois Wen Jiabao lors d'une réunion de crise du Parti communiste, ajoutant que cette bataille était la priorité numéro un de la nation.

Après avoir obstinément refusé toute aide en personnel de l'étranger, le régime chinois a finalement accepté jeudi l'envoi de spécialistes japonais qui risquent toutefois d'arriver trop tard.

"Après 72 heures, les opérations de secours deviennent extrêmement difficiles", a reconnu Zhang Zhoushu, vice-directeur du Centre de prévention des désastres et des séismes, basé à Pékin.

"Comme les destructions ont été très importantes et que les victimes ont été ensevelies très profondément, c'est vraiment difficile", a-t-il poursuivi, ajoutant que "dans de telles conditions, retrouver des survivants tiendrait du miracle".

Selon les médias officiels, 130.000 soldats participent aux recherches, au côté de chiens renifleurs. Tous les villages, bourgs et villes touchés par le séisme ont été visités par l'armée et l'armée de l'air a assuré plus de 300 rotations jeudi pour larguer des vivres et du matériel ou parachuter des sauveteurs.

Malgré l'ampleur des moyens mis en oeuvre, il semble toutefois extrêmement difficile de sauver les dizaines de milliers de personnes prisonnières des décombres dans cette zone montagneuse de la province du Sichuan, dévastée par un séisme de magnitude 7,9.

Admettant implicitement que le bilan définitif sera très lourd, le gouvernement chinois a donné pour la première fois, jeudi soir, une estimation des pertes humaines, d'au moins 50.000 morts.

Ce nombre semble inclure une bonne partie des dizaines de milliers de personnes ensevelies sous les décombres.

Les soldats et les secouristes découvrent l'horreur au fur et à mesure qu'ils atteignent la zone de l'épicentre, autour de Yingxiu, où des villes entières ont été rasées.

Dans la seule ville de Shifang, située à une cinquantaine de km de là, plus de 30.000 personnes sont portées disparues ou injoignables.

A Yingxiu, où vivaient quelque 10.000 personnes, la plupart des bâtiments se sont effondrés, comme a pu le constater un journaliste de l'AFP, et les responsables locaux ont annoncé que les trois-quarts de la population étaient morts dans la catastrophe.

Toutefois une fillette de 11 ans a été sauvée jeudi après avoir passé 68 heures sous les décombres de son école. Les sauveteurs avaient entendu la voix de l'enfant et ont réussi à la dégager.

A Hanwang, une ville de 70.000 habitants, tous les immeubles aux alentours, dont plusieurs écoles, ont été rasés.

Face à ce qui était il y a encore peu un lycée, des parents attendent avec anxiété que les sauveteurs dégagent des corps. Le plus terrible, racontent-ils, ce sont les voix qui s'élevaient des décombres juste après le séisme et qui se sont progressivement tues.

"Avant, on pouvait encore les entendre. S'ils étaient intervenus plus vite, ils auraient déjà sauvé ma fille", affirme d'une voix tremblante de colère Wen Huayoung, 39 ans, dont la fille de 18 ans est enterrée sous des tonnes de béton et de ferraille.

Une autre course contre la montre commence lorsque des blessés sont dégagés des décombres.

A Wudu, où un hôpital de fortune a été dressé sur la place du marché, le docteur Li Rui et son équipe de 40 jeunes médecins et infirmiers luttent depuis trois jours et trois nuits pour sauver des vies, sans électricité, avec peu d'eau et un équipement dérisoire.

"Le pire est de voir les gens mourir, en sachant qu'on ne peut rien faire pour eux", a-t-il confié, exténué, à un journaliste de l'AFP. "Je n'avais jamais rien vu de tel", a-t-il avoué.

Après cette terrible tragédie, un autre danger menace le Sichuan, si un barrage ou un réservoir d'eau venait à rompre.

Des risques pour la sécurité ont été détectés sur plus de 400 réservoirs d'eau, a annoncé la télévision officielle, et le ministre des Ressources hydrauliques, Chen Lei, a évoqué de "sérieux problèmes de sécurité" dans les installations hydrauliques au Sichuan.




