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06/11/2007
"Je ne laisserai pas mourir la pêche française"
À son arrivée dans le port breton du Guilvinec, Nicolas Sarkozy a proposé des mesures d'urgence pour les pêcheurs.
Sarkozy et les pêcheurs
envoyé par LePost
Nicolas Sarkozy a proposé mardi matin au Guilvinec l'exonération totale des cotisations patronales et salariales pour les marins-pêcheurs pour une durée de six mois renouvable et deux autres dispositions pour compenser la hausse du prix du gazole. Auparavant il avait reçu un accueil mouvementé sur le port de pêche finistérien, où l'attendaient quelque 300 pêcheurs, dont certains l'ont invectivé. Nicolas Sarkozy est allé immédiatement au contact des marins pêcheurs présents le long des quais qui l'ont sifflé en réclamant "du concret, du concret!".
Il a fait face aux multiples invectives, répondant à l'un: "Toi si tu as quelque chose à dire, tu as qu'à venir ici!", ou lançant énervé à un autre qui l'insultait: "toi tu n'as qu'à descendre!". "Je n'accepte pas les insultes des pêcheurs à mon endroit. Je vais annoncer des nouvelles", a-t-il ajouté. "Si je viens on me le reproche, si je ne viens pas on me le reproche aussi. Moi je viens", a-t-il poursuivi. "Je ne laisserai pas mourir la pêche française, je vais annoncer des choses fortes", a-t-il encore promis avant la table ronde prévue avec les pêcheurs. Lundi, le porte-parole de l’Elysée David Martinon avait évoqué les contours de cette visite : le président « discutera avec les pêcheurs des solutions qui peuvent être imaginées pour aider leurs entreprises à retrouver de la compétitivité et pour sécuriser les conditions d'emplois et de rémunération des marins ».
"Un peu de discipline"
"15 jours de mer et 300 euros c'est pas normal", criaient certains pêcheurs venus accueillir le président, qui ont fortement perturbé lundi les accès de plusieurs ports bretons et normands pour obtenir des mesures face à l'envolée des prix du gazole.
Des gendarmes mobiles ont pris place devant les barrières disposées le long des quais.
Avant l'arrivée du chef de l’État, le porte-parole du "comité de crise" des pêcheurs bretons, Philippe Le Moigne, avait lancé un appel au calme aux pêcheurs, leur demandant "un peu de discipline (...) de gentillesse et de compréhension" le temps de la réunion avec le président.
Mardi matin, les pêcheurs ont mené des opérations escargots dans le Morbihan et le Calvados, occasionnant des bouchons de près de 10 km. Le port de plaisance de Quiberon était également bloqué, mais les liaisons vers Belle-Île pas stoppées. Un barrage filtrant a été mis en cours sur la presqu'île de Quiberon. Le mouvement concerne aussi d'autres ports de la façade Atlantique et de la Manche, comme Les Sables d'Olonne, en Vendée, où les chalutiers sont à quai, ou au Havre.
J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP. Publié le 06 novembre 2007
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