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mercredi, 14 novembre 2007
Fillon affiche sa fermeté avant les grèves et assure qu'il "n'a pas peur"

Francois Guillot AFP ¦ François Fillon le 7 novembre 2007 sur Europe 1
François Fillon se montre ferme sur la réforme des régimes spéciaux à la veille des grèves et souligne dans un entretien au Journal du Dimanche que «quand on fait son devoir, on n'a pas peur».
«Personne ne pouvait imaginer que la réforme des régimes spéciaux se ferait facilement», souligne le Premier ministre à trois jours de très fortes turbulences attendues à la SNCF et à la RATP notamment.
Sur les grèves: il «n'a pas peur»
François Fillon dit «comprendre les réticences des salariés qui sont concernés», mais insiste sur les concessions offertes par le gouvernement : «progressivité de la mise en oeuvre de la réforme, assouplissement des conditions de la décote, ouverture des négociations sur l'aménagement des fins de carrière, sur le compte épargne-temps.»
«Notre fermeté, ce n'est pas une posture, c'est une exigence de justice et d'équité», lance-t-il en défense d'un «projet raisonnable». «Avec les partenaires sociaux, nous avons joué cartes sur table», assure-t-il encore. «Dans le passé, on présentait des projets de réforme souvent trop ambitieux et finalement à la sortie d'un conflit on lâchait et on ne gardait que l'illusion de la réforme. Nous ne voulons plus de cela.»
Le chef du gouvernement estime être allé «le plus loin possible dans les discussions avec les salariés», et qu'ils «savent que le statu quo n'est plus possible». «Je ne fais pas de pronostic sur la durée de la grève», conclut-il sur ce thème. «Je compte sur la responsabilité de tous. Il n'y a pas d'autre solution pour sauver les retraites que la réforme. Quand on fait son devoir, on n'a pas peur.»
Sur le pouvoir d'achat: pas de TIPP flottante
Le Premier ministre François Fillon interrogé dans le Journal du Dimanche sur le pouvoir d'achat, confirme que le gouvernement exclut une TIPP flottante face à la hausse du prix des carburants, mais annonce une augmentation de 3% de l'aide au logement (APL) au 1er janvier. «Sur le pétrole, nous ne ferons pas de démagogie: il n'est pas question d'une TIPP flottante», affirme-t-il.
Cette mesure abandonnée depuis 2002, et qui consistait à moduler la taxe sur les carburants (TIPP) en fonction du prix du pétrole brut «serait totalement contradictoire avec le Grenelle de l'Environnement», affirme le Premier ministre. Elle avait abouti selon lui «à une diminution de 3 centimes le litre mais avait coûté à la collectivité la bagatelle de 2,5 milliards d'euros». Tandis que le baril de brut frôle les 100 dollars, le gouvernement envisage de mettre en place «dans les meilleurs délais un bonus-malus sur les achats de véhicules» en fonction de leur consommation. Le chef du gouvernement annonce en outre le doublement de la prime à la cuve «pour les familles modestes qui se chauffent au fuel».
François Fillon annonce par ailleurs que l'aide personnalisée au logement «que touchent 8 millions de Français va augmenter au 1er janvier de près de 3 %, ce qui sera l'augmentation la plus importante de ces dernières années». L'APL avait augmenté de 2,8% au 1er janvier 2007. Le pouvoir d'achat est, selon les sondages, à la fois la principale préoccupation actuelle des Français et le domaine sur lequel ils font le moins confiance à Nicolas Sarkozy et au gouvernement pour améliorer leur situation.
Sur les universités: la loi a été votée «dans un climat assez consensuel»
François Fillon, confronté au blocage d'universités contre la loi Pécresse, affirme que l'enseignement supérieur est «la première priorité du gouvernement». Le Premier ministre souligne également que la loi sur l'autonomie des universités a été votée en juillet «dans un climat assez consensuel», et «après négociation avec les organisations étudiantes, dont l'Unef.»
Et le Premier ministre de répéter que «cette loi ne conduit en aucun cas à la privatisation des universités, en aucun cas à l'augmentation des droits d'inscription, en aucun cas à la sélection en première année, contrairement à ce prétendent certains».
«Depuis vingt ans, insiste-t-il, on n'a jamais été fait autant financièrement pour l'enseignement supérieur. C'est la première priorité du gouvernement.»
Que pensez-vous des déclarations du Premier ministre?
© 2007 AFP
20Minutes.fr, éditions du 11/11/2007 - 09h47
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