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UMP Béziers : Nadine Morano veut interdire l'accès aux sites pédophiles sur Internet

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La secrétaire d'Etat chargée de la famille Nadine Morano a fait part, dans un entretien au Figaro jeudi, de sa volonté d'interdire l'accès aux sites pédophiles sur Internet.

"Je rencontre aujourd'hui les fournisseurs d'accès à Internet pour qu'ils interdisent l'accès à tous les sites pédopornographiques et illégaux recensés sur une liste noire établie par le ministère de l'Intérieur", a déclaré Mme Morano.

Selon la secrétaire d'Etat, "cette pratique existe déjà dans d'autres pays comme la Grande-Bretagne, la Suède, la Norvège". Elle a, par ailleurs, confirmé que "l'accès des sites jugés +à risque+ mais non illégaux pourrait également être restreint".

Pour Nadine Morano, "il faut effectuer un nouveau classement, réactualisé régulièrement et affiché dans les magasins, des logiciels de contrôle et le diffuser".

La secrétaire d'Etat chargée de la famille préside un "comité de suivi de protection des enfants sur Internet".

Interrogée sur la vente de jeux vidéos jugés violents, la secrétaire d'Etat à la famille a estimé qu'il fallait "prendre des mesures pour restreindre leur vente". "J'ai réfléchi à la création d'une commission nationale de déontologie pour traiter ces sujets. L'élargissement des compétences du CSA est une autre piste", a-t-elle ajouté.




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Mairie de Mèze : Texte sur les chiens dangereux adopté en deuxième lecture par l'Assemblée

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L'Assemblée nationale a adopté jeudi, en deuxième lecture, le projet de loi sur les chiens dangereux, dont l'une des dispositions phare est la création d'un "permis de détention" délivré par le maire de la commune de résidence du propriétaire ou du détenteur de l'animal.

Les groupes PS et GDR (PCF-Verts) se sont abstenus, tout en soulignant les éléments "positifs" du projet de loi.

Plusieurs amendements de la rapporteure Catherine Vautrin (UMP) ayant été adoptés jeudi par les députés, le projet de loi sera soumis à une Commission mixte paritaire (CMP, 7 députés, 7 sénateurs) en vue de parvenir à un texte de compromis entre les deux chambres.

A été ainsi adopté un amendement supprimant le critère de poids dans la détermination des chiens dangereux de catégorie 1 (chiens d'attaque) et 2 (chiens de garde ou de défense).

Adopté en deuxième lecture le 25 mars par le Sénat, le texte met notamment en place une formation à l'éducation canine sanctionnée par une "attestation d'aptitude", prévoit une "évaluation comportementale" des chiens mordeurs, rend obligatoire la déclaration en mairie de toute morsure et fixe à 10 ans de prison la peine encourue par les propriétaires de chiens responsables d'agressions mortelles.

Défendu par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, ce texte, qui vise à renforcer l'arsenal législatif existant, a été promis en septembre par Nicolas Sarkozy après l'émotion suscitée par la recrudescence d'agressions canines, qui ont fait une trentaine de décès en France en 20 ans.

Le débat a été marqué par un petit incident de séance: la majorité a soutenu par inadvertance un amendement PS visant à transformer le "permis de détention" en "autorisation de détention", entraînant ainsi une deuxième délibération pour rectifier la bévue.

Selon des rapports parlementaires, il y a aujourd'hui en France environ 600.000 chiens "catégorisés": 270.000 chiens d'attaque et 410.000 chiens de garde et de défense.





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Christian Jeanjean : Le gouvernement se félicite après la bonne surprise de la croissance

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Dans une conjoncture économique morose plombée par la crise financière internationale, Nicolas Sarkozy et son gouvernement se sont réjouis jeudi de l'éclaircie apparue sur la croissance, révisée à la hausse pour 2007 et en pleine accélération au premier trimestre 2008.

Selon les chiffres publiés jeudi matin par l'Insee, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France s'est établie à 2,1% en 2007, en hausse de 0,2 point sur les précédentes estimations du même organisme, et a enregistré une nette progression au premier trimestre de cette année, à +0,6% contre 0,3% au dernier trimestre de l'année précédente.

Jusque-là plutôt condamnée aux mauvaises nouvelles, la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde n'a pas résisté à la tentation d'anticiper de quelques minutes l'annonce de cette bonne surprise.

"Vous accueillez ce matin un ministre de l'Economie qui se réjouit et qui jubile", a-t-elle lâché sur Europe 1 juste avant la publication des chiffres de l'Insee. "On s'est beaucoup moqué de moi quand j'ai dit nous ferons au moins 2%" en 2007, "on sort à 2,2% (bruts), c'est plus que la fourchette basse de nos prévisions".

Nicolas Sarkozy et François Fillon lui ont immédiatement emboîté le pas pour saluer la performance et en attribuer la paternité à leurs réformes.

Ces chiffres "traduisent l'impact des mesures prises en application de ses engagements (du président) par le gouvernement en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat", a applaudi l'Elysée dans un communiqué. "Le diagnostic posé sur la situation de notre pays et les remèdes à y apporter sont confortés".

Ces chiffres "montrent que l'économie française, dans un climat international très difficile, résiste très bien" et "que la politique économique conduite par le gouvernement est la bonne", a renchéri le Premier ministre, affirmant même "espérer dépasser" les prévisions pour 2008 (entre 1,7 et 2%).

Jusque-là peu servi par la conjoncture économique, M. Sarkozy, qui répétait encore mardi sa détermination à "aller chercher le point de croissance", a demandé à ses troupes de relayer très largement ces bons résultats.

"Il nous a dit de mettre le paquet", a confié à l'AFP un membre du gouvernement qui participait jeudi à une réunion à l'Elysée.

Porte-parole du parti majoritaire, Frédéric Lefebvre a ainsi insisté sur "l'efficacité" du "paquet fiscal" voté en juillet 2007 et demandé au PS, qui le dénonce régulièrement comme "injuste", de "reconnaître publiquement qu'il s'est trompé".

Le président socialiste de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud, a lui estimé qu'il n'y avait "aucune raison de jubiler" sur la croissance française 2007, "très sensiblement inférieure à celle de la zone euro et de l'UE".

Mme Lagarde a de son côté jugé "outrageusement pessimistes" les estimations de la Commission européenne, qui prévoit que le déficit public de la France doit frôler en 2008 puis atteindre en 2009 la limite de 3% du PIB tolérée en Europe et envisage précisément de lui lancer une mise en garde à ce sujet.






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UMP PERPIGNAN : Rendre plus performantes les entreprises de biotechnologies

Danièle GIAZZI, Secrétaire Nationale de l’UMP en charge des entreprises, considère que le texte sur les OGM tel qu’il a été adopté par la commission mixte paritaire du 14 mai 2008 et tel qu’il sera présenté aux parlementaires d’ici la fin du mois, est vital pour beaucoup d’entreprises françaises notamment dans le secteur des biotechnologies pour peser dans la compétition internationale.

Pour Danièle GIAZZI, la future loi sur les OGM est essentielle pour la recherche et les entreprises françaises engagées dans la bataille mondiale des biotechnologies, « comme l’ont souhaité nos scientifiques, ce texte vise à renforcer leurs capacités de recherche – tout en l’encadrant strictement – dans le domaine des biotechnologies, de la toxicologie, de l’épidémiologie ou encore de la biologie moléculaire à des fins médicales, par exemple pour lutter contre la mucoviscidose »

Selon Danièle GIAZZI, « le projet de loi OGM est un texte largement coproduit, équilibré et fidèle aux engagements du Grenelle de l’Environnement ».

Danièle GIAZZI rappelle que le secteur des biotechnologies représente près de 400 PME en France et qu’il revêt une importance stratégique pour notre pays, notamment si l’on tient compte du fait que plus de 50% des nouveaux médicaments dans le monde sont issus des biotechnologies, en particulier les plus innovants (insuline, vaccins, anticorps monoclonaux, etc.) et que près de 250 millions de patien